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Interview par France 3 sur le Couvent de la Visitation, 21/12/2016

Interview par France 3 sur le Couvent de la Visitation, 21/12/2016

Dire que le dernier Conseil municipal a été agité relève de l’euphémisme. Surtout dans sa première partie, celle où l’ancien maire, qui oublie régulièrement qu’il est devenu un « simple » premier adjoint, était présent. Cela dit, il semblerait que le nouveau maire (l’ancien premier adjoint) ne soit pas en reste. Il faut croire que la fonction déteint.

Ce Conseil aurait pourtant mérité davantage d’écoute de la majorité pour son opposition car les dossiers sur lesquels nous avions à nous prononcer étaient nombreux et importants. C’est ainsi que nous étaient soumis dès l’ouverture les rapports annuels (obligatoires) concernant d’une part le développement durable et d’autre part l’égalité entre les femmes et les hommes dans notre cité. Au programme également une modification du PLU, avec l’avis du commissaire enquêteur, relative notamment aux terrains du Ray, la destination de la halle de la Gare du Sud, et le DOB (débat d’orientation budgétaire). J’aurais l’occasion de revenir très prochainement sur tous ses sujets (et quelques autres) sur lesquels j’ai été amenée à prendre la parole.

En fin de Conseil était évoqué le vœu que notre groupe « Radical et Divers Gauche » avait déposé avec les élus du groupe EELV à propos du Couvent de la Visitation qui fait l’objet d’un projet hôtelier (cliquer ici pour lire le voeu). Les élus ont en effet la possibilité légale de demander un vote sur un thème relevant de la politique locale. Ce sujet n’étant pas à l’ordre du jour et étant donné les difficultés que nous avons à obtenir des réponses claires sur ce dossier, nous avons posé des questions précises et demandé la réunion d’une commission intégrant les riverains du Couvent.

documents-couventLe maire Philippe Pradal a cru malin de déposer sur son bureau (de façon spectaculaire) à notre intention deux énormes dossiers censés répondre à nos interrogations. N’ayant pas eu l’opportunité de voir au préalable ce qu’ils contenaient et le maire refusant la mise en place de la commission pour les riverains, nous avons refusé le retrait de notre vœu – qu’il nous demandait – et il a donc appelé la majorité à voter contre, ce qu’elle a fait le petit doigt sur la couture du pantalon. Depuis nous avons eu l’occasion de feuilleter les documents remis : rien de nouveau. Rien sur l’historique de l’actuel projet, rien sur le nouveau bail de 93 ans avec le groupe Perseus. En fait, des documents que nous avions déjà (l’ancien bail, le permis de construire…), plus des tas de pages pas forcément inintéressantes dans l’absolu mais sans aucun rapport avec l’actualité du dossier.

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À l’annonce de l’intervention de François Hollande au JT, on sent que le moment va être important. Quand il apparaît sur l’écran, c’est encore le « Président normal » qui est là. J’ai toujours aimé cette façon qu’il avait de se présenter. Ça n’empêche pas la dignité. Surtout après un mandat de Nicolas Sarkozy dont j’aurais tellement aimé qu’il soit un peu plus « normal »…

Quand il commence à parler de son bilan – et quoi qu’en disent ses détracteurs il a un bilan qui n’est pas si mauvais –, je ne sais plus que penser. Quand il évoque ses réalisations, je me dis qu’il ne le ferait pas ainsi s’il avait décidé de se représenter. Il parle aussi de ses erreurs. J’aime sa façon de s’exprimer sans « faire des phrases ». Ça n’empêche pas la gravité. Et quand il rappelle qu’il est socialiste et qu’il se doit d’être lucide dans l’intérêt de la gauche, parce que c’est l’intérêt de la France de ne pas laisser la place à la droite et à l’extrême droite, la messe est dite, il va annoncer qu’il ne briguera pas un second mandat.

