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Aujourd’hui était convoqué un Conseil municipal spécial consacré à cinq délibérations dont la particularité consistait en leur lien avec les risques de dérives liées à l’Islam.

Je n’ai pu m’empêcher de souligner le fort parfum d’opportunisme (avant une élection législative partielle dans le secteur essentiellement concerné par ces délibérations) quant à ce conseil de circonstance qui avait pour conséquence de montrer du doigt toute une communauté.

Ci-dessous le texte de mon intervention et le sens de nos votes sur les cinq délibérations.

« Pour que les choses soient claires, nous affirmons d’emblée que le projet du centre cultuel En-Nour nous préoccupe. Son financement, du fait de la propriété des lieux, par la faction la plus intégriste des élites dirigeantes d’Arabie Saoudite nous pose un vrai problème. Et ce ne sont pas les conditions illusoires avancées par le Préfet qui sont susceptibles de nous rassurer. Dans un contexte géopolitique extrêmement tendu, dans une société où les valeurs républicaines sont de plus en plus battues en brèche par le communautarisme, il est normal – c’est même notre responsabilité d’élus – d’être vigilants. Très vigilants.

Or c’est cette vigilance qui, à l’évidence, et malgré votre propos introductif, a fait défaut aux autorités municipales pendant la période assez longue qui a permis la réalisation matérielle, dans les conditions que nous connaissons, du projet En-Nour. Et, sur ce point, il serait utile au débat que nous ayons des réponses à certaines questions. Vous nous dites avoir tout appris par la presse en 2012. Mais cela est en contradiction avec des faits précis relatés récemment dans la même presse faisant état d’une réunion, en décembre 2009, entre les porteurs du projet et vous-même pour valider une opération soutenue par Madame Estrosi-Sassonne. Ce que raconte la presse n’est pas pour moi parole d’évangile. C’est pourquoi je vous demande si vous confirmez ou infirmez cette information.

Toujours selon la presse relatant les propos d’un de vos anciens adjoints, des réunions techniques auraient validé l’opération dans les mois qui ont suivi. Là aussi, confirmez-vous ou infirmez-vous ?

À partir de ces deux questions, on peut légitimement s’interroger sur le poids de votre responsabilité dans la situation actuelle. Soit vous étiez au courant depuis le début et il faudra nous expliquer votre changement d’attitude, soit vous ne l’étiez pas et cela pose un sacré problème de gouvernance.

Du coup, la situation n’est pas très brillante : nous nous retrouvons aujourd’hui, à quelques jours d’une élection partielle, avec un conseil municipal de circonstance comptant seulement cinq délibérations qui ne seraient peut-être pas illégitimes séparément mais qui, ensemble, ont un fort parfum d’opportunisme. Avec ce paquet cadeau, vous n’hésitez pas, pour rectifier un positionnement politique qui vous a servi au second tour des élections régionales mais que vous voulez faire oublier aujourd’hui à votre électorat, pour mieux pêcher sans doute dans les eaux du FN, à montrer du doigt toute une population.

De surcroît, ces délibérations n’auront malheureusement aucun effet sur le fond du problème : votre dossier juridique est tellement faible qu’il y a peu de doute quant à son issue. Nous aurons ainsi à Nice un établissement religieux qui n’aura pu voir le jour que grâce à des fonds étrangers nourris par une idéologie dangereuse. Une idéologie qui, soit dit en passant, n’a rien à voir avec l’Islam pratiqué par une majorité de musulmans niçois.

Des musulmans auxquels vous ne cessez de dire qu’il serait normal qu’ils puissent prier dans un lieu de culte décent sans jamais rien faire pour concrétiser un tel projet. Les solutions juridiques pour s’assurer de lieux de culte financièrement indépendants existent et de nombreuses communes de France les ont utilisées. Je pense notamment aux baux emphytéotiques et plus particulièrement aux baux emphytéotiques administratifs. Mais votre affirmation en faveur de la création d’une mosquée n’a jamais eu la moindre suite concrète. Est-ce que votre déclaration de ce matin sera, elle, suivie d’effets ? L’expérience passée nous pousse au scepticisme. Parce que nous vous le répétons, Monsieur le Maire, notre hostilité à ce projet n’entame en rien notre détermination sur un positionnement en faveur d’une mosquée centrale à Nice dont la légitimité n’est plus à démontrer.

