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Archive for the ‘Coups de coeur’ Category

Je faisais remarquer à ma mère il y a quelques mois, à l’occasion de son anniversaire et croyant lui apprendre quelque chose, qu’elle avait le même âge que la reine d’Angleterre.

Elle me signalait alors qu’elles étaient effectivement nées à un mois d’intervalle, qu’elles s’étaient également mariées la même année, qu’elles avaient eu toutes le deux quatre enfants, et qu’elles avaient eu le premier avec deux mois d’écart : Charles pour Élisabeth, Anne-Marie pour Thérèse.

Alors Thérèse n’a pas d’aussi beaux chapeaux qu’Élisabeth. N’empêche, c’est ma reine !

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Michèle Boy

Très belle cérémonie républicaine au lycée Paul Augier mercredi soir avec la remise des Palmes Académiques à une petite dizaine de récipiendaires. J’avais une raison supplémentaire à celle de ma qualité d’élue pour assister à cet événement : ma sœur Michèle, parrainée par son inspecteur, Marc Verlay (*), était (très justement) honorée.

Chaque récipiendaire avait un itinéraire particulier, une fonction différente dans l’institution, mais durant toute leur vie professionnelle, tous avaient mis leurs valeurs, leur énergie et leurs rêves au service de cette noble cause qu’est l’éducation. Une cause que mon père Raymond a servi toute sa vie sans compter son temps et sa peine.

À une époque où l’obscurantisme, le fanatisme et l’exclusion prospèrent, cette cérémonie toute simple fut une sorte de bain de jouvence républicain. Si on ajoute la fierté d’être la sœur de Michèle, nous ne sommes pas loin de la soirée parfaite.

(*) J’ai beaucoup apprécié son discours témoignant de l’estime qu’il avait pour sa « filleule » et empreint d’une certaine solennité.

 Récipiendaires

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SalleLa petite salle des mariages était pleine à craquer pour « mon » deuxième mariage (mon score va singulièrement s’améliorer dans les semaines qui viennent, Patrick et ses 150 mariages n’ont qu’à bien se tenir !)

Ce mariage n’était pas n’importe quel mariage. C’était celui de mes amis José et Maria. Quel plaisir d’évoquer leur rencontre devant amis et familles, bien secondée par les impeccables fonctionnaires municipaux qui m’ont accompagnée.

« Maria, José, il a fallu que vos chemins se croisent pendant un certain temps avant que vous vous rencontriez vraiment pour ne plus vous quitter. C’était un soir de Beaujolais nouveau, il y a quelques années, rue Châteauneuf. Il y avait un Karaoké et José s’est mis à chanter.

Je ne peux m’empêcher de penser à Stefan Zweig qui, dans « La confusion des sentiments », nous dit que « Nous vivons des myriades de secondes et pourtant il n’y en a jamais qu’une, une seule, qui met en ébullition notre monde intérieur… ». Cette seconde, vous avez dû l’attendre un peu, puis ce fut le Beaujolais nouveau, le karaoké et la belle voix de José sur une chanson en forme de déclaration :

Et si tu n’existais pas
Dis-moi pourquoi j’existerais
Pour traîner dans un monde sans toi
Sans espoir et sans regret

Comment Maria aurait-elle pu résister ? »

Et, bien évidemment, il n’était pas question de terminer autrement que par une allusion footballistique en hommage à leur amour commun de l’OGCNice :

« Enfin, pour conclure, je vous souhaite, Maria, José, un mariage sans carton rouge et sans penalty, un mariage avec un minimum de coups francs et de hors-jeu, un mariage avec un goal average d’enfer, un mariage qui peu à peu se transformera en une éternelle prolongation, un mariage avec, comme aujourd’hui, plein de supporters enthousiastes. Issa José ! Issa Maria ! »

MariageJosé et MariaJosé, Maria, PM, DBM

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Faire de la politique – surtout en ce moment – n’est pas une sinécure. Pourtant, parmi les intérêts qu’il lui arrive de présenter, l’opportunité de faire des rencontres n’est pas le moindre.

Ces rencontres peuvent être enrichissantes – pas toujours je vous l’accorde – et même parfois passionnantes.

Elles furent multiples lors de la dernière élection municipale, ce qui a permis de faire passer la pilule d’une campagne qui n’était pas toujours à la fête compte tenu de l’ambiance dominante dans la population.

Parmi celles-ci, j’ai fait plus ample connaissance avec ma colistière Françoise. Je ne parlerai pas ici de ses qualités professionnelles (c’est une avocate reconnue) ni de son investissement politique, mais d’un autre de ses talents.

Ma surprise fut grande lorsque j’entraperçus celui-ci pour la première fois. C’était à la fin de notre premier meeting lors duquel les candidats avaient été présentés. À peine les premières notes de la Marseillaise eurent-elles retenti (ça, c’était moyennement mon truc : après tout on n’ambitionnait pas de présider la République !), que j’entendis auprès de moi s’élever une voix qui me fit me retourner. C’était la voix de Françoise. J’étais bluffée et, à partir de ce moment-là, je n’ai eu de cesse d’avoir envie de l’entendre à nouveau.

