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Archive for the ‘Voyages’ Category

Facebook me rappelle régulièrement chaque jour mes publications des années précédentes. En les revoyant, mes réactions sont assez contrastées.

En effet, me retrouver bloquée, en ces périodes de Covid, pour cause de déplacements internationaux limités (mais aussi pour des raisons personnelles), me donne l’impression d’étouffer : le besoin de grands espaces se fait cruellement sentir. Depuis longtemps je fuyais la ville au mois d’août et, pour sortir assez souvent cet été, notamment en soirée, je me rappelle pourquoi.

Mais parfois, ce rappel du réseau social me donne envie de me replonger dans les comptes-rendus de voyages que j’ai pu faire sur ce blog. Et ça me fait du bien.

Certains lecteurs m’ayant fait savoir qu’ils regrettaient de ne plus avoir à se pencher sur ces petites fenêtres ouvertes sur le monde, j’ai pensé à reprendre ici les liens vers des billets publiés au cours des dix derniers étés autour du 11 août, date de ce jour. Ce ne sont pas forcément les meilleurs, mais ils font partie du voyage.

Ainsi, le 11 août 2018, « De Sterling à Aberdeen : l’Écosse buissonnière »

Le 11 août 2017, au Cap Nord, « On a eu notre soleil de minuit… à 22 h 16 ! »

Le 11 août 2016, en Australie, « De la North West Coastal Hwy à la Great Northern Hwy »

Le 12 août 2015, à Terre Neuve (Canada), « Avalon, Newfoundland »

Le 11 août 2014, aux États-Unis, « Dans le sillage de Thelma et Louise »

Le 11 août 2013, en Alaska et au Yukon, « Soir d’été à Whitehorse (YUKON, CANADA) »

Le 11 août 2012, États-Unis, « Le rallye de Sturgis »

Le 11 août 2011, aux États-Unis, « Soir d’été à Richmond, VA »

Le 12 août 2010, en Europe de l’Est, « Soir d’été… à Varsovie (PL) »

Le 11 août 2009, dans les Balkans, « Soir d’été … à Ohrid (MK) »

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(suite)

Si les paysages sont grandioses, ils ne sont pas écrasants. Ils restent très humains. Est-ce à cause des petites taches blanches des moutons de plus en plus nombreuses ?

La pluie ne nous gêne plus. D’ailleurs elle ne tombe que par intermittence. Et puis, on s’habitue : je suis devenue une vraie Écossaise. J’aime bien m’identifier aux lieux où je séjourne. C’est ainsi que je suis tour à tour une femme de la campagne en zone rurale, un « homme » des bois en forêt, une exploratrice dans les terres lointaines et isolées. Ou plutôt, je joue à l’être.

Là, je suis donc une Écossaise. Enfin presque… En descendant la côte ouest et en passant deux journées à l’île de Skye, j’ai réalisé que j’avais encore un peu de boulot à faire sur moi-même pour que la transformation se réalise pleinement.

Il faut savoir – et ceux qui me connaissent bien le savent – que j’ai une peur panique des bestioles qui volent, sautent, rampent, dont la proximité me fait partir dans un ballet plus proche de la danse de Saint-Guy que d’une chorégraphie à la Claude François (quoique…). Eh bien, patatras ! Sur cette île magnifique et alors que nous avions la chance d’être hébergés dans un B&B magique tenu par Sheila dans la baie de Staffin (vers la pointe nord de Skye), ma route a croisé celle – redoutée depuis notre départ – des midges, de minuscules moucherons piqueurs qui, s’ils ont miraculeusement épargné mon compagnon (non mais, pourquoi ?), s’en sont largement pris à moi, m’empêchant de profiter en toute sérénité de cette île désormais reliée au reste de l’Écosse par un pont, où j’avais absolument tenu à ce qu’on se rende après les échos flatteurs qui étaient parvenus jusqu’à moi. Ces échos et les photos qui les accompagnaient ne mentaient pas : on ne peut manquer l’île de Skye quand on va en Écosse, ni ses montagnes à l’herbe rase, si ses falaises et ses rochers escarpés, ni ses vaches aux cheveux longs à l’allure de hippies.

