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Archive for the ‘Divers’ Category

120 battements par minute, Robin Castillo (France)

Brouhaha sur fond de défilé du générique. Il provient d’une réunion dont les participants sont filmés en gros plan. Nous sommes dans un amphi universitaire et l’interenant explique à des nouveaux venus ce qu’est Act Up : ce n’est pas un groupe de soutien aux malades du SIDA mais un groupe activiste. Il leur précise les règles -strictes – qui président aux débats du mouvement. Nous comprenons vite que nous sommes dans les années 90.

C’est le début d’un film qui commence (presque) comme un documentaire et se poursuit en laissant de plus en plus de place à une histoire amoureuse pour en fin de compte nous donner un des meilleurs films qu’il m’ait été donné de voir sur cette saloperie de maladie.

GRAND PRIX (ajouté le 28/5)

The square, Ruben Östlund (Suède)

Une secrétaire frappe à une porte et entre pour annoncer à son patron que son rendez-vous est arrivé. L’homme s’est endormi sur un canapé, en costume et en chaussettes. Il retrouve peu après une journaliste qui l’interviewe à propos d’une exposition car il s’agit du conservateur d’un musée d’art contemporain. Elle lui demande notamment d’expliquer ce qu’il a voulu dire dans un article précédemment publié : elle lui cite ses phrases, particulièrement absconses, ce qui a pour effet de provoquer les premiers éclats de rire des spectateurs. Ils seront suivis de beaucoup d’autres.

PALME D’OR (ajouté le 28/05)

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Henriette

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C’est dans l’intimité que la famille Cottalorda a souhaité dire un dernier adieu à Henriette hier. Mais ils ont tellement d’amis proches que l’intimité, ça faisait quand même beaucoup de monde dans la petite Nécropole du Vallon du Roguez.

Des amis qui étaient là pour témoigner de leur attachement à celle dont ils avaient eu la chance de croiser le chemin, un chemin qui est aussi, bien sûr, celui d’Henri car ces deux-là ont tout partagé à partir du jour où ils se sont rencontrés, alors adolescents.

manif-2Tous leurs cercles étaient là. Celui du travail au sein des centres d’accueil de la Ville de Nice, celui de l’Education populaire avec les Francas, celui de leurs voisins de quartier. Et bien sûr, celui de la politique avec Gauche Autrement. Leur point commun ? La relation d’amitié qui a su perdurer au-delà du temps.

En évoquant Henriette avec les uns et les autres, c’est le même portrait qui se dessinait à chaque fois. Sa douceur, sa gentillesse, son implication auprès de chacun, proche ou moins proche. Une femme discrète mais dont la personnalité avait su s’imposer. Une femme de son temps, à l’écoute de notre époque et de sa jeunesse, compréhensive mais aux idées bien affirmées.

La belle cérémonie qui nous a réunis aujourd’hui était empreinte d’une grande dignité et en même temps de beaucoup de chaleur. C’est avec une émotion juste que Bernard a pris la parole pour, avant de réciter un poème d’Aragon (Que serais-je sans toi ?), donner lecture des extraits de quelques témoignages d’affection reçus par la famille à l’annonce du décès d’Henriette. Parmi ceux-ci, le mien :

Henriette et Henri.
Henri et Henriette.
Connaître l’un, c’est aussi aimer l’autre, tant ces deux-là étaient faits pour vivre ensemble.
Ça ne sautait pas aux yeux de prime abord : leurs tempéraments étaient si différents.
Et pourtant…
Henriette était une vraie passionnée elle aussi. Passionnée notamment par la politique, je m’en suis aperçue au fil du temps et son goût ne s’est jamais émoussé même pendant ces derniers mois sur fond de primaires. C’est dire…
Combien de fois ai-je entendu Henri invoquer son nom à la rescousse pour justifier telle ou telle prise de position ? « D’ailleurs Henriette est d’accord avec moi« , « Henriette aussi pense que… »
Je m’amusais souvent à la regarder pendant qu’Henri parlait : on voyait tout de suite quel était son jugement selon qu’elle esquissait un petit sourire ou levait légèrement les yeux au ciel en secouant la tête. Et lui aussi guettait ses réactions. J’avais fini moi-même par me demander quel pouvait être son avis sur différents sujets.
Henriette et sa parole mesurée, Henriette et son charme discret vont nous manquer. Mais en aimant Henri, nous apprendrons encore à la connaître.

Henriette était une passionnée de voyages.

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Et affectionnait aussi les balades dans notre belle région.

