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Henriette

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C’est dans l’intimité que la famille Cottalorda a souhaité dire un dernier adieu à Henriette hier. Mais ils ont tellement d’amis proches que l’intimité, ça faisait quand même beaucoup de monde dans la petite Nécropole du Vallon du Roguez.

Des amis qui étaient là pour témoigner de leur attachement à celle dont ils avaient eu la chance de croiser le chemin, un chemin qui est aussi, bien sûr, celui d’Henri car ces deux-là ont tout partagé à partir du jour où ils se sont rencontrés, alors adolescents.

manif-2Tous leurs cercles étaient là. Celui du travail au sein des centres d’accueil de la Ville de Nice, celui de l’Education populaire avec les Francas, celui de leurs voisins de quartier. Et bien sûr, celui de la politique avec Gauche Autrement. Leur point commun ? La relation d’amitié qui a su perdurer au-delà du temps.

En évoquant Henriette avec les uns et les autres, c’est le même portrait qui se dessinait à chaque fois. Sa douceur, sa gentillesse, son implication auprès de chacun, proche ou moins proche. Une femme discrète mais dont la personnalité avait su s’imposer. Une femme de son temps, à l’écoute de notre époque et de sa jeunesse, compréhensive mais aux idées bien affirmées.

La belle cérémonie qui nous a réunis aujourd’hui était empreinte d’une grande dignité et en même temps de beaucoup de chaleur. C’est avec une émotion juste que Bernard a pris la parole pour, avant de réciter un poème d’Aragon (Que serais-je sans toi ?), donner lecture des extraits de quelques témoignages d’affection reçus par la famille à l’annonce du décès d’Henriette. Parmi ceux-ci, le mien :

Henriette et Henri.
Henri et Henriette.
Connaître l’un, c’est aussi aimer l’autre, tant ces deux-là étaient faits pour vivre ensemble.
Ça ne sautait pas aux yeux de prime abord : leurs tempéraments étaient si différents.
Et pourtant…
Henriette était une vraie passionnée elle aussi. Passionnée notamment par la politique, je m’en suis aperçue au fil du temps et son goût ne s’est jamais émoussé même pendant ces derniers mois sur fond de primaires. C’est dire…
Combien de fois ai-je entendu Henri invoquer son nom à la rescousse pour justifier telle ou telle prise de position ? « D’ailleurs Henriette est d’accord avec moi« , « Henriette aussi pense que… »
Je m’amusais souvent à la regarder pendant qu’Henri parlait : on voyait tout de suite quel était son jugement selon qu’elle esquissait un petit sourire ou levait légèrement les yeux au ciel en secouant la tête. Et lui aussi guettait ses réactions. J’avais fini moi-même par me demander quel pouvait être son avis sur différents sujets.
Henriette et sa parole mesurée, Henriette et son charme discret vont nous manquer. Mais en aimant Henri, nous apprendrons encore à la connaître.

Henriette était une passionnée de voyages.

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Et affectionnait aussi les balades dans notre belle région.

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Pendant la suspension de séance de la majorité

Curieux Conseil municipal ce vendredi à la mairie de Nice.

On s’attendait à ce qu’il ne soit pas trop long malgré la présentation du budget primitif 2017 : ce ne fut pas le cas (plus de huit heures).

Curieux parce que les élus de la majorité n’ont pas toujours été où on les attendait.

Ça a commencé par la présentation par Marc Concas d’une demande du groupe « Radical et Divers Gauche » : la saisine par l’ensemble des élus du conseil du Comité d’éthique mis en place par la municipalité pour demander une vérification de la situation personnelle des élus afin de vérifier que les embauches éventuelles de membres de leur famille correspondent bien à des emplois effectifs. Non seulement Christian Estrosi a accepté mais il en a même rajouté une louche : tous les élus vont être priés de déclarer leurs revenus. Adopté donc.

Ça s’est également terminé avec un vote unanime suite au voeu que j’avais présenté au nom de notre groupe afin que le nom de Josette Anelli soit donné à une rue de notre ville (voir mon billet du 18 janvier 2017). Unanimité également, moins étonnant compte tenu de l’objet de ma demande.