C’est pourtant presque avec soulagement que je franchirai le pont en la quittant lorsque nous nous dirigerons vers Glasgow. Sur notre route, une belle surprise : le Kilchurn castle, dont nous avions aperçu les ruines au loin, au bord d’un lac, et où nous n’avons pas hésité à nous rendre en franchissant les quelques centaines de mètres qui y conduisaient sous une pluie battante. Mais au bout du petit chemin, quelle récompense ! Seuls au monde dans l’ancien domaine des Campbell, lords de Glenorchy.

Si j’avais une légère appréhension en arrivant à Glasgow (le retour à la « civilisation » est toujours un peu délicat), elle s’effaça vite. La ville est agréable et nous y avons rapidement trouvé nos marques, notamment au Pot Still, l’un de ces pubs écossais où l’ambiance est si chaleureuse et pas seulement par les effets conjugués de la bière et du whisky.

Depuis hier, nous roulons de nouveau à droite. Il fait beau. Pas une goutte de pluie en vue, pas de petits moutons, et bientôt les moustiques tigres. Je n’irai pas jusqu’à dire que je regrette déjà les midges, encore que…

 

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Après avoir quitté Aberdeen et les Grampians, direction le Nord et ses promesses – tenues – d’un environnement spectaculaire.

La porte d’entrée c’est Inverness près du fameux lac. Nous sommes sans doute dans la partie la plus touristique de l’Écosse ce qui explique le véritable racket organisé par les hôteliers (prix abusifs pour des prestations moyennes) dans un pays où la mesure du nombre des visiteurs semble ne pas avoir été prise puisque les hébergements sont nettement insuffisants.

Il ne faudrait pas pour autant se méprendre. La région n’est pas envahie par les touristes : ce n’est pas la Côte d’Azur au mois d’août ! Cela est vrai y compris pour le Loch Ness où il ne nous a pas été donné de voir le monstre mais qui nous a permis de découvrir, pas toujours sous la pluie, quelques beaux paysages agrémentés ici ou là de châteaux en ruines. Et puis Inverness restera gravé dans nos mémoires comme la ville où nous avons vus nos premiers joueurs de cornemuse, en kilts comme il se doit.

Notre montée vers le Nord va se faire par la côte est. Plus ou moins proches, nous pourrons voir les nombreuses plateformes pétrolières (je ne peux m’empêcher de penser à Nikiski et à l’Alaska) qui ont fait la richesse de l’Écosse avant la chute des prix mais qui continuent à fonctionner en même temps que le pays s’oriente vers les énergies renouvelables.

C’est dans ce même secteur que nous aurons l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les Highland Clearances, déplacements forcés des populations après les rébellions jacobites du début du XVIIIe siècle. Les chefs de clans écossais qui avaient survécu aux attaques britanniques et n’avaient pas choisi d’émigrer en Amérique sont devenus de gros propriétaires terriens conduits à élever des moutons pour les vendre aux Anglais. Pour ce faire, ils poussèrent de nombreuses familles aux revenus modestes à quitter les terres cultivées ou les expulsèrent dans de petites fermes au bord de mer, là où l’agriculture était impossible (les Lowlands) et où ils avaient le plus grand mal à survivre. Nous sommes allés sur les lieux d’un petit village en ruines, Badbea, en haut de falaises parfois tellement ventées qu’animaux et enfants devaient être attachés pour ne pas tomber ! Seuls sur le site, assis sur des pierres, vestiges du mur d’une ancienne maison, admirant pourtant le paysage, on pouvait imaginer sans peine la dureté des conditions de vie de ces anciens paysans. Beaucoup décidèrent dès lors de quitter leur pays pour se rendre aux États-Unis ou au Canada. Un peu plus loin sur la route, nous aurons le plus grand mal à trouver le monument en bronze qui rappelle cette époque tragique : une famille quittant sa maison pour commencer une nouvelle vie de l’autre côté de l’océan.

