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Vaugrenier - 1 (3)

En balade dominicale et (très) matinale à Vaugrenier, j’ai pu enfin profiter de quelques traces d’automne. Certains arbres jaunissent, d’autres rougissent, certains perdent même leurs feuilles.

Le soleil commençait à se lever et j’avais presque le sentiment d’être seule au monde : le bruit des voitures sur la route du bord de mer ne me parvenant qu’assourdi, je pouvais profiter du chant des oiseaux et entendre le bruit des feuilles ou des glands qui tombaient. Un photographe rencontré à un point d’observation m’a fait remarquer que l’hiver devait approcher car les rouges-gorges étaient de retour.

Armée de mon appareil photo, j’ai pris quelques clichés, mais le soleil étant encore très faible, les couleurs n’étaient pas très éclatantes. Quand elles le sont devenues, en même temps qu’arrivaient les premiers coureurs et promeneurs du parc, j’étais sur le départ…

 

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Après un Bureau métropolitain contenant essentiellement les mesures individuelles d’indemnisation des commerçants riverains du tramway, le Conseil métropolitain Nice Côte d’Azur qui suivait n’était pas très chargé et la séance s’est révélée sans surprises. Le seul dossier pouvant faire un peu réagir était consacré à la modification des affectations concernant les lignes 2 et 3 du tram dans une autorisation de programme, dossier déjà largement abordé par l’opposition de gauche deux jours plus tôt (voir notamment ci-dessous mon interview par Nice Matin parue le 7/7/2017). Du coup, c’est à l’extrême droite qu’on fut le plus virulent par la voix d’un Bettati très à l’aise pour s’exprimer à la manière de ses amis FN, c’est-à-dire avec des attaques souvent personnelles et des excès dans l’expression.

Pour ma part, ne pouvant m’exprimer à propos de la délibération sur le tram le président de notre groupe ayant insisté pour le faire lui-même je me suis consacrée à la question relative aux emplois réservés pour les enfants des harkis, regrettant qu’on ait un peu tardé à mettre en application une mesure qui figure depuis plusieurs années dans la loi. J’ai également demandé à ce que les délibérations proposées soient plus transparentes lorsqu’il s’agit de réparer une erreur antérieure ce qui nous éviterait de nous perdre en conjectures, ce qui était le cas d’une délibération concernant l’affectation de fonds pour la réalisation des équipements publics de voirie rendus nécessaires par l’extension de Cap 3000 (à laquelle je me suis régulièrement opposée d’ailleurs).

Mon intervention sur le dossier concernant les harkis

« Je ne suis pas forcément une adepte acharnée de ce qui peut ressembler à de la discrimination positive, mais là, concernant les harkis, à propos desquels notre pays a tant à se faire pardonner et se doit de montrer sa reconnaissance, j’approuve à 100% la création d’un contingent d’emplois réservés pour leurs enfants leur permettant d’être inscrits sur des listes prioritaires afin d’accéder aux catégories B et C de notre fonction publique.

Je n’aurais qu’une question à vous poser : pourquoi si tard ? La possibilité d’avoir des emplois réservés pour les enfants de harkis est prévue par la loi depuis 2008 (loi du 26 mai 2008 entrée en application en 2009) et figure aujourd’hui à l’article L214-14 du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, et notre Métropole existe depuis 2011, ce geste aurait pu être fait plus tôt, non ? D’autant que pour améliorer les effets de ce texte qui se sont révélés assez décevants pour les harkis, notamment dans les collectivités locales, un nouveau « plan harki » du 25 septembre 2014 a rappelé les mesures prévues pour l’emploi des enfants de ces anciens supplétifs et qu’un courrier avait été adressé aux maires. » (Voir ci-dessous Nice Matin et CNEWS de ce jour)

Mon intervention sur la voie d’accès à Cap 3000

« Je m’étais étonnée en commission de constater une telle augmentation de l’affectation initiale de 3,5 millions d’euros qui passait à 14 660 000 euros. Un certain nombre d’explications m’ont été fournies en réponse que j’ai eu quelque peu de mal à entendre jusqu’à ce qu’on me précise qu’en fait le montant initial de 3,5 millions était erroné et ne correspondait qu’à une phase de l’opération et non à sa totalité, ce qui était donc une erreur de présentation puisque le Règlement financier prévoit que le montant affecté en autorisation de programme doit correspondre au montant total de l’opération, pluriannuel le cas échéant, ce qui est le cas ici.

