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Je faisais remarquer à ma mère il y a quelques mois, à l’occasion de son anniversaire et croyant lui apprendre quelque chose, qu’elle avait le même âge que la reine d’Angleterre.

Elle me signalait alors qu’elles étaient effectivement nées à un mois d’intervalle, qu’elles s’étaient également mariées la même année, qu’elles avaient eu toutes le deux quatre enfants, et qu’elles avaient eu le premier avec deux mois d’écart : Charles pour Élisabeth, Anne-Marie pour Thérèse.

Alors Thérèse n’a pas d’aussi beaux chapeaux qu’Élisabeth. N’empêche, c’est ma reine !

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Le Rendez-vous des Associations qui se déroule chaque année au Palais des expositions est l’occasion de se rendre compte de la vitalité de la vie associative dans notre cité dans les domaines les plus variés (culture, loisirs, social, santé, mémoire…).

Je suis donc allée y passer quelques heures ce samedi en compagnie de Fabien (qui, venant du monde associatif, y a de nombreux contacts). Si c’est avec plaisir que j’ai retrouvé pas mal d’amis dans les différents stands et que j’ai fait la connaissance de nouveaux militants, j’ai quand même eu le sentiment que le coeur n’y était pas vraiment : moins de monde que les autres années, inquiétude des participants face à un avenir qui les inquiète et dont ils ne savent pas toujours s’ils pourront y poursuivre leurs activités.

Quand je suis partie, j’emportais d’ailleurs avec moi quelques interrogations auxquelles nous allons nous efforcer de trouver des réponses. Parmi elles, une question face à laquelle, malgré mes demandes répétées tant en commission qu’en séances du Conseil municipal, la majorité demeure muette : quelles sont donc les critères d’attribution des subventions ?

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Conseil d'Etat

Le Conseil d’Etat a censuré la décision du tribunal administratif de Nice et suspendu l’arrêté anti-burkini pris par le maire de Villeneuve-Loubet.

Cette décision, logique en droit, est appelée à faire jurisprudence. Mais elle n’annule pas ipso facto les arrêtés pris par les autres municipalités. Ces derniers peuvent rester en application tant qu’un recours n’aura pas été déposé contre eux sauf aux communes à les retirer d’elles-mêmes pour tenir compte de la décision prise.

Ce n’est que ponctuellement que de tels arrêtés pourraient être validés s’ils apportaient une réponse à un « trouble avéré » à l’ordre public ce qui n’a pas été retenu en l’espèce. La conception traditionnelle de la laïcité ne pouvant en aucun cas être invoquée ici avec efficacité.

Est-ce que la question est réglée pour autant ? Bien sûr que non. Le malaise va persister et sans doute même s’aggraver car la majorité (2/3) de nos concitoyens n’est pas prête à accepter ce signe qui, isolément, ne représenterait pas grand-chose mais qui, dans le contexte actuel, est perçu comme une manifestation d’un communautarisme d’autant plus rejeté qu’il place la femme musulmane dans une situation inégalitaire au sein de sa propre communauté.

Car c’est le contexte qui est important. Comment ne pas voir dans cette attitude une provocation supplémentaire non pas des musulmans en général mais de l’Islam dans sa dimension politique ? Le (trop) fameux burkini n’a rien à voir avec la religion. Mais il est une pierre ajoutée à l’édifice du combat idéologique mené par l’Islam politique dont les premières victimes sont les femmes musulmanes. Car ce sont elles qui se trouvent en première ligne face à cette offensive. On a pu voir l’évolution dans les cités où les jeunes filles harcelées sont contraintes de se couvrir sous peine d’être montrées du doigt, un vêtement trop léger devenant un signe de « petite vertu ». Il faut être très forte pour faire face à cette pression et c’est cela qui n’est pas admissible.

Avant-hier c’était le voile, hier la burqa, aujourd’hui le burkini, et demain ? Parce qu’il est évident que ça ne va pas s’arrêter. En tant que femme occidentale, je ne peux me résoudre à banaliser ces signes. Si ce n’est pas sur le terrain du droit, c’est sur le terrain idéologique que le combat doit continuer à être mené. Avec force et détermination.