En continuant à monter ver le Nord notre but premier était la petite ville de John o’Groats et Duncansby Head, l’extrême pointe nord-est de la Grande-Bretagne. Là, il faut que je vous explique comment nous précisons nos itinéraires. La lecture de nombreux guides de voyage n’est pas notre seule source d’inspiration. En effet, nous aimons bien aussi nous rendre dans des lieux qui nous ont été recommandés par des proches. Généralement, ils réservent de bonnes surprises et surtout nous apportent un petit plus, ce petit plus qui, par-delà les années, nous permet de retrouver ceux que nous connaissons dont les pas ont précédé les nôtres sur des terres plus ou moins lointaines.

De ce point de vue, j’avais été plutôt surprise de constater qu’assez nombreux étaient ceux qui avaient visité l’Écosse. Il en a été ainsi de Penarth près de Cardiff (là c’était au Pays de Galles, merci Renato), du mur d’Hadrien (merci Patrick C.) ; il en sera plus tard ainsi d’Ullapool (re-merci Renato) ou encore d’Oban (merci Jean-Pierre)… C’était également le cas de John o’Groats dont m’avait parlé ma soeur Michèle. Après quelques centaines de mètres de marche sur un sentier qui peu à peu s’efface pour vous laisser poursuivre votre avancée en déambulant sur l’herbe humide, on débouche au sommet d’une impressionnante falaise surplombant les Stacks of Ducansby, deux hauts rochers pointus se dressant au large.

Sur la North Coast 500, l’endroit valait plus que le coup d’oeil, même si le « vrai » point le plus au Nord est Dunnet Head à une vingtaine de miles de là où nous avons pu assister, en solitaires, à un superbe coucher de soleil.

(à suivre)

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Le but de tout voyageur qui se respecte, quand il se rend en Écosse, c’est les Highlands, et même le nord des Highlands. Fallait-il monter au plus vite vers ces hautes terres, ou bien prendre le temps de découvrir progressivement le pays ? C’est la question que nous nous posions en visitant le château de Sterling, notre première étape après avoir quitté le Pays de Galles et « franchi » le mur d’Hadrien.

Nous choisîmes une solution intermédiaire : direction les Highlands mais en commençant par le sud, à priori moins spectaculaire. Cette montée en puissance m’agréait et j’ai donc convaincu Patrick de nous attarder un peu dans le centre-est du pays du côté d’Aberdeen et des monts Grampians. Il faut dire que j’avais un argument massue : on allait pouvoir faire la vallée du whisky (single malt only) ce qui ne pouvait que séduire sinon le fin connaisseur du moins l’amateur éclairé qu’il est depuis quelques années.

Et je ne l’ai pas regretté. Non pour le whisky qu’à ma grande confusion je n’apprécie pas mais pour tout le reste. Si la ville grise d’Aberdeen, l’une des plus riches d’Écosse, me laissera sans doute un souvenir contrasté, ce ne sera pas le cas des délicieux (je ne pensais pas utiliser un jour cet adjectif pour qualifier l’Écosse, et pourtant…) paysages au travers desquels nous avons roulé. Le vert si tendre des prairies parsemé des petites taches blanches des moutons ou brunes des bovins, le jaune paille des champs de blé, le rose vif des épilobes omniprésentes, les rivières quasiment bucoliques ne pouvaient que séduire.

Et puis si la vallée de la Spey, celle du pur malt, ne fut pas oubliée, il y eut aussi sur notre route, des églises et des châteaux, les plus fascinants en ruines bien sûr, comme le Dunnottar castle, au sud d’Aberdeen, ou la vieille cathédrale d’Egin plus au nord.

