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À l’annonce de l’intervention de François Hollande au JT, on sent que le moment va être important. Quand il apparaît sur l’écran, c’est encore le « Président normal » qui est là. J’ai toujours aimé cette façon qu’il avait de se présenter. Ça n’empêche pas la dignité. Surtout après un mandat de Nicolas Sarkozy dont j’aurais tellement aimé qu’il soit un peu plus « normal »…

Quand il commence à parler de son bilan – et quoi qu’en disent ses détracteurs il a un bilan qui n’est pas si mauvais –, je ne sais plus que penser. Quand il évoque ses réalisations, je me dis qu’il ne le ferait pas ainsi s’il avait décidé de se représenter. Il parle aussi de ses erreurs. J’aime sa façon de s’exprimer sans « faire des phrases ». Ça n’empêche pas la gravité. Et quand il rappelle qu’il est socialiste et qu’il se doit d’être lucide dans l’intérêt de la gauche, parce que c’est l’intérêt de la France de ne pas laisser la place à la droite et à l’extrême droite, la messe est dite, il va annoncer qu’il ne briguera pas un second mandat.

Il le fait. En vrai homme d’État. Je me dis qu’il a raison mais je suis très émue. En colère aussi. Je pense à tous ceux qui n’ont jamais cessé de lui savonner la planche dès son élection, à cette droite qui a passé son temps à mentir, mais surtout à cette gauche si petite, toujours dans la surenchère, alors que le pays traverse une des plus grandes crises, à tous les niveaux, de son histoire. Son nouveau statut de non-candidat devrait tous les calmer.

Quelques minutes plus tard, mon téléphone sonne. C’est ma mère. Elle a 90 ans et elle pleure d’avoir entendu le Président faire cette annonce. En essayant de lui remonter le moral, j’agis aussi sur le mien. Il sera encore aux affaires pendant cinq mois. Et il n’aura pas besoin de penser à sa réélection…

P.S. Ce matin, j’avais signé la pétition « Stop au Hollande-bashing »…

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Cet après midi, nous étions avec Patrick au théâtre Francis Gag pour le spectacle de l’association sportive et culturelle pour adultes handicapés mentaux L’Envol, consacré en 2016 à la variété des années 80. Trois heures et demi d’un vrai spectacle qui fut aussi un grand moment de bonheur. Coachés par Virginie et Loetitia, le sociétaires de L’Envol ont mis le feu au petit théâtre avec une demi-douzaine de chorégraphies qui, de La fièvre du samedi soir à un medley de la Compagnie Créole, étaient toutes plus endiablées les unes que les autres. Spectacle à la fois émouvant et jubilatoire qui nous a impressionné par sa générosité et la joie de vivre qu’il dégageait.

Les chorégraphies étaient encadrées par les prestations d’excellent(e)s chanteurs et chanteuses et les numéros à la fois troublants et étonnants de René en Mireille Mathieu. C’est dire si on a soigné le spectacle de L’Envol.

Nouveau signe s’il en fallait un de la pénétration de l’attentat du 14 juillet dans tous les milieux niçois, un hommage émouvant a été rendu à l’une des amies de l’association disparue ce jour-là.

Seule note négative : les élus de la mairie qui généralement se déplacent en groupe pour inaugurer le moindre bout de trottoir ou participer à une réunion de quartier n’ont pas jugé bon d’être présents. C’est dommage !

Mais, pour ne pas rester sur ce constat navrant, nous préfèrerons à l’avenir nous souvenir de la bonne humeur communicative des présentateurs (et chanteurs) Henri et Jean, et de l’image de la Présidente, Madame Sarfati, dansant sur scène et avec entrain en compagnie de « sa » troupe de L’Envol sur la musique de Fame à la fin du spectacle.

Bravo Madame et à l’année prochaine !

 

img_5381img_5384img_5376img_5401img_5394img_5378img_5375img_5369img_5371

 

logo-metropoleLa séance de ce jour du Conseil de la Métropole Nice Côte d’Azur fut plus longue que je ne l’avais envisagée et un brin fatigante. Il faut dire que le Président profitait de la moindre de nos interventions pour partir dans un tunnel dont on désespérait de le voir sortir.

