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Encore présents à New York en cette soirée d’Halloween, nous n’avons pas été personnellement physiquement impactés par ce nouvel attentat – à priori – islamiste, même si nous avons fréquenté les quartiers concernés proches de Ground zero quelques heures auparavant.

Ce soir nous serons dehors, solidaires des New-yorkais. En tant que Niçois, cet engagement a bien sûr un sens particulier.

Ajouté le 02/11/2017. Suite à un appel téléphonique d’un journaliste de Nice-Matin au lendemain de l’attentat, alors que nous étions encore à Manhattan, voici l’article que nous avons trouvé aujourd’hui en rentrant à Nice.

Nice-Matin 02:11:2017

Nice-Matin 02/11/2017

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Nous sommes depuis deux jours à New York en compagnie de Nathalie, ma nièce, et de son fils Jean-Raymond. Après une superbe première journée, la deuxième fut franchement désagréable question climat : une pluie dense toute la journée, sans discontinuer. Cela ne nous a pas empêchés de profiter de notre séjour.

Samedi, nous avons rentabilisé au mieux le temps ensoleillé en nous rendant  à l’Observatoire de la tour One world trade center puis à la statue de la Liberté.

Nous n’étions plus retournés à Ground Zero depuis 2011. Nous ne connaissions donc pas le Mémorial du 11 septembre organisé autour de deux bassins dans un parc à l’endroit où étaient situées les tours jumelles détruites. Emotion et colère étaient encore au rendez-vous, aujourd’hui comme hier. Admiration aussi pour ce pays que nos compatriotes sont trop souvent prompts à décrier. Non que ses habitants soient parfaits – loin de là – mais ils m’impressionnent par leur capacité à garder intacte leur énergie à se relever en toute circonstance.

La nouvelle tour est belle et la vue que l’on découvre depuis son sommet exceptionnelle. Rencontrant quelques problèmes avec le transfert de mes photos, je ne vais pas pouvoir vous en faire beaucoup profiter. Il en va de même pour les clichés pris à la statue de la Liberté où nous nous sommes rendus dans l’après-midi.

Dimanche, nous étions à Harlem qui a bien changé depuis la première visite que nous y avions faite il y a pas mal d’années. Comme partout dans la ville, les citrouilles sur le pas des portes nous rappellent qu’Halloween n’est pas loin. Il n’était pas question de rater une messe gospel (notre deuxième expérience) ni un brunch dans un diner tout droit sorti des années 50. Pour aller voir quelques unes des fresques murales du quartier, nous sommes passés  par le nord-est de Central park en faisant le tour du lac Meer. Tout à la fois une bonne et une mauvaise idée. Bonne parce que nous avons pu commencer à admirer les couleurs de l’automne qui nourrissent mes fantasme depuis que nous avons décidé de rejoindre NYC en cette saison. Mauvaise parce que la pluie a redoublé de violence à ce moment là et qu’avec un parapluie pour quatre, il était impossible de s’en sortir indemnes.

Nous nous sommes engouffrés dans un des (relativement) nouveaux taxis verts qui ne  sont autorisés à prendre des clients que  dans les autres quartiers de NYC que Manhattan et au nord de l’île pour compenser l’offre par trop limitée des taxis jaunes dans ces secteurs. La fin de l’après-midi fut consacrée au séchage de nos vêtements. La vue exceptionnelle depuis les grandes baies vitrées de notre chambre m’a permis d’accepter ce retour forcé au bercail avec plus de patience que je n’en ai d’ordinaire.

Pour ce lundi, on nous annonce surtout du vent. Mais là, à 5 h du mat’, il pleut encore…

Ce jour avait lieu un Conseil municipal avec très peu de délibérations – seulement dix-sept – qui sera d’ailleurs suivi d’un autre plus ventru le 13 novembre. Je donne la date sous toutes réserves car la tendance de la majorité municipale actuellement est à la valse des dates de toutes les réunions, parfois même, pour certaines et quand règlementairement c’est possible, du jour au lendemain.