L’occasion m’en fut donnée un peu plus tard à l’occasion de la dernière répétition d’une conférence chantée qu’elle devait faire à la Maison du Barreau à Paris et à laquelle elle m’avait aimablement conviée.

Cette conférence chantée sur le thème de « Chansons justes, chansons de justice », elle l’a reprise – et actualisée – dans un spectacle présenté ce mardi à la Galerie Depardieu, cadre particulièrement adapté à la prestation de la vedette de la soirée. C’est peu dire qu’elle ravit un public qui était accouru nombreux pour l’entendre. Pendant plus d’une heure, elle se révéla être en plus une actrice confirmée tant elle vivait son récit et les chansons qu’elle avait choisies pour illustrer son propos, revisitant l’histoire de la justice à sa manière.

Il y a ainsi parfois des moments de grâce. Il me plaît à penser que c’est finalement l’engagement politique qui m’a permis de vivre celui-ci.

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Richard Martinez, Sami Cheniti, Patrick Mottard

En prolongement des vœux de Patrick Mottard, hier soir, en tant que conseiller général du canton de Nice 5, Richard Martinez se voyait remettre la médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports en présence de son parrain, Sami Cheniti. Proches, collègues, et même anciens élèves de Richard s’étaient joints à nous, preuve, s’il en était besoin, du bien-fondé de cette reconnaissance.

Au-delà du riche CV de ce professeur de lycée, également chargé de cours à l’Université de Nice Sophia Antipolis, très investi dans les activités scolaires et périscolaires (notamment dans l’éducation populaire) et dans les milieux associatifs laïques pour l’enfance en difficulté, le conseiller général a tenu à mettre en avant les capacités de Richard à inventer et à sans cesse se remettre en cause.

On a ainsi pu apprendre qu’il avait mis en ligne tous ses cours avec une pertinence et une lisibilité telles qu’un éditeur est venu lui demander d’écrire un ouvrage sur le thème de l’énergie et du développement durable et, au vu de celui-ci, lui en a commandé deux autres.

Bien sûr, il convenait d’associer à cet hommage les deux femmes de Richard : sa compagne, Véronique, qui l’assiste souvent « tout en supportant le stress qui s’empare régulièrement de cet éternel perfectionniste », et leur fille, Camille, étudiante brillante, « démontrant par là même que Richard, contrairement à Jean-Jacques Rousseau, a aussi réussi à être pédagogue dans sa vie familiale ».

Richard a pris ensuite la parole et son beau discours, sincère, empreint de modestie, a touché l’ensemble de l’assistance.

Un pédagogue, assurément, un homme souvent stressé (ce qui ne l’a jamais empêché d’être efficace), sans aucun doute. Mais on peut ajouter, un ami fidèle, quelqu’un sur qui l’on peut compter en toutes circonstances. Nombreux sont ceux qui peuvent en témoigner et ils étaient là hier soir pour le dire. D’ailleurs, à la fin de la petite cérémonie et entre deux morceaux de galette, ils se sont tous pressés pour être pris en photo avec l’homme du jour. Je n’ai pas laissé passer mon tour !

Dominique et Richard

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Dominique Boy-Mottard et Maurice Winnykamen

Ce soir, Maurice Winnykamen présentait, dans le cadre accueillant du MUSEAAV, son ouvrage « Enfant caché – Hommage et malentendu ».

Je le remercie de m’avoir demandé d’animer cette présentation qui m’a permis de me replonger dans ce texte tour à tour drôle et dramatique et toujours touchant.

Maurice y retrace sa vie d’enfant caché, d’enfant juif qui ignorait, plus ou moins, qu’il était juif, entre 1940 et 1945 (de 8 à 13 ans). Pendant cette période, il aura deux familles : sa famille naturelle, avec des parents juifs engagés dans la Résistance qu’il entraperçoit par moments, quand ils peuvent lui rendre visite, et sa famille d’accueil, la famille Pegaz, où il sera Marcel, dans ce village de Savoie qu’il a tant aimé, qu’il aime tant : Le Montcel.

Ce texte est autobiographique, mais Maurice a manifestement tenu à en élargir le propos par l’analyse, la réflexion, au-delà des souvenirs de l’enfant. Quand on se tourne ainsi vers le passé, un passé qui mêle histoire personnelle et histoire collective, il n’est pas toujours évident d’en rendre compte. Il faut faire appel à la mémoire. Et voici comment il analyse ce qu’est la mémoire : « La mémoire ressemble à un escalier double en colimaçon. Les souvenirs et le savoir devraient monter, chacun de son côté, à la même vitesse, sous les marches spiralées. Ce n’est pas le cas ». Et d’expliquer que l’un prend toujours le pas sur l’autre. Et tant que les deux ne se rejoignent pas la mémoire est parcellaire. Pour autant, quand ils se rejoignent, ils ne sont pas forcément convergents. Mais ce n’est pas grave car de cette contradiction naît le débat interne qui permet à l’être d’évoluer, de vivre tout simplement.

