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Archive for the ‘Divers’ Category

Aujourd’hui, à l’occasion du 75e anniversaire de la libération des camps, était inauguré, sur la colline du Château, le Mur des déportés recensant les noms de 3603 Juifs raflés sur la Côte d’Azur et partis de Nice vers les camps de la mort lors de la Shoah, en présence du Maire de Nice, du Préfet des Alpes-Maritimes, de Serge et Beate Klarsfeld, de l’infatigable Daniel Wancier et de nombreuses personnalités.

C’est tout à l’honneur de la Ville de Nice d’avoir porté ce projet avec le Comité français pour Yad Vashem Nice-Côte d’Azur.

Tous ceux qui se sont exprimés ont tenu à insister sur l’utilité de cette initiative qui, si elle s’inscrit dans le passé, intéresse également le présent et l’avenir, au moment où l’antisémitisme, que l’on avait pu croire éradiqué après l’assassinat dans les camps de six millions de Juifs lors de la 2e Guerre mondiale, se développe dangereusement sous différentes formes.

Une cérémonie qui ne pouvait qu’être émouvante et à laquelle j’ai participé, non en tant qu’élue, mais en tant qu’arrière-petite-fille de Flora Cériché née Lattès, dont le nom se trouve désormais gravé dans la pierre de ce mémorial (voir la photo ci-dessus). J’ai ainsi eu l’honneur, avec cinq autres membres de familles de déportés, d’allumer et de déposer l’une des six bougies devant le monument adossé au mur d’enceinte du cimetière juif du Château.

J’avais déjà eu l’occasion de parler sur ce blog de mon arrière-grand-mère à l’occasion de la (re)découverte d’une stèle de la Villa Jacob sur laquelle son nom figurait aux côtés des autres pensionnaires raflés le 21 novembre 1943 : « Elle s’appelait Flora Lattès et elle vivait à la Villa Jacob« .

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Aujourd’hui nous avons participé (avec Ben et Viera, excusez du peu…) à l’inauguration de la ligne 3 du tram. Pendant des années, de la municipalité Peyrat, initiatrice de l’aventure, à la municipalité Estrosi, les oppositions ont fait leur job avec des propositions techniques ou financières alternatives et en accompagnant les associations de riverains et de commerçants inquiètes devant ce bouleversement urbain. Elles ont parfois eu gain de cause notamment en matière de parcours (la Diagonale, la Promenade des Anglais) mais pas toujours. Rien de plus normal : en démocratie, ce sont les majorités qui ont la responsabilité de l’équilibre global des projets qu’elles initient.

Quoi qu’il en soit, cette période est révolue et il ne sert à rien ni à personne de jouer les prolongations. Le tram  de Nice est désormais le tram qui appartient à tous les habitants de cette ville. Un bien commun qui va s’inscrire, ligne après ligne, dans le cadre familier de notre vie quotidienne.

Bien sûr, on peut toujours arguer que l’installation (en fait la réinstallation) du tram a été réalisée dans toutes les grandes villes de France et que Nice n’est pas la première, loin s’en faut. Et alors ? la belle affaire !

Bien sûr, on peut se dire que la mise en place ne se fera pas pas forcément aisément surtout dans un contexte  d’inauguration impatiente pour cause d’élections. Mais là aussi, rien de vraiment problématique si les usagers sont dans la proposition et les autorités dans l’écoute.

Bien sûr, on peut trouver la note salée. Elle l’est et notre feuille d’impôts va en témoigner longtemps. Mais ce n’est qu’après quelques années de pratique qu’on fera le bilan coût-avantage social et environnemental des solutions choisies.

Il convient donc, en cette belle journée de féliciter au delà du happening « too much » de Saint-Isidore les ouvriers, les techniciens et, même si ce n’est pas dans l’air du temps, les élus « techniques » qui ont contribué à réussir cette belle entreprise.

Il faut aussi admettre qu’ à un moment où on se penche sur l’avenir de la planète un tram de plus est forcement une bonne nouvelle.