Il y avait d’ailleurs de quoi franchement être agacé : on a eu la confirmation de la date du Conseil de ce jour dans la presse, de la même manière que le maire communique pour annoncer des décisions dans la même presse… avant que le Conseil ne se soit prononcé. C’est la raison pour laquelle, à l’occasion d’une délibération (la mise en concurrence des vélos-taxis), j’ai tenu le propos suivant :

« Nous avons appris cette décision il y a plusieurs jours dans la presse… avant donc qu’elle ne soit présentée aujourd’hui en séance. Il me semble que vous devenez un peu trop coutumier du fait assuré que vous êtes du vote de vos amis politiques. Ce n’est d’ailleurs pas la seule chose que l’on apprend dans la presse puisque ça a même été le cas de la date du Conseil municipal (qui a été modifiée à de multiples reprises : ça aussi ça devient une habitude !) »

De même, à partir de la délibération relative au bail emphytéotique concernant la Halle de la Gare du Sud :

« Etant présente le jour de votre présentation, j’ai été interviewée par la presse et en ai profité pour communiquer ma perception des choses puisqu’apparemment c’est la méthode que vous avez choisi au lieu d’échanger et de débattre au sein de cette enceinte. »

Mais ce ne sont là que billevesées. Car ce « petit » conseil était loin de ne contenir que des délibérations techniques contrairement à ce qu’a prétendu le maire en début de séance, sans doute pour justifier l’extrême limite des temps de parole accordés à l’opposition (entre une et deux minutes pour commenter non pas une délibération mais l’ensemble des délibérations présentées par un adjoint). Du coup, j’ai dû racourcir mes interventions quand je n’ai pas été purement et simplement interrompue…

Nous avons dû en effet nous prononcer sur la DM2, sur la décision de confier à un bureau d’étude la mise en place d’un Centre d’information et de documentation sur la radicalisation et le terrorisme autour de la mémoire des victimes du 14 juillet, sur l’occupation de l’espace public par les vélos-taxis, sur un Protocole d’accord avec la Société Decaux France, sur la reprise en régie d’Acropolis après que la procédure de délégation de service public a été déclarée sans suite, sur le bail emphytéotique passé par la ville avec la société Banimmo, sur la vente de biens communaux dont la Villa Beluga à Cimiez.

Vous pouvez retrouver mes interventions sur ces questions, ainsi que les votes émis par le groupe Radical et Divers Gauche à la page qui leur est spécialement consacrée sur ce blog.

NM 2017-10-27, Villa Beluga

Nice-Matin 27/10/2017

Le soleil vient à peine de se lever quand nous arrivons au col d’Eze. Avant que Patrick n’entame son jogging dominical vers le plateau de la Justice, j’ai envie d’aller faire un tour du côté du Fort de la Revère. Le temps est magnifique et il n’y a encore personne. De quoi profiter en toute quiétude de la vue sur le village d’Eze et le cap Ferrat d’un côté et les montagnes de l’autre.

Seule sur un banc idéalement placé, je savoure mon bonheur. Patrick, lui, est déjà parti en courant.

Fort de la Revère - 1 (1)

Je le rejoins une heure après. Le soleil maintenant plus haut éclaire quelques feuillages automnaux et fait briller une jolie toile d’araignée. Je ne peux résister à quelques clichés.

 

Vaugrenier - 1 (3)

En balade dominicale et (très) matinale à Vaugrenier, j’ai pu enfin profiter de quelques traces d’automne. Certains arbres jaunissent, d’autres rougissent, certains perdent même leurs feuilles.

Le soleil commençait à se lever et j’avais presque le sentiment d’être seule au monde : le bruit des voitures sur la route du bord de mer ne me parvenant qu’assourdi, je pouvais profiter du chant des oiseaux et entendre le bruit des feuilles ou des glands qui tombaient. Un photographe rencontré à un point d’observation m’a fait remarquer que l’hiver devait approcher car les rouges-gorges étaient de retour.

