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Affiche FTM

Le Festival TransMéditerranée consacre sa 22e saison à la Retirada dont on célèbre cette année le 70e anniversaire. Il se déroule du 10 au 19 novembre au Palais des Congrès à Grasse.

Vous pouvez consulter programme du Festival ici.

En mai 2008, suite à une visite du camp Joffre de Rivesaltes, j’avais écrit un billet sur ce blog.

De tous les billets que j’ai rédigés depuis l’ouverture de ce blog, c’est celui qui a été le plus consulté.

Victor Boy

En ce 11 novembre où l’on commémore l’armistice de 1918, j’ai eu envie de reprendre ce billet écrit ici même le 13 mars 2008. Seule la photo de Victor et de Blanche est nouvelle ici.

Victor et Blanche BoyVictor aurait eu 110 ans quand j’ai lu son nom sur la plaque de l’une des si nombreuses croix du cimetière militaire de Suippes.

Drôle de sensation de voir un fils de 80 ans pleurer sur la tombe d’un père de 31 ans.

Ce fils a porté cette blessure en lui toute sa vie. Quoi de pire que l’absence d’un père qu’on n’a jamais connu si ce n’est au travers de photos jaunies et du souvenir entretenu par une mère qui se retrouvait veuve à vingt-trois ans ? Victor est mort peu après sa blessure dans les Dardanelles et son rapatriement en France par le navire-hôpital le Duguay-Trouin en provenance de Salonique. Sur une carte envoyée du bateau et écrite au crayon gris, il faisait part de son impatience de revoir sa Blanche, sa Blanchette, et de serrer enfin dans ses bras ce petit Raymond qui leur était né dix mois plus tôt. Il n’en aura pas eu le temps.

Deux années de guerre, deux années d’horreur : et pourtant rien ne transparaissait jamais dans les brefs messages qui sont parvenus régulièrement à Blanche. Toujours cette même inquiétude pour la jeune femme restée seule au pays. «Pour moi, tout va bien, mais je me fais du souci pour toi».

Pourquoi, dans toutes les lettres écrites par ces hommes envoyés au combat, n’y avait-il jamais une plainte, jamais un mot qui aurait pu faire comprendre l’horreur de ce qu’ils vivaient si loin de chez eux ? Censure ? Peut-être. Pudeur ? Sans aucun doute. Parce qu’ils n’en ont pas plus parlé à leur retour qu’ils ne l’ont fait durant leurs trop rares permissions. Ils auraient eu honte de se plaindre, eux, les hommes, accueillis tels des héros, surtout s’ils rentraient avec un bras ou une jambe en moins, ou avec la gueule cassée. Comment dès lors dire la peur qui les tenaillait au ventre ? Un héros, ça n’a pas peur : même leurs proches n’auraient pas aimé ça. Dans mon enfance, j’en ai connu plusieurs des hommes de ma famille qui avaient fait la Grande Guerre. Aucun d’eux ne m’a jamais dit ce qu’il avait vécu. Il est vrai que cette guerre était terminée depuis longtemps, et qu’une autre, avec son propre cortège de malheurs, l’avait fait oublier. Il en est allé d’ailleurs de même pour les déportés qui ont survécu aux camps de concentration : dans un premier temps, ils ont peu raconté. Sans doute avaient-ils eux aussi compris qu’ils n’étaient pas très nombreux ceux qui avaient envie de les entendre. Comme si nos sociétés éprouvaient le besoin de jeter un voile sur ce que certains comportements révèlent de la nature humaine.

Aujourd’hui encore, je suis remplie de colère quand je pense à ces généraux qui ne voyaient dans ces soldats envoyés au front que de la chair à canon, je suis remplie de colère quand je pense à l’assassinat de ces jeunes gens qui ont eu le courage de résister aux ordres en refusant de partir à l’assaut et de quitter la tranchée une fois de plus. J’enrage de me dire que ceux qui ne les considéraient que comme des pions sur un échiquier ont été fêtés parce qu’ils avaient gagné la guerre. Quelle victoire ?

Alors quand j’ai lu, hier, que Lazare Ponticelli, le dernier Poilu, venait de mourir à l’âge de 110 ans, j’ai pensé à toutes ces vies brisées, à tous ces noms sur les monuments aux morts partout en Europe. J’ai pensé à Victor, mon grand-père, éternel jeune homme de 31 ans, j’ai pensé à son fils de 80 ans et à mon bras passé autour de son cou, pour tenter, en vain, de lui enlever un peu de sa peine, quand nous étions penchés sur sa tombe. Et j’ai pleuré. De colère.

Victor Boy est né le 2 mai 1885 et est mort le 29 août 1916. Sa dernière carte envoyée à son épouse, Blanche Cériché, est datée du 16 juillet 1916 et a été écrite sur le navire-hôpital le Duguay-Trouin. Il n’a jamais rencontré son fils, Raymond Boy, né le 14 octobre 1915.


Œcuménique

Il est souvent un peu décevant de constater que les dossiers de fond que nous traitons en tant qu’élus sont peu relayés par la presse.

Raison de plus pour se féliciter, comme c’est le cas cette semaine, quand, coup sur coup, un journal très marqué à gauche et un journal très marqué à droite font bien leur travail.