Ceci m’a été confirmé par une note très claire qui m’a été adressée par les services ce dont je les remercie. (Par contre on devait m’envoyer une note sur la 21.6 – tram – mais je n’ai rien vu venir…)

Je pense néanmoins qu’il aurait été préférable d’écrire cela noir sur blanc dans la délibération plutôt que de nous laisser imaginer que les équipements publics rendus nécessaires par l’extension de Cap 3000 étaient quatre fois plus importants que ceux prévus à l’origine. Cela pose d’ailleurs un problème par rapport au vote initial. Des élus ont pu voter alors en pensant que ce montant de 3,5 millions pour l’ensemble n’était pas excessif, ce qui est le cas de certains membres de mon groupe.

Pour ma part, m’étant régulièrement abstenue sur ce dossier par opposition à cette extension supplémentaire des centres commerciaux – je ne crois pas être la seule d’ailleurs sur cette ligne dans notre département… – vous comprendrez que je persiste dans la même voie.« 

Pour conclure, un « petit » conseil, avec toutefois des décisions qu’on peut espérer lourdes de conséquences pour les enfants de harkis mais qu’on se désespère de voir arriver s’agissant du coût de la ligne 2 du tramway.

Nice-Matin 7:10:2017

Nice Matin 7/7/2017

J’avais eu l’occasion d’évoquer, lors d’un précédent billet qui rendait compte du Conseil municipal de Nice du 3 février 2017, la situation difficile de l’AMICA, qui intervient dans le secteur de La Vallière et qui se trouvait cette année sans subvention ni lieu pouvant accueillir ses activités suite à un problème administratif dans sa demande d’aide à la Ville.

La députée Brenier, qui manifestement ne connaissait rien à la situation, avait avancé l’idée que l’AMICA était une association communautariste, alors que j’avais justement pris son exemple pour les excellentes actions qu’elle menait contre la radicalisation dans un quartier en pleine (mauvaise) évolution.

S’il en était besoin, j’en ai encore eu la preuve ce samedi en assistant, avec mon collaborateur Fabien Castejon, à une réunion des membres de l’association. Le lieu choisi pour cette réunion n’était pas anodin : l’animatrice Faouzia avait délibérément réservé la salle d’un café de la rue Jean Vigo, un café que les hommes du quartier se sont appropriés dans cette petite artère qui s’est plusieurs fois fait remarquer ces derniers mois pour sa sinistre réputation (trafic de drogue notamment) alors qu’elle donne sur la Promenade des Anglais. Tous les hommes étaient installés dehors sur le trottoir et la réunion – avec une majorité de femmes – s’est paisiblement tenue à l’intérieur.

Autre chose qui n’était pas anodine, l’adresse de ce qui sera le local de l’association : il est situé juste à côté du café où nous venions de nous réunir ! C’est dire le volontarisme dont les adhérents font preuve dans leur combat pour essayer d’aider les jeunes du quartier. Nous sommes allés le visiter et, pour pénétrer à l’intérieur, il nous a fallu demander aux hommes installés devant de s’écarter : vu leur tête, ça n’a pas eu l’air de les amuser… Le local en question n’a plus de porte (juste un vague rideau) et il est squatté par des personnes qui l’ont mis dans un état apocalyptique avec un sol jonché de cannettes et détritus divers.