Il le fait. En vrai homme d’État. Je me dis qu’il a raison mais je suis très émue. En colère aussi. Je pense à tous ceux qui n’ont jamais cessé de lui savonner la planche dès son élection, à cette droite qui a passé son temps à mentir, mais surtout à cette gauche si petite, toujours dans la surenchère, alors que le pays traverse une des plus grandes crises, à tous les niveaux, de son histoire. Son nouveau statut de non-candidat devrait tous les calmer.

Quelques minutes plus tard, mon téléphone sonne. C’est ma mère. Elle a 90 ans et elle pleure d’avoir entendu le Président faire cette annonce. En essayant de lui remonter le moral, j’agis aussi sur le mien. Il sera encore aux affaires pendant cinq mois. Et il n’aura pas besoin de penser à sa réélection…

P.S. Ce matin, j’avais signé la pétition « Stop au Hollande-bashing »…

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Cet après midi, nous étions avec Patrick au théâtre Francis Gag pour le spectacle de l’association sportive et culturelle pour adultes handicapés mentaux L’Envol, consacré en 2016 à la variété des années 80. Trois heures et demi d’un vrai spectacle qui fut aussi un grand moment de bonheur. Coachés par Virginie et Loetitia, le sociétaires de L’Envol ont mis le feu au petit théâtre avec une demi-douzaine de chorégraphies qui, de La fièvre du samedi soir à un medley de la Compagnie Créole, étaient toutes plus endiablées les unes que les autres. Spectacle à la fois émouvant et jubilatoire qui nous a impressionné par sa générosité et la joie de vivre qu’il dégageait.

Les chorégraphies étaient encadrées par les prestations d’excellent(e)s chanteurs et chanteuses et les numéros à la fois troublants et étonnants de René en Mireille Mathieu. C’est dire si on a soigné le spectacle de L’Envol.

Nouveau signe s’il en fallait un de la pénétration de l’attentat du 14 juillet dans tous les milieux niçois, un hommage émouvant a été rendu à l’une des amies de l’association disparue ce jour-là.

Seule note négative : les élus de la mairie qui généralement se déplacent en groupe pour inaugurer le moindre bout de trottoir ou participer à une réunion de quartier n’ont pas jugé bon d’être présents. C’est dommage !

Mais, pour ne pas rester sur ce constat navrant, nous préfèrerons à l’avenir nous souvenir de la bonne humeur communicative des présentateurs (et chanteurs) Henri et Jean, et de l’image de la Présidente, Madame Sarfati, dansant sur scène et avec entrain en compagnie de « sa » troupe de L’Envol sur la musique de Fame à la fin du spectacle.

Bravo Madame et à l’année prochaine !

 

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logo-metropoleLa séance de ce jour du Conseil de la Métropole Nice Côte d’Azur fut plus longue que je ne l’avais envisagée et un brin fatigante. Il faut dire que le Président profitait de la moindre de nos interventions pour partir dans un tunnel dont on désespérait de le voir sortir.

Sans compter qu’il n’avait pas besoin de nos interpellations pour se lancer dans des tirades dont il a le secret et qui ont pour caractéristique de n’avoir aucun lien avec l’ordre du jour. Ses cibles préférées ? L’Etat bien sûr : les ministres, le préfet…

Aujourd’hui, en plus du préfet (qui va sûrement bien lui manquer puisqu’il nous quitte), il s’en est pris au Garde des Sceaux – appelé systématiquement le sous-garde des Sceaux – à propos des terrains demandés par ce dernier pour construire la nouvelle maison d’arrêt de Nice (c’est marrant comme ces gens qui veulent mettre tout le monde en prison ne sont jamais prêts à en accepter une sur « leur » territoire). Je ne tiens pas à donner plus d’écho qu’il se doit à ses invectives mais elles m’ont semblé suffisamment graves pour que, à l’occasion d’une prise de parole sur un tout autre sujet, je lui fasse remarquer l’indignité de son propos.