Harbour bridge et opéra, Sydney

Harbour bridge et opéra, Sydney

C’est sous le double signe de l’amitié et de l’insolite que s’achève notre périple estival de l’année.

Pour l’amitié, ce fut une halte dans cette si belle ville de Sydney pour retrouver grands et petits… devenus grands de la famille Monro. Trois journées placées sous le signe du sport (nous sommes en Australie), de la gastronomie (Robyn est un top chef et j’adore partager un verre de ces très bons vins australiens avec elle au moment de l’apéritif) et de la culture avec une belle exposition d’artistes autochtones à la National Gallery de la Nouvelles Galles du Sud (NSW) dont Sydney est la capitale, exposition des oeuvres ayant concouru pour l’Archibald prize récompensant le meilleur portrait de l’année. Le prix officiel avait déjà été attribué mais le public pouvait voter pour son propre coup de coeur : je l’ai fait en apportant ma voix à l’oeuvre d’Alan Jones, «Pat» (voir la photo ci-dessous).

John et Robyn Monro font partie de nos plus anciens amis. Très jeunes alors, nous les avons rencontrés en Italie. Ils s’étaient installés depuis peu en Angleterre et en profitaient pour visiter l’Europe. Placés côte à côte dans un restaurant de Florence nous avions rapidement engagé la discussion. Du coup, nous avons fini le séjour quasiment ensemble et nous nous sommes revus par la suite, tantôt à Nice, tantôt à Bournemouth où ils vivaient. Quand ils décidèrent de rentrer chez eux en Australie, nous n’avons pu admettre que nous n’allions plus les revoir et, à la première occasion, nous avons entrepris le voyage vers ce pays qu’aujourd’hui nous aimons tant. Depuis, en Europe ou sur le continent austral, nous nous revoyons régulièrement. Deux enfants sont nés : James et Dunclan sont aujourd’hui de beaux jeunes gens qui nous ont présenté cette année leurs girlfriends respectives.

Au moment du départ, la séparation fut comme toujours émouvante mais rendez-vous fut pris pour l’année prochaine en Europe : chacun son tour !

Pour l’insolite, ce fut une halte de deux jours dans le Las Vegas (pas pour les casinos !) de la péninsule arabique, Dubaï. De la plus haute tour du monde aux îles artificielles, il y a beaucoup de choses étonnantes dans cette nouvelle destination à la mode. Et bien sûr, quelques contradictions (euphémisme…) entre tradition (on est toujours officiellement sous le régime de la charia) et modernité (ouverture tous azimuts au tourisme).

Voilà, c’est fini pour cette année. J’écris ce billet au terme de notre vol de retour qui a eu lieu en journée ce qui nous a permis de survoler les immenses étendues désertiques de l’Arabie Saoudite et de l’Egypte et de flirter avec le canal de Suez. Un spectacle grandiose.

Je pourrais dire «Heureux qui comme Ulysse…» mais je ne veux pas être hypocrite : j’aurais bien aimé que le voyage continue encore quelque temps !

SYDNEY

Sydneydépart de la course City2SurfJohn et Patrick, SydneyAlan jones, "Pat"RobynChez les Monro

DUBAÏ

Dubaï (vue de la tour)DubaïDubaï 2Dubaï, marinaDubaï, Ibn Battuta GateDubaï creek

SURVOL ARABIE SAOUDITE ET ÉGYPTE

Arabie SaouditeEgypteGolfe de Suez

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Ecrit le 12 août

Les derniers jours en Western Australia (dans le Kimberley) nous ont permis d’approcher de nouveaux paysages, toujours aussi sauvages mais plus variés, avec des reliefs aux abords de la route ou au loin et des lits de rivière… remplis d’eau !

Nous en avons profité pour faire une charmante promenade en bateau sur la Fitzroy river (dans la superbe Geike gorge) agrémentée de la rencontre avec quelques spécimens de la faune locale qu’on aimait autant voir rester loin de notre embarcation (serpents d’eau, crocodiles…).