Qu’il nous soit permis de succomber aussi au syndrome du « train électrique » qui peut toucher aussi bien une femme qu’un homme (nous en sommes la preuve) et qui fait qu’en découvrant ces merveilleuses machines serpentant dans la ville de station en station, on a le sentiment d’avoir à disposition, quelques semaines avant Noël, un jouet flambant neuf, rutilant, coloré et joyeusement mobile.

DOMINIQUE BOY-MOTTARD
PATRICK MOTTARD

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Victor Boy

Je tiens, à l’occasion de ce 11 novembre 2019, à reprendre à nouveau ce billet concernant mon grand-père écrit le 13 mars 2008.

Victor et Blanche BoyVictor aurait eu 110 ans quand, à côté de mon père, j’ai lu son nom sur la plaque de l’une des si nombreuses croix du cimetière militaire de Suippes.

Drôle de sensation de voir un fils de 80 ans pleurer sur la tombe d’un père de 31 ans.

Ce fils a porté cette blessure en lui toute sa vie. Quoi de pire que l’absence d’un père qu’on n’a jamais connu si ce n’est au travers de photos jaunies et du souvenir entretenu par une mère qui se retrouvait veuve à vingt-trois ans ? Victor est mort peu après sa blessure dans les Dardanelles et son rapatriement en France par le navire-hôpital le Duguay-Trouin en provenance de Salonique. Sur une carte envoyée du bateau et écrite au crayon gris, il faisait part de son impatience de revoir sa Blanche, sa Blanchette, et de serrer enfin dans ses bras ce petit Raymond qui leur était né dix mois plus tôt. Il n’en aura pas eu le temps.

Deux années de guerre, deux années d’horreur : et pourtant rien ne transparaissait jamais dans les brefs messages qui sont parvenus régulièrement à Blanche. Toujours cette même inquiétude pour la jeune femme restée seule au pays. «Pour moi, tout va bien, mais je me fais du souci pour toi».

Pourquoi, dans toutes les lettres écrites par ces hommes envoyés au combat, n’y avait-il jamais une plainte, jamais un mot qui aurait pu faire comprendre l’horreur de ce qu’ils vivaient si loin de chez eux ? Censure ? Peut-être. Pudeur ? Sans aucun doute. Parce qu’ils n’en ont pas plus parlé à leur retour qu’ils ne l’ont fait durant leurs trop rares permissions. Ils auraient eu honte de se plaindre, eux, les hommes, accueillis tels des héros, surtout s’ils rentraient avec un bras ou une jambe en moins, ou avec la gueule cassée. Comment dès lors dire la peur qui les tenaillait au ventre ? Un héros, ça n’a pas peur : même leurs proches n’auraient pas aimé ça. Dans mon enfance, j’en ai connu plusieurs des hommes de ma famille qui avaient fait la Grande Guerre. Aucun d’eux ne m’a jamais dit ce qu’il avait vécu. Il est vrai que cette guerre était terminée depuis longtemps, et qu’une autre, avec son propre cortège de malheurs, l’avait fait oublier. Il en est allé d’ailleurs de même pour les déportés qui ont survécu aux camps de concentration : dans un premier temps, ils ont peu raconté. Sans doute avaient-ils eux aussi compris qu’ils n’étaient pas très nombreux ceux qui avaient envie de les entendre. Comme si nos sociétés éprouvaient le besoin de jeter un voile sur ce que certains comportements révèlent de la nature humaine.

Aujourd’hui encore, je suis remplie de colère quand je pense à ces généraux qui ne voyaient dans ces soldats envoyés au front que de la chair à canon, je suis remplie de colère quand je pense à l’assassinat de ces jeunes gens qui ont eu le courage de résister aux ordres en refusant de partir à l’assaut et de quitter la tranchée une fois de plus. J’enrage de me dire que ceux qui ne les considéraient que comme des pions sur un échiquier ont été fêtés parce qu’ils avaient gagné la guerre. Quelle victoire ?