Le plus surprenant s’est déroulé en cours de séance dans l’après-midi en l’absence de Christian Estrosi qui est revenu illico presto et a demandé une suspension de séance pour le groupe de la majorité.

dbmJe venais d’intervenir à propos de demandes de financement pour l’aide aux victimes, l’équipement de protection et d’intervention de la police municipale et la prévention de la radicalisation. J’avais fait valoir que ce dernier aspect me semblait être le maillon faible des mesures envisagées et je citais, en illustration de mon propos, les difficultés rencontrées par une association, l’AMICA, qui fait un travail remarquable dans un quartier difficile auprès des jeunes collégiens (aide aux devoirs, cours de danse…) et qui, suite à des problèmes administratifs, se trouve cette année sans subvention et sans local. Je n’ai pas eu droit à moins de trois réponses d’élues de la majorité. Pas grand chose à dire sur les deux premières, même si l’une a descendu l’AMICA en flèche, mais la troisième a tenu des propos inadmissibles. Il s’agissait de la jeune députée de la circonscription (dont le suppléant n’est autre que… Christian Estrosi), par ailleurs conseillère départementale (bonjour le cumul…), qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de casser l’association en mettant en doute sa démarche républicaine allant jusqu’à parler de communautarisme. J’ai répondu pour faire part de mon indignation mais le micro m’avait été coupé par le maire et j’avais du mal à me faire entendre. La surprise (mais ça en est une surtout pour ceux qui la connaissent mal) est venue de Dominique Estrosi-Sassone qui connaît bien l’association en question et qui l’a défendue longuement avec une belle énergie (ce qui a fait dire à mon voisin qu’elle avait « donné une belle fessée » à la députée). Espérons que ce soutien facilitera la recherche d’un local pour l’AMICA.

L’autre événement qui a étonné tous les élus et amusé ceux de l’opposition : Jean-Michel Galy, adjoint aux seniors, a refusé de présenter une délibération considérant qu’elle avait mal été préparée par les services et qu’on frisait l’illégalité. Du coup, la délibération a été retirée.

Il n’était guère étonnant que Christian Estrosi revienne fissa pour mettre un peu d’ordre dans son groupe en demandant une suspension de séance… même si « officiellement », selon Philippe Pradal, cette suspension avait eu pour objet de se mettre d’accord sur le voeu que j’allais présenter en fin de conseil. Evidemment, personne ne fut dupe !

Pendant notre heure de pause déjeuner...

Pendant notre heure de pause déjeuner…

Nice-Matin 18/01/2017

Nice-Matin 18/01/2017

Il y a quelques jours disparaissait, à l’âge de 93 ans, Josette Anelli. Cette femme niçoise était une figure de la Résistance dont le parcours avait été reconnu par de nombreuses décorations.

J’avais eu la chance de faire sa connaissance lors de ma campagne pour l’élection partielle de 2005 dans le canton de Nice 7 qui m’avait permis de devenir conseillère générale des Alpes-Maritimes. Josette avait en effet acceptée de présider le comité de soutien à ma candidature, un comité de soutien qui avait la particularité de ne comprendre… que des femmes qui souhaitaient porter à l’assemblée départementale – qui ne comprenait alors que trois femmes – une élue supplémentaire.

Je suis très fière d’avoir eu à mes côtés (elle était présente à toutes mes réunions publiques) cette dame si chaleureuse, toujours souriante, au regard pétillant.

Son parcours m’a conduite à adresser un courrier au maire de Nice demandant que la Ville attribue le nom de Josette Anelli à une rue de Nice (les quartiers Est de Nice qui étaient son domaine seraient particulièrement opportuns). Ce ne serait que justice. Pour lire ma lettre : 2017-01-16-nom-de-rue-josette-anelli

Le groupe « Radical et Divers Gauche » envisage d’ailleurs de déposer un voeu en ce sens lors de la prochaine séance du Conseil municipal.