Sans compter qu’il n’avait pas besoin de nos interpellations pour se lancer dans des tirades dont il a le secret et qui ont pour caractéristique de n’avoir aucun lien avec l’ordre du jour. Ses cibles préférées ? L’Etat bien sûr : les ministres, le préfet…

Aujourd’hui, en plus du préfet (qui va sûrement bien lui manquer puisqu’il nous quitte), il s’en est pris au Garde des Sceaux – appelé systématiquement le sous-garde des Sceaux – à propos des terrains demandés par ce dernier pour construire la nouvelle maison d’arrêt de Nice (c’est marrant comme ces gens qui veulent mettre tout le monde en prison ne sont jamais prêts à en accepter une sur « leur » territoire). Je ne tiens pas à donner plus d’écho qu’il se doit à ses invectives mais elles m’ont semblé suffisamment graves pour que, à l’occasion d’une prise de parole sur un tout autre sujet, je lui fasse remarquer l’indignité de son propos.

« Monsieur le Président, permettez-moi de réagir à la façon dont vous vous êtes exprimé à propos de Monsieur le Garde des Sceaux, avec des mots indignes d’un élu ayant les responsabilités qui sont les vôtres. Ce n’est pas nouveau, mais depuis quelques mois cette tendance s’est renforcée, tout le monde a pu s’en rendre compte, notamment avec votre attitude vis-à-vis du préfet des Alpes-Maritimes. Vous demandez le respect des élus : encore faut-il que ces élus tiennent des propos respectables« .

Au-delà, j’avais prévu d’intervenir sur deux délibérations concernant des rapports d’activité pour 2015 de délégataires de certains services publics : l’auto bleue et la tarification des parcs autos exploités par Indigo (c’est-à-dire Vinci).

Sur le premier sujet, constatant que, comme les années précédentes, les attentes n’étaient pas au rendez-vous en termes d’utilisation et de recettes d’exploitation et étant donné que cela coûtait assez cher à la collectivité (qui doit combler la plus grande partie des pertes du fait d’une clause de partage du risque recette), j’ai demandé à ce qu’il soit fait un bilan coût/avantage car d’autres investissements pourraient être concevables pour améliorer la politique d’écologie urbaine.

Sur le second, j’ai relevé les aberrations de la tarification des parcs autos gérés par Indigo qui, en plus d’être excessivement élevée, est complètement incongrue tant elle varie d’un parc à l’autre (alors que ces parcs se trouvent sur des secteurs identiques ou comparables). Ainsi certains parcs n’ont aucune gratuité dans les premières minutes et rançonnent les automobilistes avec des tarifs à 0,90 € du quart d’heure, d’autres prévoient une demi-heure de gratuité et font payer le quart d’heure qui suit 2 €. Quant à ceux qui retiennent une heure de gratuité, il faut faire attention à ne pas la dépasser : le premier quart d’heure est à 4,10 €… Il semblerait qu’on ne puisse rien faire pour l’instant (même pas harmoniser), Vinci n’étant pas prêt à renégocier les conventions passées il y a pas mal d’années…

Lire l’intégralité de mes interventions.

Nice-Matin 19/11/2016

Nice-Matin 19/11/2016

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Promenade du week-end ce matin dans le parc du Mont Vinaigrier. C’est l’un de mes préférés : il offre des vues inédites à la fois sur le Cap Ferrat et sur l’Est de Nice et surtout, surtout, il est très calme, encore davantage quand on s’éloigne à grands pas de l’été. Cela faisait longtemps que nous n’y étions pas allés (la dernière fois c’était en mai 2014 et le parc était par endroits couvert de fleurs) car pour mon joggeur de mari ce n’est pas vraiment l’idéal : ce sont des montées et des descentes en permanence.

Ce matin, il n’y avait pas un chat, seulement deux chiens avec leur maître et deux coureurs.

En parcourant les chemins, le bruit de la cité monte à peine vers vous, étouffé, et pourtant on peut apercevoir entre les feuillages et en contrebas la ville. De l’autre côté, c’est la mer et au loin un sommet enneigé.

Le parc est très grand, les sentiers qui le sillonnent nombreux et j’aime m’y perdre. Et je m’y perds pour de bon : invariablement, il arrive un moment où je ne sais plus où je suis et comment retourner vers l’entrée où j’ai laissé ma voiture. N’étant quand même pas si éloignée que ça de la « civilisation », je finis toujours par y parvenir, même si par instants j’aime bien jouer à me faire peur.