Le climat écossais, si particulier, nous a peu gênés. Bien sûr le ciel est souvent gris mais il lui arrive d’être bleu, le soleil en général discret peut être parfois éclatant, la pluie, fréquente, ne tombe que par épisodes et ses gouttes, contrairement à celles des orages niçois, ne sont pas un obstacle aux balades. Il suffit d’être un peu équipés, comme tout le monde l’est ici, en gros une veste imperméable et de bonnes chaussures. Ainsi parés, on n’a peur de rien !

Finalement, cette partie de notre séjour ne se contenta pas d’être une introduction à ce que nous allions trouver en continuant à monter. La région n’est pas qu’un début : elle a son propre charme.

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Pour vous, mais aussi (beaucoup) pour moi, quelques photos choisies des lieux que nous avons traversés en Pays de Galles, avant de passer en Écosse.

CARDIFF

PENARTH

BRECON BEACONS

PORT EYNON
(PÉNINSULE DE GOVER)

WARM’S HEAD
(PÉNINSULE DE GOVER)

Là, on n’est plus dans le Pays de Galles mais pas encore en Écosse : en Angleterre avec le Mur d’Hadrien qui, à l’origine, protégeait l’empire romain des barbares d’Écosse !

 

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Après quelques jours passés dans le Pays de Galles, nous voici en Écosse. Pas question cependant de ne pas dire quelques mots du pays des Dragons rouges.

Si notre rapide séjour à Cardiff s’est révélé sans surprise, nous avons eu la chance de tomber, un peu par hasard, sur deux autres étapes qui m’ont ravie, pas vraiment pour les mêmes raisons.

Petite remarque préliminaire : nos arrêts en soirée dépendent entièrement des hôtels où nous avons trouvé une chambre. Et comme, nous ne savons pas vraiment à l’avance ce que nous allons découvrir en chemin, nos réservations se font à la dernière minute. Dès lors, nous n’avons que peu le choix tant de la ville que de l’établissement qui voudra bien nous accueillir.

C’est ainsi qu’il y a trois jours, nous avons atterri à Aberystwyth, au bord de mer. Le Richmond hotel proposait tout à la fois un parking et une bonne connexion wifi : nous nous sommes jetés dans les bras de sa propriétaire. De façon un peu prématurée si on veut bien considérer qu’il nous fut impossible de nous connecter. Mais peu importe : le Richmond n’avait pas besoin de ça avec son petit air suranné de pension de famille (à l’exclusion de nos voisines de table, véritables spécimens d’Anglo-saxonnes extraverties, qui juraient un peu dans le décor). La ville où nous nous sommes longuement promenés dans la soirée nous a elle aussi donné l’impression d’être dans un endroit hors du temps où Monsieur Hulot aurait très bien pu venir passer ses vacances. Avec une brume de plus en plus épaisse au fur et à mesure que la nuit tombait, jouant avec les ruines d’un vieux château, il y avait comme de la magie dans l’air, une magie qui protège et rend heureux.

 

Le lendemain, autre lieu, autre ambiance. Alors que le désespoir commençait à nous guetter – à vingt heures nous ne savions toujours pas où nous allions passer la nuit (les rares hébergements de la région étaient complets) – et que nous envisagions gaillardement de passer une nuit dans la voiture, nous avons fini par trouver un endroit où poser nos valises. Il s’agissait d’un pub, pas loin de Chester mais toujours en Pays de Galles, le Glan Yr Afon Inn dans le hameau de Dolphin, qui disposait de quelques chambres. Sorti de nulle part, en pleine campagne, il accueillait une clientèle nombreuse – samedi soir oblige – qui, la bière aidant, allait manifester davantage son enthousiasme au fur et à mesure que la soirée avançait. Les filles s’étaient habillées pour sortir et, dans un premier temps, nous eûmes le sentiment d’arriver, avec nos bagages et nos tennis, tels des chiens dans un jeu de quilles. Impression qui s’est vite démentie après avoir échangé quelques mots avec les uns et les autres. Un cod & chips plus tard, nous pouvions regagner notre chambre et son lit à baldaquin (!) non sans porter un regard bienveillant sur cette vie communautaire et intergénérationnelle qu’on rencontre souvent dans les pays anglo-saxons.