Lors d'une réunion publique en 2005

Lors d’une réunion publique en 2005

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Nice-Matin 21/12/2016

Dans un précédent billet, j’avais eu l’occasion de dire à quel point cette séance avait été agitée. Le 1er adjoint s’en était pris à l’opposition régulièrement pour finir par attaquer le Premier ministre le traitant de plus grand menteur de France. Cela m’avait conduite à réagir dans un communiqué adressé à la presse pendant la séance (voir ci-dessus).

La première partie de la matinée était consacrée à la présentation de deux rapports obligatoires sur les actions de la Ville en matière de Développement durable et d’Égalité entre les femmes et les hommes. Ces rapports sont longs et la possibilité laissée à l’opposition de s’exprimer était limitée à 2 minutes pour chacun d’eux. Après nous avoir rappelés à l’ordre pour des dépassements de temps de parole sur le premier rapport, nous avons dû écourter les interventions sur le second, sous la menace de voir le micro nous être coupé. Cela nous conduit immanquablement à faire des interventions relativement peu nuancées : pour ma part, j’ai dû laisser de côté certains aspects positifs (il y en a), pour me consacrer davantage aux insuffisances.

Voici mes interventions :

Délibération 2.1 – Rapport 2015 sur le Développement durable

Nice-Matin 21/12/2016

Nice-Matin 21/12/2016

Vis-à-vis de ce rapport qui répond à une obligation légale, je serai moins sévère que je ne l’avais été l’année dernière même si on y retrouve certains défauts que j’avais précédemment relevés comme le côté un peu fourre-tout et la disproportion entre la longueur de l’ensemble et les dispositions qui relèvent à proprement parler de l’écologie. Certes, la notion de développement durable est large et beaucoup de choses peuvent y être rattachées, mais quand même…

Il me semble toutefois qu’on trouve davantage d’actions qui ont réellement été menées alors que l’année dernière étaient plus évoquées des études que des réalisations. Pas mal de choses intéressantes dans ce rapport : je ne reviens pas dessus, le document a été longuement présenté.

Je vais donc me consacrer plutôt à quelques menues critiques intéressant essentiellement la forme.
(Lire la suite)

Délibération 18.1 – Rapport 2015 sur l’Égalité entre les femmes et les hommes

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Je tiens à remercier les auteurs de ce rapport qui permet d’avoir une vision assez claire de la situation et des actions de notre collectivité en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

I. L’examen de la première partie, consacrée à l’égalité dans la politique des ressources humaines de la collectivité, met en évidence la persistance d’une division sexuée du travail à tous les niveaux :
– une plus grande précarité des femmes ;
– une forte spécialisation de celles-ci dans le domaine du social, du médico-social et de la famille ; et a contrario une quasi absence sur d’autres secteurs ;
– un accès moindre aux postes de direction ;
– des différences de salaires ;
– moins d’emplois de titulaires ;
– plus d’emplois à temps partiel et surtout d’emplois à temps incomplet, c’est-à-dire non choisis.

Je ne rentre pas dans le détail des chiffres, mais ils sont extrêmement parlants, quand on les met en rapport avec la place prépondérante en termes d’effectifs des femmes puisqu’elles représentent 67,8% des agents de notre collectivité, notamment ceux relatifs aux différences de salaires, à la représentation dans les postes de direction, et dans l’emploi à temps incomplet.
(Lire la suite)

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Interview par France 3 sur le Couvent de la Visitation, 21/12/2016

Interview par France 3 sur le Couvent de la Visitation, 21/12/2016

Dire que le dernier Conseil municipal a été agité relève de l’euphémisme. Surtout dans sa première partie, celle où l’ancien maire, qui oublie régulièrement qu’il est devenu un « simple » premier adjoint, était présent. Cela dit, il semblerait que le nouveau maire (l’ancien premier adjoint) ne soit pas en reste. Il faut croire que la fonction déteint.

