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Archive for the ‘Politique locale’ Category

Hier s’est tenu une séance du Conseil métropolitain que le Président avait décidé de réunir à Isola. Pour quelle raison ? Au-delà de la volonté affirmée de manifester la solidarité territoriale entre le littoral et la montagne, cela reste assez mystérieux. Il y a bien quelques mauvaises langues qui pensent que ce serait pour montrer que le Président du Département Eric Ciotti n’est pas le seul à être implanté dans le haut pays, mais je ne peux le croire…

En tout état de cause, ce fut donc un gros flux migratoire d’élus qui a pris la route, qui en bus, qui en covoiturage, pour une réunion qui s’est tenue de 10 h à 17 h, interrompue à la mi-journée par une cérémonie au monument aux morts et une visite des chantiers du village… financés forcément par la Métropole.

La matinée fut longue, très longue… tant de nombreux maires présents ont tenu à remercier chaleureusement le Président pour tout ce qu’il faisait pour leur ville ou leur village. Ça me fascine toujours ce genre d’attitude : comme si Christian Estrosi sortait l’argent de sa poche alors que ce sont nos impôts très largement augmentés en 2018 avec l’instauration d’une taxe foncière métropolitaine particulièrement lourde qui permettent cela. Ils feraient mieux d’être reconnaissants envers les contribuables !

Des enfants de l’école d’Isola 2000 encadrés par leur directrice, Madame Mylène Agnelli (une ancienne étudiante en droit de Patrick Mottard dont elle a gardé – c’est habituel – un très bon souvenir), ont assisté toute la matinée à cette séance : il m’ont impressionnée par leur calme et l’attention qu’ils ont porté aux débats. Je ne suis pas sûre qu’à leur âge j’aurais fait preuve d’une telle patience…

Christian Estrosi et son Président de la Commission des Finances, Philippe Pradal, se sont largement félicités de la bonne gestion métropolitaine en faisant le bilan des investissements (le problème n’est pas leur qualité de gestionnaire mais le choix des politiques soutenues…).

Mes interventions se sont portées sur trois délibérations : l’une relative à l’augmentation du prix de l’eau domestique (normale selon moi pour l’entretien des réseaux à condition d’instaurer une tarification sociale pour aider les ménages en difficulté), la deuxième au vote d’une subvention pour la reconstruction de Notre Dame de Paris (qu’il vaudrait mieux réorienter vers le patrimoine local puisque la Fondation du Patrimoine a décidé de clore la souscription des dons), la dernière à propos des subventions européennes (à propos desquelles le Président Estrosi devrait mieux communiquer).

Vous pouvez retrouver ces interventions à la page qui leur est spécialement consacrée sur ce blog.

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(Suite de la 1re partie de mon discours lors des vœux organisés le 10 janvier 2019)

Le calendrier municipal étant donc régulièrement chamboulé en fonction des obligations médiatiques du maire et de l’homme politique à la fois LR et Macron-compatible, nous avons du mal à pouvoir travailler normalement.

C’est ainsi qu’il faut toujours se battre pour obtenir les vraies informations concernant certains dossiers sur lesquelles sa communication à outrance ne fait que jeter un voile. Le chantier de la ligne 2 du tram, dont on inaugure chaque mètre de rail (j’exagère… à peine…), a vu son prix exploser comme nous l’avions annoncé : il atteint aujourd’hui les 945 millions d’euros. À force d’insistance, d’interventions par courrier ou dans les conseils et commissions, nous finissons par avoir des précisions, mais au compte-gouttes et au prix de quels efforts et de quelle vigilance ! Ce n’est pas simple de dénicher ce qui peut poser problème au milieu des nombreuses délibérations qui sont soumises au vote quand on n’a les dossiers que quelques jours avant. Heureusement, nous avons autour de nous des amis qui, grâce à leurs compétences dans divers domaines, notamment dans la fonction publique territoriale, nous apportent une aide efficace. Certains sont présents ici ce soir, qu’ils en soient grandement remerciés. Une élue de la majorité me disait il y a peu, faisant preuve d’une lucidité assez inédite parmi ses congénères, qu’elle se demandait comment nous parvenions à travailler sur l’ensemble des sujets alors qu’elle-même avait déjà du mal à se consacrer aux quelques dossiers qu’elle avait à présenter en séance et qui étaient d’ailleurs préparés par les services municipaux. Ces difficultés ne nous font pas renoncer, peut-être même au contraire : quand nous sentons des réticences, on se dit qu’il y a sans doute quelque chose qu’on veut nous cacher (« Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup »). D’ailleurs, j’ai pu constater à plusieurs reprises que, suite à des remarques que j’avais faites lors des réunions préparatoires du Conseil, les délibérations se trouvaient ensuite retirées de l’ordre du jour.