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Bonne année 2017

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Cet après midi, nous étions avec Patrick au théâtre Francis Gag pour le spectacle de l’association sportive et culturelle pour adultes handicapés mentaux L’Envol, consacré en 2016 à la variété des années 80. Trois heures et demi d’un vrai spectacle qui fut aussi un grand moment de bonheur. Coachés par Virginie et Loetitia, le sociétaires de L’Envol ont mis le feu au petit théâtre avec une demi-douzaine de chorégraphies qui, de La fièvre du samedi soir à un medley de la Compagnie Créole, étaient toutes plus endiablées les unes que les autres. Spectacle à la fois émouvant et jubilatoire qui nous a impressionné par sa générosité et la joie de vivre qu’il dégageait.

Les chorégraphies étaient encadrées par les prestations d’excellent(e)s chanteurs et chanteuses et les numéros à la fois troublants et étonnants de René en Mireille Mathieu. C’est dire si on a soigné le spectacle de L’Envol.

Nouveau signe s’il en fallait un de la pénétration de l’attentat du 14 juillet dans tous les milieux niçois, un hommage émouvant a été rendu à l’une des amies de l’association disparue ce jour-là.

Seule note négative : les élus de la mairie qui généralement se déplacent en groupe pour inaugurer le moindre bout de trottoir ou participer à une réunion de quartier n’ont pas jugé bon d’être présents. C’est dommage !

Mais, pour ne pas rester sur ce constat navrant, nous préfèrerons à l’avenir nous souvenir de la bonne humeur communicative des présentateurs (et chanteurs) Henri et Jean, et de l’image de la Présidente, Madame Sarfati, dansant sur scène et avec entrain en compagnie de « sa » troupe de L’Envol sur la musique de Fame à la fin du spectacle.

Bravo Madame et à l’année prochaine !

 

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Dominique Boy-Mottard et Fabrice Decoupigny

Ce matin avaient lieu les derniers bureau et conseil métropolitains avant la pause estivale.

Manifestement, le Président Estrosi – qui a d’ailleurs quitté avant la fin le Centre Universitaire Méditerranéen où nous nous réunissions – avait hâte de boucler ces séances. Le minutage des interventions de l’opposition, initiée au conseil municipal de Nice, a en effet fait son apparition à la Métropole, 1 minute par série de délibérations nous étant généreusement octroyée.

Au Bureau, j’ai voté contre la désaffectation du domaine public de la rue du Pertus dans le Vieux Nice, à côté du Couvent de la Visitation, car elle est destinée à venir tomber dans l’escarcelle de la Société Perséus qui a obtenu un bail emphytéotique particulièrement avantageux pour 93 ans (10 000 € par an pendant 10 ans !) afin d’aménager un hôtel cinq étoiles.

Quant au Conseil, j’ai – notamment – repris mon vote sur une délibération déjà soumise au précédent Conseil municipal en refusant de donner un avis défavorable au Plan de Prévention des Risques sur les mouvements de terrains (PPR MVT) élaboré par le préfet. M’exprimant au nom de Fabrice Decoupigny (EELV) et de moi-même (PRG), j’ai fait l’intervention ci-dessous.

« Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire au Conseil municipal de Nice, j’ai été extrêmement surprise – désagréablement surprise – à la lecture de cette délibération. Vous nous demandez d’émettre un avis défavorable sur un PPR dont l’objectif est de répondre aux risques graves qui existent dans notre région en matière de mouvements de terrains en utilisant des arguments qui ne sont vraiment pas sérieux. Vous semblez en effet insinuer que l’étude n’est pas rigoureuse scientifiquement car l’échelle d’analyse ne serait pas la bonne alors qu’elle est techniquement conforme à la réglementation. Vous contestez le classement en zone rouge pour 77 hectares de zones urbaines parce qu’aucun désordre de mouvements de terrain n’a pu y être constaté depuis 2000 pour prétendre qu’il n’y a pas de risque comme si cette conclusion pouvait être tirée à partir d’un laps de temps aussi court !

Les expériences passées – et ce passé est récent – nous ont hélas montré que ces risques pouvaient se concrétiser avec des conséquences dramatiques. Rien ne justifie, y compris la volonté de construire des logements, que l’on prenne la responsabilité de faire courir le moindre danger aux habitants de notre ville. Il est inconscient de vouloir remettre en cause ce document pour gagner quelques mètres carrés constructibles. Vous prétendez en avoir besoin pour édifier des logements sociaux, mais les logements sociaux ne doivent, pas plus que les autres, être construits dans des zones à risque.