Sur le détail des délibérations qui nous sont soumises :
– Nous voterons en faveur de la 0.1 pour la saisine de Tracfin, même si elle nous semble superfétatoire.
– Nous voterons également en faveur de la délibération 0.3, même si votre volonté de préempter un bâtiment en vue de la création d’un pôle municipal de services publics précisément à cet endroit-là et au cours de cette séance de notre conseil ne peut manquer de nous interpeller.
– Le vote de la délibération 0.4 proposant la fermeture d’une salle de prières clandestine illégale dans le quartier de l’Ariane nous semble opportune, mais pour nous elle n’est pas un solde de tout compte sur ce qui peut se passer dans ce quartier en la matière.
– Par contre, la motivation qui accompagne la délibération 0.5 prévoyant la fermeture de salles de prières légales (cela nous a été confirmé en commission) de l’avenue Auguste Pégurier reste relativement floue, même si dans votre intervention ce matin vous avez donné un certain nombre d’éléments inquiétants, toutefois contredits par d’autres informations en notre possession. Dans l’attente de la preuve de faits précis les concernant, nous nous abstiendrons donc sur ce dossier.
– S’agissant enfin de la délibération 0.2, nous refuserons de participer au vote. Nous n’avons pas changé d’avis, comme mon propos a pu en témoigner, mais, compte tenu des éléments apportés au dossier notamment par Monsieur le Préfet – dont il est normal, contrairement à ce que vous avez affirmé, qu’il évalue les risques d’illégalité devant les juridictions avant de prendre une décision – nous pouvons nous rendre compte aujourd’hui que la riposte juridique consistant à exproprier le site aménagé par En-Nour pour réaliser une crèche était trop fragile pour ne pas être considérée comme un détournement de pouvoir. Dès lors, à quoi bon, pour le conseil municipal, voter cette délibération ? Monsieur le Maire, cette bataille, faute de l’avoir engagée au moment où elle aurait été possible, vous l’avez déjà perdue. »

En fin de séance, la majorité soumettait au vote de l’assemblée un vœu dans le but de limiter l’accès sans contrôle au sein de l’aéroport de personnes n’appartenant pas au corps diplomatique (suite à l’affaire dévoilée par la presse des convois de véhicules sur le tarmac sans aucune vérification). Marc Concas est intervenu pour dire que nous étions prêts à voter ce vœu si on en ôtait les aspects polémiques (une dénonciation de l’Etat) ce qui fut accepté par le maire.

les ouvreurs

Pour la 8e édition du Festival du film Gay et Lesbien In&Out, le directeur artistique, notre ami Benoît Arnulf, a voulu, dès la cérémonie d’ouverture hier soir au théâtre Francis Gag, rendre hommage à l’équipe des Ouvreurs, l’association qui porte cet événement culturel désormais incontournable sur la place de Nice et bien au-delà. Ce qui a donné l’occasion aux nombreux photographes de la soirée de faire la belle image ci-dessus de ces bénévoles militants passionnés et talentueux.

Le festival, quant à lui, fut bien lancé par trois courts-métrages originaux (à In&Out, ce n’est pas surprenant) :
Thérèse(s) et Simone(s), une étonnante confession de Simone de Beauvoir sur la vieillesse sur une étrange (et dérangeante ?) chorégraphie (Adam M.)
Moratoire, un règlement de comptes familial construit comme un puzzle de films Super 8 authentiques (Jonathan Lemieux, Québec)
B., une animation fantasmagorique et libératrice avec des Barbie(s) et des Ken(s) (Kai Stänicke, Allemagne)

stories-of-ours-livesLe long métrage Stories of our lives de Jim Chuchu nous venait du Kenya (où le film a été interdit) et rassemblait cinq petites fictions (tirées d’histoires réelles) relatant des témoignages parfois émouvants parfois incriminants sur la difficulté de vivre son homosexualité au Kenya et au-delà en Afrique. Un film pudique et nuancé, servi par des acteurs étonnants.

