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Nice-Matin 18/01/2017

Nice-Matin 18/01/2017

Il y a quelques jours disparaissait, à l’âge de 93 ans, Josette Anelli. Cette femme niçoise était une figure de la Résistance dont le parcours avait été reconnu par de nombreuses décorations.

J’avais eu la chance de faire sa connaissance lors de ma campagne pour l’élection partielle de 2005 dans le canton de Nice 7 qui m’avait permis de devenir conseillère générale des Alpes-Maritimes. Josette avait en effet acceptée de présider le comité de soutien à ma candidature, un comité de soutien qui avait la particularité de ne comprendre… que des femmes qui souhaitaient porter à l’assemblée départementale – qui ne comprenait alors que trois femmes – une élue supplémentaire.

Je suis très fière d’avoir eu à mes côtés (elle était présente à toutes mes réunions publiques) cette dame si chaleureuse, toujours souriante, au regard pétillant.

Son parcours m’a conduite à adresser un courrier au maire de Nice demandant que la Ville attribue le nom de Josette Anelli à une rue de Nice (les quartiers Est de Nice qui étaient son domaine seraient particulièrement opportuns). Ce ne serait que justice. Pour lire ma lettre : 2017-01-16-nom-de-rue-josette-anelli

Le groupe « Radical et Divers Gauche » envisage d’ailleurs de déposer un voeu en ce sens lors de la prochaine séance du Conseil municipal.

Lors d'une réunion publique en 2005

Lors d’une réunion publique en 2005

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Nice-Matin 21/12/2016

Dans un précédent billet, j’avais eu l’occasion de dire à quel point cette séance avait été agitée. Le 1er adjoint s’en était pris à l’opposition régulièrement pour finir par attaquer le Premier ministre le traitant de plus grand menteur de France. Cela m’avait conduite à réagir dans un communiqué adressé à la presse pendant la séance (voir ci-dessus).

La première partie de la matinée était consacrée à la présentation de deux rapports obligatoires sur les actions de la Ville en matière de Développement durable et d’Égalité entre les femmes et les hommes. Ces rapports sont longs et la possibilité laissée à l’opposition de s’exprimer était limitée à 2 minutes pour chacun d’eux. Après nous avoir rappelés à l’ordre pour des dépassements de temps de parole sur le premier rapport, nous avons dû écourter les interventions sur le second, sous la menace de voir le micro nous être coupé. Cela nous conduit immanquablement à faire des interventions relativement peu nuancées : pour ma part, j’ai dû laisser de côté certains aspects positifs (il y en a), pour me consacrer davantage aux insuffisances.

Voici mes interventions :

Délibération 2.1 – Rapport 2015 sur le Développement durable

Nice-Matin 21/12/2016

Nice-Matin 21/12/2016

Vis-à-vis de ce rapport qui répond à une obligation légale, je serai moins sévère que je ne l’avais été l’année dernière même si on y retrouve certains défauts que j’avais précédemment relevés comme le côté un peu fourre-tout et la disproportion entre la longueur de l’ensemble et les dispositions qui relèvent à proprement parler de l’écologie. Certes, la notion de développement durable est large et beaucoup de choses peuvent y être rattachées, mais quand même…

Il me semble toutefois qu’on trouve davantage d’actions qui ont réellement été menées alors que l’année dernière étaient plus évoquées des études que des réalisations. Pas mal de choses intéressantes dans ce rapport : je ne reviens pas dessus, le document a été longuement présenté.

Je vais donc me consacrer plutôt à quelques menues critiques intéressant essentiellement la forme.
(Lire la suite)

Délibération 18.1 – Rapport 2015 sur l’Égalité entre les femmes et les hommes

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Je tiens à remercier les auteurs de ce rapport qui permet d’avoir une vision assez claire de la situation et des actions de notre collectivité en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

I. L’examen de la première partie, consacrée à l’égalité dans la politique des ressources humaines de la collectivité, met en évidence la persistance d’une division sexuée du travail à tous les niveaux :
– une plus grande précarité des femmes ;
– une forte spécialisation de celles-ci dans le domaine du social, du médico-social et de la famille ; et a contrario une quasi absence sur d’autres secteurs ;
– un accès moindre aux postes de direction ;
– des différences de salaires ;
– moins d’emplois de titulaires ;
– plus d’emplois à temps partiel et surtout d’emplois à temps incomplet, c’est-à-dire non choisis.

Je ne rentre pas dans le détail des chiffres, mais ils sont extrêmement parlants, quand on les met en rapport avec la place prépondérante en termes d’effectifs des femmes puisqu’elles représentent 67,8% des agents de notre collectivité, notamment ceux relatifs aux différences de salaires, à la représentation dans les postes de direction, et dans l’emploi à temps incomplet.
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Interview par France 3 sur le Couvent de la Visitation, 21/12/2016

Interview par France 3 sur le Couvent de la Visitation, 21/12/2016

Dire que le dernier Conseil municipal a été agité relève de l’euphémisme. Surtout dans sa première partie, celle où l’ancien maire, qui oublie régulièrement qu’il est devenu un « simple » premier adjoint, était présent. Cela dit, il semblerait que le nouveau maire (l’ancien premier adjoint) ne soit pas en reste. Il faut croire que la fonction déteint.

