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Avec Paul Cuturello

Avec Paul Cuturello

Deuxième conseil municipal de Nice hier depuis l’élection. Ce fut long, très long. De 8 h 30 à presque 20 h, avec une petite interruption d’une heure pour déjeuner.

Et disons-le tout net : l’opposition, tous courants confondus, ne s’est pas toujours montrée à son avantage.

Une évidence pour les élus du Front National qui, ne maîtrisant pas du tout les dossiers, ont passé leur temps à faire des interventions inutilement agressives et sans le moindre intérêt et à refuser de voter, s’abstenir ou voter contre. Contre surtout quand il s’agissait de s’opposer à la politique de la ville dans tous ses aspects. Des élus dans la « bonne » vieille tradition du FN de Jean-Marie qui sont le témoignage vivant que ce parti est resté le même malgré les efforts de sa dirigeante pour essayer de faire croire le contraire.

Une évidence aussi pour l’opposition républicaine lors de la désignation des membres devant faire partie des différentes commissions. Il n’y avait le plus souvent qu’une seule place pour les groupes d’opposition et, faute d’accord entre les quatre élus de la liste Bettati (Mon parti c’est Nice) et les six élus de notre groupe (Un autre avenir pour Nice), c’était le FN, avec ses sept élus, qui se la voyait attribuée.

Ça avait pourtant bien commencé : nous étions tombés d’accord pour désigner un seul candidat à la Commission d’appel d’offres (Benoît Kandel de Mon parti c’est Nice) et à la Commission de délégation de service public (Christine Dorejo d’Un autre avenir pour Nice). Mais, nous avons un peu été pris de court pour les désignations suivantes. Suite à un gros cafouillage, chacune des listes ayant présenté un candidat pour siéger à Côte d’Azur Habitat, c’est bien évidemment le candidat du FN qui fut élu, au lieu de Paul Cuturello, notre candidat, qui siégeait dans cette instance depuis de nombreuses années. Ce qui n’est certainement pas une bonne nouvelle pour les familles qui aspirent à obtenir un logement social.

Et la même chose s’est reproduite lors de toutes les désignations dans les différents organismes. On peut, selon son bord, attribuer les responsabilités aux uns ou aux autres. Je ne rentrerai pas dans ce petit jeu qui me semble bien futile : ce qui est certain, c’est que nous avons tous été ridicules. Nous aurions dû demander une suspension de séance pour prendre le temps de nous mettre d’accord : nous ne l’avons pas fait.

J’espère que cela nous servira de leçon pour l’avenir. Face à une UMP largement dominatrice et à un FN devenu le premier groupe d’opposition, il ne me paraîtrait pas incongru, tout en respectant nos identités respectives, qu’on puisse s’allier occasionnellement. Chacun de nous est républicain et chacun de nous est dans l’opposition, je ne vois pas où est le problème. La campagne électorale est maintenant derrière nous et nous devons avancer. En tout cas, mandatée par mes amis de Gauche Autrement, c’est à cela que j’œuvrerai dans l’avenir lors de la préparation des conseils municipaux.

La salle du conseilHeureusement, il n’y eut pas que cet épisode désastreux durant cette journée et notre groupe a pu témoigner de son investissement en prenant la parole sur différents dossiers. Je suis assez satisfaite du résultat de l’une de mes interventions qui a consisté à demander la création d’une « commission d’évaluation et de contrôle des marchés publics », sur le modèle de celle qui existe depuis plusieurs années au Conseil général des Alpes-Maritimes, qui pourrait être co-présidée par un élu de la majorité et un de l’opposition. Le député-maire m’a répondu positivement, cette demande rejoignant – m’a-t-il dit – l’un de ses projets. Elle sera donc mise en place lors de notre prochaine séance.

Pour plus de détails et, notamment, pour prendre connaissance des instances dans lesquelles je vais siéger, vous pouvez aller consulter la page que je viens d’ouvrir sur ce blog relative au Conseil municipal.