Avec le thermomètre qui ne cesse de monter, nous apprécions la possibilité de mettre de temps en temps (pas toujours : attention aux crocodiles) les pieds dans l’eau, voire plus pour certains d’entre nous, comme dans le lac de Kununurra.

Les réserves aborigènes sont ici importantes et des «centres d’art» (un bien grand mot pour des hangars qui n’abritent que quelques oeuvres d’artistes locaux toutefois fort belles) y sont aménagés. Cela permet un embryon de contacts avec les communautés de cette partie de la population assez difficile d’accès en dehors de ces secteurs.

Nous profitons de mieux en mieux de nos petits vans Toyota qui nous permettent, par exemple, de nous arrêter dans des sites avec des vues remarquables et d’y improviser un pique-nique. Nous allons certainement garder un bien agréable souvenir de cette privatisation par notre petit groupe du promontoire de Pine Creek surplombant l’Adelaide River. Appréciant de plus en plus de nous arrêter pour la nuit dans d’autres lieux que les campings (il n’y en a d’ailleurs que peu et les autres modes d’hébergement sont totalement absents), il nous arrive parfois de ne pas trouver tout de suite un lieu adéquat et de rouler après le coucher du soleil ce qui n’est vraiment pas conseillé. Les kangourous sont très nombreux à traverser la route et à courir dans tous les sens à cette heure-là : finalement, bien que toujours aussi attachants, ils sont un peu couillons (qualificatif qui n’est peut-être pas le plus adapté selon Patrick). Il faut aussi compter avec le bétail (bovins) qui a pas mal tendance à divaguer sur les bords du chemin.

Nous avons quitté la Western Australia pour pénétrer dans ce North Territory que nous connaissons si bien – et que j’aime tant – pour l’avoir traversé à plusieurs reprises : pas question de manquer la petite photo souvenir à la «frontière» bien sûr. Mais nous n’y resterons que le temps de le traverser dans sa partie nord pour rejoindre Darwin où nous allions abandonner avec un petit regret, au lendemain d’une soirée sur le port, nos «maisons» roulantes. Mais comme il s’agissait de nous envoler pour la belle ville de Sydney, nous avons vite cessé de regarder en arrière pour nous projeter avec enthousiasme dans le New South Wales (NSW) où nous attendaient, en même temps que le retour de la fraîcheur, nos délicieux amis John et Robyn.

Geike gorgecrocodile Geike gorgevers Halls creekcentre d'art aborigèneVictoria riverLac de Kununurrafrontière WA-NTPont sur la Victoria riverNT 1attention crocodilesDarwinDarwin dernier jour

DBM

8 août 2016

Après une étape à Broome, au bord de mer, nous avons pénétré hier soir dans le Kimberley, la région qui nous est annoncée comme l’une des plus sauvages du pays, en terre essentiellement aborigène.

Les longues lignes droites de la Great Northern Highway qui s’étirent sur des dizaines de kilomètres, offrent peu de distractions. Le bush se fait de plus en plus austère. Pourtant, il n’est pas toujours le même : les eucalyptus ou les acacias sont plus ou moins nombreux, l’herbe sèche plus ou moins rase. Deux constantes toutefois : la terre est définitivement rouge et les termitières poussent comme des champignons.

Nous passons sur des ponts enjambant des lits de rivière souvent asséchés et pourtant nous continuons à trouver des panneaux annonçant les risques d’inondation de la route : il semblerait que ce soit le cas de toute la Western Australia. Et ce n’est pas pour rire : à certaines périodes (quand ? souvent ?), des régions entières sont inondées : le lit d’une rivière de 100 mètres de large à sec peut se remplir d’eau pour atteindre 10 kilomètres !

Les fleurs ont disparu du paysage même si, ici ou là, un acacia mimosa fait de la résistance. Les bovins qui semblent vivre en totale liberté sont nombreux. Assez souvent, nous voyons un rassemblement de corbeaux annonciateur d’une bête écrasée (des vaches mais surtout des kangourous) qui s’envolent à peine à notre passage. Nous avons rencontré notre premier crocodile, par hasard, après nous être arrêtés sur un pont.

