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Le Président de la Métopole Nice Côte d’Azur a présenté hier le bilan de cinq ans de mandat. Un bilan qu’il considère – rien de surprenant – comme très positif. Peut-être même exagérément positif. Car s’il ne peut-être question de nier ce qu’a pu apporter la Métropole, il y a quand même quelques problèmes à relever. C’est ce que j’ai tenu à faire dans le communiqué ci-dessous, repris pour partie par la presse.

Conférence de presse du Président de la Métropole : des oublis…
07/09/2017

Sans nier les avancées suffisamment développées par le Président de la Métropole pour les énumérer encore, ce bilan, exagérément positif, est aussi trop synthétique.

Rien n’est évoqué concernant le Projet Stratégique et Opérationnel invalidé par le tribunal administratif au motif qu’il a été élaboré sans étude d’impact environnemental, ce qui est plutôt problématique lorsqu’il s’agit d’un projet dit d’éco-vallée. Cela fait penser au diagnostic, pour le moins léger également, réalisé en amont du creusement du tunnel pour la ligne 2 du tramway. Du coup, les dégâts constatés nous inquiètent notamment par rapport à la facture finale.

Concernant la politique agricole, qui est aujourd’hui un véritable levier économique en termes de création d’emplois et de bénéfices sur le plan sanitaire, seulement 1,2 millions d’euros ont été investis… Nous aurions préféré une politique agricole ambitieuse notamment pour améliorer la qualité de vie des habitants au lieu de tout ce béton et de ces grandes enseignes commerciales qui continuent de s’étendre.

Sur le plan de la qualité de vie, la part du budget métropolitain qui pourrait permettre de l’améliorer est essentiellement injectée dans les grands projets (et l’hypercentre de Nice…) De nombreux Niçois ont le sentiment d’être oubliés par les pouvoirs publics et nous font régulièrement part de leur inquiétude face à une paupérisation apparente des rues de leur quartier, évoquant une diminution des services de proximité très loin de répondre aux attentes.

Autre vrai problème du quotidien des Niçois et des habitants de la Métropole qui n’est pas pris en compte, la circulation et les embouteillages qui sont une vraie plaie pour la population active de notre région.

Mais de tout cela, il n’a pas été question…

Dominique BOY-MOTTARD
Conseillère métropolitaine PRG

Nice Matin 08/09/2017

 

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JT 19-20, France 3 01/09/2017

Ce jeudi, le Maire de Nice et Président de la Métropole (contrairement à ce qui est notée dans l’invitation ci-jointe, Christian Estrosi n’est plus Président de Région…) organisait une manifestation pour accompagner les derniers efforts du tunnelier de la ligne 2 du tram.

Voici le communiqué que le groupe Radical et Divers Gauche a fait parvenir à la presse en cette circonstance (et qui a donné lieu à des interviews de Nice-Matin et France 3).

COMMUNIQUÉ

Nous arrivons enfin à la dernière étape de cette partie du chantier de la ligne 2 du tram. On peut s’en féliciter tant le cheminement du tunnelier fut source de problèmes. C’est un soulagement car elle acte, espérons-le – au moins provisoirement– la fin des soucis pour les riverains. On peut d’ailleurs s’étonner que, contrairement aux déclarations faites précédemment par la Métropole, tous ceux-ci n’aient pas été conviés à participer à l’événement de ce 31 août, notamment certains qui ont eu à souffrir des dégâts occasionnés par le creusement du tunnel.

La manifestation d’aujourd’hui ne doit pas être, comme cela fut trop souvent le cas par le passé, un simple coup de communication. À plusieurs reprises, les rares informations données par le Président de la Métropole ou les responsables du projet se sont avérées erronées : certaines vérités dont nous avions fait état sont sorties au grand jour bien avant le tunnelier et ont altéré la confiance de beaucoup de Niçois.

Que n’avons-nous été raillés quand nous avons évoqué l’insuffisance des études préalables : et pourtant, par exemple, la découverte d’amiante dans plusieurs canalisations lors de la réalisation du chantier ou encore la dalle de la station Durandy qui a dû être détruite puis reconstruite posent question sur les méthodes utilisées et le sérieux de ces études préalables.

