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Ce n’est pas parce qu’une actualité a livré quelques bonnes nouvelles en matière de lutte contre le SIDA qu’il faut baisser les bras. C’est cette volonté qui a animé nos étudiants (Patrick les encadrant au 1er semestre, moi au second), Elena, Fiona, Myriam, Saïfedine et Victoria, lorsqu’ils ont décidé, dans le cadre de leur projet tuteuré, d’accompagner l’association SIS-Animation – qui intervient sur la prévention du VIH/SIDA et de l’hépatite et qui lutte contre les exclusions liées à la sexualité ou à l’état de santé – pour l’organisation d’une soirée au théâtre Francis Gag autour du spectacle Rétro-sexuel.

Il s’agissait d’une création scénique du collectif Art-Spes très originale où les comédiens-danseurs-interprètes nous guident à travers la redécouverte du mal de notre temps. En un peu plus d’une heure, devant une salle pleine (bonjour Elijah, bonjour Benoît !), ils font la démonstration que spectacle et pédagogie peuvent très bien s’entendre.

Donc un grand bravo à l’association et à son très baba cool animateur Jean-Pierre Paringaux, à la troupe du collectif Art-Spes et bien sûr à nos étudiants qui ne cessent de nous surprendre (agréablement bien sûr).

Voir sur le blog de Patrick, une autre initiative des LEA L2 Droit.

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À la fin de la représentation

Dans le petit théâtre de L’impertinent à la programmation toujours aussi riche, nous avons assisté au dernier spectacle de Frédérique Grégoire, Récits de femmes, des auteurs italiens Dario Fo et Franca Rame. Mise en scène comme toujours avec sobriété et précision par Guillaume Morana, le maître des lieux, Frédérique nous offre, quelques jours avant le 8 mars trois portraits de femmes :

– Le témoignage d’une femme violée (en fait celui de l’auteure Franca Rame elle-même) dont l’intensité est portée à son paroxysme par l’apparente normalité des propos. Frédérique y est bouleversante. (Le viol)

– Celui d’une prostituée désormais enfermée dans un asile d’aliénés racontant sa descente aux enfers au sein de l’entreprise dont elle fut l’ouvrière avant d’opérer une rédemption étonnante. (La putain dans un asile d’aliénés)

– Enfin, le quotidien d’une jeune femme qui travaille et pour laquelle la perte d’une clé permet de décrypter les mécanismes de l’aliénation. (Le réveil)

Par leur implication politique, les deux derniers portraits ont un fort parfum de comédie italienne des années 1970.

Quand même, lorsqu’on a assisté à cette triple performance d’une actrice, quelques semaines après sa Roxane déterminée et classieuse (face à la tornade Cyrano-Veschi) et son rôle de bourgeoise pétainiste « héroïquement soumise » dans Maria et le kiosque à musique, on se dit que le doute n’est plus permis : oui, Frédérique Grégoire est une très grande comédienne.

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Février est la période des cérémonies commémoratives de la Retirada (l’exil des républicains espagnols en 1939 et leur « accueil » déplorable en France) dans les Pyrénées-Orientales dont une partie de la population est d’origine espagnole.

Pour moi qui ai toujours été émue par ce drame (voir, par exemple, mes billets Le camp de Rivesaltes et la Retirada en 2008 ou La mémoire de la Retirada en 2013), il n’était pas question de ne pas participer à ce 80e anniversaire.

C’est ainsi que ce matin, nous avons arpenté l’immense plage d’Argeles où des poteaux plantés dans le sable permettaient de suivre une exposition photographique témoignant des conditions de vie indignes que la République française a imposé aux réfugiés dans un camp construit à la hâte à même le sable.

Puis nous avons emprunté la route du col de Banyuls en participant à une sorte de pèlerinage à travers la montagne parfumée de mimosas qui était un des chemins de passage de la Retirada. Au fur et à mesure de notre progression sous un soleil déjà printanier, nous avons pu nous replonger dans le chaos de cette retraite forcée avec des histoires de naissance en pleine nature, de meurtres et de traîtrise, de petits gestes d’humanité, de trésors convoités… Et je n’ai pu m’empêcher d’avoir une pensée pour Pepita, la grand-mère de Xavier : était-ce ici qu’elle avait franchi la frontière ? Mais ici ou ailleurs dans les Pyrénées, l’histoire était la même, pour toutes les Pepita contraintes à l’exode et à l’exil…

Enfin, à la mairie de Banyuls, où était inaugurée une exposition, un survivant nous a raconté non seulement l’horreur de la période mais aussi celle de l’après avec, par exemple, le drame des bébés volés (dont le nombre est estimé à 300 000) aux mamans républicaines dans les années 1940 et 1950 (et même au-delà). Le maire lui-même a pu nous raconter l’histoire de sa famille intimement liée à celle de la guerre civile en Espagne. Ce fut pour nous l’occasion de retrouver, l’espace d’un moment, comme à chaque fois, notre amie Minerva dans la famille (espagnole) de laquelle nous avons eu la chance de partager dans le passé des beaux moments de mémoire et de convivialité.