Une belle soirée avec un public nombreux et chaleureux, mais injustement ignoré par les élus qui souvent se marchent sur les pieds pour la moindre inauguration d’un morceau de trottoir ou d’une place de parking. En effet, avec Patrick Mottard et Patrick Allemand, nous étions les seuls « politiques », la Ville de Nice étant normalement représentée par son conseiller délégué au cinéma et par son directeur aux affaires culturelles.

théâtre Francis GagPatrick et benoitBenoit Arnulf

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Je suis une prof exigeante (peut-être un peu trop mais on ne se refait pas : je n’aime pas l’à peu près…). Aussi, il n’est pas facile de me bluffer. Eh bien, je dois le dire, cette année, la promotion des Licence 2 de LEA m’a épatée par la qualité très générale de ces projets tuteurés que nous encadrons avec Patrick, lui au premier semestre, moi au second (il y a chaque année des projets de qualité mais là, c’était le cas de la plupart de ceux qui furent réalisés).

Le travail qui leur était demandé n’était pas simple (ce sont essentiellement des littéraires), puisque ce projet devait inclure une partie juridique pratique ou théorique (passation d’un contrat, création d’une association, obtention d’autorisations diverses, etc.) et malgré les obstacles parfois nombreux rencontrés, tous en sont venus à bout et ont même parfois eu les honneurs de la presse.

Patrick ayant déjà fait sur son blog un compte-rendu élogieux (et ô combien mérité !) d’une exposition doublée d’un colloque sur les droits des femmes dans le monde (j’avais participé à l’inauguration de la première, mais je n’avais pu assister au second pour cause de séance du conseil municipal), je me dois de vous parler de ces projets (avec un essai de classement par thèmes, même si certains projets peuvent relever de plusieurs d’entre eux) en renouvelant mes félicitations à l’ensemble de la promo. Voici donc les projets qu’ils ont présentés ce mercredi à la fac sous forme d’exposés.

1. Certains groupes avaient décidé d’utiliser au mieux leur formation en langues étrangères
– pour aider des entreprises dans leur communication (ex : traduction de sites Internet)
– pour apporter leur compétence à des associations travaillant avec les migrants (interprètes et cours de français)
– pour faciliter les échanges culturels entre étudiants français et étrangers (ex : organisation de séjours réciproques entre étudiants russes et français dans des familles)
– pour informer les étudiants étrangers qui arrivent en France de ce qui les attend (d’un point de vue pratique)
– pour promouvoir une langue et une culture étrangère auprès de jeunes enfants par des moyens ludiques
– pour promouvoir la filière LEA (présentation de la filière à l’aide d’une vidéo dans des lycéens italiens ou français, recueil de témoignages d’anciens étudiants de LEA…)

2. Beaucoup de projets s’inscrivent dans un souci de solidarité
– avec les personnes en difficulté (promotion d’une association avec réalisation d’une vidéo, organisation d’une collecte de vêtements, mise en place d’un salon de coiffure ambulant pour les sans-abri)
– avec les personnes malades (organisation en Italie – au casino de Sanremo ! – d’un spectacle théâtral en collaboration avec une association s’occupant de soins palliatifs)
– avec les personnes âgées (rencontres entre collégiens de quartiers populaires et résidents d’une maison de retraite, débats dans une maison de retraite sur des pays étrangers – un pays par séance traité sous tous ses aspects, de la littérature à la cuisine)

3. Information sur certains problèmes de société
– avec le harcèlement des femmes au quotidien (vidéo pour lycéens)
– avec la sensibilisation des jeunes élèves aux dangers d’Internet (école du bois de Boulogne)

4. Divers projets plutôt ludiques
– avec la création d’une bibliothèque en libre-service dans un café
– avec une journée sur le thème du voyage faisant appel à la créativité des enfants d’un centre de loisirs
– avec une compétition entre équipes d’étudiants représentants plusieurs nationalités (épreuves sportives et de culture générale)

Bravo à tous !

