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Jouer collectif…

On ne peut pas me reprocher d’être une accro des communiqués de presse. Mais il y a des circonstances où il est important de s’exprimer publiquement. En particulier pour rappeler la nécessité, en cette période si délicate pour la gauche azuréenne, de jouer collectif.

Communiqué de Dominique BOY-MOTTARD
Conseillère municipale de Nice et conseillère métropolitaine (PRG)

Suite à l’interview de Patrick Allemand parue dans Nice-Matin ce 12 janvier, je tiens à rappeler qu’ « Un autre avenir pour Nice » n’a pas pour vocation d’être un comité de soutien à son président. C’est un groupe politique réunissant des élus du PS, d’EELV et du PRG qui ont été collectivement mandatés par les électeurs pour une opposition résolue mais constructive à la politique de la majorité municipale.

Dans ce contexte, il est important de rappeler qu’un président de groupe a pour mission de coordonner le travail collectif. Ni plus, ni moins.

Or, la démarche et le ton adoptés par Patrick Allemand au lendemain des dernières élections régionales en PACA sont inappropriés. Les électeurs attendent, après cette série d’échecs répétés, une profonde remise en question qui doit aller bien au-delà des aventures individuelles sur fond de stratégie électorale.

Nice-Matin 14/01/2016

Nice-Matin 14/01/2016

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Christiane Taubira-Dominique Boy-Mottard

Ce week-end de formation des élus PRG, parfaitement organisé par Thierry Braillard, secrétaire d’Etat chargé des sports, fut particulièrement riche en prises de parole de qualité. Les thèmes abordés dans les différents ateliers tournaient autour de la République et des institutions, et écouter s’exprimer, par exemple, Bastien François, constitutionnaliste (Paris I Sorbonne) – qui, pour mieux faire comprendre son propos, n’hésita pas à citer les séries TV The West wing et Borgen – ou le talentueux Jean-Noël Jeanneney, fut un véritable plaisir.

Déformation professionnelle, c’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai suivi l’atelier sur la justice qui a commencé avec le constat de Béatrice Patrie, vice-présidente du TGI de Bobigny : tout le monde avait peur des juges mais pour des raisons en fait contradictoires. Les politiques d’abord, qui, depuis l’Ancien Régime, ont toujours craint le gouvernement des juges, les citoyens ensuite, méfiants, depuis longtemps convaincus par la maxime de La Fontaine : «Selon que vous serez puissants ou misérables, les jugements de cour vous rendront noir ou blanc».

Ce fut pourtant l’occasion de s’arrêter sur l’un des principaux acquis de ce quinquennat : l’indépendance vraie de la justice, y compris vis-à-vis des magistrats du Parquet, par rapport au pouvoir exécutif. Et, pour en parler, qui de mieux que celle qui incarne cette réforme et l’a menée au bout avec ténacité et courage : Madame le Garde des Sceaux, Christiane Taubira. En effet, la loi du 25 juillet 2013 interdit les instructions du ministre de la Justice aux procureurs dans les dossiers individuels. Car c’est une chose – normale et souhaitable – que de définir une politique pénale, de fixer des orientations générales devant s’imposer au Ministère public, et ça en est une autre que d’essayer d’influer sur une affaire précise, pour pousser soit à poursuivre, soit à abandonner les poursuites.

Interrogé sur le point de savoir si l’élection des juges, telle qu’on la pratique aux USA, pouvait être une bonne chose pour les rendre indépendants du pouvoir exécutif, Christiane Taubira, après avoir évoqué, avec la verve et la culture qu’on lui connaît, les expériences françaises en la matière, s’est attachée à démontrer les défauts d’une telle élection dont certains tiennent à la compétence. Le juge judiciaire intervient dans des domaines très variés : la démarche ne peut être la même que pour les conseillers prud’homaux ou les juges consulaires.