Alors quand j’ai lu, hier, que Lazare Ponticelli, le dernier Poilu, venait de mourir à l’âge de 110 ans, j’ai pensé à toutes ces vies brisées, à tous ces noms sur les monuments aux morts partout en Europe. J’ai pensé à Victor, mon grand-père, éternel jeune homme de 31 ans, j’ai pensé à son fils de 80 ans et à mon bras passé autour de son cou, pour tenter, en vain, de lui enlever un peu de sa peine, quand nous étions penchés sur sa tombe. Et j’ai pleuré. De colère.

Victor Boy est né le 2 mai 1885 et est mort le 29 août 1916. Sa dernière carte envoyée à son épouse, Blanche Cériché, est datée du 16 juillet 1916 et a été écrite sur le navire-hôpital le Duguay-Trouin. Il n’a jamais rencontré son fils, Raymond Boy, né le 14 octobre 1915.

 

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Le Vinaigrier en fleurs

 

Émerveillement printanier dans le parc du Vinaigrier à l’aube, ce jeudi.

 

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Et voilà la troisième livraison de ces projets tuteurés encadrés par Patrick au 1er semestre et moi au second, et réalisés par les LEA L2 Droit.

– Léonore, Sabine, Nicolas et Orhiane ont organisé des ateliers d’interaction avec des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer dans un établissement de Sospel. Pour cela, ils ont utilisé leurs outils LEA à savoir leurs connaissances des cultures des différents pays. L’action fut mutuellement profitable.

– Charles, Meriem, Amin, Mehmetali, Ines et Karl-Alexandre ont eu eux l’idée d’une campagne de sensibilisation en faveur du Service d’Accompagnement des Étudiants Handicapés à l’Université. Et s’ils sont arrivés à leurs fins en suscitant même des vocations d’aidants pour les étudiants, cette action, conduite pourtant en interne fut compliquée à mettre en œuvre (à noter l’implication de la cellule « handicap » de la fac de Droit, très réactive).

– Darina, Myriam, Lea, Monjeong, Océane et Emilia sont, elles, des aventurières. Elles ont en effet eu l’audace de proposer des cours d’anglais aux étudiants… en Sciences ! Et ça a marché puisque la fréquentation de ces cours, même si elle est restée modeste, est allée crescendo. Bravo aux six étudiantes car il paraît que le prof du 1er semestre était sceptique sur les chances de réussir l’entreprise.

– Sarah, Nasredine, Imane, Souhila et Leila ont eux choisi de sensibiliser à l’écologie des jeunes nouvellement arrivés en France. L’activité qui se voulait – et qui était – ludique (amusant jeu des 7 familles avec les « compostouilles » ou encore les « encombrants » ou les « poubelles ») a été un succès, en collaboration avec l’AFEV.

– Lisa, Emma, Deniz, Marushka, Amanda et Rayane se sont essayés à introduire plus de socialisation au sein de leur fac avec un groupe de soutien et une soirée. Qu’ils en soient remerciés : en la matière, toute initiative, même modeste, est bonne à prendre.

Voilà pour la promotion de L2. Mais je n’en oublie pas pour autant la promotion de L3 qui, elle, sur un seul semestre, a aussi réalisé de belles choses. Ainsi pour mémoire, voir sur le blog de Patrick « Les LEA L3 donnent la parole aux migrants », 29/11/2018) et sur le mien « LEA et pompiers à Carlone : les gestes qui sauvent », 15/11/2018). Je n’avais pas fait à l’époque faute de temps un compte-rendu exhaustif des différents projets dont beaucoup l’auraient pourtant mérité.

L’Université, qui a souvent la mauvaise idée de supprimer ce qui marche pour inventer de nouvelles stratégies pédagogiques plus ou moins ineptes a décidé de mettre fin à ce type d’exercices pour l’année prochaine. C’est bien dommage…

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Jumelage du Bosphore et de la Baie des Anges pour mon 20e mariage en mairie de Nice. En effet, avec Cem et Eda, la Turquie était à l’honneur. Un mariage du jeudi, c’est-à-dire à un moment où le quartier de l’Hôtel de Ville est fortement encombré. Mais une fois arrivée sur place et à l’heure, ce fut un vrai bonheur de procéder à la cérémonie devant une assemblée franco-turque apparemment très heureuse d’accompagner les deux mariés.