« Monsieur le Président, permettez-moi de réagir à la façon dont vous vous êtes exprimé à propos de Monsieur le Garde des Sceaux, avec des mots indignes d’un élu ayant les responsabilités qui sont les vôtres. Ce n’est pas nouveau, mais depuis quelques mois cette tendance s’est renforcée, tout le monde a pu s’en rendre compte, notamment avec votre attitude vis-à-vis du préfet des Alpes-Maritimes. Vous demandez le respect des élus : encore faut-il que ces élus tiennent des propos respectables« .

Au-delà, j’avais prévu d’intervenir sur deux délibérations concernant des rapports d’activité pour 2015 de délégataires de certains services publics : l’auto bleue et la tarification des parcs autos exploités par Indigo (c’est-à-dire Vinci).

Sur le premier sujet, constatant que, comme les années précédentes, les attentes n’étaient pas au rendez-vous en termes d’utilisation et de recettes d’exploitation et étant donné que cela coûtait assez cher à la collectivité (qui doit combler la plus grande partie des pertes du fait d’une clause de partage du risque recette), j’ai demandé à ce qu’il soit fait un bilan coût/avantage car d’autres investissements pourraient être concevables pour améliorer la politique d’écologie urbaine.

Sur le second, j’ai relevé les aberrations de la tarification des parcs autos gérés par Indigo qui, en plus d’être excessivement élevée, est complètement incongrue tant elle varie d’un parc à l’autre (alors que ces parcs se trouvent sur des secteurs identiques ou comparables). Ainsi certains parcs n’ont aucune gratuité dans les premières minutes et rançonnent les automobilistes avec des tarifs à 0,90 € du quart d’heure, d’autres prévoient une demi-heure de gratuité et font payer le quart d’heure qui suit 2 €. Quant à ceux qui retiennent une heure de gratuité, il faut faire attention à ne pas la dépasser : le premier quart d’heure est à 4,10 €… Il semblerait qu’on ne puisse rien faire pour l’instant (même pas harmoniser), Vinci n’étant pas prêt à renégocier les conventions passées il y a pas mal d’années…

Lire l’intégralité de mes interventions.

Nice-Matin 19/11/2016

Nice-Matin 19/11/2016

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Promenade du week-end ce matin dans le parc du Mont Vinaigrier. C’est l’un de mes préférés : il offre des vues inédites à la fois sur le Cap Ferrat et sur l’Est de Nice et surtout, surtout, il est très calme, encore davantage quand on s’éloigne à grands pas de l’été. Cela faisait longtemps que nous n’y étions pas allés (la dernière fois c’était en mai 2014 et le parc était par endroits couvert de fleurs) car pour mon joggeur de mari ce n’est pas vraiment l’idéal : ce sont des montées et des descentes en permanence.

Ce matin, il n’y avait pas un chat, seulement deux chiens avec leur maître et deux coureurs.

En parcourant les chemins, le bruit de la cité monte à peine vers vous, étouffé, et pourtant on peut apercevoir entre les feuillages et en contrebas la ville. De l’autre côté, c’est la mer et au loin un sommet enneigé.

Le parc est très grand, les sentiers qui le sillonnent nombreux et j’aime m’y perdre. Et je m’y perds pour de bon : invariablement, il arrive un moment où je ne sais plus où je suis et comment retourner vers l’entrée où j’ai laissé ma voiture. N’étant quand même pas si éloignée que ça de la « civilisation », je finis toujours par y parvenir, même si par instants j’aime bien jouer à me faire peur.

Ces petites promenades me font un bien fou et me permettent de respirer quand la semaine a été un peu rude. Et, sous un magnifique ciel bleu, à peine voilé au-dessus de l’aéroport par les brumes matinales, ça a marché cette fois encore.