Les artistes de Louis-PaulLouis-Paul et "ses" artistes

Place Alexandre MédecinIl est des jours – et c’est heureux ! – où l’amie prend le pas sur l’élue. Ainsi, samedi, avec Patrick, nous nous sommes rendus place Alexandre Médecin où, une fois de plus, l’équipe du comité de quartier avait organisé une manifestation (en l’occurrence, un vide greniers qui a attiré grand monde tant côté vendeurs qu’acheteurs). Nous passons régulièrement sur la petite place, bien sûr pour encourager les bénévoles, mais aussi parce que l’accueil y est toujours chaleureux et que cette rencontre est parfois l’occasion de discussions passionnées (n’est-ce pas, cher Edmond ?)

L’après-midi, c’est à la présentation du dernier ouvrage du photographe Louis-Paul Fallot, que j’ai connu à travers les blogs (Le blog de Louis-Paul) et dont je suis les productions depuis quelques années, que je suis passée. Il s’agissait du 5e volume de la série « Carte blanche & noire », intitulé Objectif Artistes (éditions Baie des anges), dans lequel ont été réunis des artistes du sud venant d’horizons différents, en train de créer. Les modèles étaient quasiment tous présents et se sont volontiers prêtés à une séance de dédicaces de la page qui leur était réservée. Je n’étais pas la dernière à leur présenter l’ouvrage que je venais d’acquérir… mais il va de soi que celle qui m’a le plus touchée est celle de l’ami LP.

Avec Louis-Paul et ClaudioCe fut aussi l’occasion de discuter quelques minutes avec Claudio (et de faire la connaissance de son amie Barbara à qui l’on doit la photo ci-contre) et de constater que nous fréquentons les mêmes milieux artistiques, puisque notre dernière rencontre remonte à quelques semaines, lors à l’inauguration de la nouvelle Galerie Depardieu dont je vous reparlerai prochainement.

Après ce samedi sous le signe de l’amitié, le dimanche le fut sous celui de la famille avec le second BBQ de la saison : même si le soleil s’était fait discret, la douceur du temps nous permit de passer une agréable journée.

CUM"L’allégorie de la Méditerranée", symbole du CUM

Je pensais bien ressentir une certaine émotion en retrouvant ce matin le Centre Universitaire Méditerranéen (CUM).

En effet, comment ne pas me souvenir, en entrant dans le bel amphithéâtre en tant que nouvelle conseillère métropolitaine, de la première fois où j’y avais mis les pieds, il y a déjà bien longtemps ?

C’était pour mes premiers pas à l’Université. Le campus de la Faculté de Droit n’ayant pas des locaux suffisants pour accueillir tous les inscrits, c’est au CUM qu’avaient lieu les enseignements à destination des nouveaux venus. La jeune étudiante que j’étais alors avait été impressionnée par la majesté du lieu. Elle était aussi un peu contrariée car son petit ami de l’époque, inscrit lui aussi en droit et devenu depuis son mari, avait décidé de prolonger ses vacances avec son copain Luc aux Baléares en ne se préoccupant pas plus que ça de louper la première semaine de cours. Ça ne l’avait pas empêché de terminer l’année avec une mention TB…

Les profs que nous avions la chance d’avoir sont restés dans ma mémoire : Jean-Marie Rainaud et sa passion communicative du droit constitutionnel, Gérard Farjat, l’apôtre du droit économique, Robert Charvin, le prof militant nous expliquant les relations internationales… C’était l’époque où les enseignants les plus confirmés n’hésitaient pas à faire partager leur savoir aux plus jeunes étudiants contribuant ainsi à la naissance des vocations. Maintenant, on les trouve surtout en master 2 ou en doctorat. Autres temps, autres mœurs…

Dominique Boy-MottardQuoi qu’il en soit, je ne vais pas céder – cette fois – à la nostalgie. D’abord, il m’est arrivé à de nombreuses reprises de fréquenter le CUM ; ensuite, la Fac de droit, ce n’est pas quelque chose que j’ai laissé derrière moi puisque je suis passée de l’autre côté du bureau et j’y suis toujours ; enfin, la séance inaugurale de la Métropole Nice Côte d’Azur à laquelle je suis en train d’assister ne s’y prête pas vraiment. La preuve, je peux écrire ce billet pendant que l’on procède à la laborieuse élection des vingt vice-présidents à bulletin secret. Cela fait plusieurs heures que ça dure et avec un seul candidat pour chaque poste (l’opposition, hyper minoritaire ne présente personne), il n’y a pas vraiment de suspense.

