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Un Conseil métropolitain assez tranquille, consacré pour l’essentiel au vote du Budget primitif 2017 hier (pas d’augmentation d’impôts mais accroissement de la dette), malgré une fournée d’amendements proposés par le FN qui, pour la plupart d’entre eux, ont fait pschitt. Le seul moment d’animation est venu des taquineries de Christian Estrosi en direction de Patrick Allemand qui, selon le Président, se rapprochait de plus en plus de lui sur le fond puisqu’il avait rejoint Macron. Facile. Et ça lui évitait d’avoir à parler de ses propres allers-retours (Sarkozy-Fillon-pas Fillon-Fillon).

Pour ma part, je devais intervenir sur deux dossiers qui ont fait la clôture de la séance (il était plus de 14 h et tout le monde en avait assez ou avait faim). Ces dossiers ont fait l’objet de délibérations que nous avons approuvées.

Le premier concernait la désignation du délégataire pour la gestion du crematorium et j’ai souhaité que nous n’ayons plus à connaître les dysfonctionnements que nous avions pu constater par le passé, notamment les délais extrêmement longs.

Le second était relatif à la reprise en régie et le recours à un EPIC des parcs de stationnement de la SEMIACS après les nombreuses vicissitudes qu’a connues l’entreprise. À ce propos, j’ai tenu à mettre l’accent sur la situation des personnels des parcs en propre de la SEMIACS non concernés par la reprise pour demander à ce qu’ils puissent rejoindre l’EPIC ou, à défaut, que la Métropole leur propose les solutions de reclassement qui leur ont été promises.

Vous pouvez retrouver ces interventions sur la page qui leur est consacrée.

2017-03-14-NM-Changement de pilote pour les parkings de la SEMIACS

2017-03-14-NM-Une deuxieme vie pour le crématorium

La pertinence de l’organisation d’un Grand Prix de Formule 1 en France n’est pas contestable. Même si la discipline est moins populaire qu’il y a quelques années, comme en témoigne la baisse des audiences TV, son retentissement est toujours mondial.

Je ne suis donc pas opposée à ce que la France retrouve son Grand Prix, y compris dans le Var au circuit du Castellet, même si on peut se poser la question de l’opportunité du lieu étant donné la proximité du Grand Prix de Monaco.

Pour autant, je ne voterai pas la délibération qui sera soumise aux élus lors du prochain Conseil métropolitain pour une raison de bon sens, voire une raison juridique. En effet, une collectivité ne peut voter une subvention que s’il y a un intérêt pour celle-ci, c’est-à-dire pour ses contribuables.

En l’occurrence, le Grand Prix a certainement un intérêt national, probablement un intérêt régional, voire départemental pour le Var (à 20 km de Toulon) et les Bouches-du-Rhône (à 50 km de Marseille), mais certainement pas un intérêt métropolitain pour Nice Côte d’Azur (à 170 km de Nice) contrairement à ce que veut nous faire croire son Président. Du coup, on ne voit pas très bien ce que vient faire la Métropole Nice Côte d’Azur dans le GIP Grand Prix de France aux côtés de la Métropole d’Aix-Marseille et de l’Agglomération de Toulon si ce n’est de satisfaire les appétits du Président de la Région-Président de la Métropole. Si on devait suivre cette logique, pourquoi ne pas financer des JO à Paris ou un Grand Prix de l’Eurovision en Bretagne !

Donc, un Grand Prix de France de Formule 1, pourquoi pas ? Mais nous, élus métropolitains, n’avons aucune raison de le financer à hauteur de plus de 6 millions d’euros sur trois ans.

8 mars

Pendant la campagne municipale de 2014, le 8 mars, toutes les femmes de la liste avaient choisi de présenter une petite pancarte sur laquelle était inscrite la phrase de leur choix en liaison avec les droits des femmes. Sur cette photo, la mienne. Je crois bien que je reprendrais la même aujourd’hui.

Henriette

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C’est dans l’intimité que la famille Cottalorda a souhaité dire un dernier adieu à Henriette hier. Mais ils ont tellement d’amis proches que l’intimité, ça faisait quand même beaucoup de monde dans la petite Nécropole du Vallon du Roguez.

Des amis qui étaient là pour témoigner de leur attachement à celle dont ils avaient eu la chance de croiser le chemin, un chemin qui est aussi, bien sûr, celui d’Henri car ces deux-là ont tout partagé à partir du jour où ils se sont rencontrés, alors adolescents.

manif-2Tous leurs cercles étaient là. Celui du travail au sein des centres d’accueil de la Ville de Nice, celui de l’Education populaire avec les Francas, celui de leurs voisins de quartier. Et bien sûr, celui de la politique avec Gauche Autrement. Leur point commun ? La relation d’amitié qui a su perdurer au-delà du temps.

En évoquant Henriette avec les uns et les autres, c’est le même portrait qui se dessinait à chaque fois. Sa douceur, sa gentillesse, son implication auprès de chacun, proche ou moins proche. Une femme discrète mais dont la personnalité avait su s’imposer. Une femme de son temps, à l’écoute de notre époque et de sa jeunesse, compréhensive mais aux idées bien affirmées.