Mais l’enthousiasme des adhérents n’a pas failli : plein de bonnes volontés se sont déjà manifestées pour faire les travaux nécessaires. Et il va falloir faire vite parce que des idées, Faouzia et ses amis en ont plein. Déjà, lors de l’inauguration du local qui devrait avoir lieu en décembre, elle a prévu un défilé avec le Père Noël dans toute la petite rue ! Et surtout, afin de pouvoir reprendre le soutien scolaire. Car l’AMICA n’est pas vraiment la bienvenue dans la structure municipale (ANIMANICE) de La Vallière. Elle n’a plus que quelques heures, uniquement pour faire de l’alphabétisation, ce qui est encore une façon de les marginaliser voire les stigmatiser.

Quand nous les quittons, nous ne pouvons taire notre admiration pour ces personnes merveilleuses qui se battent, envers et contre tout et tous, juste pour donner une chance aux enfants d’un quartier complètement abandonné. Des espérances leur avaient été données par la municipalité : pour l’heure, elle ne se sont guère concrétisées…

 

J’ai déjà eu l’occasion de dire le bonheur qu’il y avait à marier en mairie des couples que l’on connaît ou que l’on a appris à connaître en préparant la cérémonie. Pour une élue d’opposition, il y a un choix partagé des futurs époux et de l’officier d’état civil qui permet de personnaliser une cérémonie sinon un peu trop brève et conçue par certains couples que comme une étape obligée avant un épisode religieux considéré comme principal. J’aime particulièrement mon rôle quand le mariage civil est l’unique cérémonie.

Alors que dire lorsque le couple que l’on a eu le plaisir de marier revient vous demande quelques années après de baptiser civilement le fruit de son union ! C’est ce qui s’est passé ce samedi : mes premiers mariés, Sarah et Thibault, sont revenus en mairie avec une petite Alice – pas encore un an – pour que la République puisse l’accueillir avec la protection de sa marraine, Laetitia, et de son parrain, Frédéric.

L’occasion pour moi de rappeler en quoi consistait la cérémonie qui nous réunissait ce jour autour d’Alice.

« Le baptême républicain est aussi appelé parrainage civil. Cette cérémonie n’est pas un sacrement mais un engagement : l’engagement moral, consigné par écrit devant le maire, du parrain et de la marraine de suppléer les parents en cas de malheur familial. Un engagement souhaité par les parents et voulu par un homme et une femme, qui ne se dissout pas dans le divin, mais s’enracine dans l’humain. Un engagement d’autant plus fort que, rappelons-le, il ne comporte aucune obligation légale. En cas de manquement, aucun gendarme, aucun juge, ne sera là pour ramener parrain et marraine dans le droit chemin ou plus exactement dans le chemin du droit. Dans cette situation – hautement improbable en ce qui concerne la cérémonie d’aujourd’hui, n’est-ce pas Laetitia, n’est-ce pas Frédéric – il ne resterait plus à Marianne que d’emprunter symboliquement… l’œil de Caïn.

Le baptême républicain est avant tout un acte citoyen : il est destiné à faire entrer l’enfant dans la communauté républicaine et à le faire adhérer implicitement aux valeurs de la République, cette République qui vous tient tant à cœur et qu’il convient de défendre avec énergie car l’histoire récente nous a montré qu’elle était fragile, qu’elle pouvait être durement attaquée et même parfois martyrisée. Je ne doute pas un instant que ces valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, auxquelles j’ajouterai la Laïcité, vous saurez les transmettre, vous les grands-parents, vous les parents, vous les parrain et marraine, à la petite Alice. »

Après les photos d’usage – celles avec Alice resteront dans l’intimité – nous n’avions plus qu’à aller fêter l’arrivée de la nouvelle petite citoyenne un peu plus loin. Ce fut l’opportunité de discuter notamment avec sa jeune grand-mère, ma copine Nicole.