Ce Conseil aurait pourtant mérité davantage d’écoute de la majorité pour son opposition car les dossiers sur lesquels nous avions à nous prononcer étaient nombreux et importants. C’est ainsi que nous étaient soumis dès l’ouverture les rapports annuels (obligatoires) concernant d’une part le développement durable et d’autre part l’égalité entre les femmes et les hommes dans notre cité. Au programme également une modification du PLU, avec l’avis du commissaire enquêteur, relative notamment aux terrains du Ray, la destination de la halle de la Gare du Sud, et le DOB (débat d’orientation budgétaire). J’aurais l’occasion de revenir très prochainement sur tous ses sujets (et quelques autres) sur lesquels j’ai été amenée à prendre la parole.

En fin de Conseil était évoqué le vœu que notre groupe « Radical et Divers Gauche » avait déposé avec les élus du groupe EELV à propos du Couvent de la Visitation qui fait l’objet d’un projet hôtelier (cliquer ici pour lire le voeu). Les élus ont en effet la possibilité légale de demander un vote sur un thème relevant de la politique locale. Ce sujet n’étant pas à l’ordre du jour et étant donné les difficultés que nous avons à obtenir des réponses claires sur ce dossier, nous avons posé des questions précises et demandé la réunion d’une commission intégrant les riverains du Couvent.

documents-couventLe maire Philippe Pradal a cru malin de déposer sur son bureau (de façon spectaculaire) à notre intention deux énormes dossiers censés répondre à nos interrogations. N’ayant pas eu l’opportunité de voir au préalable ce qu’ils contenaient et le maire refusant la mise en place de la commission pour les riverains, nous avons refusé le retrait de notre vœu – qu’il nous demandait – et il a donc appelé la majorité à voter contre, ce qu’elle a fait le petit doigt sur la couture du pantalon. Depuis nous avons eu l’occasion de feuilleter les documents remis : rien de nouveau. Rien sur l’historique de l’actuel projet, rien sur le nouveau bail de 93 ans avec le groupe Perseus. En fait, des documents que nous avions déjà (l’ancien bail, le permis de construire…), plus des tas de pages pas forcément inintéressantes dans l’absolu mais sans aucun rapport avec l’actualité du dossier.

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À l’annonce de l’intervention de François Hollande au JT, on sent que le moment va être important. Quand il apparaît sur l’écran, c’est encore le « Président normal » qui est là. J’ai toujours aimé cette façon qu’il avait de se présenter. Ça n’empêche pas la dignité. Surtout après un mandat de Nicolas Sarkozy dont j’aurais tellement aimé qu’il soit un peu plus « normal »…

Quand il commence à parler de son bilan – et quoi qu’en disent ses détracteurs il a un bilan qui n’est pas si mauvais –, je ne sais plus que penser. Quand il évoque ses réalisations, je me dis qu’il ne le ferait pas ainsi s’il avait décidé de se représenter. Il parle aussi de ses erreurs. J’aime sa façon de s’exprimer sans « faire des phrases ». Ça n’empêche pas la gravité. Et quand il rappelle qu’il est socialiste et qu’il se doit d’être lucide dans l’intérêt de la gauche, parce que c’est l’intérêt de la France de ne pas laisser la place à la droite et à l’extrême droite, la messe est dite, il va annoncer qu’il ne briguera pas un second mandat.

Il le fait. En vrai homme d’État. Je me dis qu’il a raison mais je suis très émue. En colère aussi. Je pense à tous ceux qui n’ont jamais cessé de lui savonner la planche dès son élection, à cette droite qui a passé son temps à mentir, mais surtout à cette gauche si petite, toujours dans la surenchère, alors que le pays traverse une des plus grandes crises, à tous les niveaux, de son histoire. Son nouveau statut de non-candidat devrait tous les calmer.

Quelques minutes plus tard, mon téléphone sonne. C’est ma mère. Elle a 90 ans et elle pleure d’avoir entendu le Président faire cette annonce. En essayant de lui remonter le moral, j’agis aussi sur le mien. Il sera encore aux affaires pendant cinq mois. Et il n’aura pas besoin de penser à sa réélection…

P.S. Ce matin, j’avais signé la pétition « Stop au Hollande-bashing »…

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