La belle cérémonie qui nous a réunis aujourd’hui était empreinte d’une grande dignité et en même temps de beaucoup de chaleur. C’est avec une émotion juste que Bernard a pris la parole pour, avant de réciter un poème d’Aragon (Que serais-je sans toi ?), donner lecture des extraits de quelques témoignages d’affection reçus par la famille à l’annonce du décès d’Henriette. Parmi ceux-ci, le mien :

Henriette et Henri.
Henri et Henriette.
Connaître l’un, c’est aussi aimer l’autre, tant ces deux-là étaient faits pour vivre ensemble.
Ça ne sautait pas aux yeux de prime abord : leurs tempéraments étaient si différents.
Et pourtant…
Henriette était une vraie passionnée elle aussi. Passionnée notamment par la politique, je m’en suis aperçue au fil du temps et son goût ne s’est jamais émoussé même pendant ces derniers mois sur fond de primaires. C’est dire…
Combien de fois ai-je entendu Henri invoquer son nom à la rescousse pour justifier telle ou telle prise de position ? « D’ailleurs Henriette est d’accord avec moi« , « Henriette aussi pense que… »
Je m’amusais souvent à la regarder pendant qu’Henri parlait : on voyait tout de suite quel était son jugement selon qu’elle esquissait un petit sourire ou levait légèrement les yeux au ciel en secouant la tête. Et lui aussi guettait ses réactions. J’avais fini moi-même par me demander quel pouvait être son avis sur différents sujets.
Henriette et sa parole mesurée, Henriette et son charme discret vont nous manquer. Mais en aimant Henri, nous apprendrons encore à la connaître.

Henriette était une passionnée de voyages.

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Et affectionnait aussi les balades dans notre belle région.

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Pendant la suspension de séance de la majorité

Curieux Conseil municipal ce vendredi à la mairie de Nice.

On s’attendait à ce qu’il ne soit pas trop long malgré la présentation du budget primitif 2017 : ce ne fut pas le cas (plus de huit heures).

Curieux parce que les élus de la majorité n’ont pas toujours été où on les attendait.

Ça a commencé par la présentation par Marc Concas d’une demande du groupe « Radical et Divers Gauche » : la saisine par l’ensemble des élus du conseil du Comité d’éthique mis en place par la municipalité pour demander une vérification de la situation personnelle des élus afin de vérifier que les embauches éventuelles de membres de leur famille correspondent bien à des emplois effectifs. Non seulement Christian Estrosi a accepté mais il en a même rajouté une louche : tous les élus vont être priés de déclarer leurs revenus. Adopté donc.

Ça s’est également terminé avec un vote unanime suite au voeu que j’avais présenté au nom de notre groupe afin que le nom de Josette Anelli soit donné à une rue de notre ville (voir mon billet du 18 janvier 2017). Unanimité également, moins étonnant compte tenu de l’objet de ma demande.

Le plus surprenant s’est déroulé en cours de séance dans l’après-midi en l’absence de Christian Estrosi qui est revenu illico presto et a demandé une suspension de séance pour le groupe de la majorité.

dbmJe venais d’intervenir à propos de demandes de financement pour l’aide aux victimes, l’équipement de protection et d’intervention de la police municipale et la prévention de la radicalisation. J’avais fait valoir que ce dernier aspect me semblait être le maillon faible des mesures envisagées et je citais, en illustration de mon propos, les difficultés rencontrées par une association, l’AMICA, qui fait un travail remarquable dans un quartier difficile auprès des jeunes collégiens (aide aux devoirs, cours de danse…) et qui, suite à des problèmes administratifs, se trouve cette année sans subvention et sans local. Je n’ai pas eu droit à moins de trois réponses d’élues de la majorité. Pas grand chose à dire sur les deux premières, même si l’une a descendu l’AMICA en flèche, mais la troisième a tenu des propos inadmissibles. Il s’agissait de la jeune députée de la circonscription (dont le suppléant n’est autre que… Christian Estrosi), qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de casser l’association en mettant en doute sa démarche républicaine allant jusqu’à parler de communautarisme. J’ai répondu pour faire part de mon indignation mais le micro m’avait été coupé par le maire et j’avais du mal à me faire entendre. La surprise (mais ça en est une surtout pour ceux qui la connaissent mal) est venue de Dominique Estrosi-Sassone qui connaît bien l’association en question et qui l’a défendue longuement avec une belle énergie (ce qui a fait dire à mon voisin qu’elle avait « donné une belle fessée » à la députée). Espérons que ce soutien facilitera la recherche d’un local pour l’AMICA.

L’autre événement qui a étonné tous les élus et amusé ceux de l’opposition : Jean-Michel Galy, adjoint aux seniors, a refusé de présenter une délibération considérant qu’elle avait mal été préparée par les services et qu’on frisait l’illégalité. Du coup, la délibération a été retirée.