 

Le Président de la Métopole Nice Côte d’Azur a présenté hier le bilan de cinq ans de mandat. Un bilan qu’il considère – rien de surprenant – comme très positif. Peut-être même exagérément positif. Car s’il ne peut-être question de nier ce qu’a pu apporter la Métropole, il y a quand même quelques problèmes à relever. C’est ce que j’ai tenu à faire dans le communiqué ci-dessous, repris pour partie par la presse.

Conférence de presse du Président de la Métropole : des oublis…
07/09/2017

Sans nier les avancées suffisamment développées par le Président de la Métropole pour les énumérer encore, ce bilan, exagérément positif, est aussi trop synthétique.

Rien n’est évoqué concernant le Projet Stratégique et Opérationnel invalidé par le tribunal administratif au motif qu’il a été élaboré sans étude d’impact environnemental, ce qui est plutôt problématique lorsqu’il s’agit d’un projet dit d’éco-vallée. Cela fait penser au diagnostic, pour le moins léger également, réalisé en amont du creusement du tunnel pour la ligne 2 du tramway. Du coup, les dégâts constatés nous inquiètent notamment par rapport à la facture finale.

Concernant la politique agricole, qui est aujourd’hui un véritable levier économique en termes de création d’emplois et de bénéfices sur le plan sanitaire, seulement 1,2 millions d’euros ont été investis… Nous aurions préféré une politique agricole ambitieuse notamment pour améliorer la qualité de vie des habitants au lieu de tout ce béton et de ces grandes enseignes commerciales qui continuent de s’étendre.

Sur le plan de la qualité de vie, la part du budget métropolitain qui pourrait permettre de l’améliorer est essentiellement injectée dans les grands projets (et l’hypercentre de Nice…) De nombreux Niçois ont le sentiment d’être oubliés par les pouvoirs publics et nous font régulièrement part de leur inquiétude face à une paupérisation apparente des rues de leur quartier, évoquant une diminution des services de proximité très loin de répondre aux attentes.

Autre vrai problème du quotidien des Niçois et des habitants de la Métropole qui n’est pas pris en compte, la circulation et les embouteillages qui sont une vraie plaie pour la population active de notre région.

Mais de tout cela, il n’a pas été question…

Dominique BOY-MOTTARD
Conseillère métropolitaine PRG

Nice Matin 08/09/2017

 

JT 19-20, France 3 01/09/2017

Ce jeudi, le Maire de Nice et Président de la Métropole (contrairement à ce qui est notée dans l’invitation ci-jointe, Christian Estrosi n’est plus Président de Région…) organisait une manifestation pour accompagner les derniers efforts du tunnelier de la ligne 2 du tram.

Voici le communiqué que le groupe Radical et Divers Gauche a fait parvenir à la presse en cette circonstance (et qui a donné lieu à des interviews de Nice-Matin et France 3).

COMMUNIQUÉ

Nous arrivons enfin à la dernière étape de cette partie du chantier de la ligne 2 du tram. On peut s’en féliciter tant le cheminement du tunnelier fut source de problèmes. C’est un soulagement car elle acte, espérons-le – au moins provisoirement– la fin des soucis pour les riverains. On peut d’ailleurs s’étonner que, contrairement aux déclarations faites précédemment par la Métropole, tous ceux-ci n’aient pas été conviés à participer à l’événement de ce 31 août, notamment certains qui ont eu à souffrir des dégâts occasionnés par le creusement du tunnel.

La manifestation d’aujourd’hui ne doit pas être, comme cela fut trop souvent le cas par le passé, un simple coup de communication. À plusieurs reprises, les rares informations données par le Président de la Métropole ou les responsables du projet se sont avérées erronées : certaines vérités dont nous avions fait état sont sorties au grand jour bien avant le tunnelier et ont altéré la confiance de beaucoup de Niçois.

Que n’avons-nous été raillés quand nous avons évoqué l’insuffisance des études préalables : et pourtant, par exemple, la découverte d’amiante dans plusieurs canalisations lors de la réalisation du chantier ou encore la dalle de la station Durandy qui a dû être détruite puis reconstruite posent question sur les méthodes utilisées et le sérieux de ces études préalables.