Que n’avons-nous été raillés quand nous avons parlé des risques de ce chantier : ils ont été malheureusement confirmés au Port, à Garibaldi, à Dubouchage, à Victor Hugo et récemment rue de France…

Que n’avons-nous été raillés quand nous avons fait part de notre conviction que les délais annoncés ne pourraient être tenus, vu le retard pris par le chantier dans les premiers mois : et en effet le creusement du tunnel s’est fait en 18 mois au lieu des 11 mois annoncés…

Notre satisfaction de voir qu’on arrive au bout du tunnel n’est donc pas un solde de tout compte. Car une incertitude plane encore quant à ce que sera le coût réel de ce grand chantier. Serons-nous encore raillés quand il sera question d’une rallonge financière tout à fait envisageable : le directeur du projet a expliqué que « les opérations liées aux confortements supplémentaires, notamment, ne peuvent être supportées uniquement par l’entreprise. Cette provision est intégrée dans le montant global du projet. Mais si elle est insuffisante, il faudra compléter. Il est trop tôt pour estimer un montant. Un montant devra être fait avec l’entreprise, et le chantier n’est pas terminé ».

C’est peu dire que cette réponse est loin de nous satisfaire dans le cadre de la vigilance que nous devons aux habitants de notre ville.

Dominique Boy-Mottard et Marc Concas

Nice Matin 01/09/2017

Luther King - Gattaz

Il n’est pas vraiment rare qu’en lisant la presse le matin je m’énerve à propos des infos que j’y trouve. Il peut arriver que ce soit le traitement d’une information par un journaliste qui m’agace. Mais le plus souvent, ce sont les faits repris dans l’article qui me fichent en boule.

Ce fut le cas ce matin quand j’ai découvert le discours qu’a fait le chef du Medef, Pierre Gattaz, en ouvrant l’université d’été du mouvement patronal. Je laisse de côté le fond de son développement : c’est un discours de patron, donc sans surprise, qui exhorte le gouvernement à aller au bout de ses « réformes » (je mets le terme entre guillemets car son utilisation pour parler de choses qui ne sont grosso modo que des retours loin en arrière m’insupporte). Rien que de très banal : ce n’est donc pas ça qui a fait l’objet de mon ire.

C’est la forme que celui-ci a choisi pour faire le portrait de ce qu’il estime être le pays idéal. En effet, il n’a rien trouvé de mieux que de reprendre la tirade de Martin Luther King, Jr dans son discours du 28 août 1963 « I have a dream » prononcé à l’occasion du centenaire de l’abolition de l’esclavage, en pleine lutte pour une véritable liberté du peuple Noir et qui parle de son rêve d’égalité pour l’Amérique de demain. Sauf que son rêve a lui, Pierre Gataz, pour la France de demain, c’est une France confiante et influente, qui réforme le marché du travail, améliore les marges des entreprises, simplifie notre bureaucratie, combat pour la baisse du coût du travail… Pas de quoi se réveiller la nuit pour le commun des mortels. Quelle indécence !

Ce n’est pas la première fois que la formule est reprise, mais généralement, pour rester dans l’esprit du texte, c’est plutôt pour espérer des avancées sociales ou sociétales.

Ce matin, j’ai fait un cauchemar, celui d’un monde où les rêves seraient confisqués par les marchands de soupe…

Alors, pour mémoire, voici un extrait du fameux discours du Pasteur King, un discours qui rappelle les injustices de l’histoire et ressemble à un chant d’amour.

(…) Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.
Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.
Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.
Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.
Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.
Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai. (…)

P.S. À l’occasion d’un anniversaire de la mort de Martin Luther King, le 4 avril 2013, j’avais repris sur ce blog les différents lieux où j’étais allée, en Amérique, qui m’avaient permis de croiser la route de ce militant des droits civiques, de sa naissance à Atlanta à son assassinat à Memphis.

« Tu sais quel jour on est ? » Oui, maman, je sais.

