Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Politique locale’ Category

Très lourd Conseil que celui de ce 7 juin avec plus de 230 délibérations, ce qui fait beaucoup. Trop si l’on considère que l’ordre du jour et les dossiers nous sont remis seulement cinq jours avant la séance. Mais c’est légal…

Au menu, le Compte Administratif 2017 qui permet de vérifier dans quelle mesure le budget voté a été exécuté au niveau des dépenses et des recettes tant d’investissement que de fonctionnement. Avec Marc Concas, dans la logique de notre opposition au budget principal, nous avons voté contre.

Également, les rapports remis par trois instances pour l’année 2017 : le Conseil communal consultatif, le Médiateur et le Comité d’éthique. Leurs responsables étaient présents mais cette remise fut purement symbolique étant donné que de leur contenu il fut peu question en séance. Mais certains élus les avaient examinés attentivement ce qui a permis des interventions qui, dans les rangs de l’opposition, se sont concentrés pour l’essentiel sur celui du Comité d’éthique qui était assez sévère par rapport à la faiblesse des moyens humains et matériels qui étaient mis à sa disposition par la municipalité. Mais le Président Hervé Expert a tenu à préciser que les choses, en 2018, s’étaient améliorées de ce point de vue. L’enquête qui avait été menée relative aux liens familiaux entre les élus de la Ville et les personnels employés dans les entités de la sphère Mairie/Métropole a donné lieu à une passe d’armes – un peu surjouée – entre le maire et l’élu d’extrême droite Olivier Bettati, au terme de laquelle ce dernier a pris ses cliques et ses claques et a quitté la séance (qui n’avait pas commencé depuis très longtemps) où, comme souvent, il a donc brillé par son absence. Il a obtenu ce qu’il voulait : une photo et un article dans la presse. Il semble bien toutefois que le maire ait porté à tort des accusations contre lui.

Autre dossier que tenait manifestement à médiatiser Christian Estrosi : celui de l’entretien des cimetières de la Ville. Un certain nombre de Niçois s’étaient plaints du développement des herbes folles dans les allées et entre les caveaux. La raison en est simple : on utilise pour l’entretien des produits sans pesticides dont l’efficacité est loin de valoir celle des produits phytosanitaires. De nombreux élus, y compris dans les rangs de l’opposition, se sont félicités de la démarche inédite suivie pour cette délibération qui proposait aux membres du Conseil de choisir entre les deux techniques. Personnellement, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas de quoi s’extasier tant il était évident que l’immense majorité (seulement deux abstentions) était favorable à une politique « Zéro-Phyto », par ailleurs imposée par la loi dans les autres espaces que les cimetières. Une délibération classique se serait contentée de proposer un vote pour ou contre la poursuite de la politique existante et ça revenait strictement au même. Du coup, je n’ai vu là qu’un peu de démagogie.

Quelques autres dossiers sur lesquels je me suis aussi exprimée :

– Celui sur la vente des biens communaux parmi lesquels figurait la villa de l’avenue Cernuschi qui abritait un poste de police municipale inauguré en grandes pompes en 2011. Du coup, il n’y en a plus dans tout Nice Nord, le maire disant préférer voir les policiers dans la rue (on se demande pourquoi il veut alors en mettre autant dans l’intérieur des écoles…). Nous avons donc voté contre mais nous fûmes les seuls.

– Deux délibérations relatives aux aides accordées par la Ville pour réhabilitation des façades. La première concernait les façades des immeubles qui entourent le Couvent de la Visitation dans le Vieux Nice. Alors que la procédure habituelle consiste à accorder des subventions aux syndics ou aux copropriétaires qui les demandent, ici c’est la Ville qui prend l’initiative de leur accorder une subvention de 40 % alors que les riverains du couvent n’ont rien demandé et n’ont pas l’intention de le faire. Motif invoqué : l’intérêt historique du lieu. Coïncidence : on se rend compte de cet intérêt maintenant que le site de l’ancien couvent fait l’objet d’un bail à construction au profit d’une société qui veut y ériger un hôtel de luxe… Donc, là encore, nous nous y sommes opposés. La deuxième délibération était relative à l’adaptation du dispositif des aides. Comme je faisais remarquer que cette adaptation était loin de constituer l’amélioration que j’appelle de mes voeux à longueur de séances, l’adjoint en charge de cette responsabilité m’a donné un certain nombre d’informations sur le travail qui était en train de se faire. Nous avions prévu de voter contre, nous avons décidé de nous abstenir.