Un mariage à marquer d’une (petite) pierre blanche car c’était la première fois que Patrick, grand marieur devant l’éternel lors de ses deux mandats municipaux, était témoin. Il a accompli sa tâche avec humilité et sobriété et, vu le nombre de photos prises à la fin de la cérémonie, il a pu avoir l’illusion d’être sélectionnable pour le César du meilleur second rôle !

Pour terminer mon petit discours à l’intention des mariés, j’ai pris appui sur mon expérience d’Istanbul, à une époque où je n’avais pas encore mis les pieds en Asie. Après avoir passé le pont qui relie les deux rives, l’européenne et l’asiatique, de la grande ville, j’avais été un peu déçue de constater que les quartiers de part et d’autre du Bosphore se ressemblaient beaucoup et que je n’étais pas face à l’Orient de mes rêves, avant de comprendre que j’allais devoir le mériter. Et d’oser la comparaison :

« Le mariage est à l’image de ce petit voyage. La cérémonie, comme le passage du pont, est magnifique. Mais elle n’est qu’un symbole, et le jour d’après risque de ressembler au jour d’avant. Comme Beşiktaş ressemble à Üsküdar. Seul le voyage qui suit sera initiatique. À condition de le vouloir. Très fort.

Ce voyage – je n’oublie pas que Cem est un pilote émérite – vous pourrez le faire en avion. Mais comme vous êtes soucieux de l’avenir de la planète c’est d’amour et non de kérosène que vous allez remplir vos réservoirs. Pour ne plus jamais atterrir.

Bon vol »

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Dominique Boy-Mottard - 1

Tout en commençant à accumuler une certaine expérience sur les bancs du Conseil municipal, je constate que mon incrédulité reste entière face au comportement pittoresque de certains collègues.

Ainsi, Olivier Bettati, le roi des départs tonitruants et des retours discrets qui, une fois encore n’a pas failli à sa réputation sans jamais vraiment intervenir sur le fond. Ainsi, l’incroyable Joseph Calza, revenant à ce Conseil siéger benoîtement dans une assemblée qu’il n’avait plus fréquentée depuis… 2015. À un moment où la démocratie représentative est sévèrement critiquée (par des gilets jaunes soutenus – paradoxe suprême – par les susnommés), ce type de comportement est particulièrement malvenu. De même que celui des duettistes d’extrême droite, Aral (plus gilet jaune que lui tu meurs) et Domergue, tout ce beau monde s’empaillant à qui mieux mieux par Twitter interposé, Bettati ayant viré Aral de son groupe pour le soutien que ce dernier apportait à Dieudonné. Ça devient compliqué, comme s’amuse à commenter le maire…

Heureusement, et il faut le dire, la très grande majorité des conseillers municipaux – majorité et opposition confondue – sont assidus et font très bien leur travail dans le respect de leurs convictions et des engagements pris devant leurs électeurs.

Le dossier structurant du Conseil était l’avis que devait donner la Ville sur le PLU métropolitain. Pour les mêmes raisons que celles évoquées devant l’assemblée de la Métropole, nous avons voté contre un document qui continue à développer les grandes zones commerciales comme à Lingostière (ce qui est dommageable tant pour le petit commerce que pour l’agriculture), qui n’a pas un plan de déplacements permettant de désengorger la vallée du Paillon (même si le maire s’est engagé à faire étudier la question), dont les prévisions en matière de logements sociaux restent insuffisantes, et qui continue à privilégier l’hyper centre par rapport aux territoires périphériques.

Moment d’émotion au cours de ce conseil quand nous avons acté la construction d’un mur des déportés sur la colline du Château où seront répertoriés les noms des déportés niçois victimes de la barbarie nazie. Moment d’émotion car il m’a permis de me souvenir à voix haute des voyages de la Mémoire effectués à Auschwitz et de la cérémonie de la Villa Jacob où j’avais pu rendre hommage publiquement à mon arrière-grand-mère.