Ce Conseil aurait pourtant mérité davantage d’écoute de la majorité pour son opposition car les dossiers sur lesquels nous avions à nous prononcer étaient nombreux et importants. C’est ainsi que nous étaient soumis dès l’ouverture les rapports annuels (obligatoires) concernant d’une part le développement durable et d’autre part l’égalité entre les femmes et les hommes dans notre cité. Au programme également une modification du PLU, avec l’avis du commissaire enquêteur, relative notamment aux terrains du Ray, la destination de la halle de la Gare du Sud, et le DOB (débat d’orientation budgétaire). J’aurais l’occasion de revenir très prochainement sur tous ses sujets (et quelques autres) sur lesquels j’ai été amenée à prendre la parole.

En fin de Conseil était évoqué le vœu que notre groupe « Radical et Divers Gauche » avait déposé avec les élus du groupe EELV à propos du Couvent de la Visitation qui fait l’objet d’un projet hôtelier (cliquer ici pour lire le voeu). Les élus ont en effet la possibilité légale de demander un vote sur un thème relevant de la politique locale. Ce sujet n’étant pas à l’ordre du jour et étant donné les difficultés que nous avons à obtenir des réponses claires sur ce dossier, nous avons posé des questions précises et demandé la réunion d’une commission intégrant les riverains du Couvent.

documents-couventLe maire Philippe Pradal a cru malin de déposer sur son bureau (de façon spectaculaire) à notre intention deux énormes dossiers censés répondre à nos interrogations. N’ayant pas eu l’opportunité de voir au préalable ce qu’ils contenaient et le maire refusant la mise en place de la commission pour les riverains, nous avons refusé le retrait de notre vœu – qu’il nous demandait – et il a donc appelé la majorité à voter contre, ce qu’elle a fait le petit doigt sur la couture du pantalon. Depuis nous avons eu l’occasion de feuilleter les documents remis : rien de nouveau. Rien sur l’historique de l’actuel projet, rien sur le nouveau bail de 93 ans avec le groupe Perseus. En fait, des documents que nous avions déjà (l’ancien bail, le permis de construire…), plus des tas de pages pas forcément inintéressantes dans l’absolu mais sans aucun rapport avec l’actualité du dossier.

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À l’annonce de l’intervention de François Hollande au JT, on sent que le moment va être important. Quand il apparaît sur l’écran, c’est encore le « Président normal » qui est là. J’ai toujours aimé cette façon qu’il avait de se présenter. Ça n’empêche pas la dignité. Surtout après un mandat de Nicolas Sarkozy dont j’aurais tellement aimé qu’il soit un peu plus « normal »…

Quand il commence à parler de son bilan – et quoi qu’en disent ses détracteurs il a un bilan qui n’est pas si mauvais –, je ne sais plus que penser. Quand il évoque ses réalisations, je me dis qu’il ne le ferait pas ainsi s’il avait décidé de se représenter. Il parle aussi de ses erreurs. J’aime sa façon de s’exprimer sans « faire des phrases ». Ça n’empêche pas la gravité. Et quand il rappelle qu’il est socialiste et qu’il se doit d’être lucide dans l’intérêt de la gauche, parce que c’est l’intérêt de la France de ne pas laisser la place à la droite et à l’extrême droite, la messe est dite, il va annoncer qu’il ne briguera pas un second mandat.

Il le fait. En vrai homme d’État. Je me dis qu’il a raison mais je suis très émue. En colère aussi. Je pense à tous ceux qui n’ont jamais cessé de lui savonner la planche dès son élection, à cette droite qui a passé son temps à mentir, mais surtout à cette gauche si petite, toujours dans la surenchère, alors que le pays traverse une des plus grandes crises, à tous les niveaux, de son histoire. Son nouveau statut de non-candidat devrait tous les calmer.

Quelques minutes plus tard, mon téléphone sonne. C’est ma mère. Elle a 90 ans et elle pleure d’avoir entendu le Président faire cette annonce. En essayant de lui remonter le moral, j’agis aussi sur le mien. Il sera encore aux affaires pendant cinq mois. Et il n’aura pas besoin de penser à sa réélection…

P.S. Ce matin, j’avais signé la pétition « Stop au Hollande-bashing »…

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Cet après midi, nous étions avec Patrick au théâtre Francis Gag pour le spectacle de l’association sportive et culturelle pour adultes handicapés mentaux L’Envol, consacré en 2016 à la variété des années 80. Trois heures et demi d’un vrai spectacle qui fut aussi un grand moment de bonheur. Coachés par Virginie et Loetitia, le sociétaires de L’Envol ont mis le feu au petit théâtre avec une demi-douzaine de chorégraphies qui, de La fièvre du samedi soir à un medley de la Compagnie Créole, étaient toutes plus endiablées les unes que les autres. Spectacle à la fois émouvant et jubilatoire qui nous a impressionné par sa générosité et la joie de vivre qu’il dégageait.