Une belle et triste journée. Une de ces journées qui vous apprennent à quel point le souvenir historique n’est pas la satisfaction d’une nostalgie mais une arme pour affronter le présent. Surtout quand on est républicain et humaniste.

Dominique Boy-Mottard - 1

Tout en commençant à accumuler une certaine expérience sur les bancs du Conseil municipal, je constate que mon incrédulité reste entière face au comportement pittoresque de certains collègues.

Ainsi, Olivier Bettati, le roi des départs tonitruants et des retours discrets qui, une fois encore n’a pas failli à sa réputation sans jamais vraiment intervenir sur le fond. Ainsi, l’incroyable Joseph Calza, revenant à ce Conseil siéger benoîtement dans une assemblée qu’il n’avait plus fréquentée depuis… 2015. À un moment où la démocratie représentative est sévèrement critiquée (par des gilets jaunes soutenus – paradoxe suprême – par les susnommés), ce type de comportement est particulièrement malvenu. De même que celui des duettistes d’extrême droite, Aral (plus gilet jaune que lui tu meurs) et Domergue, tout ce beau monde s’empaillant à qui mieux mieux par Twitter interposé, Bettati ayant viré Aral de son groupe pour le soutien que ce dernier apportait à Dieudonné. Ça devient compliqué, comme s’amuse à commenter le maire…

Heureusement, et il faut le dire, la très grande majorité des conseillers municipaux – majorité et opposition confondue – sont assidus et font très bien leur travail dans le respect de leurs convictions et des engagements pris devant leurs électeurs.

Le dossier structurant du Conseil était l’avis que devait donner la Ville sur le PLU métropolitain. Pour les mêmes raisons que celles évoquées devant l’assemblée de la Métropole, nous avons voté contre un document qui continue à développer les grandes zones commerciales comme à Lingostière (ce qui est dommageable tant pour le petit commerce que pour l’agriculture), qui n’a pas un plan de déplacements permettant de désengorger la vallée du Paillon (même si le maire s’est engagé à faire étudier la question), dont les prévisions en matière de logements sociaux restent insuffisantes, et qui continue à privilégier l’hyper centre par rapport aux territoires périphériques.

Moment d’émotion au cours de ce conseil quand nous avons acté la construction d’un mur des déportés sur la colline du Château où seront répertoriés les noms des déportés niçois victimes de la barbarie nazie. Moment d’émotion car il m’a permis de me souvenir à voix haute des voyages de la Mémoire effectués à Auschwitz et de la cérémonie de la Villa Jacob où j’avais pu rendre hommage publiquement à mon arrière-grand-mère.

La délibération sur Mars aux musées m’a par ailleurs permis de souhaiter une montée en puissance de cette manifestation souvent méconnue et qui a le mérite d’être la seule véritablement pluridisciplinaire de notre ville tout en mettant en valeur notre patrimoine muséal. L’occasion de rappeler qu’il ne me semblait pas normal que la cinquième ville de France n’ait pas un véritable adjoint généraliste à la culture (ce qui n’enlève rien à l’investissement des nombreux adjoints qui se répartissent les compétences qui y sont liées).

Pour le reste, je suis restée sur ma faim en ce qui concerne les précisions que je demandais, en ayant déposé une question orale, quant aux pénalités et au paiement des loyers par l’opérateur qui a pris du retard pour l’aménagement de la halle de la Gare du Sud. Mais que l’on compte sur moi pour ne pas lâcher l’affaire. Nous n’avons pas voté le vœu présenté par Patrick Allemand pour obtenir le classement de la Villa Paradiso, le maire – qui était d’ailleurs prêt à le voter – nous ayant proposé la création d’une commission pour faire le point sur la question (car des offres ont déjà été déposées suite à la mise en vente), la Villa étant d’ailleurs actuellement aussi bien protégée voire davantage, notamment par le PLU comme j’avais déjà eu l’occasion de le faire valoir dans un courrier que j’avais adressé au maire à ce propos. De la même manière, nous avons refusé de voter un autre vœu qui souhaitait étendre la gratuité du stationnement sur voirie de 30 minutes à une heure : privilégier encore la voiture en centre-ville (la gratuité pendant une heure existe déjà dans les parkings souterrains qui ont été repris en régie par la Ville) ne nous semblant pas envoyer un bon signal pour inciter nos concitoyens à abandonner l’utilisation de moyens de transports individuels dans un secteur où les transports en commun ne manquent pas.