La délibération sur Mars aux musées m’a par ailleurs permis de souhaiter une montée en puissance de cette manifestation souvent méconnue et qui a le mérite d’être la seule véritablement pluridisciplinaire de notre ville tout en mettant en valeur notre patrimoine muséal. L’occasion de rappeler qu’il ne me semblait pas normal que la cinquième ville de France n’ait pas un véritable adjoint généraliste à la culture (ce qui n’enlève rien à l’investissement des nombreux adjoints qui se répartissent les compétences qui y sont liées).

Pour le reste, je suis restée sur ma faim en ce qui concerne les précisions que je demandais, en ayant déposé une question orale, quant aux pénalités et au paiement des loyers par l’opérateur qui a pris du retard pour l’aménagement de la halle de la Gare du Sud. Mais que l’on compte sur moi pour ne pas lâcher l’affaire. Nous n’avons pas voté le vœu présenté par Patrick Allemand pour obtenir le classement de la Villa Paradiso, le maire – qui était d’ailleurs prêt à le voter – nous ayant proposé la création d’une commission pour faire le point sur la question (car des offres ont déjà été déposées suite à la mise en vente), la Villa étant d’ailleurs actuellement aussi bien protégée voire davantage, notamment par le PLU comme j’avais déjà eu l’occasion de le faire valoir dans un courrier que j’avais adressé au maire à ce propos. De la même manière, nous avons refusé de voter un autre vœu qui souhaitait étendre la gratuité du stationnement sur voirie de 30 minutes à une heure : privilégier encore la voiture en centre-ville (la gratuité pendant une heure existe déjà dans les parkings souterrains qui ont été repris en régie par la Ville) ne nous semblant pas envoyer un bon signal pour inciter nos concitoyens à abandonner l’utilisation de moyens de transports individuels dans un secteur où les transports en commun ne manquent pas.

Quelques autres interventions aussi à propos des aires de livraison (j’aurais l’occasion d’y revenir) et des embouteillages, de la Coupe du Monde Féminine de Foot à l’Allianz, des vélos transporteurs… que vous pouvez retrouver sur ce blog à la page qui leur est spécialement consacrée.

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Cap sur 2019

Je vous attends avec Patrick MOTTARD pour nos voeux le jeudi 10 janvier à 18 h 30, à notre permanence du 10 avenue Cyrille Besset à Nice.

Bonne fin d’année à tous !

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Lors du dernier Conseil Métropolitain (8/11/2018), il n’était pas question pour moi d’être négative et de ne pas saluer un certain nombre d’initiatives – même symboliques : une structure locale ne peut pas tout – dans le pudding de délibérations qui nous a été servi sur le thème de l’environnement et du développement durable.

Mais comme d’habitude, pourquoi fallait-il que la communication (« la com » : ce terme superficiel me semble plus adapté) prenne le pas sur le fond ?

C’est ainsi que les principales mesures ont été annoncées à la presse comme acquises… avant le débat métropolitain.

C’est ainsi que le Président n’a répondu à aucune de mes questions de fond sur les délibérations.

C’est ainsi qu’on a tout sacrifié pour le moment magique de la photo avec les représentants du Pacte Finance-Climat.

C’est bien dommage…

Voici mon intervention :

On ne peut que se féliciter que le Conseil métropolitain de ce jour soit axé sur les questions environnementales, dans la mesure où il s’agit d’une priorité dont tout le monde a aujourd’hui conscience au vu des sombres perspectives pour l’avenir de la planète si nous continuons à nous voiler la face comme nous l’avait rappelé il y a deux ans le cri d’alarme lancé par plus de 15 000 scientifiques.

Nous nous en félicitons donc, comme en témoigneront nos votes à venir. Pour autant, tout n’est pas égal à tout dans ce que vous nous proposez.