Ces petites promenades me font un bien fou et me permettent de respirer quand la semaine a été un peu rude. Et, sous un magnifique ciel bleu, à peine voilé au-dessus de l’aéroport par les brumes matinales, ça a marché cette fois encore.

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Deux semaines après avoir été informés par les résidents de l’Artistique des dégâts occasionnés par le passage du tunnelier, nous avons tenu à faire une conférence de presse afin d’apporter des précisions sur notre position au vu des informations dont nous disposions et de l’éclairage du professeur Éric Gilli contacté par Marc Concas qui avait déjà travaillé avec lui à l’occasion des recours intentés par le collectif opposé au projet en souterrain de la ligne 2 du tram qu’il animait. En effet, il nous apparaissait que les réactions de la ville et de la métropole n’étaient pas susceptibles de répondre aux inquiétudes des habitants.

Le professeur Gilli, spécialiste du sous-sol et des problèmes d’eaux souterraines (géologie et hydrogéologie), est régulièrement intervenu dans la région sur ces questions. Il a en particulier travaillé sur l’effondrement du tunnel de Toulon.

Ses remarques relatives à l’insuffisance des études au niveau de la préparation du projet niçois se sont manifestement révélées exactes puisque la Métropole a par la suite augmenté les profondeurs des sondages qui étaient en cours. Ses collègues locaux, niçois, ont été peu à peu écartés du projet après qu’ils avaient soulevé un certain nombre de difficultés auxquelles le chantier allait être confronté. Et ces difficultés se produisent justement aujourd’hui sur l’ensemble du tracé.

Il avait dès l’origine été surpris de constater que les documents livrés à l’enquête publique donnaient l’illusion d’une absence totale de difficultés au niveau de la ville de Nice pour creuser le tunnel. Dans les documents de l’enquête publique, on a considéré qu’ils n’auraient strictement aucun effet sur les écoulements souterrains. Or, il en est convaincu : ce projet ne peut que provoquer des modifications de circulation d’eaux souterraines très importantes.

Parmi les problèmes qui se sont manifestés et qu’il a évoqués, il a tenu à insister particulièrement sur la situation à laquelle se sont trouvés confrontés les habitants de l’immeuble du 10, rue Foresta, comparable à celle que l’on rencontre aujourd’hui boulevard Dubouchage, à savoir un tassement de l’immeuble d’une dizaine de centimètres. Les personnes concernées étaient peu nombreuses, sans grands moyens, et elles ont accepté de prendre comme expert celui qui avait participé au référé préventif de ce chantier et qui se trouvait donc en fait juge et partie : difficile pour lui de se condamner lui-même… Du coup, les victimes se trouvent maintenant obligées de vendre leur appartement.

Pour autant, le professeur Gilli a rappelé qu’il ne s’était jamais opposé au projet en disant qu’il n’était pas réalisable (réaliser un tunnel, c’est toujours faisable) mais qu’il ne l’était pas avec la simplicité qu’affichait la Métropole et qu’il serait sans doute plus long et plus coûteux qu’annoncé.

Plus long, c’est déjà le cas, puisque, contrairement aux prévisions qui étaient d’un creusement de 10 mètres par jour, on constate un retard relativement important, signe que tout ne s’est pas passé jusqu’alors aussi facilement que prévu.

Nous ne faisons pas de catastrophisme mais nous demandons à être rassurés autrement que par la simple négation des risques puisque plusieurs dégâts se sont déjà produits. Il est difficile en l’état de savoir s’il est plus raisonnable de suspendre ou pas momentanément les travaux, la Métropole ayant communiqué sur les dangers potentiels d’une telle suspension.

Nous ne demandons pas l’arrêt des travaux : que l’on ait voté pour ou contre le projet, son arrêt en l’état serait en effet une catastrophe financière. Nous souhaitons qu’il puisse aller au bout mais, face aux difficultés que nous avons à obtenir des informations convaincantes et crédibles, nous avons conclu à la nécessité de réunir un collège d’experts locaux (parmi lesquels le professeur Gilli) qui serait susceptible de donner un avis indépendant sur les risques présents ou à venir dans des délais très brefs. Comme Marc Concas l’a conclu : « Nous ne demandons pas la lune ! »

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Reportage au JT 19-20 de France 3 du 10/11/2016

En ce 11 novembre où l’on commémore l’armistice de 1918, j’ai voulu reprendre pour la 2e fois ce billet écrit ici même le 13 mars 2008.