Quelques autres interventions aussi à propos des aires de livraison (j’aurais l’occasion d’y revenir) et des embouteillages, de la Coupe du Monde Féminine de Foot à l’Allianz, des vélos transporteurs… que vous pouvez retrouver sur ce blog à la page qui leur est spécialement consacrée.

(Suite de la 1re partie de mon discours lors des vœux organisés le 10 janvier 2019)

Le calendrier municipal étant donc régulièrement chamboulé en fonction des obligations médiatiques du maire et de l’homme politique à la fois LR et Macron-compatible, nous avons du mal à pouvoir travailler normalement.

C’est ainsi qu’il faut toujours se battre pour obtenir les vraies informations concernant certains dossiers sur lesquelles sa communication à outrance ne fait que jeter un voile. Le chantier de la ligne 2 du tram, dont on inaugure chaque mètre de rail (j’exagère… à peine…), a vu son prix exploser comme nous l’avions annoncé : il atteint aujourd’hui les 945 millions d’euros. À force d’insistance, d’interventions par courrier ou dans les conseils et commissions, nous finissons par avoir des précisions, mais au compte-gouttes et au prix de quels efforts et de quelle vigilance ! Ce n’est pas simple de dénicher ce qui peut poser problème au milieu des nombreuses délibérations qui sont soumises au vote quand on n’a les dossiers que quelques jours avant. Heureusement, nous avons autour de nous des amis qui, grâce à leurs compétences dans divers domaines, notamment dans la fonction publique territoriale, nous apportent une aide efficace. Certains sont présents ici ce soir, qu’ils en soient grandement remerciés. Une élue de la majorité me disait il y a peu, faisant preuve d’une lucidité assez inédite parmi ses congénères, qu’elle se demandait comment nous parvenions à travailler sur l’ensemble des sujets alors qu’elle-même avait déjà du mal à se consacrer aux quelques dossiers qu’elle avait à présenter en séance et qui étaient d’ailleurs préparés par les services municipaux. Ces difficultés ne nous font pas renoncer, peut-être même au contraire : quand nous sentons des réticences, on se dit qu’il y a sans doute quelque chose qu’on veut nous cacher (« Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup »). D’ailleurs, j’ai pu constater à plusieurs reprises que, suite à des remarques que j’avais faites lors des réunions préparatoires du Conseil, les délibérations se trouvaient ensuite retirées de l’ordre du jour.

Pour en revenir à la communication, celle-ci présente l’avantage, pour celui qui communique, de mettre en avant telle action par rapport à telle autre. Celle dont on veut faire la publicité par rapport à celle sur laquelle on préfère être discret. Parfois, on frise la supercherie. Ainsi avant le dernier Conseil municipal de 2018, le maire a présenté aux médias une liste de mesures censées améliorer le pouvoir d’achat des Niçois. Des « mesurettes », comme j’ai pu le faire remarquer, qui n’auront pratiquement aucune incidence sur la vie des habitants : ainsi, par exemple, la baisse du prix de la location d’une salle de spectacle pour une association à but non lucratif de 1,6%, la gratuité de l’entrée du parc Phoenix le premier week-end du mois. On nous a même resservi le chèque-carburant (dont l’impact sera particulièrement minime) déjà voté par le Conseil métropolitain car il relève de sa compétence. Mais, il fallait bien enfoncer le clou pour répondre aux revendications initiales des gilets jaunes : au niveau national, le gouvernement a abandonné la taxe carbone, au niveau local on donne un chèque carburant. Communication toujours, finalement pour rien : ce n’est pas en sacrifiant les inquiétudes liées à la fin du monde qu’on répondra aux préoccupations sur les difficultés de la fin du mois, on l’a bien vu.