Et désolée pour les groupes qui ne se retrouveront pas en photos : j’en ai raté quelques-unes…

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au conseil

Aujourd’hui avait lieu la séance du Conseil consacré pour la plus grande part au vote du Budget primitif de la Métropole Nice Côte d’Azur contre lequel nous nous sommes exprimés nous appuyant notamment sur l’importance de l’endettement.

À ce propos, nous avons eu une analyse curieuse du Président : pour lui, en deçà de 15 ans de capacité de désendettement, il n’y a pas de dette et d’ailleurs la collectivité n’est endettée que si elle emprunte pour rembourser sa dette. Bon…

préfet paca et préfet 06Notre collectivité a eu droit à une rapide visite très protocolaire du préfet de région et du préfet des Alpes-Maritimes.

Après une brève pause déjeuner et un café pris face à la mer (le CUM où nous nous réunissons étant merveilleusement situé), les délibérations restantes furent rapidement expédiées. Parmi elles, devait être voté un transfert de compétences du Département à la Métropole imposé par la loi NOTRe (trois groupes de compétences à choisir parmi les huit retenus par la loi). C’est ainsi que seront transférées à la Métropole :
– l’attribution des aides au titre du FSL (fonds de solidarité pour le logement) ;
– l’aide aux jeunes en difficulté ;
– les actions de prévention spécialisée.

Nous avons approuvé ce transfert au nom de la cohérence existant entre les compétences actuelles de la Métropole en matière de politique de la ville et les compétences à venir. Intervenant sur cette question, j’ai voulu témoigner de l’importance que revêtait l’action des éducateurs en prévention spécialisée (voir mon intervention sur la page réservée à cette séance du conseil). Ce n’était pas une préoccupation nouvelle pour moi : c’était l’un de mes chevaux de bataille lorsque j’étais conseillère générale. Patrick Mottard s’était également impliqué dans ce dossier et avait rendu au début des années 2010, à la demande du CG, après une enquête menée avec Sami Cheniti, un rapport sur la situation de la prévention spécialisée.

En effet, ces éducateurs accomplissent dans les quartiers populaires un travail précieux auprès des adolescents les plus en difficulté en y associant leurs familles. Ce travail éducatif opère à partir de méthodes et d’un savoir-faire spécifiques, constitutifs d’un véritable métier, adapté aux situations des jeunes rencontrés et qui s’articulent avec les différents types de prise en charge des autres institutions et services. Aucun autre intervenant social ou éducatif n’accomplit une action éducative similaire à celle des « éducateurs de rue ».

Leur rôle est déterminant pour les jeunes, dans leur construction progressive pour devenir des adultes autonomes et citoyens :
– pour leur éviter de s’inscrire dans des conduites à risque ou pour s’en extraire quand ils s’y sont engagés,
– pour être des tiers dans leurs relations, qui peuvent être difficiles, avec leurs parents,
– pour les accompagner et les soutenir dans leurs rapports avec les institutions et dans l’accès à l’ensemble de leurs droits,
– pour qu’ils intègrent suffisamment l’autorité, la règle et la loi ce qui inclut, parfois, la nécessité de faire face à leurs responsabilités.

Pour les parents également, l’aide et le rôle des éducateurs dans leur compréhension des turbulences de l’adolescence et dans la détermination des réponses éducatives à y apporter sont parfois essentiels.

Après le transfert de compétences de ce jour, j’aurais donc l’opportunité de continuer à manifester mon intérêt pour la prévention spécialisée au sein de la Métropole.

La pause café était la bienvenue

La pause café était la bienvenue

Conseil municipal 01:04:2016

Quelques infos en vrac du dernier Conseil municipal à propos des dossiers sur lesquels j’ai pris la parole.