Cette question revient presque systématiquement chaque année. Ma mère, Thérèse, a de bonnes raisons de ne pas l’oublier. Elle a passé sa jeunesse dans le quartier de Cessole, le lieu d’où est partie l’insurrection qui devait libérer la ville. Et elle n’habitait pas très loin du Palais Stella où se réunirent dans la nuit du 27 au 28 les résistants qui allaient décider des opérations. C’était d’ailleurs le cas de toute sa famille paternelle.

Et donc, presque systématiquement chaque année, je participe à l’une des cérémonies qui commémore, le 28 août, la libération de Nice par ses habitants en 1944. Patrick était hier soir devant le Palais Stella. J’étais cet après-midi au Carrefour du 28 août, au Passage à niveau, devant le monument aux morts des habitants du quartier qui périrent en cette circonstance. L’émotion est intacte, le temps n’y change rien. Et quand la fanfare des pompiers entame la Marseillaise, avant le chant des Partisans, tout se mélange dans ma tête : nous avons, malheureusement, l’occasion de l’entendre si souvent depuis l’année dernière…

 

Deux jours avant notre retour avait lieu le terrible attentat de Barcelone. Difficile dans ces conditions de faire comme s’il ne s’était rien passé. J’ai donc eu bien du mal à reprendre mes comptes rendus de voyage. Il me fallait pourtant boucler cet épisode estival et j’ai décidé de le faire en ajoutant quelques observations à celles que j’avais déjà eu l’occasion d’exprimer, illustrées de photos inédites.

Avant toute chose, je tiens à remercier celles et ceux qui m’ont fait l’amabilité de me suivre sur les routes scandinaves. C’est un véritable bonheur que d’avoir partagé ces moments avec vous.

Je crois que je vous avais laissés à Jokkmokk, en Suède. Nous avons pu nous promener dans le parc bordant le joli lac qui faisait face à notre hôtel, un parc agrémenté de quelques sculptures où j’ai partagé un repas avec des convives inédits après avoir dîné d’un ragoût de renne – beaucoup moins symbolique celui-là. C’est aussi l’endroit où Patrick a sympathisé avec un chien de traîneau pourtant très peu amène à mon endroit.

Notre avancée vers la Norvège nous a conduits à l’étrange ville minière de Kiruna (voir sur le blog de Patrick un billet que je partage volontiers). Le ciel, bien sombre ce jour-là, ajoutait quelque peu à la détresse du lieu et la pluie qui s’est mise à tomber nous a fait pousser la porte d’un pub où mon compagnon s’est initié – sans grand succès – à la langue suédoise. Il faut dire qu’elle est bien compliquée pour nous, comme l’ensemble des langues scandinaves, et qu’il n’avait pas forcément choisi le livre adéquat dans les rayonnages remplis d’ouvrages de l’établissement… Je vous laisse en juger !

La plus belle route suédoise est la dernière que nous avons empruntée avant de quitter le pays.

Avec Narvik, première étape norvégienne, nous sommes entrés de plein pied dans une région où les souvenirs de la 2e guerre mondiale sont forcément très présents. Mais Narvik est surtout un port par lequel transite le minerai de fer en provenance pour l’essentiel de Kiruna, port qui présente l’intérêt d’être libre de glace toute l’année.

Pendant les jours qui ont suivi, nous avons continué à nous arrêter dans des ports agréables tels que Tromsö. Force est cependant de constater le goût architectural assez surprenant des Norvégiens s’agissant de la construction ou de l’habillage de certains bâtiments (qu’ils semblent partager d’ailleurs avec l’ensemble des Scandinaves…) comme on peut le voir sur la troisième photo ci-dessous.

À Hammerfest, le principal intérêt touristique est censé être la borne du point le plus au nord de l’arc géodésique de Struve (la plus longue mesure exacte d’un segment de méridien) qu’on a eu pourtant bien du mal à trouver. Je vous renvoie à Wikipedia pour savoir plus précisément de quoi il retourne : je n’y ai pas compris grand-chose, sinon que j’ai constaté avec une certaine fierté que j’étais déjà allée dans la plupart des lieux figurant à proximité de cet arc qui traverse dix pays (Helsinki, Tartu en Estonie, Vilnius, la capitale de la Lituanie, Minsk en Biélorussie – et objet d’une « travel anecdote » mottardienne pas vraiment à mon avantage… – Chisinau, la capitale moldave…).