– Enfin, alors que je posais une question qui me semblait bien anodine à propos du contrat passé avec la Société Multimédia France Productions pour la télédiffusion de la Fête de la musique organisée sur la place Masséna, le maire est parti dans une de ses colères dont il n’était pourtant plus coutumier depuis quelque temps, ce qui m’a laissée assez perplexe. Je reviendrais ultérieurement dessus : je pense en avoir compris la raison.

Vous pouvez retrouver mes interventions  à la page qui leur est spécialement consacrée  sur ce blog.

Publicités

Read Full Post »

Hier, j’ai eu le plaisir de marier en mairie de Nice Marion et Franck.

Il s’agissait du quatrième couple d’une série initiée par Julie et Ramzi en 2015, suivis de Nadia (soeur de Ramzi) et Ahmed, et en 2016 de Mylène (amie de Julie) et Enzo. Marion étant l’amie et de Julie et de Mylène, elle fit à son tour appel à moi pour célébrer son union avec Franck.

Et le couple qu’ils forment est très intéressant. Grands amateurs de séries TV, passionnés de grands et longs voyages, ils ont déjà, malgré leur petite trentaine, accompli bien des périples dont le dernier les a conduits pour trois mois dans différents pays d’Asie et leur a laissé des souvenirs plein la tête. Et c’est en m’appuyant sur ce qu’ils avaient pu me raconter lors de notre entrevue (je rencontre toujours les futurs mariés avant la célébration) que j’ai pu ainsi conclure le discours préparé à leur intention :

« Marion, Franck, pour vous encourager à l’aube de cette belle vie de couple, j’ai pensé un moment, en souvenir de votre séjour à Macao et de la passion – raisonnable – de Franck pour les casinos, à vous souhaiter beaucoup de triples 7, des Jackpots réguliers et surtout plein de petites cerises sur le banco ! Ces petites cerises qui n’ont pas la prétention de vous offrir à elles seules le bonheur mais qui vous incitent à avoir le sourire. Souvent.

À la réflexion, je me suis dit que la métaphore était peut-être un peu trop triviale et décalée par rapport à Marion, notre Écureuil (celui de la Caisse d’Épargne). Aussi, je préfère vous souhaiter, avec tous ceux qui vous aiment, une vie commune qui chaque matin se régénère dans la complicité vaporeuse et le mystère pastel d’un lever de soleil dans la baie d’Along. Chacun sait qu’un couple a besoin et de l’un et de l’autre, de la complicité et du mystère. Marion, Franck, vous saurez préserver les deux. J’en suis, nous en sommes, persuadés.

Où que vos pas vous conduisent, ici ou ailleurs, je vous souhaite un bon voyage !« 

Read Full Post »

Le rassemblement de l’extrême droite européenne le 1er Mai à Nice est une provocation.

Provocation quant à la date : la fête des travailleurs du monde entier est avant tout la fête de la solidarité et de l’internationalisme. Son symbole est en complète contradiction avec les politiques de replis identitaire et d’exclusion prônés par l’extrême droite.

Provocation quant au lieu : Nice est encore sous le choc du drame du 14 juillet 2016. Celui-ci ne peut faire l’objet d’une instrumentalisation par ceux qui défendent des idéologies basées sur la haine et le rejet de l’autre.

C’est dire si nous condamnons avec force ce rassemblement qu’on aurait dû éviter. Mais si nous condamnons la provocation, nous ne sommes pas dupes des tentatives de récupération à des fins politiciennes.

Le maire de Nice est tout à fait légitime, comme premier magistrat de la ville martyre. Le texte qu’il a publié à cet effet allait dans le bon sens, celui de la défense républicaine, et nous étions prêts à le signer. Malheureusement, sa conclusion s’apparente à un passage en force politicien qui anticipe sur de futures échéances électorales qui n’ont rien à voir avec le sujet grave du jour. Aussi ne l’avons-nous pas signé.

D’autres ont eu l’idée d’organiser un concert. Opposer musique et jeunesse aux diatribes de l’extrême droite était évidemment une bonne idée. Hélas, eux non plus n’ont pas résisté à la facilité de la récupération politique en mélangeant leur rejet de l’extrême droite avec leurs critiques contre Emmanuel Macron, certains allant même jusqu’à parler de gages donnés par le gouvernement au FN. La ficelle est un peu grosse voire indécente. Nous ne sous joindrons pas au concert.

Notre position n’est pas celle de la facilité. Mais ce qui va se passer le 1<sup>er</sup>Mai à Nice est suffisamment grave pour que chaque républicain, chaque démocrate, abandonne les oripeaux de la politique politicienne et se concentre sur l’essentiel.La République, nous le savons, est en danger. Elle doit se battre sur un double front : celui du populisme d’extrême droite et celui de l’islamisme radical. Ne l’affaiblissons pas par de petits calculs.

Ce texte destiné à la presse est signé Dominique Boy-Mottard et Patrick Mottard

Read Full Post »

Samedi dernier, je représentais la Ville de Nice à la cérémonie organisée pour le centenaire de Madame Marie-Dominique Tomasini Montoya à la demande de son fils, notre ami Jean Montoya.

Pas loin de cent personnes avaient rejoint ce rassemblement familial pour entourer celle qu’ils appellent chaleureusement Mémette. Nombre d’entre elles étaient venues de l’île de Beauté d’où Marie-Dominique est originaire et où elle continue à se rendre chaque année en vacances.

C’est une Mémette en pleine forme – dont l’humour est intact – qui a regardé, attendrie, le petit montage fait de vidéos et de photos qui a été projeté pour la circonstance après que j’ai rappelé son parcours et lui ai remis la médaille de la Ville.

J’ai commencé ainsi :

Tout d’abord, et à titre personnel ainsi qu’à celui de mon mari Patrick, laissez-moi vous dire notre fierté d’être ici pour célébrer avec vous, les Montoya et les Tomasini, le magnifique siècle de Marie-Dominique.

Un siècle qui, nous le verrons, commence dans les parfums du maquis satiné de bonheur sauvage de l’île de Colomba.

Un siècle qui ne s’achève pas aujourd’hui mais qui fait simplement une pause à Nice pour s’émerveiller d’être ensemble, autour de vous, Marie-Dominique (…)

 

Read Full Post »

Une seule délibération au menu du Conseil municipal du 16/04/2018 : l’autorisation de signature d’un contrat passé entre l’État et la Ville de Nice (comme cela est en cours avec l’ensemble des collectivités locales) au terme duquel la Ville s’engage à limiter ses dépenses réelles de fonctionnement et améliorer sa capacité de désendettement sur la période 2018-2020 en échange d’une stabilité de la dotation de l’État. Ce fut évidemment l’occasion pour le maire de faire un peu de bruit (on aurait très bien pu attendre le prochain conseil ordinaire…). Le plus étrange est la façon dont ce contrat est présenté par la majorité : comme s’il s’agissait d’une récompense de la bonne gestion municipale ! Que nenni : il s’agit d’obliger (contractuellement) notre collectivité à faire des efforts pour diminuer ses dépenses réelles de fonctionnement qui sont supérieures à la moyenne nationale et sa dette. De ces deux points de vue, la Ville de Nice fait figure plutôt de mauvais élève puisque des contraintes supérieures à celles qui servent de base de référence pour ce type de contrat (et qui sont prévues par la loi) lui sont imposées afin de bénéficier de la stabilité de la dotation de l’État.

On pouvait – comme ce fut le cas pour l’ensemble des groupes d’opposition, de l’extrême droite à la gauche – refuser de cautionner la démarche en s’abstenant. Ce ne fut pas le cas du groupe « Radical et Divers Gauche » : nous dénonçons régulièrement la progression des dépenses de fonctionnement et l’accroissement de la dette, nous étions donc d’accord pour que l’État contraigne la municipalité à améliorer sa situation puisqu’elle ne le fait pas spontanément. Et il n’était pas question de refuser une stabilité de la dotation de l’État alors que tous les groupes se sont régulièrement plaints de sa diminution progressive.

Vous pouvez retrouver mon intervention (texte et lien vers la vidéo du conseil) sur la page spéciale réservée au Conseil municipal.

Nice-Matin 17/04/2018

 

 

Read Full Post »

À l’instar du conseil du 19 mars 2018 où un certain nombre de conseillers métropolitains de droite – jusqu’alors dans la majorité – ont fait leur coming out, la séance de ce jour qui, avec le vote des budgets primitifs (budget principal et budgets annexes), se situait dans la lignée du précédent lors duquel avait eu lieu le DOB (débat d’orientation budgétaire), a été quelque peu agitée. Il faut dire que, comparés à l’opposition « institutionnelle » que nous représentons, les nouveaux contestataires se montrent particulièrement virulents. C’était attendu donc nous ne fûmes pas surpris. Par contre, ce qui ne cesse de m’étonner, c’est la « zénitude » dont fait preuve le Président en cette circonstance : ses réponses sont mesurées tant par leur ton que par leur longueur ce qui, il faut bien le dire, n’est pas désagréable. Pourvou que ça doure !

Personnellement je suis intervenue sur le plan d’investissements croissance emploi 2018-2020 qui se voulait une manifestation de transparence qui ne m’a pas convaincue car aucun montant des sommes à engager ne nous était donné (seulement une vague évaluation par tranches d’un demi-million d’euros) et sur les taux de fiscalité directe de la Métropole avec la création d’une nouvelle taxe de 6,4 % sur le foncier bâti à propos de laquelle j’avais déjà eu l’occasion de faire un communiqué.

C’est donc tout à fait naturellement que nous nous sommes abstenus sur la première de ces délibérations, en attendant d’en savoir davantage, et que nous nous sommes opposés à la seconde. Vous trouverez des extraits de ces interventions ci-dessous et leur totalité à la page qui leur est spécialement consacrée sur ce blog.

DÉLIBÉRATION 0.2
Plan pluriannuel d’investissement croissance et emploi 2018-2020

Parmi les « considérants » de cette délibération figure « le choix de la Métropole de mettre en œuvre une vision partagée et transparente des politiques publiques engagées, notamment des grandes orientations en matière d’investissement ».

Choix qui serait louable s’il correspondait à une quelconque réalité. En fait, qu’avons-nous dans ce tableau ? Des opérations dont on ignore le montant aussi bien total que détaillé, réparties par tranches, ce qui fait que nous ignorons tout de ce que cela va coûter. Ainsi, par exemple, pour Nice trois opérations sont prévues qui seront engagées en 2018 et 2019 dont on sait seulement que chacune d’elles coûtera plus de 2 millions d’euros. Quand on voit que parmi elles figurent les lignes 2 et 3 du tram, on imagine qu’on sera bien au-delà de ces 2 millions. Il ne s’agit pas pour moi de remettre en cause ces différentes actions mais simplement d’avoir des précisions qui devraient s’imposer puisque vous vous voulez transparent… J’en ai fait la demande aux instances métropolitaines qui n’ont pas jugé bon de me répondre. Je ne revendiquais pourtant pas la lune : je souhaitais avoir le montant des différentes opérations envisagées par tranches. Je n’aurais pas pinaillé à quelques millions près. Quand on voit avec quelle facilité sont engagées des dizaines de millions dans des investissements qui intéressent essentiellement Nice et le littoral, ça n’aurait pas dû vous gêner. (…)

DÉLIBÉRATION 21.2
BP 2018 – Vote des taux de fiscalité directe locale 2018

(…) On pourrait aussi se dire qu’il vaut mieux augmenter des impôts que s’endetter. Le problème c’est qu’avec vous, ce n’est pas l’un ou l’autre mais c’est l’un ET l’autre. En fait, si on crée cet impôt c’est pour compenser – un peu, un tout petit peu – l’endettement qui pourrait aboutir à un véritable séisme financier. Et ce sont vos choix politiques et ceux de votre majorité qui nous ont conduits là. (…)

Ce qu’il y a de bien avec les séances du Conseil métropolitain c’est que, avant qu’elles ne commencent et après qu’elles sont terminées, nous pouvons profiter de la superbe vue sur la Prom. N’est-ce pas Fabien ?

Read Full Post »

Dominique Boy-Mottard - 1Suite à l’annonce faite par Christian Estrosi de la création d’une taxe de 6,5% sur le foncier bâti qui va peser sur les propriétaires métropolitains et d’une cession des parts que la ville détient dans la société aéroportuaire, j’ai tenu à réagir mardi matin dans les termes suivants.

 

COMMUNIQUÉ DE DOMINIQUE BOY-MOTTARD 6/3/2018
Conseillère métropolitaine PRG

« L’effet Gilette » de Monsieur Estrosi

Pendant longtemps, le maire de Nice, Président de la Métropole, a minimisé, y compris vis-à-vis de ses amis politiques, le poids de la dette. Même s’il continue à nier qu’elle atteint deux milliards d’euros, comme le reconnaît aujourd’hui le Président du département, il lui faut aujourd’hui affronter la réalité.

Pour financer des investissements très lourds, notamment dans le cadre de partenariats public-privé souvent mal négociés, c’est le contribuable métropolitain et surtout niçois qui va être rasé… et pas gratis !

Et, à l’instar de la célèbre publicité originelle avec ses deux lames, ce contribuable va être rasé deux fois.

1. D’abord par l’instauration d’une nouvelle taxe au niveau métropolitain qui va frapper le foncier bâti : une taxe de la bagatelle de 6,5 % (!) qui atteindra tous les propriétaires. Même si le maire de Nice fait valoir que cet impôt ne touche que les plus privilégiés, il oublie les nombreux petits propriétaires qui sont loin de tous rouler sur l’or. Nombre d’entre eux sont âgés et viennent déjà de subir les assauts du gouvernement avec une augmentation de la CSG qui, pour les retraités, ne sera pas compensée. Une augmentation moyenne de 100 € de la taxe foncière pour le contribuable niçois, ce n’est pas qu’une goutte d’eau !

2. Ensuite par la cession des biens immobiliers de la Ville et des actifs de la Métropole. Comme nous le soulevions lors de la délibération relative au vote du budget niçois lors du dernier Conseil municipal, par la voix de Marc Concas, la vente d’éléments de patrimoine à hauteur de 46 millions d’euros en 2018 pour financer les dépenses d’équipements est un fusil qu’à un coup. Aujourd’hui, nous apprenons que c’est la participation de la Métropole Nice Côte d’Azur dans la société aéroportuaire qui va être cédée pour alléger le montant de la dette. Mais comment rembourserons-nous cette dette quand il n’y aura plus rien à vendre ? Et comment oublier la mise en scène de Christian Estrosi allant jusqu’à organiser un  » referendum  » local en février 2015 pour s’opposer à la privatisation de l’aéroport décidée par la loi Macron qui avait prévu la vente des actifs de l’État ? Selon ses propres déclarations, l’aéroport rapportait à l’époque 400 000 € par an à la Ville (sans doute davantage maintenant). On brade aujourd’hui, il n’y aura plus rien demain.

Enfin, ces décisions sont prises sans consultation des instances démocratiques – où l’opposition est représentée – que sont le Conseil municipal et le Conseil métropolitain. Lors des dernières réunions de ces assemblées, le Maire-Président s’est encore vanté de ne pas augmenter les impôts : un mois plus tard, on voit ce qu’il en est. Il est rattrapé par la réalité, une réalité qu’il a passé son temps à refuser de reconnaître et pour laquelle il fait aujourd’hui payer les pots cassés à ses administrés. Ce que le Niçois ne paie pas à la Ville, il le paie à la Métropole. Pour lui, c’est du pareil au même : il n’a qu’un portefeuille pour gérer son budget.

Nice-Matin 07/03/2018

Read Full Post »

Older Posts »

%d blogueurs aiment cette page :