Des « mesurettes » aussi d’ailleurs en matière d’environnement comme par exemple l’autopartage dont l’efficacité est plus que douteuse (son régime a d’ailleurs changé récemment) ou l’aide à l’acquisition d’un deux-roues électrique qui ne constitue qu’un effet d’aubaine pour ceux qui, de toute façon, avaient décidé d’en acheter un…

Même constance dans les dérives qui sont celles du maire depuis de nombreuses années : la confusion entre vitesse et précipitation. Quand on veut aller trop vite, on fait parfois des bêtises. On le voit bien : la plupart des grands projets annoncés sont systématiquement retardés. C’est ainsi qu’hier j’ai participé au jury de concours pour l’extension-réhabilitation de l’école du Ray, dossier qui a pris plus de deux ans de retard suite à des vices de procédure.

Sur l’aménagement de la Halle de la Gare du Sud, après des annonces tonitruantes, j’avais eu l’occasion de relever le caractère prématuré de celles-ci compte tenu des procédures en cours d’attribution du marché. Ayant pu constater que cet aménagement n’était toujours pas réalisé alors que son inauguration était annoncée pour la fin de l’année 2018 et que le bail emphytéotique consenti par la ville, propriétaire, à une société prévoyait l’ouverture au public au plus tard le 1er janvier, je viens d’adresser un courrier au maire, suite à l’information parue récemment dans la presse annonçant cette inauguration pour le mois de mai, afin de connaître les raisons d’un tel retard pour savoir à quoi ou à qui il est imputable.

Ces retards tendent à devenir la règle : j’aurais pu parler aussi du chantier du Couvent de la Visitation dans le Vieux-Nice, de celui d’Ikea, de la cuisine centrale, du MIN… Et ils ne sont pas neutres pour les finances de la Ville.

On le constate régulièrement : communication n’est pas information. Certains comités de quartier qui se sont organisés en une coordination n’ont d’ailleurs pas hésité à se plaindre du manque de concertation sur les grands projets et à demander un changement de gouvernance, à tel point que le maire, suivi de toute une armada d’adjoints, a jugé utile de participer (un moment) à leur réunion et leur a annoncé la tenue d’une prochaine réunion de travail. À suivre…

Je n’ai pas repris ici le fond des dossiers qui ont fait l’objet de notre attention me contentant d’en énumérer certains en me tenant, avec mon collègue Marc Concas, avec nos collaborateurs Fabien Castejon et Colette Duchet, à votre disposition pour vous informer en détail. Parce qu’il ne faudrait pas que vous pensiez que les embûches placées sur notre route entament en quoi que ce soit notre détermination. Parce qu’elles ne nous empêchent pas d’obtenir, plus souvent qu’on ne pourrait le penser, des résultats, preuve s’il en était besoin de la pertinence de nos interrogations et de nos remarques. Je note d’ailleurs avec une certaine satisfaction que les réponses à mes courriers sont de plus en plus argumentées, signe (peut-être) de la prise de conscience par mes interlocuteurs du sérieux de mes démarches ; c’est aussi ainsi que certains dossiers évoluent.

Enfin, nous nous attachons particulièrement à aider les associations qui accomplissent dans leur domaine d’intervention ou dans leur quartier des tâches remarquables pas toujours reconnues à leur juste valeur. Merci à elles pour ce qu’elles accomplissent. Pour notre part, nous considérons comme un devoir le fait de leur apporter notre soutien.

Bien sûr, il nous arrive de traiter également des dossiers individuels suite aux saisines de nos concitoyens. Nous nous efforçons de les accompagner du mieux possible même si ce n’est pas toujours évident. Il faut dire que le problème récurrent dans notre département concerne le logement, singulièrement le logement social, et de ce point de vue, nous avons bien du mal à aboutir tant les efforts de la Métropole et de la Ville sont mesurés en la matière alors que les besoins sont criants.

Comme vous le voyez, nous ne ménageons pas notre peine. Inlassablement, véritables Sisyphe de l’opposition, nous faisons remonter nos dénonciations, nos revendications, nos propositions, au sommet de la montagne municipale. En 2019, comme c’était le cas les années précédentes, nous ne renoncerons pas. Mais ne nous plaignez pas : un pied noir célèbre n’a-t-il pas dit qu’il fallait imaginer Sisyphe heureux ? Et ce soir, devant votre assemblée bienveillante, je le confirme plus que jamais : nous sommes heureux !

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Nice Matin 11/01/2019

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Le 10 janvier, nous présentions avec Patrick Mottard nos voeux. L’occasion incontournable de partager la traditionnelle galette. Mais avant, nous avons dit quelques mots. Pour ma part, je me suis concentrée sur la politique municipale niçoise et métropolitaine. Voici la première partie de mon intervention.