Après, ce fut le cap Nord. J’ai déjà eu l’opportunité de vous en parler, alors simplement quelques photos pour témoigner de la paix des lieux, malgré les touristes, dès qu’on s’éloigne un peu et de la forte présence de nos amis les rennes. Nous n’avons pu résister à l’envie de laisser une trace de notre passage en réalisant une toute petite pyramide de pierres, loin du site où une telle pratique est vivement déconseillée (il y en aurait trop).

Pendant notre séjour dans l’île (désormais reliée au continent par un pont et un tunnel sous la mer), nous avions loué un chalet à proximité du gros village de pêcheurs de Skarsvag où le poisson sèche sur des cadres triangulaires en bois (le stockfisch n’est pas qu’une spécialité niçoise !) et où les touristes ne se rendent guère…

Après, il a fallu, non sans regrets, entamer la descente vers le Sud. Cela m’a fait réaliser que nous étions plus proches de la fin de notre voyage que de son début. Mais heureusement, il nous restait plein de choses à voir. En effet, plutôt que de prendre le même chemin qu’à l’aller (Suède, Allemagne) avec ses routes un peu fastidieuses, nous avons décidé sur un coup de tête de changer d’itinéraire et de rentrer par la Finlande, les pays baltes et la Pologne. Si ce choix fut judicieux quant aux étapes qu’il nous aura permis de faire, il le fut moins concernant les difficultés de la circulation : entre les travaux et les accidents (dans les pays baltes et en Pologne, la citoyenneté au volant n’est pas vraiment la même que dans les pays scandinaves…), cela nous a pris plus de temps que prévu… et le temps nous était compté.

En Finlande, ce fut la longue et belle traversée au milieu des forêts et des lacs, et de ces fleurs blanches qui ressemblent à du coton…

… avec des étapes à Inari dans un agréable hôtel tenu par des Samis, très présents dans la ville (voir le blog de Patrick) mais, en même temps, très peu identifiables, au bord d’une rivière magnifique (il y avait d’ailleurs dans l’hôtel un écran sur lequel on pouvait voir en direct le ballet des poissons – abondants – dans l’eau de la rivière), et à Rovaniemi, LA ville du père Noël… mais aussi des trolls et autres elfes, et capitale de la Laponie finlandaise.

Notre dernière étape finlandaise fut pour Jyväskylä, où nous avons dû rentrer précipitamment de notre restau italien – un des rares établissements ouverts en ce dimanche soir – sous une pluie battante. Ce qui n’empêcha en rien Gump de se faire une petite sortie le lendemain matin…

Nous avons décidé de ne pas nous arrêter à Helsinki (je n’étais pas pressée de retrouver les grandes villes). Nous nous sommes donc contentés d’y prendre le ferry pour passer la nuit en Estonie.

Le retour à Tallinn, sept ans après notre précédente visite m’a enchantée (voir mon précédent billet). Après un petit arrêt au bord de la Baltique en Lettonie, c’est à Vilnius que nous avons posé nos valises pour la nuit, en retrouvant les mêmes sensations dans la capitale lituanienne qu’à Tallinn. Un brin de nostalgie aidant, nous sommes retournés devant notre ancien hôtel d’il y a sept ans. Nous avons en prime découvert une spécialité culinaire nationale dont j’ai oublié le nom – grosse pomme de terre farcie à la consistance surprenante que nous avons illico affublée du surnom de « gros gnocchi » – sur laquelle nous avons porté un jugement contrasté…

La journée de traversée de la Pologne fut assez fatigante à cause des nombreux travaux mais notre arrêt du soir nous a bien récompensés. C’est un peu au hasard que nous avions choisi Łódź, la troisième ville de Pologne, rarement signalée sur les guides touristiques. Cette ville qui a beaucoup souffert pendant la 2e guerre mondiale était au début du 20e siècle le plus important centre textile d’Europe. Elle n’a pas échappé à la crise mais une très belle réhabilitation des anciennes usines a donné lieu à la création d’un centre culturel et de loisirs magnifique, Manufaktura. C’est une coïncidence qui nous a menés là, notre hôtel étant partie prenante de cet aménagement du quartier.