Pour en revenir à la communication, celle-ci présente l’avantage, pour celui qui communique, de mettre en avant telle action par rapport à telle autre. Celle dont on veut faire la publicité par rapport à celle sur laquelle on préfère être discret. Parfois, on frise la supercherie. Ainsi avant le dernier Conseil municipal de 2018, le maire a présenté aux médias une liste de mesures censées améliorer le pouvoir d’achat des Niçois. Des « mesurettes », comme j’ai pu le faire remarquer, qui n’auront pratiquement aucune incidence sur la vie des habitants : ainsi, par exemple, la baisse du prix de la location d’une salle de spectacle pour une association à but non lucratif de 1,6%, la gratuité de l’entrée du parc Phoenix le premier week-end du mois. On nous a même resservi le chèque-carburant (dont l’impact sera particulièrement minime) déjà voté par le Conseil métropolitain car il relève de sa compétence. Mais, il fallait bien enfoncer le clou pour répondre aux revendications initiales des gilets jaunes : au niveau national, le gouvernement a abandonné la taxe carbone, au niveau local on donne un chèque carburant. Communication toujours, finalement pour rien : ce n’est pas en sacrifiant les inquiétudes liées à la fin du monde qu’on répondra aux préoccupations sur les difficultés de la fin du mois, on l’a bien vu.

Des « mesurettes » aussi d’ailleurs en matière d’environnement comme par exemple l’autopartage dont l’efficacité est plus que douteuse (son régime a d’ailleurs changé récemment) ou l’aide à l’acquisition d’un deux-roues électrique qui ne constitue qu’un effet d’aubaine pour ceux qui, de toute façon, avaient décidé d’en acheter un…

Même constance dans les dérives qui sont celles du maire depuis de nombreuses années : la confusion entre vitesse et précipitation. Quand on veut aller trop vite, on fait parfois des bêtises. On le voit bien : la plupart des grands projets annoncés sont systématiquement retardés. C’est ainsi qu’hier j’ai participé au jury de concours pour l’extension-réhabilitation de l’école du Ray, dossier qui a pris plus de deux ans de retard suite à des vices de procédure.

Sur l’aménagement de la Halle de la Gare du Sud, après des annonces tonitruantes, j’avais eu l’occasion de relever le caractère prématuré de celles-ci compte tenu des procédures en cours d’attribution du marché. Ayant pu constater que cet aménagement n’était toujours pas réalisé alors que son inauguration était annoncée pour la fin de l’année 2018 et que le bail emphytéotique consenti par la ville, propriétaire, à une société prévoyait l’ouverture au public au plus tard le 1er janvier, je viens d’adresser un courrier au maire, suite à l’information parue récemment dans la presse annonçant cette inauguration pour le mois de mai, afin de connaître les raisons d’un tel retard pour savoir à quoi ou à qui il est imputable.

Ces retards tendent à devenir la règle : j’aurais pu parler aussi du chantier du Couvent de la Visitation dans le Vieux-Nice, de celui d’Ikea, de la cuisine centrale, du MIN… Et ils ne sont pas neutres pour les finances de la Ville.

On le constate régulièrement : communication n’est pas information. Certains comités de quartier qui se sont organisés en une coordination n’ont d’ailleurs pas hésité à se plaindre du manque de concertation sur les grands projets et à demander un changement de gouvernance, à tel point que le maire, suivi de toute une armada d’adjoints, a jugé utile de participer (un moment) à leur réunion et leur a annoncé la tenue d’une prochaine réunion de travail. À suivre…

Je n’ai pas repris ici le fond des dossiers qui ont fait l’objet de notre attention me contentant d’en énumérer certains en me tenant, avec mon collègue Marc Concas, avec nos collaborateurs Fabien Castejon et Colette Duchet, à votre disposition pour vous informer en détail. Parce qu’il ne faudrait pas que vous pensiez que les embûches placées sur notre route entament en quoi que ce soit notre détermination. Parce qu’elles ne nous empêchent pas d’obtenir, plus souvent qu’on ne pourrait le penser, des résultats, preuve s’il en était besoin de la pertinence de nos interrogations et de nos remarques. Je note d’ailleurs avec une certaine satisfaction que les réponses à mes courriers sont de plus en plus argumentées, signe (peut-être) de la prise de conscience par mes interlocuteurs du sérieux de mes démarches ; c’est aussi ainsi que certains dossiers évoluent.