L'assemblée métropolitaineNous avons eu droit, après son élection en tant que Président élu à une écrasante majorité, à un exercice de style assez impressionnant de Christian Estrosi, consistant à citer, sans notes, l’ensemble des 49 communes de la Métropole en nous entraînant dans un périple endiablé allant du bord de mer à la haute montagne en passant par les différentes vallées du territoire, en en oubliant une seule en chemin (Rimplas).

Cette longue demi-journée s’est terminée vers 14 h, après qu’ont été désignés les membres du bureau dont je vais faire partie, pour l’opposition, avec Patrick Allemand (deux sièges seulement pour notre groupe de cinq élus au conseil, tous niçois, puisque nous n’avons pas de représentants dans les 48 autres communes).

Cette première assemblée fut pour moi l’occasion de retrouver quelques conseillers généraux. J’espère que les rapports entre collègues seront aussi civils à la Métropole qu’ils le sont au sein de l’assemblée départementale dont, pour le coup, il faut bien le dire, j’ai un peu la nostalgie.

affiche

Après la soirée-débat au Mercury sur le Brésil (voir le blog de Patrick en date du 11 mars 2014) et la soirée découverte de la jeune scène musicale niçoise au Staccato (même blog le 6 avril 2014), c’est un autre groupe de LEA L2 Droit qui a encore frappé en organisant à Carlone, devant un amphi quasiment plein, et en partenariat avec le CIDFF (centre d’information sur les droits des femmes et des familles), un débat sur le thème de l’égalité hommes/femmes intitulé « Le monde évolue, et toi ? » (voir, en fin de billet, la présentation pour inviter à la manifestation).

groupe doits des femmesEn introduction, une petite vidéo drôle et pédagogique réalisée et jouée par Eloïse, Marianne, Sarah et Thomas amusa beaucoup le public. Or, de l’humour, il fallait en emmagasiner pour supporter ensuite un extrait du documentaire Les insoumises proposé par le CIDFF ainsi que les explications de Viviane, son animatrice, essentiellement sur le thème des violences conjugales. C’était une très bonne idée d’évoquer puis de débattre de cette question de société avec un public qui n’a pas toujours conscience de sa gravité.

Cela dit, cet événement particulièrement réussi ainsi que les deux précédemment évoqués ne sont que des exemples parmi d’autres de la qualité des projets conduits et proposés par ces étudiants du parcours juridique de LEA L2.

groupe don du sangAinsi, sans pourtant être exhaustive, je pourrais citer le projet de Christelle, Deborah, Lucas, Lucie et Sabrine qui visait à booster le traditionnel don du sang qui stagnait ces dernières années sur le campus ; ou encore celui d’Alice, Laetitia, Leila, Sara et Tommaso qui a permis la collecte de produits de première nécessité au profit de l’épicerie solidaire à destination des étudiants. Il y a d’ailleurs d’autres projets en cours ou à venir dans le domaine de la solidarité.

Je pourrais également parler, par exemple, du groupe de Georgia, Julien, Natacha, Priscilla et Vanya qui, grâce à la complicité de l’ami Manu, a pu présenter à une classe de lycéens, et en collaboration avec la Croix rouge, tout un programme sur les premiers secours et la conduite responsable. Plusieurs projets existent aussi en direction des collèges ou des lycées pour faire connaître des filières universitaires ou des métiers de l’artisanat.

D’autres fois, le projet a consisté dans la réalisation d’un site Internet (infos culturelles à destination des étudiants étrangers, ou encore sur le patrimoine russe de la ville de Nice…). Dès que ceux-ci seront finalisés (ils sont en train d’être complétés), je donnerai les liens sur ce blog.

Je vous dis donc à bientôt, pour la suite des aventures les LEA L2 Droit !

 

Une production de notre ami le commandant Dromard…

JWE Conf

Dominique Boy-MottardPhoto prise… par Olivier Bettati

Ce matin avait lieu la première séance du Conseil municipal de Nice de la nouvelle mandature de Christian Estrosi. C’était pour moi une première, n’ayant jamais été, malgré un engagement militant de plus de trente ans, élue dans l’assemblée niçoise.

