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La honte !

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Minable, ce fut tout simplement minable. Les charognards de la politique locale se sont surpassés.

C’est bien parce que nous pressentions un traquenard – toutes les interventions de Christian Estrosi ces derniers jours le laissaient présager – que nous avons participé à l’hommage national sur la Prom à l’écart du rendez-vous officiel.

Et ce qui devait arriver – car manifestement préparé – arriva. Avant et après la minute de silence, mal respectée, les tricoteuses et les aboyeurs niçois se sont mis à vociférer, à injurier, à insulter, en prenant pour cible le 1er ministre (que n’aurait-on pas dit s’il ne s’était pas déplacé !)

Du coup, c’est une foule d’ailleurs relativement peu nombreuse car très concentrée (ce qui interpelle) qui s’est dispersée avec un sentiment de gêne et, pour beaucoup, de honte. Et, de-ci de-là, éclataient des altercations.

Ce 18 juillet, Daesh, à Nice, a encore marqué des points.

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Deux jours après le passage du camion de l’horreur qui a fauché nos concitoyens et de nombreux touristes venus assister au feu d’artifice du 14 juillet sur la Promenade des Anglais, nous avons tenu à rendre hommage aux victimes en nous joignant à tous ceux venus apporter des fleurs, écrire un petit mot, allumer une bougie, ou encore dessiner un coeur là où un proche est tombé… Emotion et tristesse.

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Communiqué de Dominique Boy-Mottard et Marc Concas, conseillers municipaux du groupe Radical et Divers Gauche

Le groupe Radical et Divers Gauche de la mairie de Nice est aux côtés des Niçois et des visiteurs de notre ville victimes de l’attentat de la promenade des anglais. Il exprime sa stupeur, sa profonde tristesse et sa colère face à ce nouvel acte de guerre qui s’en est pris aux valeurs de la République et à un certain art de vivre tel qu’il peut s’épanouir un soir de 14 juillet dans un lieu populaire et familial.

Face au défi lancé par l’islamisme radical, responsables et citoyens doivent plus que jamais faire preuve de détermination et de responsabilité dans l’unité.

Dominique Boy-Mottard et Fabrice Decoupigny

Ce matin avaient lieu les derniers bureau et conseil métropolitains avant la pause estivale.

Manifestement, le Président Estrosi – qui a d’ailleurs quitté avant la fin le Centre Universitaire Méditerranéen où nous nous réunissions – avait hâte de boucler ces séances. Le minutage des interventions de l’opposition, initiée au conseil municipal de Nice, a en effet fait son apparition à la Métropole, 1 minute par série de délibérations nous étant généreusement octroyée.

Au Bureau, j’ai voté contre la désaffectation du domaine public de la rue du Pertus dans le Vieux Nice, à côté du Couvent de la Visitation, car elle est destinée à venir tomber dans l’escarcelle de la Société Perséus qui a obtenu un bail emphytéotique particulièrement avantageux pour 93 ans (10 000 € par an pendant 10 ans !) afin d’aménager un hôtel cinq étoiles.

Quant au Conseil, j’ai – notamment – repris mon vote sur une délibération déjà soumise au précédent Conseil municipal en refusant de donner un avis défavorable au Plan de Prévention des Risques sur les mouvements de terrains (PPR MVT) élaboré par le préfet. M’exprimant au nom de Fabrice Decoupigny (EELV) et de moi-même (PRG), j’ai fait l’intervention ci-dessous.

« Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire au Conseil municipal de Nice, j’ai été extrêmement surprise – désagréablement surprise – à la lecture de cette délibération. Vous nous demandez d’émettre un avis défavorable sur un PPR dont l’objectif est de répondre aux risques graves qui existent dans notre région en matière de mouvements de terrains en utilisant des arguments qui ne sont vraiment pas sérieux. Vous semblez en effet insinuer que l’étude n’est pas rigoureuse scientifiquement car l’échelle d’analyse ne serait pas la bonne alors qu’elle est techniquement conforme à la réglementation. Vous contestez le classement en zone rouge pour 77 hectares de zones urbaines parce qu’aucun désordre de mouvements de terrain n’a pu y être constaté depuis 2000 pour prétendre qu’il n’y a pas de risque comme si cette conclusion pouvait être tirée à partir d’un laps de temps aussi court !

