Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Société’ Category

Si l’été est souvent la saison des mariages (et j’en ai quelques-uns à célébrer prochainement en mairie de Nice), j’ai commencé mes activités estivales en tant qu’officier d’état civil délégué… par un baptême.

C’est toujours un bonheur que d’accueillir une nouveau ou une nouvelle petite citoyenne au sein de notre communauté républicaine. Après Léon et Alice, c’était au tour de l’adorable petite Lucie, dont j’avais fait la connaissance quelques semaines plus tôt par l’intermédiaire de son grand-père paternel, Éric, notre collègue et ami à l’Université de Nice.

Parrainée (et marrainée ?) par Rémy et Mélina, très concentrés, Lucie était entourée pour la circonstance de sa sympathique famille originaire du Sud-Ouest à commencer par ses parents, Marie et Thibaud, et son grand frère Alexandre.

Cherchant une personnalité pouvant lui servir de référence, j’ai pensé tout naturellement à Lucie Aubrac, choix doublement symbolique. Et c’est en ces termes que j’ai évoqué cette femme exceptionnelle :

« … Lucie Aubrac qui, avec son mari Raymond, entrera très tôt dans la Résistance dès le début de la 2e Guerre mondiale. Cette femme courageuse, intellectuelle et pacifiste peut être un bel exemple. D’autant que, encore jeune fille, elle a manifesté très tôt son penchant pour l’indépendance. Et, chère petite Lucie, compte tenu de ce que j’ai pu constater lors de notre brève rencontre à ton domicile, tu ne manques ni d’énergie, ni de courage, ni d’indépendance. Il suffit de te voir, intrépide, au volant de ton petit quad dans le si charmant jardin familial de Cimiez pour comprendre qu’il va quand même falloir te surveiller attentivement ! L’intrépidité, premier symbole. Mais il y en a un second et là j’avoue que je suis tombée dessus par hasard : en effet, ton aînée a vu le jour un 29 juin et toi, Lucie Durand-Carrier, en entrant dans la communauté citoyenne, tu nais aujourd’hui à la République, 107 ans après, jour pour jour.« 

En rentrant chez moi, j’ai réalisé que j’avais, à mon grand dam, oublié un troisième symbole : le papa de Lucie fêtait aujourd’hui ses 36 ans !

Publicités

Read Full Post »

Ce n’est pas parce qu’une actualité a livré quelques bonnes nouvelles en matière de lutte contre le SIDA qu’il faut baisser les bras. C’est cette volonté qui a animé nos étudiants (Patrick les encadrant au 1er semestre, moi au second), Elena, Fiona, Myriam, Saïfedine et Victoria, lorsqu’ils ont décidé, dans le cadre de leur projet tuteuré, d’accompagner l’association SIS-Animation – qui intervient sur la prévention du VIH/SIDA et de l’hépatite et qui lutte contre les exclusions liées à la sexualité ou à l’état de santé – pour l’organisation d’une soirée au théâtre Francis Gag autour du spectacle Rétro-sexuel.

Il s’agissait d’une création scénique du collectif Art-Spes très originale où les comédiens-danseurs-interprètes nous guident à travers la redécouverte du mal de notre temps. En un peu plus d’une heure, devant une salle pleine (bonjour Elijah, bonjour Benoît !), ils font la démonstration que spectacle et pédagogie peuvent très bien s’entendre.

Donc un grand bravo à l’association et à son très baba cool animateur Jean-Pierre Paringaux, à la troupe du collectif Art-Spes et bien sûr à nos étudiants qui ne cessent de nous surprendre (agréablement bien sûr).

Voir sur le blog de Patrick, une autre initiative des LEA L2 Droit.

Read Full Post »

Suite à la mobilisation des enseignants et de la majorité des parents d’élèves contre l’attitude de la hiérarchie dont les représentants avaient condamné de manière particulièrement violente la pratique du temps calme à Fouont Cauda décidée par le Conseil d’école (voir mon billet précédent C’est vraiment dégueulasse), le rectorat avait, bien tardivement, rétropédalé en démentant les propos pourtant confirmés par la presse (voir Nice-Matin de ce jour).

Les représentants syndicaux de la CGT Éduc’action, du SNUipp et de l’UNSA ont été reçus ce matin au rectorat par l’Inspecteur d’Académie. Nous étions nombreux à nous être rassemblés devant les grilles malgré une météo particulièrement chagrine pour attendre les résultats de l’entretien. L’occasion pour Patrick et moi d’échanger sur les difficultés rencontrées par les directeurs d’école, dont beaucoup étaient présents sur le site pour soutenir leur collègue mise en cause.

À la sortie, de bonnes nouvelles car un certain nombre de points ont été actés :
– l’inspecteur d’Académie réaffirme sa confiance aux équipes enseignantes et à celle de Fouont Cauda en particulier,
– l’inspectrice de la circonscription rencontrera les équipes de Fouont-Cauda et les parents d’élèves,
– la réflexion sur le climat scolaire dans le premier degré se poursuivra avec l’ensemble des IEN du département.