Une première remarque générale s’impose relative à la façon dont ces délibérations nous ont été présentées. On aurait pu penser, compte tenu de l’enjeu, à une approche plus globale (un vrai plan) plutôt qu’à la dispersion qui était celle de l’ordre du jour avec une dizaine de rapporteurs sur l’ensemble des mesures. Cela peut témoigner – peut-être – de la prise en compte à tous les niveaux de ces préoccupations mais ça nuit grandement à la démarche d’ensemble. Le trop est l’ennemi du bien… Et ce n’est pas vraiment la présentation que vous en avez faite aux médias qui change fondamentalement les choses, pas plus que celle que vous nous soumettez aujourd’hui au dernier moment.

Dès lors, il nous faut faire le tri entre ce qui relève de véritables nouvelles mesures d’importance pouvant témoigner d’un réel engagement de notre Métropole et le reste. Le reste, c’est quoi ? (suite)

Nice Matin 9/11/2018

Voir aussi l’article sur Nice Premium.

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(suite)

Si les paysages sont grandioses, ils ne sont pas écrasants. Ils restent très humains. Est-ce à cause des petites taches blanches des moutons de plus en plus nombreuses ?

La pluie ne nous gêne plus. D’ailleurs elle ne tombe que par intermittence. Et puis, on s’habitue : je suis devenue une vraie Écossaise. J’aime bien m’identifier aux lieux où je séjourne. C’est ainsi que je suis tour à tour une femme de la campagne en zone rurale, un « homme » des bois en forêt, une exploratrice dans les terres lointaines et isolées. Ou plutôt, je joue à l’être.

Là, je suis donc une Écossaise. Enfin presque… En descendant la côte ouest et en passant deux journées à l’île de Skye, j’ai réalisé que j’avais encore un peu de boulot à faire sur moi-même pour que la transformation se réalise pleinement.

Il faut savoir – et ceux qui me connaissent bien le savent – que j’ai une peur panique des bestioles qui volent, sautent, rampent, dont la proximité me fait partir dans un ballet plus proche de la danse de Saint-Guy que d’une chorégraphie à la Claude François (quoique…). Eh bien, patatras ! Sur cette île magnifique et alors que nous avions la chance d’être hébergés dans un B&B magique tenu par Sheila dans la baie de Staffin (vers la pointe nord de Skye), ma route a croisé celle – redoutée depuis notre départ – des midges, de minuscules moucherons piqueurs qui, s’ils ont miraculeusement épargné mon compagnon (non mais, pourquoi ?), s’en sont largement pris à moi, m’empêchant de profiter en toute sérénité de cette île désormais reliée au reste de l’Écosse par un pont, où j’avais absolument tenu à ce qu’on se rende après les échos flatteurs qui étaient parvenus jusqu’à moi. Ces échos et les photos qui les accompagnaient ne mentaient pas : on ne peut manquer l’île de Skye quand on va en Écosse, ni ses montagnes à l’herbe rase, si ses falaises et ses rochers escarpés, ni ses vaches aux cheveux longs à l’allure de hippies.

C’est pourtant presque avec soulagement que je franchirai le pont en la quittant lorsque nous nous dirigerons vers Glasgow. Sur notre route, une belle surprise : le Kilchurn castle, dont nous avions aperçu les ruines au loin, au bord d’un lac, et où nous n’avons pas hésité à nous rendre en franchissant les quelques centaines de mètres qui y conduisaient sous une pluie battante. Mais au bout du petit chemin, quelle récompense ! Seuls au monde dans l’ancien domaine des Campbell, lords de Glenorchy.

Si j’avais une légère appréhension en arrivant à Glasgow (le retour à la « civilisation » est toujours un peu délicat), elle s’effaça vite. La ville est agréable et nous y avons rapidement trouvé nos marques, notamment au Pot Still, l’un de ces pubs écossais où l’ambiance est si chaleureuse et pas seulement par les effets conjugués de la bière et du whisky.

Depuis hier, nous roulons de nouveau à droite. Il fait beau. Pas une goutte de pluie en vue, pas de petits moutons, et bientôt les moustiques tigres. Je n’irai pas jusqu’à dire que je regrette déjà les midges, encore que…

 

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