Victor et Blanche Boy

Blanche et Victor Boy

Victor aurait eu 110 ans quand, à côté de mon père, j’ai lu son nom sur la plaque de l’une des si nombreuses croix du cimetière militaire de Suippes.

Drôle de sensation de voir un fils de 80 ans pleurer sur la tombe d’un père de 31 ans.

Ce fils a porté cette blessure en lui toute sa vie. Quoi de pire que l’absence d’un père qu’on n’a jamais connu si ce n’est au travers de photos jaunies et du souvenir entretenu par une mère qui se retrouvait veuve à vingt-trois ans ? Victor est mort peu après sa blessure dans les Dardanelles et son rapatriement en France par le navire-hôpital le Duguay-Trouin en provenance de Salonique. Sur une carte envoyée du bateau et écrite au crayon gris, il faisait part de son impatience de revoir sa Blanche, sa Blanchette, et de serrer enfin dans ses bras ce petit Raymond qui leur était né dix mois plus tôt. Il n’en aura pas eu le temps.

Deux années de guerre, deux années d’horreur : et pourtant rien ne transparaissait jamais dans les brefs messages qui sont parvenus régulièrement à Blanche. Toujours cette même inquiétude pour la jeune femme restée seule au pays. «Pour moi, tout va bien, mais je me fais du souci pour toi».

Pourquoi, dans toutes les lettres écrites par ces hommes envoyés au combat, n’y avait-il jamais une plainte, jamais un mot qui aurait pu faire comprendre l’horreur de ce qu’ils vivaient si loin de chez eux ? Censure ? Peut-être. Pudeur ? Sans aucun doute. Parce qu’ils n’en ont pas plus parlé à leur retour qu’ils ne l’ont fait durant leurs trop rares permissions. Ils auraient eu honte de se plaindre, eux, les hommes, accueillis tels des héros, surtout s’ils rentraient avec un bras ou une jambe en moins, ou avec la gueule cassée. Comment dès lors dire la peur qui les tenaillait au ventre ? Un héros, ça n’a pas peur : même leurs proches n’auraient pas aimé ça. Dans mon enfance, j’en ai connu plusieurs des hommes de ma famille qui avaient fait la Grande Guerre. Aucun d’eux ne m’a jamais dit ce qu’il avait vécu. Il est vrai que cette guerre était terminée depuis longtemps, et qu’une autre, avec son propre cortège de malheurs, l’avait fait oublier. Il en est allé d’ailleurs de même pour les déportés qui ont survécu aux camps de concentration : dans un premier temps, ils ont peu raconté. Sans doute avaient-ils eux aussi compris qu’ils n’étaient pas très nombreux ceux qui avaient envie de les entendre. Comme si nos sociétés éprouvaient le besoin de jeter un voile sur ce que certains comportements révèlent de la nature humaine.

Aujourd’hui encore, je suis remplie de colère quand je pense à ces généraux qui ne voyaient dans ces soldats envoyés au front que de la chair à canon, je suis remplie de colère quand je pense à l’assassinat de ces jeunes gens qui ont eu le courage de résister aux ordres en refusant de partir à l’assaut et de quitter la tranchée une fois de plus. J’enrage de me dire que ceux qui ne les considéraient que comme des pions sur un échiquier ont été fêtés parce qu’ils avaient gagné la guerre. Quelle victoire ?

Alors quand j’ai lu, hier, que Lazare Ponticelli, le dernier Poilu, venait de mourir à l’âge de 110 ans, j’ai pensé à toutes ces vies brisées, à tous ces noms sur les monuments aux morts partout en Europe. J’ai pensé à Victor, mon grand-père, éternel jeune homme de 31 ans, j’ai pensé à son fils de 80 ans et à mon bras passé autour de son cou, pour tenter, en vain, de lui enlever un peu de sa peine, quand nous étions penchés sur sa tombe. Et j’ai pleuré. De colère.

