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le quartet

Je me souviens de ma satisfaction quand le comité Nobel a décerné, en octobre 2015, le plus prestigieux de ses prix, celui de la Paix, au Quartet tunisien composé de l’UGTT (Union générale tunisienne du travail), de la LTDH (Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme), de l’UTICA (Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat) et de l’Ordre des avocats.

Il était hors de question que je ne réponde pas avec enthousiasme, hier soir, à l’invitation du Consul de Tunisie, Hamed Ben Brahim, qui organisait une réception des représentants de ces organisations (l’ordre national des avocats n’avait pu être présent… pour cause d’élection professionnelle) : le Quartet a eu un rôle décisif dans l’organisation du dialogue national pour la transition démocratique du pays.

Ce fut l’occasion d’échanger quelques mots avec Houcine Abassi (UGTT) qui m’a rapidement fait comprendre sa bonne connaissance de la situation syndicale française et que son organisation n’avait rien à envier à la CGT…

En compagnie des amis Inès, Slah et Samih, j’ai pu écouter Houcine Abassi et Wided Bouchamaoui (UTICA), qui ont beaucoup insisté l’un et l’autre sur le rôle qu’avaient à jouer les Tunisiens qui vivent en France et ailleurs dans le monde, et Abdessatar Ben Moussa, président de la LTDH dont j’ai particulièrement apprécié l’intervention (il a notamment insisté sur le statut des femmes).

Alors, même si les choses ne vont pas assez vite, même si l’évolution de la situation ne prend pas toujours la direction désirée, et que cet état de fait suscite impatiences et déceptions, en rentrant chez moi pour suivre la demi-finale France-Allemagne, je me disais que cette rencontre-là, je n’étais pas près de l’oublier. On n’a pas toujours l’opportunité d’avoir rendez-vous avec l’Histoire.

PS : j’ai également eu le plaisir de croiser à la réception le député de la circonscription France 2, Riadh Jaidane, avec qui je partage mon bureau… à la Faculté de Droit.

Dominique Boy-Mottard, Inès Hammami, Slah Jeribi

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Prix Nobel de la PaixDans un monde musulman qui va chaque jour un peu plus mal, ce qui se passe en Tunisie depuis quelques mois est un message d’espoir.

Que le comité Nobel ait décidé d’attribuer le plus prestigieux de ses prix, celui de la Paix, à ceux qui œuvrent tout particulièrement pour « la construction d’une démocratie pluraliste en Tunisie après la Révolution du jasmin de 2011 » en menant le dialogue national dans le pays n’est que justice.

Si on peut faire la démonstration que démocratie et droits des femmes – je me souviens du débat que nous avions organisé au MUSEAAV – sont la vraie alternative aux régimes dictatoriaux et souvent sanguinaires qui ont été chassés par la Révolution du Printemps arabe, on aura triomphé de cet intégrisme qui veut nous faire croire que le Moyen-Âge serait l’avenir des peuples musulmans.

Soutenons donc les quatre organisations du Quartet récompensées (l’Union générale tunisienne du travail, la Fédération patronale UTICA, la Ligue des droits de l’homme, l’Ordre national des avocats) qui, par leur action, ont permis de sortir de la crise politique suite aux assassinats de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi en 2013.
Soutenons la Tunisie.
Soutenons les démocrates arabes.
Soutenons les femmes arabes.

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Nous vivons dans une société de communication, ce qui n’est pas inutile pour aider ou faciliter la connaissance de certaines causes politiques, humanitaires ou sociétales. Mais ce constat ne garantit pas l’équité entre celles-ci, certaines étant plus médiatisées que d’autres (parce que plus médiatiques ?)

Ce samedi, j’ai participé à deux manifestations : un rassemblement de solidarité internationale et une journée « portes ouvertes » d’une association d’intérêt public. L’un et l’autre n’ont bénéficié d’aucun commentaire dans les médias et, du coup, la participation fut forcément modeste. C’est dommage.

Groupe rassemblement KenyaLe rassemblement était organisé en hommage aux étudiants du Kenya, victimes du terrorisme, et de façon plus générale, aux victimes africaines. Comme en témoignait l’affiche brandie par les participants, l’accent était particulièrement mis sur l’importance de l’éducation, cible prioritaire, comme il se doit, des ennemis de la démocratie et de la liberté. L’organisation de cette manifestation était celle de quelques individualités d’origine africaine qui s’étaient spontanément mobilisées sur les réseaux sociaux pour que quelque chose ait lieu. Il y avait beaucoup de monde dans les rues de Nice après les attentats de Charlie, il y en a eu beaucoup moins après l’attentat du Bardo le 18 mars à Tunis. On pouvait se demander où était passée la solidarité après l’assassinat des 148 victimes tombées lors de l’attaque contre l’Université de Garissa…