 

 

 

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L’avantage des voyages en voiture, c’est qu’au-delà du but prévu – cette année le Pays de Galles et l’Écosse – la route que l’on emprunte pour y parvenir est déjà le voyage. J’ai eu l’occasion de le dire à de nombreuses reprises, à chaque fois qu’on me demande, étonné, pourquoi nous n’avons pas pris l’avion qui permet d’aller tellement plus vite. Systématiquement, les découvertes que nous faisons en chemin me permettent de le vérifier.

Cette année, notre première étape fut dans les Alpes, à Serre Chevalier où nous avons accompagné Édith, ma belle-mère, qui va y rester trois semaines. En quittant la station, nous avons eu notre première émotion en passant le col du Lautaret. Le site est superbe et nous avons eu le loisir de l’admirer longuement quand, quelques minutes à peine après notre départ, nous avons été stoppés suite à un accident qui devait être assez grave puisqu’il a nécessité l’intervention d’un hélicoptère.

Notre plan pour la journée en fut contrarié : le retard pris ne nous a pas permis de déjeuner, comme nous l’avions envisagé, au Bistrot Saint Pierre de Lugny où nous avions suivi quelques semaine plus tôt la finale de la Coupe du Monde de foot avec les amis qui séjournaient avec nous dans le Mâconnais. Il en va ainsi des voyages : tout ne se passe pas toujours comme prévu.

Du coup – passez-moi l’expression – nous avons roulé jusqu’à Reims. Notre précédent séjour dans la capitale champenoise datait d’une vingtaine d’années. Avec mon frère, Philippe, nous faisions alors un voyage avec Raymond, notre père, pour retourner sur les lieux qui l’avaient marqué. Au premier rang de ceux-ci, les terres témoins de la 1re Guerre Mondiale et le cimetière militaire de Suippes où son père, Victor, est enterré. Pour nous y rendre, nous avions fait étape à Reims. Et c’est au même café proposant une dégustation de Champagne, à proximité de la cathédrale, que nous avons levé nos verres, en pensant très fort à Raymond.

Dans la soirée, nous avons pu assister à un spectacle magique (et imprévu pour nous) de son et lumière sur la cathédrale. À peine avais-je eu le temps de me dire que nous avions de la chance d’être tombé dessus, que je me suis fait la remarque suivante : ce n’était pas une question de chance, mais seulement l’une des nombreuses opportunités qui s’offrent en permanence aux voyageurs qui ont choisi la liberté que procurent les déplacements en voiture. Amis écolos, vous voudrez bien me le pardonner ?

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En direct de Manhattan

Encore présents à New York en cette soirée d’Halloween, nous n’avons pas été personnellement physiquement impactés par ce nouvel attentat – à priori – islamiste, même si nous avons fréquenté les quartiers concernés proches de Ground zero quelques heures auparavant.

Ce soir nous serons dehors, solidaires des New-yorkais. En tant que Niçois, cet engagement a bien sûr un sens particulier.

Ajouté le 02/11/2017. Suite à un appel téléphonique d’un journaliste de Nice-Matin au lendemain de l’attentat, alors que nous étions encore à Manhattan, voici l’article que nous avons trouvé aujourd’hui en rentrant à Nice.

Nice-Matin 02:11:2017

Nice-Matin 02/11/2017

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Nous sommes depuis deux jours à New York en compagnie de Nathalie, ma nièce, et de son fils Jean-Raymond. Après une superbe première journée, la deuxième fut franchement désagréable question climat : une pluie dense toute la journée, sans discontinuer. Cela ne nous a pas empêchés de profiter de notre séjour.

Samedi, nous avons rentabilisé au mieux le temps ensoleillé en nous rendant  à l’Observatoire de la tour One world trade center puis à la statue de la Liberté.