Une dernière étape en Allemagne, un passage à Chamonix pour aller chercher Edith, ma belle-mère, dont le séjour prenait fin, et c’était le retour à Nice… et les images en boucle de Barcelone, Barcelone où nous séjournons souvent, où nous étions encore avec des amis en février dernier. Y en a marre…

Pour en terminer avec ce beau voyage, il me restera à vous citer, en vrac, un certain nombre de petites choses que nous avons pu noter. Ce sera pour un jour prochain car j’ai déjà été bien longue et la lecture de ce billet a pu vous sembler quelque peu fastidieuse. Il faut m’en excuser : c’est que ce que j’écris sur ce blog concernant nos déplacements fait aussi office pour moi de carnets de voyage que j’ouvre à l’occasion, quand le besoin de m’évader me prend.

Allemagne - 1

Dernière photo, en Allemagne

Vieille ville Tallinn 2

Les hasards du calendrier et de notre itinéraire ont fait que nous nous sommes retrouvés ce soir à Tallinn sept ans jour pour jour après notre dernière visite : en 2010, pour notre seconde visite dans le plus « nordiste » des pays Baltes, c’était déjà un 14 août (vous pouvez aller consulter le billet que j’avais fait cette année là). Une petite différence : en regardant les photos d’alors, j’ai pu constater aux tenues vestimentaires qu’il faisait beaucoup plus chaud que cette année…

Nous y sommes arrivés par le ferry en provenance d’Helsinki sous un ciel d’une pureté que nous n’avions pas encore rencontrée depuis notre départ (surtout au lendemain d’une soirée particulièrement pluvieuse à Jyväskäla). Nous avons en effet décidé de rentrer par l’Est plutôt que de redescendre par la Suède puis l’Allemagne dont les voies de circulation nous avaient posé quelques difficultés à l’aller du fait des nombreux travaux entrepris pour les remettre en état pendant la période d’été. Suivra la Pologne. Quant à la suite, nous n’avons pas encore arrêté notre choix.

Revoir un ville que l’on commence à connaître – et c’est d’autant plus aisé que la capitale estonienne n’est pas très grande – multiplie le plaisir qu’on a eu à la découvrir la première fois, surtout quand elle est assez éloignée de chez soi. Et ça n’a pas manqué : c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai à nouveau circulé dans la jolie vieille ville en y retrouvant mes marques. Toujours la même animation assez sage, beaucoup de musiciens dans les rues. C’était une bonne idée que de retourner « à la civilisation » (!) par Tallinn : une sorte de sas de décompression…

 

Du Cap Nord à la frontière finlandaise, la route nous a permis de traverser les plus beaux paysages depuis le début de notre voyage. La présence humaine se fait plus discrète. Dans l’immensité de la nature, maisons et bateaux de pêche semblent être des jouets. La région est sauvage et l’eau plus présente que jamais. J’ai parfois eu l’impression de retrouver des sensations connues en Alaska il y a quatre ans. Avec l’arrivée en Finlande, les tableaux sont différents : on retrouve une forêt dense et de nombreuses rivières.

Un commentateur, sous mon précédent billet, se demandait pourquoi nous avions décidé de faire le trajet vers le Cap Nord par la route alors qu’il n’y a rien à voir et qu’on peut y parvenir en quelques jours de bateau. On apprend beaucoup sur un pays et les gens qui y vivent en le traversant en voiture. Même si ce n’est pas toujours « beau », c’est toujours intéressant. Là, en plus, c’était magnifique. La preuve en images.

Photos prises en Norvège, du Cap Nord à Karasjok

Photos prises en Finlande, de la frontière à Inari

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