planning familial 06La journée « portes ouvertes » était celle du Planning familial 06. Quand il est né en 1960, le Mouvement français pour le planning familial n’imaginait sans doute pas que notre société aurait encore besoin de lui après être entrée dans le nouveau millénaire. Pourtant, force est de constater que c’est bien le cas. Les retours en arrière sont toujours possibles et la nécessité d’informer les jeunes d’actualité. Ma génération a tendance à penser que les choses sont aujourd’hui acquises, que, dans la société de communication dans laquelle nous vivons, tout se sait et que les femmes ont toute liberté de disposer de leur propre corps et de vivre une maternité voulue et donc heureuse. Pourtant, on l’a bien vu, le combat contre ce choix de vie perdure. Et le planning est toujours à l’avant-garde pour défendre les acquis. Ce n’est pas un hasard si les partis politiques conservateurs ont tenté de l’étrangler en baissant ou supprimant les subventions qui permettent aux antennes de fonctionner. Le dernier exemple en date est celui du gouvernement de François Fillon qui avait prévu dans la loi de finances pour 2009 de diminuer les aides de l’Etat de 42%, et envisageait de les supprimer pour 2010. Seule une importante mobilisation au travers d’une pétition l’avait fait reculer. Aujourd’hui, la tâche n’est pas simple pour les centres qui tentent de survivre : les bénévoles ont du mal à se renouveler. Et pourtant on a besoin d’eux. C’est cette reconnaissance que nous avons voulu leur témoigner, avec Patrick Mottard, en leur rendant visite ce samedi après-midi, dans leur petit local de la rue d’Italie.

KenyaAffiche journée portes ouvertesPlanning familial

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Je suis Tunis

Je suis Tunis

L’information étant tombée tardivement, nous étions très peu ce soir place Garibaldi pour manifester notre solidarité avec la Tunisie et les nouvelles victimes de la folie intégriste.

Raison de plus pour être très nombreux samedi.

 Leila, Dominique, Delphine

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Dominique Boy-Mottard

Nous étions invités ce dimanche, par l’association Démocratie et Veille Citoyenne, à un brunch tunisien. Comme d’habitude, l’ambiance était là, de même que la qualité du lablabi servi pour l’occasion. Un régal !

C’est toujours un plaisir de retrouver nos amis et de constater que leur implantation dans la communauté tunisienne niçoise ne cesse de s’élargir. Notamment, les jeunes filles et jeunes femmes participant aux manifestations organisées par l’association sont très nombreuses, preuve de leur intérêt pour ce qui se passe en Tunisie et pour les futures élections (législatives et présidentielle). Patrick a même pu y rencontrer l’une de ses étudiantes.

La tabléeLa tablée (2)Les filles

Souad et InèsCe fut aussi l’occasion d’écouter le compte-rendu, accompagné de photos souvent émouvantes, de la mission humanitaire à laquelle DVC a participé il y a quelques jours avec trois de ses représentants : Mmes Souad Tliba et Inès Hammami et M. Sami Bacha. En effet, si l’association se veut avant tout, comme son nom l’indique, un lieu de citoyenneté et de vigilance démocratique des deux côtés de la Méditerranée, cela ne l’empêche pas de s’investir dans des actions d’aide à certaines populations de la Tunisie qui vivent aujourd’hui dans des conditions difficiles.

Femmes âgées isolées avec SamiL’équipe s’est rendue dans deux villages du Centre-Ouest du pays, Mabrouka et Rebaia, afin de pourvoir à un meilleur équipement pour les deux écoles, notamment la mise en place d’une bibliothèque, la fourniture d’un réfrigérateur et le financement de l’approvisionnement en eau des cantines, l’animation et la formation informatique pour les enfants. Elle a également procédé à une remise en état d’un dispensaire et a mis en place un soutien et un parrainage pour des femmes âgées isolées qui vivent dans une grande détresse.

Cette expérience va se poursuivre. Merci à eux de nous l’avoir fait partager.

Les représentants de DVC

Mes billets précédents sur la Tunisie :

Faouzia, Rajè et les autres… 31/05/2013

Mohamed Brahmi, victime d’un combat décisif 27/07/2013

Peillon à la Perm, la Tunisie à la Libé 12/01/2014

Tunisie : la 2e République est en marche ! 27/01/2014

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MUSEEAV, Ines HammamiInes Hammami, mars 2013, MUSEEAV

Quoi que l’on pense du contenu de la nouvelle constitution tunisienne, personne ne peut nier qu’elle fait figure d’extra-terrestre dans le monde arabe. Adoptée hier soir à la quasi-unanimité de l’Assemblée, cette constitution établit les bases d’une nouvelle démocratie.