Les chorégraphies étaient encadrées par les prestations d’excellent(e)s chanteurs et chanteuses et les numéros à la fois troublants et étonnants de René en Mireille Mathieu. C’est dire si on a soigné le spectacle de L’Envol.

Nouveau signe s’il en fallait un de la pénétration de l’attentat du 14 juillet dans tous les milieux niçois, un hommage émouvant a été rendu à l’une des amies de l’association disparue ce jour-là.

Seule note négative : les élus de la mairie qui généralement se déplacent en groupe pour inaugurer le moindre bout de trottoir ou participer à une réunion de quartier n’ont pas jugé bon d’être présents. C’est dommage !

Mais, pour ne pas rester sur ce constat navrant, nous préfèrerons à l’avenir nous souvenir de la bonne humeur communicative des présentateurs (et chanteurs) Henri et Jean, et de l’image de la Présidente, Madame Sarfati, dansant sur scène et avec entrain en compagnie de « sa » troupe de L’Envol sur la musique de Fame à la fin du spectacle.

Bravo Madame et à l’année prochaine !

 

img_5381img_5384img_5376img_5401img_5394img_5378img_5375img_5369img_5371

 

logo-metropoleLa séance de ce jour du Conseil de la Métropole Nice Côte d’Azur fut plus longue que je ne l’avais envisagée et un brin fatigante. Il faut dire que le Président profitait de la moindre de nos interventions pour partir dans un tunnel dont on désespérait de le voir sortir.

Sans compter qu’il n’avait pas besoin de nos interpellations pour se lancer dans des tirades dont il a le secret et qui ont pour caractéristique de n’avoir aucun lien avec l’ordre du jour. Ses cibles préférées ? L’Etat bien sûr : les ministres, le préfet…

Aujourd’hui, en plus du préfet (qui va sûrement bien lui manquer puisqu’il nous quitte), il s’en est pris au Garde des Sceaux – appelé systématiquement le sous-garde des Sceaux – à propos des terrains demandés par ce dernier pour construire la nouvelle maison d’arrêt de Nice (c’est marrant comme ces gens qui veulent mettre tout le monde en prison ne sont jamais prêts à en accepter une sur « leur » territoire). Je ne tiens pas à donner plus d’écho qu’il se doit à ses invectives mais elles m’ont semblé suffisamment graves pour que, à l’occasion d’une prise de parole sur un tout autre sujet, je lui fasse remarquer l’indignité de son propos.

« Monsieur le Président, permettez-moi de réagir à la façon dont vous vous êtes exprimé à propos de Monsieur le Garde des Sceaux, avec des mots indignes d’un élu ayant les responsabilités qui sont les vôtres. Ce n’est pas nouveau, mais depuis quelques mois cette tendance s’est renforcée, tout le monde a pu s’en rendre compte, notamment avec votre attitude vis-à-vis du préfet des Alpes-Maritimes. Vous demandez le respect des élus : encore faut-il que ces élus tiennent des propos respectables« .

Au-delà, j’avais prévu d’intervenir sur deux délibérations concernant des rapports d’activité pour 2015 de délégataires de certains services publics : l’auto bleue et la tarification des parcs autos exploités par Indigo (c’est-à-dire Vinci).

Sur le premier sujet, constatant que, comme les années précédentes, les attentes n’étaient pas au rendez-vous en termes d’utilisation et de recettes d’exploitation et étant donné que cela coûtait assez cher à la collectivité (qui doit combler la plus grande partie des pertes du fait d’une clause de partage du risque recette), j’ai demandé à ce qu’il soit fait un bilan coût/avantage car d’autres investissements pourraient être concevables pour améliorer la politique d’écologie urbaine.

Sur le second, j’ai relevé les aberrations de la tarification des parcs autos gérés par Indigo qui, en plus d’être excessivement élevée, est complètement incongrue tant elle varie d’un parc à l’autre (alors que ces parcs se trouvent sur des secteurs identiques ou comparables). Ainsi certains parcs n’ont aucune gratuité dans les premières minutes et rançonnent les automobilistes avec des tarifs à 0,90 € du quart d’heure, d’autres prévoient une demi-heure de gratuité et font payer le quart d’heure qui suit 2 €. Quant à ceux qui retiennent une heure de gratuité, il faut faire attention à ne pas la dépasser : le premier quart d’heure est à 4,10 €… Il semblerait qu’on ne puisse rien faire pour l’instant (même pas harmoniser), Vinci n’étant pas prêt à renégocier les conventions passées il y a pas mal d’années…

Lire l’intégralité de mes interventions.

Nice-Matin 19/11/2016

Nice-Matin 19/11/2016

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