Les distractions rencontrées en chemin sont rares alors je joue à deviner la nature du véhicule aperçu au loin au bout de la ligne droite et qu’on va finir par croiser. Il y a de moins en moins de surprise : il s’agit le plus souvent d’un 4×4 tirant une énorme caravane. Aucun autre moyen de se loger qu’en transportant, tels des escargots, sa maison sur son dos.

Au fil des kilomètres, le paysage se diversifie. La végétation aussi : nous retrouvons quelques baobabs. Je ne sais où nous nous arrêterons ce soir, mais je parierais que ce sera quelque part dans le bush…

 Broome capTermitièresbaobabsbovinscrocodilesur la route

Feu de bois

6 août 2016

Nous avons quitté il y a trois jours la North West Coastal Highway (route n° 1) pour pénétrer encore plus dans le bush par la route 136 qui doit nous conduire en pays minier, la région du Pilbara.

Après quelques balades dans le Karijini National Park (Luc et Patrick en ont profité pour se baigner sous une cascade dans la Dales Gorge), nous avons rejoint la Great Northern Highway qui nous a permis de retrouver la côte à Port Hedland. Nous avons fait ces 300 kilomètres avec pour seule compagnie celle des road trains à quatre remorques (60 mètres !) remplis du fer qui sera embarqué sur des minéraliers. Pourtant une grande partie du minerai arrive au port par des convois ferroviaires qui n’en finissent plus (des centaines de wagons remplis de fer). D’ailleurs, pour pouvoir les regarder passer dans des conditions confortables, les autorités de Port Hedland ont aménagé un espace avec toutes les commodités : bancs, table et l’incontournable matériel pour BBQ. Ce dernier est omniprésent en Australie : quand vous arrivez quelque part, parfois même dans les endroits les plus reculés, vous trouvez de quoi faire griller votre steak : il suffit d’aller chercher du bois alentours pour faire le feu. Heureusement, notre route n’a pas croisé celle d’un train à l’un des nombreux passages à niveau autour de la ville : on y serait encore !

À l’exception de cette spécificité, Port Hedland ne présente qu’un intérêt relatif. Nous avons cependant pu nous poser dans un camping à peu près correctement entretenu et aménagé (avec soi-disant du wifi…). Les autres campings que nous avons fréquenté jusque-là ne péchaient pas par excès de coquetterie. On y trouve des tas de machines, de constructions ou d’objets, si possible rouillés, ne servant plus à rien auxquels on laisse finir leur vie sur place. Il faut dire qu’on ne voit pas trop où on pourrait les mettre : en Australie Occidentale, la plupart des endroits où on peut s’arrêter pour dormir se trouvent dans des roadhouses, des établissements qui fleurissent tous les 2 ou 300 kilomètres au bord de la route avec station service, mini restauration (quelques pies à la viande, des boissons fraîches…), et (parfois) camping. C’est la seule vie que l’on rencontre sur ces routes : un univers parfois digne de Mad Max !

C’est pourquoi nous préférons, quand c’est possible, faire du camping sauvage comme au bord de la Yannarie river, une rivière sans eau (voir sur le blog de Patrick, Le bush australien et Crocodile Gumpee). C’est là que Luc, ressemblant de plus en plus à MacGyver, a réussi à faire griller notre repas du soir sur une pierre préalablement chauffée dans un feu de bois d’eucalyptus (nous sommes beaucoup moins bien équipés que les Australiens que nous croisons sur la route). La soirée s’est terminée en écoutant de la musique et devisant autour du feu. Quand il a fini par s’éteindre, la nuit sans lune, même sous un ciel parsemé d’étoiles, étant particulièrement noire, nous avons allumé les phares d’un van. Sans doute trop longtemps : le lendemain, la batterie était à plat…

road train route 136train à Port Hedlandroadhouse campingroadhouse SandfireKarijiniKarijini National Parkoiseau dans le KarijiniFeu de bois, Lucbush coucher de soleil

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