Enfin, nous nous attachons particulièrement à aider les associations qui accomplissent dans leur domaine d’intervention ou dans leur quartier des tâches remarquables pas toujours reconnues à leur juste valeur. Merci à elles pour ce qu’elles accomplissent. Pour notre part, nous considérons comme un devoir le fait de leur apporter notre soutien.

Bien sûr, il nous arrive de traiter également des dossiers individuels suite aux saisines de nos concitoyens. Nous nous efforçons de les accompagner du mieux possible même si ce n’est pas toujours évident. Il faut dire que le problème récurrent dans notre département concerne le logement, singulièrement le logement social, et de ce point de vue, nous avons bien du mal à aboutir tant les efforts de la Métropole et de la Ville sont mesurés en la matière alors que les besoins sont criants.

Comme vous le voyez, nous ne ménageons pas notre peine. Inlassablement, véritables Sisyphe de l’opposition, nous faisons remonter nos dénonciations, nos revendications, nos propositions, au sommet de la montagne municipale. En 2019, comme c’était le cas les années précédentes, nous ne renoncerons pas. Mais ne nous plaignez pas : un pied noir célèbre n’a-t-il pas dit qu’il fallait imaginer Sisyphe heureux ? Et ce soir, devant votre assemblée bienveillante, je le confirme plus que jamais : nous sommes heureux !

nice-matin 11:01:2019

Nice Matin 11/01/2019

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Le 10 janvier, nous présentions avec Patrick Mottard nos voeux. L’occasion incontournable de partager la traditionnelle galette. Mais avant, nous avons dit quelques mots. Pour ma part, je me suis concentrée sur la politique municipale niçoise et métropolitaine. Voici la première partie de mon intervention.

Pour une élue, le rendez-vous des vœux est avant tout l’occasion de faire le point sur notre activité d’une façon globale. Un petit bilan et un peu de perspectives.

Avec ma double casquette de conseillère municipale et de conseillère métropolitaine, ce qui est vraiment marquant cette année, si je regarde dans le rétroviseur, c’est l’aggravation d’un déficit démocratique que je dénonce depuis un certain temps déjà mais qui, là, devient insupportable.

En effet, les compétences de la Ville de Nice sont de plus en plus « exfiltrées » vers la Métropole. Dernier en date, il y a quelques semaines, l’Office du tourisme qui est devenu métropolitain (il s’agissait là, comme c’est souvent le cas d’ailleurs, de l’application d’une mesure nationale). En soi, ce n’est pas forcément une mauvaise chose que de mutualiser des activités municipales dans un pays qui a le record du monde du nombre de communes. Mais en fait, ce transfert aboutit à un véritable déni de démocratie.

Si, au Conseil municipal de Nice, les dossiers sont débattus par des élus qui doivent leur légitimité à une élection directe, ces dossiers sont de moins en moins importants. Par contre, à la Métropole où sont présentés les dossiers majeurs liés à l’aménagement, aux transports, au développement économique, à l’environnement, au logement (j’en passe et des meilleures), le Conseil est une chambre d’enregistrement (sans parler des réunions de Bureau, non publiques) de décisions prises par une technocratie au service de maires caporalisés par Christian Estrosi. Nous sommes une poignée d’élus, tous niçois, à essayer de faire vivre le débat démocratique mais c’est très difficile face à une majorité regroupant aussi bien les maires LR que les maires communistes.