Nous n’étions plus retournés à Ground Zero depuis 2011. Nous ne connaissions donc pas le Mémorial du 11 septembre organisé autour de deux bassins dans un parc à l’endroit où étaient situées les tours jumelles détruites. Emotion et colère étaient encore au rendez-vous, aujourd’hui comme hier. Admiration aussi pour ce pays que nos compatriotes sont trop souvent prompts à décrier. Non que ses habitants soient parfaits – loin de là – mais ils m’impressionnent par leur capacité à garder intacte leur énergie à se relever en toute circonstance.

La nouvelle tour est belle et la vue que l’on découvre depuis son sommet exceptionnelle. Rencontrant quelques problèmes avec le transfert de mes photos, je ne vais pas pouvoir vous en faire beaucoup profiter. Il en va de même pour les clichés pris à la statue de la Liberté où nous nous sommes rendus dans l’après-midi.

Dimanche, nous étions à Harlem qui a bien changé depuis la première visite que nous y avions faite il y a pas mal d’années. Comme partout dans la ville, les citrouilles sur le pas des portes nous rappellent qu’Halloween n’est pas loin. Il n’était pas question de rater une messe gospel (notre deuxième expérience) ni un brunch dans un diner tout droit sorti des années 50. Pour aller voir quelques unes des fresques murales du quartier, nous sommes passés  par le nord-est de Central park en faisant le tour du lac Meer. Tout à la fois une bonne et une mauvaise idée. Bonne parce que nous avons pu commencer à admirer les couleurs de l’automne qui nourrissent mes fantasme depuis que nous avons décidé de rejoindre NYC en cette saison. Mauvaise parce que la pluie a redoublé de violence à ce moment là et qu’avec un parapluie pour quatre, il était impossible de s’en sortir indemnes.

Nous nous sommes engouffrés dans un des (relativement) nouveaux taxis verts qui ne  sont autorisés à prendre des clients que  dans les autres quartiers de NYC que Manhattan et au nord de l’île pour compenser l’offre par trop limitée des taxis jaunes dans ces secteurs. La fin de l’après-midi fut consacrée au séchage de nos vêtements. La vue exceptionnelle depuis les grandes baies vitrées de notre chambre m’a permis d’accepter ce retour forcé au bercail avec plus de patience que je n’en ai d’ordinaire.

Pour ce lundi, on nous annonce surtout du vent. Mais là, à 5 h du mat’, il pleut encore…

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Vieille ville Tallinn 2

Les hasards du calendrier et de notre itinéraire ont fait que nous nous sommes retrouvés ce soir à Tallinn sept ans jour pour jour après notre dernière visite : en 2010, pour notre seconde visite dans le plus « nordiste » des pays Baltes, c’était déjà un 14 août (vous pouvez aller consulter le billet que j’avais fait cette année là). Une petite différence : en regardant les photos d’alors, j’ai pu constater aux tenues vestimentaires qu’il faisait beaucoup plus chaud que cette année…

Nous y sommes arrivés par le ferry en provenance d’Helsinki sous un ciel d’une pureté que nous n’avions pas encore rencontrée depuis notre départ (surtout au lendemain d’une soirée particulièrement pluvieuse à Jyväskäla). Nous avons en effet décidé de rentrer par l’Est plutôt que de redescendre par la Suède puis l’Allemagne dont les voies de circulation nous avaient posé quelques difficultés à l’aller du fait des nombreux travaux entrepris pour les remettre en état pendant la période d’été. Suivra la Pologne. Quant à la suite, nous n’avons pas encore arrêté notre choix.

Revoir un ville que l’on commence à connaître – et c’est d’autant plus aisé que la capitale estonienne n’est pas très grande – multiplie le plaisir qu’on a eu à la découvrir la première fois, surtout quand elle est assez éloignée de chez soi. Et ça n’a pas manqué : c’est avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai à nouveau circulé dans la jolie vieille ville en y retrouvant mes marques. Toujours la même animation assez sage, beaucoup de musiciens dans les rues. C’était une bonne idée que de retourner « à la civilisation » (!) par Tallinn : une sorte de sas de décompression…

 

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