C’est ainsi que Le Patriote et Le petit Niçois ont repris une partie de mes interventions lors de la dernière assemblée plénière du Conseil général, Le Patriote à propos du schéma départemental de l’enfance et de la famille et Le petit Niçois à propos des questions posées au préfet en visite au CG.

Palais Bucarest
Bravo Bernard, bravo Patrick (Attali) ! Il s’agissait bien du Palais que Ceaucescu a fait ériger à Bucarest. Commencée en 1984, sa construction était pratiquement achevée à la mort du dictateur.

Il a fallu détruire 1/5 de la superficie de la ville et il a coûté de 1984 à 1989 40% du PIB du pays.

Il est actuellement occupé en partie par le Parlement (Chambre des députés et Sénat). Sur place, on nous a dit que c’était le deuxième plus grand bâtiment au monde après le Pentagone (onze mille pièces).

Vue de la galerie du Palais de BucarestPalais Bucarest 1Palais Bucarest 5Palais Bucarest 2Palais Bucarest 3Palais Bucarest 4

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Je suis un des plus grand palais du monde…

Comme souvent, celui qui m’a construit n’a pas eu le temps d’en profiter…

Il flotte dans mes immenses pièces de réception comme un parfum de sandale…

Dominique a eu la chance de s’y promener pas tout à fait à sa guise mais presque, ce qui lui a permis, du balcon d’une immense galerie en façade, de découvrir une incroyable perspective sur la ville toute proche…

Je suis… Je suis…

A vous de jouer !

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Country

Comme chaque année, en ce samedi 31 octobre, nous décidons avec Patrick d’aller rendre visite aux associations réunies pour leur « Forum» au Palais des Expositions. C’est toujours l’occasion de retrouver des amis parmi les nombreux bénévoles qui contribuent à tisser du lien social dans notre ville. Ils sont là sont là pour sensibiliser à leur cause et la faire connaître au travers de leurs activités.

C’est avec plaisir que je discute un moment avec les membres d’Albatros 06 qui militent en faveur des soins palliatifs : je n’ai pu participer à leur conférence cette année, à l’occasion de la journée mondiale des soins palliatifs, et je l’ai beaucoup regretté. Je retrouve Monique au stand de Femmes solidarités (anciennement dénommée SOS femmes battues) et mes copines de l’Espace famille du Vallon des Fleurs qui tiennent, avec leur bonne humeur habituelle, le stand du CEAS. Les animatrices de l’épicerie sociale Dialogues nous offrent un café tout en nous rappelant combien le cambriolage de leur stock de nourriture, il y a quelques mois, les avait consternées (l’aide immédiate du Conseil général a été très appréciée).

Les associations culturelles sont également présentes. Nous discutons un bon moment avec les responsables du magazine niçois Lou Sourgentin et j’en profite pour me faire dédicacer Istoria e faula nissardi (histoires et fables niçoises) par son illustrateur Jean Damiano (textes de Jean Pastour). Au stand de l’ADVREPAM (association pour le développement et la valorisation de la recherche préhistorique des Alpes-Maritimes) que nous avions rencontré au Lazaret lors de la visite de la grotte que nous avait organisée le Professeur Henry de Lumley, je ne peux m’empêcher de tenir le crâne d’un de nos lointains ancêtres dans mes mains !

Et bien sûr, je suis passé aux stands des associations qui travaillent dans des secteurs qui me mobilisent beaucoup au Conseil général. Avec les acteurs de l’insertion des enfants et des adultes (ADSEA, Montjoye…), je parle du Schéma départemental de l’enfance et de la famille que nous avons voté deux jours plus tôt au CG et que j’ai pu faire amender dans le sens des remarques que les professionnels du secteur avaient pu me faire. Je discute avec les associations de handicapés : l’incontournable et dynamique association des paralysés de France (APF), l’association Valentin Haüy, l’APEDV (association des parents d’enfants déficients visuels) et Lecture pour tous, qui apportent leur aide aux aveugles et aux malvoyants.

Il y a aussi les clubs sportifs, de chant (c’est d’ailleurs une chanteuse d’une chorale de gospel qui nous a accueillis à notre arrivée) ou encore de danse (nous avons eu droit à une belle démonstration des fans de country)… et toutes celles et ceux que nous rencontrons dans les allées.

Nombreux sont ceux qui nous ont fait part de leurs difficultés suite aux baisses de subventions du fait de la diminution des ressources des collectivités due à la crise. Mais cela n’entame en rien leur dynamisme dans l’attente de jours meilleurs.

Ces rencontres sont toujours instructives pour la conseillère générale et enrichissante sur un plan humain. Trois heures après notre arrivée, nous quittons le Palais des Expos à regret. Patrick a promis d’aller à la séance de signatures du livre de Faustine Sappa et Bertrand Roussel, La Côte d’Azur vue du sexe (éditions Giletta.nice-matin), à la Librairie Masséna, ouvrage présenté sous forme d’abécédaire auquel il a participé pour la rubrique « contraception » aux côtés de nombreuses personnalités locales (je crois savoir qu’il ne devrait pas tarder à en parler dans un prochain billet sur son blog…).

Albatros 06APEDV-Lecture pour tousDialoguesFemmes solidaritéLou SourgentinLazaret

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