Si au niveau national une réforme n’est pas entreprise pour que les élus communautaires soient vraiment des élus au suffrage universel direct, c’est la fin programmée de la démocratie locale. Surtout quand, comme le Maire de Nice-Président de la Métropole, on est un spécialiste de l’enfumage. Cette année, il s’est surpassé en créant un impôt foncier à un taux de 6,4% à la Métropole avant d’accorder une petite ristourne comme maire de Nice. Du coup, les habitants de notre ville arrivent dans tous les classements nationaux en première position pour l’augmentation de la taxe foncière en 2018 (20%, une paille !). Pourtant, le maire ne cesse de se vanter d’avoir baissé les impôts… De qui se moque-t-on ? De qui se moque-t-il ? Christian Estrosi c’est le Dr Jekyll à la Ville et Mister Hyde à la Métropole ! Mais il est vrai, comme je le rappelais précédemment, qu’on vote pour le Maire et pas pour le Président de la Métropole…

Autre problème de démocratie, et là le Maire de Nice est en parfaite harmonie avec le Président de Nice Côte d’Azur : une action politique qui privilégie systématiquement la communication par rapport au fond et au débat. Les plans et différentes mesures sont ainsi fréquemment annoncés à la presse avant les votes en Conseil. Cela n’émeut pas beaucoup la majorité godillot. Par contre, pour nous, opposants pourtant responsables et constructifs, c’est tout simplement insupportable. Sans compter qu’on ne cesse d’apporter des modifications aux dates de réunion des conseils et des différentes instances auxquelles nous participons. Ainsi, fin décembre, était convoqué le Conseil d’administration de la Régie Parc d’Azur dont je fais partie. Quelques jours avant la date prévue celle-ci est changée. Le jour venu je me présente à l’heure (14 h). Avant que notre réunion ne commence – en retard – j’apprends qu’il y aura une suspension de séance à 14 h 20 pour que les élus de la majorité puissent se rendre à une inauguration et, comme je m’inquiétais de la durée de cette suspension, on m’a rassurée en me disant que ce ne serait pas long car de toute façon, nous devions terminer à 15 h puisqu’une autre réunion devait avoir lieu à cette heure-là dans la même salle. Excédée, j’ai pris mes cliques et mes claques et je suis partie : comment pouvait-on, en quelques minutes, expédier une réunion qui contenait une dizaine de délibérations dont l’une était consacrée au Budget primitif de la Régie des parcs de stationnement ???

(À suivre)

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Le Conseil métropolitain de ce 21 décembre avait été repoussé officiellement pour des raisons techniques mais plus probablement parce que Christian Estrosi, considéré comme un soutien du Président Macron n’avait pas trop envie de fournir un point d’accès et une tribune aux gilets jaunes en pleine mobilisation. Tactique payante car, si une vingtaine de manifestants étaient présents devant le CUM (peut-être manipulés par le groupe Bettati ?), ils n’ont en aucune façon perturbé les travaux de l’assemblée.

Mais de fait, le mouvement a quand même eu des incidences sur l’ordre du jour de la séance. D’abord, avec la prime de 20 euros, le fameux chèque carburant, octroyée au nom de la reconquête du pouvoir d’achat. Le nombre de bénéficiaires risquant d’être très réduit, j’en ai déduit que cette mesure n’était peut-être pas dénuée de tout aspect communicationnel. Ce qui m’a entraîné dans un dialogue aigre-doux avec le Président sans empêcher mon groupe de voter la délibération.

C’est également au nom du pouvoir d’achat que j’ai interpellé la majorité sur la nécessité d’agir au profit de celui de nos agents territoriaux et, à tout le moins, de faire en cette fin d’année un geste en leur direction, au-delà de l’augmentation du ticket restaurant.

Sans surprise, le Président m’a chaleureusement soutenue pour les mesures… ne dépendant pas de lui (c’est l’État qui peut décider d’accorder une prime de fin d’année susceptible d’être étendue par les collectivités à leurs agents) tout en évitant de répondre quand la décision était de son ressort (accorder un jour de congé au lieu d’une demi-journée le 24 ou le 31 décembre).

Sinon, le dossier important du Conseil était bien sûr le PLU de Nice Côte d’Azur. En effet, voilà un domaine où, l’urbanisation persistant, la métropolisation a une utilité non contestable. Planifier au-delà des frontières des 35 500 communes françaises est assurément une bonne chose. Pour autant, nous avons voté contre car le document soumis, une fois de plus, n’offrait pas de garanties contre l’urbanisation galopante sans donner d’assurances sur un rattrapage du déficit métropolitain en matière de logements sociaux.

Au final, malgré les pitreries du groupe Bettati accro du buzz à bon marché et les répliques borderline du Président sur la Promenade des Anglais, un Conseil métropolitain plutôt sérieux et même relativement serein.

Métropole gilets jaunes - 1

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Journal régional France 3 19/20, 26/11/2018

(suite)

Le groupe « Radical et Divers Gauche » met un point d’honneur à intervenir sur un maximum de délibérations pour interroger, pour comprendre, pour critiquer, pour proposer.

Vendredi dernier, je suis donc intervenue (au-delà du Budget et de la prévention des risques des bâtiments en ruine) sur les délibérations :
– 1.1 à propos de la modification du règlement intérieur du Théâtre de Verdure, du quai des États-Unis, du jardin Albert 1er (fin des manifestations trop tôt à mon goût) ;
– 18.2 pour l’appel à projet « Influence ta ville » (précisions quant à la participation des étudiants de toute origine et école de la 2e chance E2C) ;
– 35.1 sur le cadre général d’occupation du domaine public pour les artistes de rue (suite à mon intervention, il a été décidé de doubler la fréquence des réunions de la commission de validation) ;
– 43.2 à propos des vacataires embauchés par la Ville (regret de ne pas voir reprises les préconisations du Comité d’Éthique sur la mise en place d’un jury collégial) ;
– 46.1 attribution de subventions à certaines associations de commerçants (doutes sur la pertinence de prétendues animations de quartier pour pouvoir attribuer des subventions municipales).

Mais ce Conseil se déroulait 48 heures avant la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. L’occasion pour moi de faire deux remarques :

– Je pensais en effet que « notre collectivité aurait pu être plus généreuse qu’elle ne l’est habituellement vis-à-vis de l’association Accueil Femmes Solidarité qui apporte son soutien aux femmes victimes de violences conjugales : une subvention de 4500 euros c’est bien peu pour qu’elle puisse accomplir ses missions. Ne pourrait-on faire un geste ? »

– Je me suis étonnée que dans ce contexte « on ait programmé un Conseil municipal le jour où la Ville avait prévu, à partir de 13 h 30, un certain nombre de manifestations rattachées à la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes privant ainsi les conseillers qui le souhaiteraient d’y participer. »

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, une fois le Conseil terminé, nous avons avec Marc Concas rejoint l’auditorium du MAMAC où le CIDFF (Centre d’Information pour les Droits des Femmes et des Familles) et la DDDFE (Délégation Départementale aux Droits des Femmes et à l’Égalité) organisaient une soirée sur le thème des violences faites aux femmes. Un grand moment d’émotion avec le monologue d’une femme violée écrit par Dario Fo et interprété avec justesse et sensibilité par Frédérique Grégoire. Une fin de journée insolite quand les comédiens de l’excellente troupe de théâtre interactif « Entract » m’ont demandé de monter sur scène pour imaginer le rôle d’une protagoniste de l’un de leur sketch. Quelle journée !

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(suite)

Même si la donne est faussée avec la montée en puissance de la Métropole, le budget de la ville de Nice reste un document important qui ne peut pas ne pas faire l’objet d’une analyse approfondie de la part du groupe « Radical et Divers Gauche ». Ce vendredi, c’est à moi qu’a échu cette responsabilité qui nous demande, avec mon coéquipier et nos collaborateurs, un long travail préparatoire (délibération 1.1).

En séance, ce fut l’occasion de rappeler que la présentation du document qui nous était soumis était fallacieuse : non, Monsieur le Maire, il n’y a ni baisse des impôts ni augmentation du pouvoir d’achat.

C’est ainsi que j’ai dénoncé, par exemple, la particularité du tableau comparatif des taux de fiscalité locale entre les principales villes françaises censé démontrer que Nice prélevait moins que les autres villes :
« … les taux les plus bas ne sont pas forcément synonymes d’impôts moins chers si la base de calcul de l’impôt (la valeur locative) est élevée. Or, à Nice, elle est plus importante que dans bien d’autres villes. »
Et de rappeler aussi, entre autres, que le taux d’abattement de la taxe d’habitation a été abaissé par la majorité municipale du 15 à 10% en 2014.

Ainsi, même si le contrat financier passé avec l’État oblige la Ville à contenir ses dépenses de fonctionnement, le compte n’y est pas et c’est donc tout à fait logiquement que nous avons voté contre ce budget (sur le détail de l’argumentation, on peut lire la version complète sur la page spécialement consacrée à ce Conseil sur ce blog).