Pour une élue, le rendez-vous des vœux est avant tout l’occasion de faire le point sur notre activité d’une façon globale. Un petit bilan et un peu de perspectives.

Avec ma double casquette de conseillère municipale et de conseillère métropolitaine, ce qui est vraiment marquant cette année, si je regarde dans le rétroviseur, c’est l’aggravation d’un déficit démocratique que je dénonce depuis un certain temps déjà mais qui, là, devient insupportable.

En effet, les compétences de la Ville de Nice sont de plus en plus « exfiltrées » vers la Métropole. Dernier en date, il y a quelques semaines, l’Office du tourisme qui est devenu métropolitain (il s’agissait là, comme c’est souvent le cas d’ailleurs, de l’application d’une mesure nationale). En soi, ce n’est pas forcément une mauvaise chose que de mutualiser des activités municipales dans un pays qui a le record du monde du nombre de communes. Mais en fait, ce transfert aboutit à un véritable déni de démocratie.

Si, au Conseil municipal de Nice, les dossiers sont débattus par des élus qui doivent leur légitimité à une élection directe, ces dossiers sont de moins en moins importants. Par contre, à la Métropole où sont présentés les dossiers majeurs liés à l’aménagement, aux transports, au développement économique, à l’environnement, au logement (j’en passe et des meilleures), le Conseil est une chambre d’enregistrement (sans parler des réunions de Bureau, non publiques) de décisions prises par une technocratie au service de maires caporalisés par Christian Estrosi. Nous sommes une poignée d’élus, tous niçois, à essayer de faire vivre le débat démocratique mais c’est très difficile face à une majorité regroupant aussi bien les maires LR que les maires communistes.

Si au niveau national une réforme n’est pas entreprise pour que les élus communautaires soient vraiment des élus au suffrage universel direct, c’est la fin programmée de la démocratie locale. Surtout quand, comme le Maire de Nice-Président de la Métropole, on est un spécialiste de l’enfumage. Cette année, il s’est surpassé en créant un impôt foncier à un taux de 6,4% à la Métropole avant d’accorder une petite ristourne comme maire de Nice. Du coup, les habitants de notre ville arrivent dans tous les classements nationaux en première position pour l’augmentation de la taxe foncière en 2018 (20%, une paille !). Pourtant, le maire ne cesse de se vanter d’avoir baissé les impôts… De qui se moque-t-on ? De qui se moque-t-il ? Christian Estrosi c’est le Dr Jekyll à la Ville et Mister Hyde à la Métropole ! Mais il est vrai, comme je le rappelais précédemment, qu’on vote pour le Maire et pas pour le Président de la Métropole…

Autre problème de démocratie, et là le Maire de Nice est en parfaite harmonie avec le Président de Nice Côte d’Azur : une action politique qui privilégie systématiquement la communication par rapport au fond et au débat. Les plans et différentes mesures sont ainsi fréquemment annoncés à la presse avant les votes en Conseil. Cela n’émeut pas beaucoup la majorité godillot. Par contre, pour nous, opposants pourtant responsables et constructifs, c’est tout simplement insupportable. Sans compter qu’on ne cesse d’apporter des modifications aux dates de réunion des conseils et des différentes instances auxquelles nous participons. Ainsi, fin décembre, était convoqué le Conseil d’administration de la Régie Parc d’Azur dont je fais partie. Quelques jours avant la date prévue celle-ci est changée. Le jour venu je me présente à l’heure (14 h). Avant que notre réunion ne commence – en retard – j’apprends qu’il y aura une suspension de séance à 14 h 20 pour que les élus de la majorité puissent se rendre à une inauguration et, comme je m’inquiétais de la durée de cette suspension, on m’a rassurée en me disant que ce ne serait pas long car de toute façon, nous devions terminer à 15 h puisqu’une autre réunion devait avoir lieu à cette heure-là dans la même salle. Excédée, j’ai pris mes cliques et mes claques et je suis partie : comment pouvait-on, en quelques minutes, expédier une réunion qui contenait une dizaine de délibérations dont l’une était consacrée au Budget primitif de la Régie des parcs de stationnement ???

(À suivre)

Cap sur 2019

Je vous attends avec Patrick MOTTARD pour nos voeux le jeudi 10 janvier à 18 h 30, à notre permanence du 10 avenue Cyrille Besset à Nice.

Bonne fin d’année à tous !

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