Il n’était guère étonnant que Christian Estrosi revienne fissa pour mettre un peu d’ordre dans son groupe en demandant une suspension de séance… même si « officiellement », selon Philippe Pradal, cette suspension avait eu pour objet de se mettre d’accord sur le voeu que j’allais présenter en fin de conseil. Evidemment, personne ne fut dupe !

Pendant notre heure de pause déjeuner...

Pendant notre heure de pause déjeuner…

Nice-Matin 18/01/2017

Nice-Matin 18/01/2017

Il y a quelques jours disparaissait, à l’âge de 93 ans, Josette Anelli. Cette femme niçoise était une figure de la Résistance dont le parcours avait été reconnu par de nombreuses décorations.

J’avais eu la chance de faire sa connaissance lors de ma campagne pour l’élection partielle de 2005 dans le canton de Nice 7 qui m’avait permis de devenir conseillère générale des Alpes-Maritimes. Josette avait en effet acceptée de présider le comité de soutien à ma candidature, un comité de soutien qui avait la particularité de ne comprendre… que des femmes qui souhaitaient porter à l’assemblée départementale – qui ne comprenait alors que trois femmes – une élue supplémentaire.

Je suis très fière d’avoir eu à mes côtés (elle était présente à toutes mes réunions publiques) cette dame si chaleureuse, toujours souriante, au regard pétillant.

Son parcours m’a conduite à adresser un courrier au maire de Nice demandant que la Ville attribue le nom de Josette Anelli à une rue de Nice (les quartiers Est de Nice qui étaient son domaine seraient particulièrement opportuns). Ce ne serait que justice. Pour lire ma lettre : 2017-01-16-nom-de-rue-josette-anelli

Le groupe « Radical et Divers Gauche » envisage d’ailleurs de déposer un voeu en ce sens lors de la prochaine séance du Conseil municipal.

Lors d'une réunion publique en 2005

Lors d’une réunion publique en 2005

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Nice-Matin 21/12/2016

Dans un précédent billet, j’avais eu l’occasion de dire à quel point cette séance avait été agitée. Le 1er adjoint s’en était pris à l’opposition régulièrement pour finir par attaquer le Premier ministre le traitant de plus grand menteur de France. Cela m’avait conduite à réagir dans un communiqué adressé à la presse pendant la séance (voir ci-dessus).

La première partie de la matinée était consacrée à la présentation de deux rapports obligatoires sur les actions de la Ville en matière de Développement durable et d’Égalité entre les femmes et les hommes. Ces rapports sont longs et la possibilité laissée à l’opposition de s’exprimer était limitée à 2 minutes pour chacun d’eux. Après nous avoir rappelés à l’ordre pour des dépassements de temps de parole sur le premier rapport, nous avons dû écourter les interventions sur le second, sous la menace de voir le micro nous être coupé. Cela nous conduit immanquablement à faire des interventions relativement peu nuancées : pour ma part, j’ai dû laisser de côté certains aspects positifs (il y en a), pour me consacrer davantage aux insuffisances.

Voici mes interventions :

Délibération 2.1 – Rapport 2015 sur le Développement durable

Nice-Matin 21/12/2016

Nice-Matin 21/12/2016

Vis-à-vis de ce rapport qui répond à une obligation légale, je serai moins sévère que je ne l’avais été l’année dernière même si on y retrouve certains défauts que j’avais précédemment relevés comme le côté un peu fourre-tout et la disproportion entre la longueur de l’ensemble et les dispositions qui relèvent à proprement parler de l’écologie. Certes, la notion de développement durable est large et beaucoup de choses peuvent y être rattachées, mais quand même…

Il me semble toutefois qu’on trouve davantage d’actions qui ont réellement été menées alors que l’année dernière étaient plus évoquées des études que des réalisations. Pas mal de choses intéressantes dans ce rapport : je ne reviens pas dessus, le document a été longuement présenté.

Je vais donc me consacrer plutôt à quelques menues critiques intéressant essentiellement la forme.
(Lire la suite)

Délibération 18.1 – Rapport 2015 sur l’Égalité entre les femmes et les hommes

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Je tiens à remercier les auteurs de ce rapport qui permet d’avoir une vision assez claire de la situation et des actions de notre collectivité en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

I. L’examen de la première partie, consacrée à l’égalité dans la politique des ressources humaines de la collectivité, met en évidence la persistance d’une division sexuée du travail à tous les niveaux :
– une plus grande précarité des femmes ;
– une forte spécialisation de celles-ci dans le domaine du social, du médico-social et de la famille ; et a contrario une quasi absence sur d’autres secteurs ;
– un accès moindre aux postes de direction ;
– des différences de salaires ;
– moins d’emplois de titulaires ;
– plus d’emplois à temps partiel et surtout d’emplois à temps incomplet, c’est-à-dire non choisis.

Je ne rentre pas dans le détail des chiffres, mais ils sont extrêmement parlants, quand on les met en rapport avec la place prépondérante en termes d’effectifs des femmes puisqu’elles représentent 67,8% des agents de notre collectivité, notamment ceux relatifs aux différences de salaires, à la représentation dans les postes de direction, et dans l’emploi à temps incomplet.
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