La vie d’enfant de Marcel durant cette période – et Maurice le dit sans fard – est une vie heureuse d’enfant vivant à la campagne. Il travaille aux champs, à la ferme, va à l’école, au catéchisme… Une vie normale. Presque normale, car il ne doit jamais oublier de mentir sur ce qu’il est, sur son identité. Jusqu’à en arriver par moments à l’oublier. Là encore, à presque l’oublier, car bien sûr une telle enfance laisse des traces. Cet enfant heureux dans sa famille savoyarde avait tout de même gardé de cette période une blessure. Elle est le malentendu du titre de l’ouvrage.

Mais Maurice préfère voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. S’il n’oublie pas qu’en France 76 000 Juifs ont été déportés, il tient à rappeler que 250 000 ont été sauvés. Que la France n’était pas raciste, même s’il a pu entendre ces mots qu’il ne connaissait pas : youpin, youtre, sale juif, salaud de youtre… Car les gens qui les ont prononcés « ne sont pourtant pas foncièrement méchants ; seulement malheureux ; seulement ignorants ». L’ignorance, un thème qui revient chez lui à plusieurs reprises : « Les mots ne tuent pas, ce qui tue, c’est le manque de mots, le manque de connaissances, le manque d’imagination, c’est l’inculture qui produit la peur de l’autre ».

Mais parfois Maurice est en colère. Il veut tordre le cou à cette vieille lune selon laquelle les Juifs ne seraient pas défendus, se seraient laissés faire. « Honte à ceux qui ont osé affirmer que les Juifs ne s’étaient pas battus, qu’ils avaient marché à la mort sans un geste de révolte, comme des moutons. Ceux qui persistent à le dire aujourd’hui sont des antisémites. » Et, au-delà de ses propres parents, tous deux engagés dans la Résistance, il rappelle, avec force chiffres et exemples, que c’était le cas de nombreux autres, soit dans des organisations juives, soit dans les mouvements français de résistants (plus particulièrement les FTP-MOI).

L’enfance heureuse de Marcel, Maurice ne l’a jamais oubliée. Il est retourné au Montcel, a retrouvé sa chère Lili, sa mère savoyarde, unique survivante des Pegaz qui l’avaient accueilli comme leur propre enfant, et son témoignage a permis de leur faire reconnaître la qualité de Justes parmi les Nations par le Mémorial de Yad Vashem au nom de l’État d’Israël. Il aurait bien aimé que tous ceux qui avaient ainsi pu être sauvés agissent de même : cela n’a pas toujours été le cas. Et ça aussi, ça le met en colère.

Mais si Maurice parle encore aujourd’hui de son histoire, c’est pour mieux souligner qu’aujourd’hui, dans ce monde, il y a toujours des enfants qui subissent les conséquences de nombreux conflits.

C’est que sa double appartenance familiale, judaïque et savoyarde, a permis à Maurice-Marcel de devenir un homme.

« Je suis devenu homme. Je suis devenu moi. Un grand-père qui écrit pour ses petits-enfants. Pour tous les enfants du monde. Pour les humains. Un homme respectueux de la foi des hommes, mais un homme hors de l’église, de toutes les églises et de tous les temples, de tous les dogmes. Un homme frère des hommes. De tous les hommes. Un citoyen du monde. »

De cela, Maurice, nous n’avons jamais douté.

Dominique Boy-Mottard et Maurice Winnykamen au MUSEAAV

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Fiona et Peter

Fiona et Peter

Fiona et Peter sont Anglais. Pourtant, ce sont nos hôtes à Serrières, petit village de Bourgogne du Sud perdu entre collines et vallées. Et quels hôtes ! Charmants, délicats, jamais envahissants, ils sont pleins de ces petites attentions qui rendent votre séjour plus qu’agréable et vous donnent envie de revenir alors même que vous n’êtes pas encore partis !

Tout en continuant à entretenir d’étroites relations avec Albion, ils se sont fabriqués une seconde patrie dans ce petit coin d’extrême Saône-et-Loire où ils proposent de belles chambres d’hôtes dans la ferme qu’ils ont rachetée et si joliment aménagée.

Du coup, ce sont eux qui nous expliquent ce pays que pourtant nous connaissons si bien…

Avec leurs attaches multiples, avec leurs approches non exclusives de la patrie, Fiona et Peter donnent tout simplement tout son sens à ce mot tant méprisé par les contempteurs de l’air du temps: Européens.

Et nous, on aime ça !

Au petit-déjeunerA l'apéroAnniversaire de Peter

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