L’audience s’est bien passée et a, semble-t-il, été constructive. Les syndicats ont donc décidé qu’il n’y avait plus lieu de maintenir la journée de grève prévue pour demain en solidarité avec l’équipe enseignante de Fouont Cauda. Nous avons là en direct l’exemple d’un bon fonctionnement de la démocratie représentative.

Ce qui s’est passé laissera sans doute des traces, notamment pour les personnes mises en cause. Mais ça aura permis aux membres de l’enseignement public de marquer des points vis-à-vis de leur hiérarchie : elle a compris que ne pas soutenir ses enseignants quand ils étaient injustement critiqués, sans rien vérifier avant de les condamner, pouvait aussi faire des vagues. À bon entendeur…

 

Read Full Post »

Photo Var Matin

C’est peu dire que je suis en colère. Une fois de plus, on cloue au pilori le milieu scolaire. Il s’agit en l’occurrence de la directrice et des équipes enseignantes de Fouont Cauda qui ont eu l’audace de décider, en Conseil des maîtres il y a deux ans, d’une pratique habituelle dans de nombreux établissements : faire asseoir les enfants pendant la mise en rang avant de rentrer en classe le matin et après le déjeuner, moment où ils sont souvent agités, l’idée étant d’instaurer un temps calme avant la reprise des cours. Ceux qui arrivent à 8 h 20 restent assis 10 minutes, ceux qui arrivent à 8 h 29… 1 minute). Les enfants peuvent discuter entre eux sans encourir une quelconque punition bien sûr.

Las ! Une représentante de parents d’élèves apparemment en manque de reconnaissance (et qui semble vouloir régler des comptes personnels avec la directrice) a eu la lamentable idée de trouver cela indigne et humiliant pour les enfants. Et en plus, les pauvres chéris auraient froid : comme si on les faisait s’asseoir sous la pluie ou dans la neige, et comme si c’était un problème pour des enfants de s’asseoir par terre…

Malheureusement, ces accusations alimentées par une pétition d’une indigence rare (normal, sur Change.org), en fait très peu signée, ont été reprises avec une certaine légèreté par la presse avec des titres à la Une et en page intérieure pour le moins contestables d’autant qu’on pouvait apprendre au fil de l’article que cette contestation par une élue de la FCPE ne faisait pas l’unanimité des parents d’élèves qui n’avaient rien à redire contre cette mesure. Les enseignants n’ont pas été contactés pour répondre à ces accusations sur une pratique dont personne ne s’était jamais plaint jusque-là : une semaine encore avant que la pétition ne soit lancée, avait lieu un conseil d’école et personne n’a soulevé cette question. Le lendemain, dans un petit encart ne pouvant compenser l’importance de l’article de la veille, les syndicats enseignants (SNUIpp majoritaire et CGT Éduc’action) s’insurgeaient de ce traitement, suivis le surlendemain par un tweet du SE-Unsa 06.

Alors bien sûr, la hiérarchie, au lieu de vérifier de quoi il retournait, s’est empressée, comme c’est hélas trop souvent le cas, de réagir à la demande de la presse en prétendant ne pas être informée (alors que, venant régulièrement à l’école, elle est parfaitement au courant) et en disant qu’il s’agissait là de méthodes « indignes s’apparentant à des punitions corporelles ». Inspection académique et rectorat unis dans la même attitude lamentable. Eux ne se gênent pas pour fracasser les personnels de l’Éducation Nationale en les donnant en pâture aux médias alors que la directrice, contactée par la presse, n’a pu s’exprimer, tenue à des obligations de réserve qu’on leur rappelle régulièrement.

En plus, on tombe là sur une directrice qui, selon la plupart des informations qui me sont remontées, fait un travail remarquable, essayant d’éviter la fuite des élèves privilégiés vers les écoles privées qui transforme l’école publique en ghetto pour les familles les plus pauvres. Voilà quelqu’un de très humain et investi dans son travail qui se trouve publiquement défoncé. C’est vraiment dégueulasse.

Read Full Post »

Le Noël d’AMICA

Faouzia Maali

Hier, AMICA a tenu son pari : faire en sorte que son nouveau local du quartier de La Vallière soit prêt pour accueillir, à l’occasion de son inauguration, le père Noël et ses cadeaux par milliers.

Jusqu’à la dernière minute, les amis de l’association ont uni leurs forces pour que rien ne vienne gâcher la fête et ils y sont magnifiquement parvenus. Pourtant, il y a seulement deux mois, on aurait eu du mal à imaginer que ce local où tout était à faire serait opérationnel. Sauf qu’avec AMICA et son animatrice XXL, Faouzia Maali, tout est possible. Et quand Faouzia veut quelque chose, sa force de conviction est telle qu’elle emporte tout le monde avec elle.