– Il a été créé un groupe de travail (dont je fais partie) pour réfléchir à l’avenir du site de la Victorine. Suite à la présentation par le Maire, j’ai fait part de mon inquiétude de voir ce lieu symbolique de notre Patrimoine cinématographique être consacré à des réalisations l’éloignant de sa vocation première : le cinéma. Le moins que je puisse dire est que mes inquiétudes n’ont pas été levées… (délibération 0.4)

– Parmi les nouvelles AP (autorisations de programme) que nous avons votées, figure celle du « Parc urbain du Ray » relative à la partie publique du programme engagé sur les anciens terrains du stade. N’ayant eu aucune information sur le sujet, j’ai demandé des explications : si le financement a été évalué, c’est que le projet doit déjà être pas mal avancé. Au vu de la réponse qui m’a été faite, c’est effectivement le cas, mais difficile d’en savoir plus. (délibération 1.7)

– À l’occasion de l’attribution de subventions à divers organismes sportifs (plus de 9 millions d’euros quand même), j’ai tenu à demander à ce que l’opposition ne soit plus écartée du circuit d’octroi des subventions (comme c’est le cas actuellement et pas seulement en matière sportive). J’ai également demandé à ce que soit mise à la disposition des élus la totalité des subventions perçues par chaque association tous chapitres confondus. J’ai nettement eu l’impression qu’on pourra toujours attendre… (délibération 11.1)

– Profitant de l’inscription à l’ordre du jour d’une délibération relative au financement par la Ville d’un certain nombre de rénovations des façades, je suis intervenue sur la politique suivie par notre collectivité en la matière : une politique que j’approuve mais qui mériterait toutefois un meilleur contrôle et la modification (ou l’abandon) de la notion de périmètre telle qu’elle est actuellement conçue. Le dispositif arrivant à échéance en 2017, on devrait profiter du renouvellement pour y réfléchir. Manifestement, cette demande n’a pas eu l’heur de plaire au premier magistrat. (délibération 45.3)

Vous pouvez retrouver le texte de mes interventions sur la page consacrée à cette séance du conseil municipal.

Dominique Boy-Mottard, Enzo, Mylène

Je célébrais aujourd’hui en mairie de Nice mon dixième mariage (plus que 140 et je rejoindrai Patrick…).

Cette union est la troisième d’une série initiée avec Julie et Ramzi en octobre 2015. En effet, j’ai ensuite marié Ahmed et Nadia (sœur de Ramzi) en décembre (voir la photo ci-dessous), et ce samedi Mylène (amie de Julie) et Enzo. Ayant comparé cette succession de mariages aux saisons d’une série TV (dont les mariés du jour sont friands), j’ai lancé un appel à l’assistance pour poursuivre avec une quatrième saison !

Mylène et Enzo étaient très entourés tant par leur famille (les mamans étaient superbes avec des chapeaux d’une élégance qui n’avait rien à envier à ceux de la reine Elisabeth II) que par leurs nombreux amis et la grande salle des mariages était bien petite pour accueillir ce joyeux public.

S’ils sont tous deux de nationalité française, Mylène a des origines polonaises (Varsovie) du côté de sa mère et Enzo italiennes (Calabre et Naples) du côté de son père. L’occasion était trop belle de faire, à l’occasion de mon petit discours, une balade en terre européenne.

« Mylène, la blonde slave, Enzo, le brun latin, je vous souhaite de faire de vos origines si diverses un enrichissement avec – pourquoi pas ? – des voyages qui seraient autant de retours aux sources.

Ainsi, pourquoi ne pas s’abandonner à la douce mélancolie de la plaine polonaise en suivant le cours paisible de la Vistule ? Pourquoi ne pas écouter un soir d’été le son si particulier de la cloche de Cracovie ? Pourquoi ne pas tutoyer l’Histoire devant les grilles des chantiers navals de Gdansk ?

Mais aussi, pourquoi ne pas plonger au sud du Sud ? Voir Naples sans mourir et Capri sans que ce soit fini en épousant les sortilèges de la grotte bleue tout en défiant un Vésuve tout en colère retenue ?

Ces petits voyages vous renforceront dans l’idée qu’à l’instar de l’Europe, ce sont vos différences qui vous enrichissent et font de vous un couple unique.