Que n’avons-nous été raillés quand nous avons parlé des risques de ce chantier : ils ont été malheureusement confirmés au Port, à Garibaldi, à Dubouchage, à Victor Hugo et récemment rue de France…

Que n’avons-nous été raillés quand nous avons fait part de notre conviction que les délais annoncés ne pourraient être tenus, vu le retard pris par le chantier dans les premiers mois : et en effet le creusement du tunnel s’est fait en 18 mois au lieu des 11 mois annoncés…

Notre satisfaction de voir qu’on arrive au bout du tunnel n’est donc pas un solde de tout compte. Car une incertitude plane encore quant à ce que sera le coût réel de ce grand chantier. Serons-nous encore raillés quand il sera question d’une rallonge financière tout à fait envisageable : le directeur du projet a expliqué que « les opérations liées aux confortements supplémentaires, notamment, ne peuvent être supportées uniquement par l’entreprise. Cette provision est intégrée dans le montant global du projet. Mais si elle est insuffisante, il faudra compléter. Il est trop tôt pour estimer un montant. Un montant devra être fait avec l’entreprise, et le chantier n’est pas terminé ».

C’est peu dire que cette réponse est loin de nous satisfaire dans le cadre de la vigilance que nous devons aux habitants de notre ville.

Dominique Boy-Mottard et Marc Concas

Nice Matin 01/09/2017

Luther King - Gattaz

Il n’est pas vraiment rare qu’en lisant la presse le matin je m’énerve à propos des infos que j’y trouve. Il peut arriver que ce soit le traitement d’une information par un journaliste qui m’agace. Mais le plus souvent, ce sont les faits repris dans l’article qui me fichent en boule.

Ce fut le cas ce matin quand j’ai découvert le discours qu’a fait le chef du Medef, Pierre Gattaz, en ouvrant l’université d’été du mouvement patronal. Je laisse de côté le fond de son développement : c’est un discours de patron, donc sans surprise, qui exhorte le gouvernement à aller au bout de ses « réformes » (je mets le terme entre guillemets car son utilisation pour parler de choses qui ne sont grosso modo que des retours loin en arrière m’insupporte). Rien que de très banal : ce n’est donc pas ça qui a fait l’objet de mon ire.

C’est la forme que celui-ci a choisi pour faire le portrait de ce qu’il estime être le pays idéal. En effet, il n’a rien trouvé de mieux que de reprendre la tirade de Martin Luther King, Jr dans son discours du 28 août 1963 « I have a dream » prononcé à l’occasion du centenaire de l’abolition de l’esclavage, en pleine lutte pour une véritable liberté du peuple Noir et qui parle de son rêve d’égalité pour l’Amérique de demain. Sauf que son rêve a lui, Pierre Gataz, pour la France de demain, c’est une France confiante et influente, qui réforme le marché du travail, améliore les marges des entreprises, simplifie notre bureaucratie, combat pour la baisse du coût du travail… Pas de quoi se réveiller la nuit pour le commun des mortels. Quelle indécence !

Ce n’est pas la première fois que la formule est reprise, mais généralement, pour rester dans l’esprit du texte, c’est plutôt pour espérer des avancées sociales ou sociétales.

Ce matin, j’ai fait un cauchemar, celui d’un monde où les rêves seraient confisqués par les marchands de soupe…

Alors, pour mémoire, voici un extrait du fameux discours du Pasteur King, un discours qui rappelle les injustices de l’histoire et ressemble à un chant d’amour.

(…) Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.
Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.
Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.
Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.
Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.
Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai. (…)

P.S. À l’occasion d’un anniversaire de la mort de Martin Luther King, le 4 avril 2013, j’avais repris sur ce blog les différents lieux où j’étais allée, en Amérique, qui m’avaient permis de croiser la route de ce militant des droits civiques, de sa naissance à Atlanta à son assassinat à Memphis.

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