Victor Boy est né le 2 mai 1885 et est mort le 29 août 1916. Sa dernière carte envoyée à son épouse, Blanche Cériché, est datée du 16 juillet 1916 et a été écrite sur le navire-hôpital le Duguay-Trouin. Il n’a jamais rencontré son fils, Raymond Boy, né le 14 octobre 1915.


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Jeudi dernier, je recevais, à l’occasion de ma permanence municipale, une représentante des habitants du bâtiment de l’Artistique 27, boulevard Dubouchage, bâtiment qui abrite par ailleurs le Théâtre de la Photographie et de l’Image. Celle-ci me faisait part de leurs inquiétudes suite à un certain nombre de désordres constatés dans leur bel immeuble en début de semaine, alors que le tunnelier de la ligne 2 du tram (engin qui creuse le tunnel pour le passage en souterrain) avait dépassé la future station du square Durandy et venait de passer à proximité pour rejoindre l’avenue Jean Médecin puis le boulevard Victor Hugo.

C’est ainsi que des fissures importantes avaient pu être constatées tant sur la façade de l’immeuble que sur le côté donnant sur la rue Alberti, qu’il en allait de même à l’intérieur de certains appartements et qu’on avait du mal à ouvrir des portes palières, signes d’un mouvement des murs. Leur syndic avait fait poser des « pansements » sur les failles pour pouvoir suivre leur évolution éventuelle et un huissier s’était rendu sur les lieux (il n’avait pas été autorisé à pénétrer à l’intérieur du TPI). Par ailleurs, le personnel travaillant sur le chantier avait étayé les palmiers se trouvant devant l’immeuble, autre signe qui ne pouvait manquer d’interpeller les riverains. Ces derniers ayant les plus grandes difficultés à obtenir des informations de la part de l’administration métropolitaine et s’inquiétant à juste titre pour l’avenir, mon interlocutrice me demandait si je pouvais essayer d’en apprendre davantage et d’informer les médias de la situation.

Ayant essayé en vain d’obtenir des informations auprès de « la mission tramway » (personne ne semblait au courant de quoi que ce soit…) et après une visite sur les lieux, je décidais d’alerter le maire de Nice en lui faisant parvenir un courrier dès le vendredi soir (voir la lettre ci-dessous) et j’en informais la presse. Monsieur Pradal fut beaucoup plus réactif puisque le lendemain à la première heure son directeur de cabinet me téléphonait : les dégradations étaient bien réelles et des recherches étaient en cours pour en connaître l’origine exacte. Selon lui, c’était la première fois que le passage du tunnelier aurait de telles conséquences aux abords du chantier. Il m’a fait part de son étonnement dans la mesure où le tunnel passait sous le boulevard Dubouchage et était donc relativement éloigné des habitations (le trottoir est assez large sur le boulevard). Cette dernière affirmation n’était pas tout à fait exacte dans la mesure où, d’après le tracé du plan de la ligne 2 (affiché dans les points Infotram), le tunnel venant du square Durandy passe sous l’hôtel Ellington voisin (où des désordres ont également été constatés) et se trouve encore très proche des habitations au niveau du n° 27 du boulevard.

Le dimanche en soirée, j’étais à nouveau contactée par les habitants qui m’apprenaient que vers 20 heures une eau chargée de boue grise était remontée du sous-sol du trottoir créant une vaste flaque devant le TPI (voir la photo ci-dessus). Ce mercredi, après une longue journée de cours à la fac, j’avais donc rendez-vous avec eux et une journaliste de Nice-Matin pour faire le point sur la situation. Et ce n’était guère brillant : de nouvelles fissures ont pu être constatées et l’inquiétude monte dans la mesure où les informations qui leur sont données sont plus que parcellaires. Il faudrait que les responsables de la Ville et de la Métropole fassent preuve d’un minimum de transparence (ce que réclament les habitants) et, qu’à tout le moins, les travaux soient suspendus en attendant les résultats de l’enquête menée. Mon collègue Marc Concas, dont le cabinet est tout proche, nous a rejoints et a rappelé le recours qu’il avait intenté contre la ligne 2 du tram suite aux risques prévisibles que ferait courir le chantier aux bâtiments de la ville situés sur le parcours. Ce recours n’avait pas été couronné de succès. Aujourd’hui, on pourrait se demander légitimement pourquoi…

Lettre au maire de Nice 28/10/2016

Lettre au maire de Nice 28/10/2016

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