Dans la belle pièce qui semblait flambant neuve, décorée de sapins et de guirlandes, après avoir satisfait l’appétit des gourmands (tout le monde avait mis la main à la pâte), il était l’heure pour le Père Noël de passer à la distribution des cadeaux dans une joyeuse bousculade. Faouzia, debout sur une chaise, tentait de se faire entendre en appelant les gamins qui devaient venir récupérer le paquet qui leur était destiné. Et les bénévoles s’étaient tellement bien débrouillés, que certains enfants sont repartis, la mine réjouie, avec plusieurs cadeaux.

Après avoir passé quelque deux heures avec Fabien au 1, rue Jean Vigo, il était temps de saluer les responsables. Faouzia, toujours debout sur sa chaise, me dit en riant : « C’est ça AMICA ! » Oui Faouzia, c’est ça et c’est bien. Tellement que j’en ai voulu à ces élues de la majorité qui avait envisagé de venir et qui finalement ont pointé aux abonnés absents. Tant pis pour elles…

Read Full Post »

En direct de Manhattan

Encore présents à New York en cette soirée d’Halloween, nous n’avons pas été personnellement physiquement impactés par ce nouvel attentat – à priori – islamiste, même si nous avons fréquenté les quartiers concernés proches de Ground zero quelques heures auparavant.

Ce soir nous serons dehors, solidaires des New-yorkais. En tant que Niçois, cet engagement a bien sûr un sens particulier.

Ajouté le 02/11/2017. Suite à un appel téléphonique d’un journaliste de Nice-Matin au lendemain de l’attentat, alors que nous étions encore à Manhattan, voici l’article que nous avons trouvé aujourd’hui en rentrant à Nice.

Nice-Matin 02:11:2017

Nice-Matin 02/11/2017

Read Full Post »

J’avais eu l’occasion d’évoquer, lors d’un précédent billet qui rendait compte du Conseil municipal de Nice du 3 février 2017, la situation difficile de l’AMICA, qui intervient dans le secteur de La Vallière et qui se trouvait cette année sans subvention ni lieu pouvant accueillir ses activités suite à un problème administratif dans sa demande d’aide à la Ville.

La députée Brenier, qui manifestement ne connaissait rien à la situation, avait avancé l’idée que l’AMICA était une association communautariste, alors que j’avais justement pris son exemple pour les excellentes actions qu’elle menait contre la radicalisation dans un quartier en pleine (mauvaise) évolution.

S’il en était besoin, j’en ai encore eu la preuve ce samedi en assistant, avec mon collaborateur Fabien Castejon, à une réunion des membres de l’association. Le lieu choisi pour cette réunion n’était pas anodin : l’animatrice Faouzia avait délibérément réservé la salle d’un café de la rue Jean Vigo, un café que les hommes du quartier se sont appropriés dans cette petite artère qui s’est plusieurs fois fait remarquer ces derniers mois pour sa sinistre réputation (trafic de drogue notamment) alors qu’elle donne sur la Promenade des Anglais. Tous les hommes étaient installés dehors sur le trottoir et la réunion – avec une majorité de femmes – s’est paisiblement tenue à l’intérieur.

Autre chose qui n’était pas anodine, l’adresse de ce qui sera le local de l’association : il est situé juste à côté du café où nous venions de nous réunir ! C’est dire le volontarisme dont les adhérents font preuve dans leur combat pour essayer d’aider les jeunes du quartier. Nous sommes allés le visiter et, pour pénétrer à l’intérieur, il nous a fallu demander aux hommes installés devant de s’écarter : vu leur tête, ça n’a pas eu l’air de les amuser… Le local en question n’a plus de porte (juste un vague rideau) et il est squatté par des personnes qui l’ont mis dans un état apocalyptique avec un sol jonché de cannettes et détritus divers.

Mais l’enthousiasme des adhérents n’a pas failli : plein de bonnes volontés se sont déjà manifestées pour faire les travaux nécessaires. Et il va falloir faire vite parce que des idées, Faouzia et ses amis en ont plein. Déjà, lors de l’inauguration du local qui devrait avoir lieu en décembre, elle a prévu un défilé avec le Père Noël dans toute la petite rue ! Et surtout, afin de pouvoir reprendre le soutien scolaire. Car l’AMICA n’est pas vraiment la bienvenue dans la structure municipale (ANIMANICE) de La Vallière. Elle n’a plus que quelques heures, uniquement pour faire de l’alphabétisation, ce qui est encore une façon de les marginaliser voire les stigmatiser.

Quand nous les quittons, nous ne pouvons taire notre admiration pour ces personnes merveilleuses qui se battent, envers et contre tout et tous, juste pour donner une chance aux enfants d’un quartier complètement abandonné. Des espérances leur avaient été données par la municipalité : pour l’heure, elle ne se sont guère concrétisées…

 

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :