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Archive for the ‘Politique locale’ Category

Un Conseil métropolitain assez tranquille, consacré pour l’essentiel au vote du Budget primitif 2017 hier (pas d’augmentation d’impôts mais accroissement de la dette), malgré une fournée d’amendements proposés par le FN qui, pour la plupart d’entre eux, ont fait pschitt. Le seul moment d’animation est venu des taquineries de Christian Estrosi en direction de Patrick Allemand qui, selon le Président, se rapprochait de plus en plus de lui sur le fond puisqu’il avait rejoint Macron. Facile. Et ça lui évitait d’avoir à parler de ses propres allers-retours (Sarkozy-Fillon-pas Fillon-Fillon).

Pour ma part, je devais intervenir sur deux dossiers qui ont fait la clôture de la séance (il était plus de 14 h et tout le monde en avait assez ou avait faim). Ces dossiers ont fait l’objet de délibérations que nous avons approuvées.

Le premier concernait la désignation du délégataire pour la gestion du crematorium et j’ai souhaité que nous n’ayons plus à connaître les dysfonctionnements que nous avions pu constater par le passé, notamment les délais extrêmement longs.

Le second était relatif à la reprise en régie et le recours à un EPIC des parcs de stationnement de la SEMIACS après les nombreuses vicissitudes qu’a connues l’entreprise. À ce propos, j’ai tenu à mettre l’accent sur la situation des personnels des parcs en propre de la SEMIACS non concernés par la reprise pour demander à ce qu’ils puissent rejoindre l’EPIC ou, à défaut, que la Métropole leur propose les solutions de reclassement qui leur ont été promises.

Vous pouvez retrouver ces interventions sur la page qui leur est consacrée.

2017-03-14-NM-Changement de pilote pour les parkings de la SEMIACS

2017-03-14-NM-Une deuxieme vie pour le crématorium

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Pendant la suspension de séance de la majorité

Curieux Conseil municipal ce vendredi à la mairie de Nice.

On s’attendait à ce qu’il ne soit pas trop long malgré la présentation du budget primitif 2017 : ce ne fut pas le cas (plus de huit heures).

Curieux parce que les élus de la majorité n’ont pas toujours été où on les attendait.

Ça a commencé par la présentation par Marc Concas d’une demande du groupe « Radical et Divers Gauche » : la saisine par l’ensemble des élus du conseil du Comité d’éthique mis en place par la municipalité pour demander une vérification de la situation personnelle des élus afin de vérifier que les embauches éventuelles de membres de leur famille correspondent bien à des emplois effectifs. Non seulement Christian Estrosi a accepté mais il en a même rajouté une louche : tous les élus vont être priés de déclarer leurs revenus. Adopté donc.

Ça s’est également terminé avec un vote unanime suite au voeu que j’avais présenté au nom de notre groupe afin que le nom de Josette Anelli soit donné à une rue de notre ville (voir mon billet du 18 janvier 2017). Unanimité également, moins étonnant compte tenu de l’objet de ma demande.

Le plus surprenant s’est déroulé en cours de séance dans l’après-midi en l’absence de Christian Estrosi qui est revenu illico presto et a demandé une suspension de séance pour le groupe de la majorité.

dbmJe venais d’intervenir à propos de demandes de financement pour l’aide aux victimes, l’équipement de protection et d’intervention de la police municipale et la prévention de la radicalisation. J’avais fait valoir que ce dernier aspect me semblait être le maillon faible des mesures envisagées et je citais, en illustration de mon propos, les difficultés rencontrées par une association, l’AMICA, qui fait un travail remarquable dans un quartier difficile auprès des jeunes collégiens (aide aux devoirs, cours de danse…) et qui, suite à des problèmes administratifs, se trouve cette année sans subvention et sans local. Je n’ai pas eu droit à moins de trois réponses d’élues de la majorité. Pas grand chose à dire sur les deux premières, même si l’une a descendu l’AMICA en flèche, mais la troisième a tenu des propos inadmissibles. Il s’agissait de la jeune députée de la circonscription (dont le suppléant n’est autre que… Christian Estrosi), qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de casser l’association en mettant en doute sa démarche républicaine allant jusqu’à parler de communautarisme. J’ai répondu pour faire part de mon indignation mais le micro m’avait été coupé par le maire et j’avais du mal à me faire entendre. La surprise (mais ça en est une surtout pour ceux qui la connaissent mal) est venue de Dominique Estrosi-Sassone qui connaît bien l’association en question et qui l’a défendue longuement avec une belle énergie (ce qui a fait dire à mon voisin qu’elle avait « donné une belle fessée » à la députée). Espérons que ce soutien facilitera la recherche d’un local pour l’AMICA.

L’autre événement qui a étonné tous les élus et amusé ceux de l’opposition : Jean-Michel Galy, adjoint aux seniors, a refusé de présenter une délibération considérant qu’elle avait mal été préparée par les services et qu’on frisait l’illégalité. Du coup, la délibération a été retirée.

Il n’était guère étonnant que Christian Estrosi revienne fissa pour mettre un peu d’ordre dans son groupe en demandant une suspension de séance… même si « officiellement », selon Philippe Pradal, cette suspension avait eu pour objet de se mettre d’accord sur le voeu que j’allais présenter en fin de conseil. Evidemment, personne ne fut dupe !

Pendant notre heure de pause déjeuner...

Pendant notre heure de pause déjeuner…

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Nice-Matin 18/01/2017

Nice-Matin 18/01/2017

Il y a quelques jours disparaissait, à l’âge de 93 ans, Josette Anelli. Cette femme niçoise était une figure de la Résistance dont le parcours avait été reconnu par de nombreuses décorations.

J’avais eu la chance de faire sa connaissance lors de ma campagne pour l’élection partielle de 2005 dans le canton de Nice 7 qui m’avait permis de devenir conseillère générale des Alpes-Maritimes. Josette avait en effet acceptée de présider le comité de soutien à ma candidature, un comité de soutien qui avait la particularité de ne comprendre… que des femmes qui souhaitaient porter à l’assemblée départementale – qui ne comprenait alors que trois femmes – une élue supplémentaire.

Je suis très fière d’avoir eu à mes côtés (elle était présente à toutes mes réunions publiques) cette dame si chaleureuse, toujours souriante, au regard pétillant.

Son parcours m’a conduite à adresser un courrier au maire de Nice demandant que la Ville attribue le nom de Josette Anelli à une rue de Nice (les quartiers Est de Nice qui étaient son domaine seraient particulièrement opportuns). Ce ne serait que justice. Pour lire ma lettre : 2017-01-16-nom-de-rue-josette-anelli

Le groupe « Radical et Divers Gauche » envisage d’ailleurs de déposer un voeu en ce sens lors de la prochaine séance du Conseil municipal.

Lors d'une réunion publique en 2005

Lors d’une réunion publique en 2005

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Nice-Matin 21/12/2016

Dans un précédent billet, j’avais eu l’occasion de dire à quel point cette séance avait été agitée. Le 1er adjoint s’en était pris à l’opposition régulièrement pour finir par attaquer le Premier ministre le traitant de plus grand menteur de France. Cela m’avait conduite à réagir dans un communiqué adressé à la presse pendant la séance (voir ci-dessus).

La première partie de la matinée était consacrée à la présentation de deux rapports obligatoires sur les actions de la Ville en matière de Développement durable et d’Égalité entre les femmes et les hommes. Ces rapports sont longs et la possibilité laissée à l’opposition de s’exprimer était limitée à 2 minutes pour chacun d’eux. Après nous avoir rappelés à l’ordre pour des dépassements de temps de parole sur le premier rapport, nous avons dû écourter les interventions sur le second, sous la menace de voir le micro nous être coupé. Cela nous conduit immanquablement à faire des interventions relativement peu nuancées : pour ma part, j’ai dû laisser de côté certains aspects positifs (il y en a), pour me consacrer davantage aux insuffisances.

Voici mes interventions :

Délibération 2.1 – Rapport 2015 sur le Développement durable

Nice-Matin 21/12/2016

Nice-Matin 21/12/2016

Vis-à-vis de ce rapport qui répond à une obligation légale, je serai moins sévère que je ne l’avais été l’année dernière même si on y retrouve certains défauts que j’avais précédemment relevés comme le côté un peu fourre-tout et la disproportion entre la longueur de l’ensemble et les dispositions qui relèvent à proprement parler de l’écologie. Certes, la notion de développement durable est large et beaucoup de choses peuvent y être rattachées, mais quand même…

Il me semble toutefois qu’on trouve davantage d’actions qui ont réellement été menées alors que l’année dernière étaient plus évoquées des études que des réalisations. Pas mal de choses intéressantes dans ce rapport : je ne reviens pas dessus, le document a été longuement présenté.

Je vais donc me consacrer plutôt à quelques menues critiques intéressant essentiellement la forme.
(Lire la suite)

Délibération 18.1 – Rapport 2015 sur l’Égalité entre les femmes et les hommes

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Je tiens à remercier les auteurs de ce rapport qui permet d’avoir une vision assez claire de la situation et des actions de notre collectivité en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

I. L’examen de la première partie, consacrée à l’égalité dans la politique des ressources humaines de la collectivité, met en évidence la persistance d’une division sexuée du travail à tous les niveaux :
– une plus grande précarité des femmes ;
– une forte spécialisation de celles-ci dans le domaine du social, du médico-social et de la famille ; et a contrario une quasi absence sur d’autres secteurs ;
– un accès moindre aux postes de direction ;
– des différences de salaires ;
– moins d’emplois de titulaires ;
– plus d’emplois à temps partiel et surtout d’emplois à temps incomplet, c’est-à-dire non choisis.

Je ne rentre pas dans le détail des chiffres, mais ils sont extrêmement parlants, quand on les met en rapport avec la place prépondérante en termes d’effectifs des femmes puisqu’elles représentent 67,8% des agents de notre collectivité, notamment ceux relatifs aux différences de salaires, à la représentation dans les postes de direction, et dans l’emploi à temps incomplet.
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Interview par France 3 sur le Couvent de la Visitation, 21/12/2016

Interview par France 3 sur le Couvent de la Visitation, 21/12/2016

Dire que le dernier Conseil municipal a été agité relève de l’euphémisme. Surtout dans sa première partie, celle où l’ancien maire, qui oublie régulièrement qu’il est devenu un « simple » premier adjoint, était présent. Cela dit, il semblerait que le nouveau maire (l’ancien premier adjoint) ne soit pas en reste. Il faut croire que la fonction déteint.

Ce Conseil aurait pourtant mérité davantage d’écoute de la majorité pour son opposition car les dossiers sur lesquels nous avions à nous prononcer étaient nombreux et importants. C’est ainsi que nous étaient soumis dès l’ouverture les rapports annuels (obligatoires) concernant d’une part le développement durable et d’autre part l’égalité entre les femmes et les hommes dans notre cité. Au programme également une modification du PLU, avec l’avis du commissaire enquêteur, relative notamment aux terrains du Ray, la destination de la halle de la Gare du Sud, et le DOB (débat d’orientation budgétaire). J’aurais l’occasion de revenir très prochainement sur tous ses sujets (et quelques autres) sur lesquels j’ai été amenée à prendre la parole.

En fin de Conseil était évoqué le vœu que notre groupe « Radical et Divers Gauche » avait déposé avec les élus du groupe EELV à propos du Couvent de la Visitation qui fait l’objet d’un projet hôtelier (cliquer ici pour lire le voeu). Les élus ont en effet la possibilité légale de demander un vote sur un thème relevant de la politique locale. Ce sujet n’étant pas à l’ordre du jour et étant donné les difficultés que nous avons à obtenir des réponses claires sur ce dossier, nous avons posé des questions précises et demandé la réunion d’une commission intégrant les riverains du Couvent.

documents-couventLe maire Philippe Pradal a cru malin de déposer sur son bureau (de façon spectaculaire) à notre intention deux énormes dossiers censés répondre à nos interrogations. N’ayant pas eu l’opportunité de voir au préalable ce qu’ils contenaient et le maire refusant la mise en place de la commission pour les riverains, nous avons refusé le retrait de notre vœu – qu’il nous demandait – et il a donc appelé la majorité à voter contre, ce qu’elle a fait le petit doigt sur la couture du pantalon. Depuis nous avons eu l’occasion de feuilleter les documents remis : rien de nouveau. Rien sur l’historique de l’actuel projet, rien sur le nouveau bail de 93 ans avec le groupe Perseus. En fait, des documents que nous avions déjà (l’ancien bail, le permis de construire…), plus des tas de pages pas forcément inintéressantes dans l’absolu mais sans aucun rapport avec l’actualité du dossier.

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logo-metropoleLa séance de ce jour du Conseil de la Métropole Nice Côte d’Azur fut plus longue que je ne l’avais envisagée et un brin fatigante. Il faut dire que le Président profitait de la moindre de nos interventions pour partir dans un tunnel dont on désespérait de le voir sortir.

Sans compter qu’il n’avait pas besoin de nos interpellations pour se lancer dans des tirades dont il a le secret et qui ont pour caractéristique de n’avoir aucun lien avec l’ordre du jour. Ses cibles préférées ? L’Etat bien sûr : les ministres, le préfet…

Aujourd’hui, en plus du préfet (qui va sûrement bien lui manquer puisqu’il nous quitte), il s’en est pris au Garde des Sceaux – appelé systématiquement le sous-garde des Sceaux – à propos des terrains demandés par ce dernier pour construire la nouvelle maison d’arrêt de Nice (c’est marrant comme ces gens qui veulent mettre tout le monde en prison ne sont jamais prêts à en accepter une sur « leur » territoire). Je ne tiens pas à donner plus d’écho qu’il se doit à ses invectives mais elles m’ont semblé suffisamment graves pour que, à l’occasion d’une prise de parole sur un tout autre sujet, je lui fasse remarquer l’indignité de son propos.

« Monsieur le Président, permettez-moi de réagir à la façon dont vous vous êtes exprimé à propos de Monsieur le Garde des Sceaux, avec des mots indignes d’un élu ayant les responsabilités qui sont les vôtres. Ce n’est pas nouveau, mais depuis quelques mois cette tendance s’est renforcée, tout le monde a pu s’en rendre compte, notamment avec votre attitude vis-à-vis du préfet des Alpes-Maritimes. Vous demandez le respect des élus : encore faut-il que ces élus tiennent des propos respectables« .

Au-delà, j’avais prévu d’intervenir sur deux délibérations concernant des rapports d’activité pour 2015 de délégataires de certains services publics : l’auto bleue et la tarification des parcs autos exploités par Indigo (c’est-à-dire Vinci).

Sur le premier sujet, constatant que, comme les années précédentes, les attentes n’étaient pas au rendez-vous en termes d’utilisation et de recettes d’exploitation et étant donné que cela coûtait assez cher à la collectivité (qui doit combler la plus grande partie des pertes du fait d’une clause de partage du risque recette), j’ai demandé à ce qu’il soit fait un bilan coût/avantage car d’autres investissements pourraient être concevables pour améliorer la politique d’écologie urbaine.

Sur le second, j’ai relevé les aberrations de la tarification des parcs autos gérés par Indigo qui, en plus d’être excessivement élevée, est complètement incongrue tant elle varie d’un parc à l’autre (alors que ces parcs se trouvent sur des secteurs identiques ou comparables). Ainsi certains parcs n’ont aucune gratuité dans les premières minutes et rançonnent les automobilistes avec des tarifs à 0,90 € du quart d’heure, d’autres prévoient une demi-heure de gratuité et font payer le quart d’heure qui suit 2 €. Quant à ceux qui retiennent une heure de gratuité, il faut faire attention à ne pas la dépasser : le premier quart d’heure est à 4,10 €… Il semblerait qu’on ne puisse rien faire pour l’instant (même pas harmoniser), Vinci n’étant pas prêt à renégocier les conventions passées il y a pas mal d’années…

Lire l’intégralité de mes interventions.

Nice-Matin 19/11/2016

Nice-Matin 19/11/2016

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Deux semaines après avoir été informés par les résidents de l’Artistique des dégâts occasionnés par le passage du tunnelier, nous avons tenu à faire une conférence de presse afin d’apporter des précisions sur notre position au vu des informations dont nous disposions et de l’éclairage du professeur Éric Gilli contacté par Marc Concas qui avait déjà travaillé avec lui à l’occasion des recours intentés par le collectif opposé au projet en souterrain de la ligne 2 du tram qu’il animait. En effet, il nous apparaissait que les réactions de la ville et de la métropole n’étaient pas susceptibles de répondre aux inquiétudes des habitants.

Le professeur Gilli, spécialiste du sous-sol et des problèmes d’eaux souterraines (géologie et hydrogéologie), est régulièrement intervenu dans la région sur ces questions. Il a en particulier travaillé sur l’effondrement du tunnel de Toulon.

Ses remarques relatives à l’insuffisance des études au niveau de la préparation du projet niçois se sont manifestement révélées exactes puisque la Métropole a par la suite augmenté les profondeurs des sondages qui étaient en cours. Ses collègues locaux, niçois, ont été peu à peu écartés du projet après qu’ils avaient soulevé un certain nombre de difficultés auxquelles le chantier allait être confronté. Et ces difficultés se produisent justement aujourd’hui sur l’ensemble du tracé.

Il avait dès l’origine été surpris de constater que les documents livrés à l’enquête publique donnaient l’illusion d’une absence totale de difficultés au niveau de la ville de Nice pour creuser le tunnel. Dans les documents de l’enquête publique, on a considéré qu’ils n’auraient strictement aucun effet sur les écoulements souterrains. Or, il en est convaincu : ce projet ne peut que provoquer des modifications de circulation d’eaux souterraines très importantes.

Parmi les problèmes qui se sont manifestés et qu’il a évoqués, il a tenu à insister particulièrement sur la situation à laquelle se sont trouvés confrontés les habitants de l’immeuble du 10, rue Foresta, comparable à celle que l’on rencontre aujourd’hui boulevard Dubouchage, à savoir un tassement de l’immeuble d’une dizaine de centimètres. Les personnes concernées étaient peu nombreuses, sans grands moyens, et elles ont accepté de prendre comme expert celui qui avait participé au référé préventif de ce chantier et qui se trouvait donc en fait juge et partie : difficile pour lui de se condamner lui-même… Du coup, les victimes se trouvent maintenant obligées de vendre leur appartement.

Pour autant, le professeur Gilli a rappelé qu’il ne s’était jamais opposé au projet en disant qu’il n’était pas réalisable (réaliser un tunnel, c’est toujours faisable) mais qu’il ne l’était pas avec la simplicité qu’affichait la Métropole et qu’il serait sans doute plus long et plus coûteux qu’annoncé.

Plus long, c’est déjà le cas, puisque, contrairement aux prévisions qui étaient d’un creusement de 10 mètres par jour, on constate un retard relativement important, signe que tout ne s’est pas passé jusqu’alors aussi facilement que prévu.

Nous ne faisons pas de catastrophisme mais nous demandons à être rassurés autrement que par la simple négation des risques puisque plusieurs dégâts se sont déjà produits. Il est difficile en l’état de savoir s’il est plus raisonnable de suspendre ou pas momentanément les travaux, la Métropole ayant communiqué sur les dangers potentiels d’une telle suspension.

Nous ne demandons pas l’arrêt des travaux : que l’on ait voté pour ou contre le projet, son arrêt en l’état serait en effet une catastrophe financière. Nous souhaitons qu’il puisse aller au bout mais, face aux difficultés que nous avons à obtenir des informations convaincantes et crédibles, nous avons conclu à la nécessité de réunir un collège d’experts locaux (parmi lesquels le professeur Gilli) qui serait susceptible de donner un avis indépendant sur les risques présents ou à venir dans des délais très brefs. Comme Marc Concas l’a conclu : « Nous ne demandons pas la lune ! »

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Reportage au JT 19-20 de France 3 du 10/11/2016

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