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Deux semaines après avoir été informés par les résidents de l’Artistique des dégâts occasionnés par le passage du tunnelier, nous avons tenu à faire une conférence de presse afin d’apporter des précisions sur notre position au vu des informations dont nous disposions et de l’éclairage du professeur Éric Gilli contacté par Marc Concas qui avait déjà travaillé avec lui à l’occasion des recours intentés par le collectif opposé au projet en souterrain de la ligne 2 du tram qu’il animait. En effet, il nous apparaissait que les réactions de la ville et de la métropole n’étaient pas susceptibles de répondre aux inquiétudes des habitants.

Le professeur Gilli, spécialiste du sous-sol et des problèmes d’eaux souterraines (géologie et hydrogéologie), est régulièrement intervenu dans la région sur ces questions. Il a en particulier travaillé sur l’effondrement du tunnel de Toulon.

Ses remarques relatives à l’insuffisance des études au niveau de la préparation du projet niçois se sont manifestement révélées exactes puisque la Métropole a par la suite augmenté les profondeurs des sondages qui étaient en cours. Ses collègues locaux, niçois, ont été peu à peu écartés du projet après qu’ils avaient soulevé un certain nombre de difficultés auxquelles le chantier allait être confronté. Et ces difficultés se produisent justement aujourd’hui sur l’ensemble du tracé.

Il avait dès l’origine été surpris de constater que les documents livrés à l’enquête publique donnaient l’illusion d’une absence totale de difficultés au niveau de la ville de Nice pour creuser le tunnel. Dans les documents de l’enquête publique, on a considéré qu’ils n’auraient strictement aucun effet sur les écoulements souterrains. Or, il en est convaincu : ce projet ne peut que provoquer des modifications de circulation d’eaux souterraines très importantes.

Parmi les problèmes qui se sont manifestés et qu’il a évoqués, il a tenu à insister particulièrement sur la situation à laquelle se sont trouvés confrontés les habitants de l’immeuble du 10, rue Foresta, comparable à celle que l’on rencontre aujourd’hui boulevard Dubouchage, à savoir un tassement de l’immeuble d’une dizaine de centimètres. Les personnes concernées étaient peu nombreuses, sans grands moyens, et elles ont accepté de prendre comme expert celui qui avait participé au référé préventif de ce chantier et qui se trouvait donc en fait juge et partie : difficile pour lui de se condamner lui-même… Du coup, les victimes se trouvent maintenant obligées de vendre leur appartement.

Pour autant, le professeur Gilli a rappelé qu’il ne s’était jamais opposé au projet en disant qu’il n’était pas réalisable (réaliser un tunnel, c’est toujours faisable) mais qu’il ne l’était pas avec la simplicité qu’affichait la Métropole et qu’il serait sans doute plus long et plus coûteux qu’annoncé.

Plus long, c’est déjà le cas, puisque, contrairement aux prévisions qui étaient d’un creusement de 10 mètres par jour, on constate un retard relativement important, signe que tout ne s’est pas passé jusqu’alors aussi facilement que prévu.

Nous ne faisons pas de catastrophisme mais nous demandons à être rassurés autrement que par la simple négation des risques puisque plusieurs dégâts se sont déjà produits. Il est difficile en l’état de savoir s’il est plus raisonnable de suspendre ou pas momentanément les travaux, la Métropole ayant communiqué sur les dangers potentiels d’une telle suspension.

Nous ne demandons pas l’arrêt des travaux : que l’on ait voté pour ou contre le projet, son arrêt en l’état serait en effet une catastrophe financière. Nous souhaitons qu’il puisse aller au bout mais, face aux difficultés que nous avons à obtenir des informations convaincantes et crédibles, nous avons conclu à la nécessité de réunir un collège d’experts locaux (parmi lesquels le professeur Gilli) qui serait susceptible de donner un avis indépendant sur les risques présents ou à venir dans des délais très brefs. Comme Marc Concas l’a conclu : « Nous ne demandons pas la lune ! »

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Reportage au JT 19-20 de France 3 du 10/11/2016

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