Je me trouvais pourtant dans un lieu familier car, sous Jacques Peyrat, quand Patrick Mottard dirigeait le groupe d’opposition, j’assistais régulièrement, dans le public, aux séances du Conseil. Toutefois, se retrouver de l’autre côté de la barrière qui sépare l’hémicycle (le terme n’est pas vraiment adéquat compte tenu de la configuration des lieux) du petit espace réservé au public, fait une différence. J’ai bien aimé l’émotion d’un de mes colistiers qui faisait lui aussi ses premiers pas d’élu au Conseil municipal : « Ça fait quand même quelque chose de se trouver là, avec la devise de la République en face de nous ». Malgré la modestie de la salle de la vieille mairie, les lieux sont quand même empreints d’une certaine solennité ou, en tout cas, peuvent être perçus comme tels.

Avec les cinq autres élus de la liste « Un autre avenir pour Nice » (trois socialistes – Patrick Allemand, Christine Doréjo et Paul Cuturello – et les deux élus d’EELV – Fabrice Decoupigny et Juliette Chesnel), notre groupe est aujourd’hui le deuxième de l’opposition, derrière celui du Front National qui compte sept élus, et devant les quatre représentants de la liste « Mon parti c’est Nice ».

Rien de bien particulier lors de cette séance inaugurale à l’ordre du jour forcément convenu, puisqu’il s’agissait d’élire le maire et les adjoints. Aucune surprise pour ce qui fut de l’élection du maire qui obtint les 52 suffrages de la majorité. Ce scrutin fut suivi des interventions des représentants des groupes. Un discours sobre et maîtrisé pour notre tête de liste qui, après les félicitations d’usage qu’impose la courtoisie républicaine, rappela les priorités qui seraient les nôtres durant ce mandat, à l’opposé de la véhémence de la représentante du FN (bien plus Jean-Marie que Marine dans la famille Le Pen) qui n’a évité aucun des poncifs habituels de son organisation – que je ne tiens pas à reprendre ici – dans un discours à rallonge uniquement axé sur la politique nationale. Quant à Olivier Bettati, il fit preuve d’une grande sobriété en se contentant de féliciter le maire pour son élection.

Je fus beaucoup plus étonnée par la désignation des adjoints (26, le maximum que permet la loi) et l’attribution des délégations et subdélégations : il y en avait pour tous les conseillers municipaux de la majorité et je dois dire que j’ai eu du mal à noter les responsabilités données aux uns et aux autres tant elles se révélèrent parcellaires.

Deux heures à peine étaient passées et il était déjà temps de lever la séance. Dans un joyeux désordre, les conseillers municipaux se rassemblèrent devant le bâtiment communal pour la traditionnelle photo, avant de s’égayer rapidement dans la nature car la pluie s’était invitée au menu.

Prochaine séance, le 18 avril : les choses sérieuses devraient commencer.

PS : Dans la soirée, je retrouvais mes amis de Gauche Autrement auxquels je pouvais faire un bref compte-rendu de cette journée particulière.

Merci

Dominique Boy-MottardLes électrices et les électeurs qui nous ont suivis lors de ce second tour de l’élection municipale niçoise ne sont pas très nombreux (20 033 tout de même). Cela était prévisible compte tenu des résultats du premier tour. Et je crois que nous pouvons sincèrement les remercier d’avoir continué à avancer avec nous vent debout : cette dernière semaine de campagne a été assez pénible avec une population largement acquise à la droite et à l’extrême droite et qui n’hésitait pas à le manifester.

Ces électeurs, fidèles parmi les fidèles de la gauche, nous devrons tout faire – surtout nous remettre en question – pour qu’ils ne s’éloignent pas à leur tour lors des prochains scrutins. Ils sont le socle sur lequel nous pourrons nous appuyer pour nous aider à proposer autre chose, davantage en phase avec les besoins qu’expriment nos concitoyens.

Mais cela ne doit pas nous empêcher de parler aux autres, à tous ceux qui nous ont fait défaut, et surtout de les entendre. La gauche ne peut pas se contenter d’un tel résultat dans la plus grande ville de notre département.

En tant que candidate élue, je n’oublie pas ce que nous devons à toutes celles et ceux, colistiers ou pas, qui, autour du directeur de campagne Rémi Boggio, ont mis leur énergie et leur enthousiasme au service des propositions de notre liste « Un autre avenir pour Nice » conduite par Patrick Allemand. Ils nous ont grandement facilité une tâche pas toujours simple et, avec Gauche Autrement, je tiens à les en remercier.

Résultats Nice 2e tour 2014

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