Nous souhaitons, avec Fabrice Decoupigny, donner un avis favorable au PPR MVT présenté par le préfet et nous voterons donc contre votre délibération.« 

En fin de séance, nous avons eu la surprise de voir arriver un vœu dont Louis Nègre, qui présidait la séance après le départ de Christian Estrosi, nous a donné lecture et qui demandait une exemption d’application du décret « plage » (*) pour la Métropole. Après lui avoir fait remarquer que ce vœu posait un problème de recevabilité car il n’était pas signé par un conseiller métropolitain ou présenté par un groupe (la majorité n’a pas de groupe à la Métropole afin de permettre aux maires non LR ou UDI de pouvoir adopter toutes les délibérations qu’elle présente sans – trop – se renier…), j’ai annoncé que sur le fond ne nous ne pouvions l’approuver.

(*) Le décret du 26 mai 2006 relatif aux concessions de plages prévoit une application stricte de la loi littoral et précise que les structures touristiques de bord de mer doivent s’effacer du littoral à chaque fin de saison alors que les plagistes souhaiteraient n’avoir à les démonter qu’en fin de concession.

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C’était José

Couronne permanence

Aujourd’hui avaient lieu les obsèques de José Boetto. Une foule nombreuse d’amis, notamment ceux de Gauche Autrement, et de supporters du Gym étaient présents pour lui dire un dernier adieu.

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai pris la parole en ces termes pour lui rendre hommage dans l’église du monastère de Cimiez :

José, je me souviens de ce jour d’il y a neuf mois. C’était le 22 mai. Je célébrais ton union en mairie de Nice avec ta chère Maria, comme tu me l’avais demandé.

Ce mariage, tu y tenais depuis longtemps. Déjà affaibli par la maladie, je crois que tu l’avais conçu comme une sorte de testament à la fois sentimental, familial, amical et philosophique.

En épousant Maria, avec qui tu vivais depuis de longues années, tu faisais un pied de nez au mal qui te rongeait et affirmais ton droit au bonheur et à la vie. Tu voulais pour cette occasion-là une fête et ce fut une belle fête, dans ce restaurant du haut du Vallon des Fleurs où tu avais tes habitudes.

José BoettoLa famille, qui avait une grande importance pour toi, t’entourait, notamment tes filles, dont tu étais si fier, et bien sûr la famille de Maria qui était devenue aussi la tienne, avec ses nombreux enfants et petits-enfants. Tu aimais cette jeunesse et elle te le rendait bien.

Ce n’est pas pour rien que tu avais choisi tes témoins parmi les supporters : tes amis Gilles et Louis, présents auprès de toi jusqu’aux derniers instants. Par provocation, tu disais souvent que ce n’était pas le foot que tu aimais mais le Gym pour lequel il pouvait t’arriver de flirter avec la mauvaise foi ! Mais c’était pour la bonne cause. En fait, ta passion allait au-delà du maillot rouge et noir puisque tu tenais absolument, dans tes attributions de président du CDS, à la faire partager aux petits, aux pitchouns, que tu invitais régulièrement à rencontrer les joueurs professionnels. Et ces jours-là, c’est avec ce sourire si doux qui était le tien que tu contemplais les étoiles dans les yeux des enfants (c’était ton expression).

Cette face publique de ta personnalité est bien connue de tous, comme l’étaient ta gentillesse et ta générosité : très attentif aux besoins et aux difficultés des autres, tu n’hésitais jamais à leur apporter ton aide, à leur donner un peu de cet optimisme et de cette joie de vivre qui t’habitaient. Nombreux sont ceux qui pourraient en témoigner. Et ton sens de l’hospitalité, que tu partageais avec Maria, n’était jamais pris en défaut : ta porte était toujours ouverte aux amis que tu invitais à partager une coupe de champagne. Pour toi, avec un glaçon bien sûr !

janvier 2015Mais ta personnalité ne se limitait pas à ça. Le fait d’avoir mené des combats ensemble m’a permis de connaître l’homme que tu étais au fond de toi, quelqu’un d’une grande rigueur quand il s’agissait de défendre les valeurs fondamentales auxquelles il croyait. Ceux qui ont eu la chance de militer avec toi – et ils sont nombreux aujourd’hui ici – savent que ta gentillesse ne signifiait pas faiblesse quand on était dans l’essentiel. Mais là aussi, derrière les valeurs, l’humain n’était pas loin et tu as toujours fait preuve de fidélité dans un milieu qui en est souvent singulièrement dépourvu. Et mon regret, qui est aussi celui de Patrick et de beaucoup de nos amis, est de t’avoir rencontré trop tard. Bien trop tard.

Jorge Luis Borges a dit que « dans chaque homme il y a toujours deux hommes » et que « le plus vrai est l’autre ». L’une des facettes de ta personnalité est-elle plus vraie que l’autre ? Je ne sais pas. Mais ensemble, elles ont tissé dans nos cœurs une belle leçon de vie. Merci José.

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