Armée de mon appareil photo, j’ai pris quelques clichés, mais le soleil étant encore très faible, les couleurs n’étaient pas très éclatantes. Quand elles le sont devenues, en même temps qu’arrivaient les premiers coureurs et promeneurs du parc, j’étais sur le départ…

 

Après un Bureau métropolitain contenant essentiellement les mesures individuelles d’indemnisation des commerçants riverains du tramway, le Conseil métropolitain Nice Côte d’Azur qui suivait n’était pas très chargé et la séance s’est révélée sans surprises. Le seul dossier pouvant faire un peu réagir était consacré à la modification des affectations concernant les lignes 2 et 3 du tram dans une autorisation de programme, dossier déjà largement abordé par l’opposition de gauche deux jours plus tôt (voir notamment ci-dessous mon interview par Nice Matin parue le 7/7/2017). Du coup, c’est à l’extrême droite qu’on fut le plus virulent par la voix d’un Bettati très à l’aise pour s’exprimer à la manière de ses amis FN, c’est-à-dire avec des attaques souvent personnelles et des excès dans l’expression.

Pour ma part, ne pouvant m’exprimer à propos de la délibération sur le tram le président de notre groupe ayant insisté pour le faire lui-même je me suis consacrée à la question relative aux emplois réservés pour les enfants des harkis, regrettant qu’on ait un peu tardé à mettre en application une mesure qui figure depuis plusieurs années dans la loi. J’ai également demandé à ce que les délibérations proposées soient plus transparentes lorsqu’il s’agit de réparer une erreur antérieure ce qui nous éviterait de nous perdre en conjectures, ce qui était le cas d’une délibération concernant l’affectation de fonds pour la réalisation des équipements publics de voirie rendus nécessaires par l’extension de Cap 3000 (à laquelle je me suis régulièrement opposée d’ailleurs).

Mon intervention sur le dossier concernant les harkis

« Je ne suis pas forcément une adepte acharnée de ce qui peut ressembler à de la discrimination positive, mais là, concernant les harkis, à propos desquels notre pays a tant à se faire pardonner et se doit de montrer sa reconnaissance, j’approuve à 100% la création d’un contingent d’emplois réservés pour leurs enfants leur permettant d’être inscrits sur des listes prioritaires afin d’accéder aux catégories B et C de notre fonction publique.

Je n’aurais qu’une question à vous poser : pourquoi si tard ? La possibilité d’avoir des emplois réservés pour les enfants de harkis est prévue par la loi depuis 2008 (loi du 26 mai 2008 entrée en application en 2009) et figure aujourd’hui à l’article L214-14 du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, et notre Métropole existe depuis 2011, ce geste aurait pu être fait plus tôt, non ? D’autant que pour améliorer les effets de ce texte qui se sont révélés assez décevants pour les harkis, notamment dans les collectivités locales, un nouveau « plan harki » du 25 septembre 2014 a rappelé les mesures prévues pour l’emploi des enfants de ces anciens supplétifs et qu’un courrier avait été adressé aux maires. » (Voir ci-dessous Nice Matin et CNEWS de ce jour)

Mon intervention sur la voie d’accès à Cap 3000

« Je m’étais étonnée en commission de constater une telle augmentation de l’affectation initiale de 3,5 millions d’euros qui passait à 14 660 000 euros. Un certain nombre d’explications m’ont été fournies en réponse que j’ai eu quelque peu de mal à entendre jusqu’à ce qu’on me précise qu’en fait le montant initial de 3,5 millions était erroné et ne correspondait qu’à une phase de l’opération et non à sa totalité, ce qui était donc une erreur de présentation puisque le Règlement financier prévoit que le montant affecté en autorisation de programme doit correspondre au montant total de l’opération, pluriannuel le cas échéant, ce qui est le cas ici.

Ceci m’a été confirmé par une note très claire qui m’a été adressée par les services ce dont je les remercie. (Par contre on devait m’envoyer une note sur la 21.6 – tram – mais je n’ai rien vu venir…)

Je pense néanmoins qu’il aurait été préférable d’écrire cela noir sur blanc dans la délibération plutôt que de nous laisser imaginer que les équipements publics rendus nécessaires par l’extension de Cap 3000 étaient quatre fois plus importants que ceux prévus à l’origine. Cela pose d’ailleurs un problème par rapport au vote initial. Des élus ont pu voter alors en pensant que ce montant de 3,5 millions pour l’ensemble n’était pas excessif, ce qui est le cas de certains membres de mon groupe.

Pour ma part, m’étant régulièrement abstenue sur ce dossier par opposition à cette extension supplémentaire des centres commerciaux – je ne crois pas être la seule d’ailleurs sur cette ligne dans notre département… – vous comprendrez que je persiste dans la même voie.« 

Pour conclure, un « petit » conseil, avec toutefois des décisions qu’on peut espérer lourdes de conséquences pour les enfants de harkis mais qu’on se désespère de voir arriver s’agissant du coût de la ligne 2 du tramway.

Nice-Matin 7:10:2017

Nice Matin 7/7/2017

J’avais eu l’occasion d’évoquer, lors d’un précédent billet qui rendait compte du Conseil municipal de Nice du 3 février 2017, la situation difficile de l’AMICA, qui intervient dans le secteur de La Vallière et qui se trouvait cette année sans subvention ni lieu pouvant accueillir ses activités suite à un problème administratif dans sa demande d’aide à la Ville.

La députée Brenier, qui manifestement ne connaissait rien à la situation, avait avancé l’idée que l’AMICA était une association communautariste, alors que j’avais justement pris son exemple pour les excellentes actions qu’elle menait contre la radicalisation dans un quartier en pleine (mauvaise) évolution.

S’il en était besoin, j’en ai encore eu la preuve ce samedi en assistant, avec mon collaborateur Fabien Castejon, à une réunion des membres de l’association. Le lieu choisi pour cette réunion n’était pas anodin : l’animatrice Faouzia avait délibérément réservé la salle d’un café de la rue Jean Vigo, un café que les hommes du quartier se sont appropriés dans cette petite artère qui s’est plusieurs fois fait remarquer ces derniers mois pour sa sinistre réputation (trafic de drogue notamment) alors qu’elle donne sur la Promenade des Anglais. Tous les hommes étaient installés dehors sur le trottoir et la réunion – avec une majorité de femmes – s’est paisiblement tenue à l’intérieur.

Autre chose qui n’était pas anodine, l’adresse de ce qui sera le local de l’association : il est situé juste à côté du café où nous venions de nous réunir ! C’est dire le volontarisme dont les adhérents font preuve dans leur combat pour essayer d’aider les jeunes du quartier. Nous sommes allés le visiter et, pour pénétrer à l’intérieur, il nous a fallu demander aux hommes installés devant de s’écarter : vu leur tête, ça n’a pas eu l’air de les amuser… Le local en question n’a plus de porte (juste un vague rideau) et il est squatté par des personnes qui l’ont mis dans un état apocalyptique avec un sol jonché de cannettes et détritus divers.

Mais l’enthousiasme des adhérents n’a pas failli : plein de bonnes volontés se sont déjà manifestées pour faire les travaux nécessaires. Et il va falloir faire vite parce que des idées, Faouzia et ses amis en ont plein. Déjà, lors de l’inauguration du local qui devrait avoir lieu en décembre, elle a prévu un défilé avec le Père Noël dans toute la petite rue ! Et surtout, afin de pouvoir reprendre le soutien scolaire. Car l’AMICA n’est pas vraiment la bienvenue dans la structure municipale (ANIMANICE) de La Vallière. Elle n’a plus que quelques heures, uniquement pour faire de l’alphabétisation, ce qui est encore une façon de les marginaliser voire les stigmatiser.

Quand nous les quittons, nous ne pouvons taire notre admiration pour ces personnes merveilleuses qui se battent, envers et contre tout et tous, juste pour donner une chance aux enfants d’un quartier complètement abandonné. Des espérances leur avaient été données par la municipalité : pour l’heure, elle ne se sont guère concrétisées…

 

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