Les expériences passées – et ce passé est récent – nous ont hélas montré que ces risques pouvaient se concrétiser avec des conséquences dramatiques. Rien ne justifie, y compris la volonté de construire des logements, que l’on prenne la responsabilité de faire courir le moindre danger aux habitants de notre ville. Il est inconscient de vouloir remettre en cause ce document pour gagner quelques mètres carrés constructibles. Vous prétendez en avoir besoin pour édifier des logements sociaux, mais les logements sociaux ne doivent, pas plus que les autres, être construits dans des zones à risque.

Nous souhaitons, avec Fabrice Decoupigny, donner un avis favorable au PPR MVT présenté par le préfet et nous voterons donc contre votre délibération.« 

En fin de séance, nous avons eu la surprise de voir arriver un vœu dont Louis Nègre, qui présidait la séance après le départ de Christian Estrosi, nous a donné lecture et qui demandait une exemption d’application du décret « plage » (*) pour la Métropole. Après lui avoir fait remarquer que ce vœu posait un problème de recevabilité car il n’était pas signé par un conseiller métropolitain ou présenté par un groupe (la majorité n’a pas de groupe à la Métropole afin de permettre aux maires non LR ou UDI de pouvoir adopter toutes les délibérations qu’elle présente sans – trop – se renier…), j’ai annoncé que sur le fond ne nous ne pouvions l’approuver.

(*) Le décret du 26 mai 2006 relatif aux concessions de plages prévoit une application stricte de la loi littoral et précise que les structures touristiques de bord de mer doivent s’effacer du littoral à chaque fin de saison alors que les plagistes souhaiteraient n’avoir à les démonter qu’en fin de concession.

le quartet

Je me souviens de ma satisfaction quand le comité Nobel a décerné, en octobre 2015, le plus prestigieux de ses prix, celui de la Paix, au Quartet tunisien composé de l’UGTT (Union générale tunisienne du travail), de la LTDH (Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme), de l’UTICA (Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) et de l’Ordre des avocats.

Il était hors de question que je ne réponde pas avec enthousiasme, hier soir, à l’invitation du Consul de Tunisie, Hamed Ben Brahim, qui organisait une réception des représentants de ces organisations (l’ordre national des avocats n’avait pu être présent… pour cause d’élection professionnelle) : le Quartet a eu un rôle décisif dans l’organisation du dialogue national pour la transition démocratique du pays.

Ce fut l’occasion d’échanger quelques mots avec Houcine Abassi (UGTT) qui m’a rapidement fait comprendre sa bonne connaissance de la situation syndicale française et que son organisation n’avait rien à envier à la CGT…

En compagnie des amis Inès, Slah et Samih, j’ai pu écouter Houcine Abassi et Wided Bouchamaoui (UTICA), qui ont beaucoup insisté l’un et l’autre sur le rôle qu’avaient à jouer les Tunisiens qui vivent en France et ailleurs dans le monde, et Abdessatar Ben Moussa, président de la LTDH dont j’ai particulièrement apprécié l’intervention (il a notamment insisté sur le statut des femmes).

Alors, même si les choses ne vont pas assez vite, même si l’évolution de la situation ne prend pas toujours la direction désirée, et que cet état de fait suscite impatiences et déceptions, en rentrant chez moi pour suivre la demi-finale France-Allemagne, je me disais que cette rencontre-là, je n’étais pas près de l’oublier. On n’a pas toujours l’opportunité d’avoir rendez-vous avec l’Histoire.