Commencer par l’Ecosse pour votre voyage de noces n’est pas une mauvaise idée. Nous sommes toujours en Europe… mais en terrain neutre. Et surtout, le pays des Pictes est, avec le Loch Ness et le château Poudlard cher à Harry Potter, celui des mystères.

Mylène, Enzo, permettez-moi, avant les Ecossais, de vous souhaiter un mariage qui soit aussi une complicité protégée de l’évidence par la sauvegarde de vos mystères intimes.

Bon voyage à vous deux. »

Mariage de Nadia et Ahmed en décembre

Mariage de Nadia et Ahmed en décembre

salle du conseil

Après le traditionnel rappel des personnes disparues depuis le dernier Conseil (parmi lesquelles mon ami José Boetto) et des personnes de notre Ville honorées à un titre ou un autre, le Maire a annoncé la création d’un nouveau groupe politique au sein du conseil. En effet, après que je l’ai fait moi-même pour créer avec Marc Concas le groupe « Radical et Divers Gauche », Fabrice Decoupigny et Juliette Chesnel ont quitté le groupe « Un autre avenir pour Nice » (qui se limite donc désormais aux trois seuls élus PS) pour créer un groupe EELV.

compteurLa séance de ce vendredi du Conseil municipal a été marquée par une nouveauté : sur chaque groupe thématique de délibérations, les temps de parole ont non seulement été limités pour l’opposition (ça ce n’est pas nouveau) mais aussi décomptés sur un tableau d’affichage. Ça peut se comprendre vu la multiplication des groupes d’opposition… mais ça se comprendrait mieux si les intervenants de la majorité modéraient eux-mêmes leurs interventions et si le Maire ne profitait pas très largement de sa présidence pour partir dans des développements qui n’ont pas toujours grand-chose à voir avec les questions posées, qu’ils soient liés à la politique générale ou entièrement dédiés à sa gloire (« on est les plus beaux, les meilleurs, les plus forts… »). Cela dit, nous avons pu ainsi constater que, contrairement à ce qui nous est régulièrement reproché, nous étions le plus souvent en deçà du temps si généreusement attribué.

La séance, qui avait au menu principal le Budget primitif de la Ville (Marc Concas est intervenu pour notreinter marc groupe sur la question et a conclu, sans surprise, à un vote contre), a débuté par une série de mesures présentées par le maire et liées à la prorogation de l’état d’urgence et à la lutte contre l’intégrisme. Ces mesures ont été dans l’ensemble votées à l’unanimité. Seul le FN s’est abstenu à propos de la Charte qui devra s’imposer aux associations subventionnées visant au respect des valeurs de la République (un comble !) car ses représentants souhaitaient un amendement intégrant l’impossibilité pour les dirigeants de ces associations de prendre des positions politiques (et d’être candidats) à l’occasion des scrutins électoraux. J’ai trouvé personnellement cet amendement quelque peu démagogique (au nom de quoi pourrait-on limiter la citoyenneté de ces dirigeants ?) et surtout très polémique dans un contexte qui ne s’y prête vraiment pas. Quoi qu’il en soit, l’amendement a été retoqué pour non-respect de la procédure prévue par notre règlement intérieur : il n’avait pas été préalablement présenté en commission (il faut dire qu’ils ne participent que très rarement à celles-ci).

Vous pouvez lire sur la page réservée à ce conseil mes interventions sur :
– la prorogation des dispositifs liés à l’état d’urgence (délibération 0.1)
– la charte du respect des valeurs de la République à destination des associations aidées par la Ville (délibération 0.3)
– la demande de financement auprès du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (délibération 40.1)
– la charte pour la Maison de l’Accueil des Victimes (délibération 40.2)

Vous pourrez prochainement retrouver sur ce blog mes autres interventions liées à l’avenir du site des Studios de la Victorine, sur la zone d’activité qui doit s’installer à proximité du crématorium du Vallon du Roguez, sur la politique d’aide à la réhabilitation des façades, sur l’absence de transparence en matière d’attribution des subventions…

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