Ce Conseil devait être celui des mesures en faveur du pouvoir d’achat (délibération 0.1). Une thématique très « macronienne » qui n’est autre que – je me suis excusée de la trivialité de l’expression devant mes collègues – de la « roupie de sansonnet ». Les différentes gratuités et réductions sont tellement dérisoires que la réaction à mes propos a été plutôt discrète.

Avec plus de gravité, j’ai pris la parole sur la prévention contre les risques aux édifices menaçant ruine (délibération 1.7) En effet, le drame de Marseille est là pour nous rappeler qu’il « ne faut pas oublier les accidents parfois graves qui se sont produits dans notre ville suite à la chute de balcons et de corniches mettant les passants en danger. J’avais eu l’occasion, dès le premier conseil municipal de la mandature en date du 18 avril 2014, de vous demander si le recensement des nombreux immeubles potentiellement dangereux était bien réalisé. L’adjoint à l’urbanisme d’alors m’avait donné une réponse très rassurante. On a vu hélas, ce qui s’est produit par la suite. » Il y a là une urgence absolue et des responsabilités à assumer au plus vite si la municipalité de Nice ne veut pas se retrouver dans la situation de celle de Marseille. Je rappelle quand même que ce grave problème a déjà fait à Nice une victime sur l’avenue Malausséna.

(à suivre)

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9 heures de Conseil…

Depuis plusieurs années, Christian Estrosi utilise sa double qualité de Maire de Nice et de Président de la Métropole NCA pour la mettre au service d’une communication dont on peut dire qu’elle prend les citoyens – électeurs et contribuables – pour des imbéciles.

Ce nouveau conseil municipal a encore accentué cet enfumage municipal. C’est pour cela qu’une nouvelle fois – et avec une forme peut être plus solennelle que les précédentes – je l’ai dénoncé en m’exprimant à propos de la Délibération 01.

(Extrait) il y a cette indécente partie de ping-pong que vous jouez avec vous-même. Heu, non, excusez moi, que le Maire de Nice joue avec le Président de la Métropole. Ainsi, quand la Métropole augmente les impôts, Nice fait semblant d’amoindrir l’impact de cette mesure. Aujourd’hui, c’est l’inverse. La Métropole ayant décidé d’un chèque-carburant (dont l’impact sera particulièrement minime) , vous l’intégrez en douce dans cette délibération comme si elle avait une origine niçoise. Franchement, je serais le Président de la Métropole, il y a longtemps que je serai fâchée avec le maire de Nice...

Ce dossier n’était pas le plus important d’un Conseil particulièrement dense. Il est vrai que depuis la fin des élections internes du parti Les Républicains, le rythme des réunions municipales et métropolitaines s’est accéléré : c’est qu’on avait accumulé pas mal de retard. Et franchement, 9 heures de délibérations non-stop quand on préside un petit groupe d’opposition qui met un point d’honneur à être présent sur tous les fronts, c’est une épreuve physique.

Le dossier phare de cette séance était bien évidemment le vote du budget 2019. Là encore le rideau de fumée métropolitain a rendu très difficile un débat vraiment sincère sur les choix budgétaires. D’où mon intervention liminaire :

(Extrait) … Les Niçois ne le savent pas toujours, mais la ville de Nice n’est plus aujourd’hui qu’une filiale de la Métropole, une Métropole qui réunit les compétences les plus importantes susceptibles de déterminer l’avenir des communes membres et de leurs habitants : les zones d’activité industrielles, commerciales, artisanales…, les ports, l’aéroport, les transports urbains, les transports scolaires, la voirie départementale, la politique locale de l’habitat, l’eau et l’assainissement, etc… Comment dès lors analyser votre budget à l’échelle de la ville ? Comment parler d’investissement et de fonctionnement dans une commune sur la base de compétences de plus en plus réduites ?…

Mais en attendant que soient un jour présentés des budgets consolidés entre ville et Métropole ou plus simplement un effort de pédagogie et de transparence de la majorité (on peut rêver !), avec Marc Concas et la petite équipe des collaborateurs du groupe Radical et Divers Gauche, nous avons relevé le défi !   À SUIVRE.

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