PS : j’ai également eu le plaisir de croiser à la réception le député de la circonscription France 2, Riadh Jaidane, avec qui je partage mon bureau… à la Faculté de Droit.

Dominique Boy-Mottard, Inès Hammami, Slah Jeribi

Sur le dossier de la mosquée En-Nour, Christian Estrosi a eu tout faux. Nous sommes à mille lieues de la laïcité responsable, assumée et respectueuse que nous, radicaux de gauche, appelons de nos voeux.

En effet, dans cette affaire, de deux choses l’une :
Ou cette mosquée ne posait aucun problème et à ce moment-là, il n’y avait pas lieu de s’y opposer ;
Ou elle présentait effectivement un danger du fait du contexte de sa création et il fallait se montrer vigilant dès le départ. Selon nous, le financement de ce centre cultuel par une personnalité d’Arabie Saoudite (actuellement ministre du Culte) est effectivement inquiétante. Ce n’est jamais neutre quand de telles personnes investissent des fonds et l’on peut craindre la recherche d’un retour sur investissement. N’oublions pas que l’Arabie Saoudite finance certaines branches du radicalisme islamique.

Christian Estrosi, en ayant laissé faire au départ (puisqu’il était au courant et que, suite à ma demande, il l’a reconnu), doit assumer la responsabilité de la situation actuelle. Il a eu beau répéter à l’envi qu’il refuserait de signer l’arrêté d’ouverture de l’établissement, c’est bien à cause de lui que nous en sommes là. J’avais déjà eu l’occasion de le dire en Conseil municipal : l’argument juridique invoqué sur le tard (utilité publique d’une crèche sur le site) ne pouvait avoir que peu de poids face à ses déclarations de matamore. Le détournement de pouvoir était évident et le Conseil d’Etat ne pouvait que valider la position du tribunal administratif.

Le Préfet va donc prendre l’arrêté d’ouverture à la place du maire-1er adjoint qui fait preuve d’une lâcheté politique indigne d’un élu de la République en refusant de se plier aux règles d’un Etat de Droit. Ce qui ne l’empêchera d’ailleurs pas de boire le calice jusqu’à la lie.

Avec le Président de GALICE, Jean Quentric

Avec le Président de GALICE, Jean Quentric

Le mois de juin est le mois de l’année où traditionnellement ont lieu les plus nombreuses manifestations diverses et variées et où se réunissent le plus d’assemblées d’associations et autres comités de quartiers.

Jean Quentrix et les responsables de l'associationC’est ainsi que la semaine dernière, j’ai assisté à la l’assemblée générale ordinaire de GALICE (Groupement d’Acteurs pour le Logement, l’Insertion, la Citoyenneté, et l’Emploi), née de la fusion de trois associations intervenant en milieu social. Ayant été présente au lancement de cette nouvelle structure fin 2014, je ne pouvais manquer de participer à ce premier bilan annuel qui avait lieu, à nouveau, au Forum Nice Nord.

Et le pari qui avait été lancé (devenir plus forts en mutualisant les compétences) a été tenu et gagné.

DBM et Nadia

Avec Nadia, de l’espace famille du Vallon des Fleurs

C’est donc avec satisfaction que le Président Jean Quentric et le directeur Jérôme Taverne ont pu rendre compte, avec leurs équipes, des différentes actions menées au sein des trois pôles d’intervention de GALICE :
– le pôle « logement » (1250 personnes pour lesquelles l’insertion par le logement ou l’hébergement a abouti au cours de l’année),
– le pôle « insertion et emploi » (1er chantier d’insertion du département),
– le pôle « citoyenneté et vie sociale » (qui fait intervenir une grande part de bénévoles).

Toutes les délibérations ayant été votée à l’unanimité, c’est dans la bonne humeur que la réunion s’est terminée par le partage du verre de l’amitié.

Bonne continuation !

Sabrina et Jérôme Taverne

Sabrina, bénévole, et Jérôme Taverne, le directeur de GALICE

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