De plus, qui dit élection dit campagne électorale. Et donc financement, et donc promesses. Et Christiane Taubira, un brin taquine, d’ajouter : «Il est bon qu’on soit tenu par ses promesses. Pourquoi ? D’abord parce qu’on évite – en principe – de faire des promesses inconsidérées. Ensuite parce que c’est une question de respect des électeurs». Elle sourit, un ange passe… «Et bien sûr, ceci serait absolument inconcevable pour un juge, qui se doit d’être impartial».

Elle termine son intervention sous les ovations des participants. Et je me dis que, décidément, grâce à cette grande dame, j’ai à nouveau éprouvé une belle satisfaction.

Avec Thierry Braillard

Avec Thierry Braillard

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On vient d'apprendre que Marc est parti pour un deuxième mandat

On vient d’apprendre que Marc est parti pour un deuxième mandat

Qu’on ne s’y trompe pas : cette élection est d’abord celle de Marc Daunis qui a su se faire apprécier par de nombreux élus locaux pendant son premier mandat de sénateur (le mot « premier » étant particulièrement suave à prononcer ce soir).

Mais, seconde sur la liste, j’éprouve évidemment une immense fierté pour avoir contribué, à ma place, à ce succès même s’il est un peu ric-rac (ça s’est joué à trois voix, cf. les résultats ci-dessous).

Cette contribution, je l’ai apportée comme représentante de mon parti, le Parti Radical de Gauche, qui m’a proposé de porter ses couleurs pour cette élection et qui, avec sa quinzaine de délégués, a permis, en compagnie du MRC, d’esquisser cette dynamique de rassemblement dont Marc avait besoin.

Petite pause en cours de journée...

Petite pause en cours de journée…

Mais ce sont aussi les valeurs de mon association, Gauche Autrement, que je représentais contribuant à diversifier l’image de la liste (comme ce fut aussi le cas avec les deux maires sans étiquette figurant sur la liste). Je rends d’ailleurs hommage à José Boetto, Henri Cottalorda, Delphine Delansay, Alain Magurno, Ghislaine Mony et Joëlle Vacca, les grands électeurs de Gauche Autrement qui, avec Patrick Mottard, sont venus voter avant de nous soutenir et nous encourager toute la journée.

Sans rien enlever au mérite de Marc qui, en la matière, a été déterminant, c’est aussi grâce à tout cela qu’il n’y a pas ce soir une représentation nationale monolithique dans les Alpes-Maritimes. Et ça, ce n’est pas rien.

LES RÉSULTATS DE L’ÉLECTION SÉNATORIALE DANS LES ALPES-MARITIMES

Inscrits : 2028
Votants : 2007
Exprimés : 1985

Dominique Estrosi-Sassone (UMP) : 852 voix, 42,9%, 3 élus
Jean-Pierre Leleux (dissident UMP) : 430 voix, 21,6%, 1 élu
Marc Daunis (PS-PRG-MRC) : 236 voix, 11,9%, 1 élu

Olivier Bettati (divers droite) : 233 voix, 11,7%
FN : 132 voix, 6,6%
FDG : 69 voix, 3,4%
EELV : 30 voix, 1,5%
Debout la République : 3 voix, 0,15%

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Sur le conseil municipal de Nice, sur les incidences de la politique nationale sur la politique locale, etc., j’ai été interviewée par Nice Premium.

DBM-Nice premium

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Annick GirardinCette nouvelle est passée complètement inaperçue, mais la gauche a bel et bien gagné une élection législative partielle le 29 juin, et cela, dès le premier tour, avec 59,9% des suffrages.

Il s’agit d’Annick Girardin, par ailleurs secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie, dans la circonscription de Saint-Pierre-et-Miquelon. Contrainte à cette partielle suite à la démission de sa suppléante pour raison de santé, la candidate du PRG a gagné pour la gauche la première partielle depuis 2012.

Lors de sa visite, Thierry Braillard avait d’ailleurs pronostiqué ce résultat tant l’implantation d’Annick est forte sur ce territoire d’outre-mer.

Certes, une hirondelle ne fait pas… mais quand même !

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