Il a fallu deux ans de travail pour que ce texte de compromis aboutisse. Un compromis qu’on retrouve au sein de plusieurs articles. Mais pouvait-il en aller autrement ? Quel autre pays que la Tunisie, avec son histoire et sa culture, pouvait être à même de faire élaborer son texte fondamental entre islamistes, progressistes, libéraux ? Les esprits chagrins préfèreront voir le verre à moitié vide, les autres, dont je fais partie, le verre à moitié plein. C’est avec émotion que je pense à cette belle soirée que j’avais organisée en mars 2013 au MUSEAAV consacrée aux regards de femmes niçoises franco-tunisiennes, des femmes qui nous avaient fait part de leurs craintes et de leurs espoirs face aux révolutions du Printemps arabe. Et je me dis que les seconds doivent aujourd’hui l’emporter sur les premières.

Un nouveau gouvernement a été nommé (là aussi ça n’a pas été simple). Avec la nouvelle constitution, il dispose de sa feuille de route et va pouvoir se consacrer au redressement d’un pays qui, après les crises politiques à répétition, en a bien besoin. La 2e République commence aujourd’hui. Pour la Tunisie, pour son peuple dont nous sommes si proches, souhaitons-lui de réussir.

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Cette semaine, les hasards de la vie ont fait que nous avons partagé deux moments forts avec des communautés importantes de notre cité.

DVC 2DVC 3DVC 1Vendredi soir, il s’agissait d’une rencontre autour du couscous de l’amitié, en plein cœur du 5e canton, avec les démocrates tunisiens de Démocratie Veille Tunisienne et de Tunisie Avenir, tout en évoquant les prochaines élections où il faudra s’organiser tant au pays que dans notre département où vivent de nombreux Tunisiens. L’abstention ne doit pas faire le nid de Ennahdha et de l’intégrisme. Nous serons bien sûr de ce combat-là.

Janvier 2013, au Centre Barsamian à Nice, avec Gaspard Kayadjanian (en haut à droite)

Janvier 2013, au Centre Barsamian à Nice, avec Gaspard Kayadjanian (en haut à droite)

Samedi matin, la communauté arménienne rendait, dans la petite église Sainte Marie de la Madeleine, un dernier hommage au Président du Conseil communautaire de la Côte d’Azur, Gaspard Kayadjanian, un de ces militants de la deuxième génération, à la fois pétris de culture arménienne et intégrés à la République française. Gaspard était un homme d’une grande détermination lorsqu’il s’agissait de défendre ses valeurs et d’une grande tolérance quand il s’agissait de discuter avec l’Autre. De voyages en cérémonies, de réunions en rencontres amicales, nous étions tombés sous le charme de son sourire éternellement bienveillant. À nous aussi il manquera beaucoup. À un moment où la communauté arménienne azuréenne connaît des difficultés, c’est aux objectifs d’unité et de fraternité chers à Gaspard que nous serons fidèles pour aider nos frères franco-arméniens.

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Mohamed Brahmi

Grosso modo, les révolutions de ce qu’on a appelé le Printemps arabe évoluent selon un scénario dans l’ensemble identique. Suite à une révolte contre des régimes autoritaires et corrompu, le peuple descend dans la rue. Le fait déclencheur peut varier, mais il n’est de toute façon qu’un exutoire : assez rapidement, les manifestants demandent le départ des politiques contestés de l’ordre ancien et la mise en place d’un nouveau gouvernement.

Selon la résistance du pouvoir en place, ça débouche sur des scènes de violences plus ou moins dramatiques. Et dans quasiment tous les cas, les Islamistes parviennent à tirer leur épingle du jeu et se retrouvent à tenir les rênes du pouvoir.

Parmi les pays concernés, la Tunisie présente une spécificité : les religieux y sont arrivés plus masqués qu’ailleurs, le mode de vie des Tunisiens et surtout des Tunisiennes se prêtant assez peu à l’instauration d’un tel régime.

Mais il est évident qu’ils n’ont pas renoncé et, de ce point de vue, ils ont trouvé un allié qui a pu entrer dans la place et prendre le pouvoir caché sous les oripeaux de la modération : Ennahdha.

En effet, ce soit disant islamisme modéré installe plus lentement mais sûrement une société où la religion est dominante et crée un climat favorable pour de plus extrémistes. Il légitime finalement les salafistes radicaux qui se sentent tout permis pour éliminer les opposants, comme en témoigne l’assassinat avant-hier du député Mohamed Brahmi, fondateur du parti Courant Populaire, après celui de Chokri Belaïd en février dernier. Aussi, penser que l’actuel gouvernement tunisien peut être la digue qui empêchera le salafisme de se développer est une lourde erreur.

De ce point de vue, on peut légitimement se demander si le déplacement du Président de la République française à Tunis et le soutien affiché à Ennahdha étaient opportuns. Un défaut de timing en quelque sorte…

Car, ne nous y trompons pas, ce deuxième assassinat majeur en Tunisie, concomitamment aux événements d’Egypte, prouve qu’un combat décisif s’engage dans les pays du Printemps arabe entre l’Islamisme et la Démocratie. La vraie démocratie, pas celle qui s’appuie sur des majorités de circonstance, mais celle qui assure la protection de l’opposition et des minorités tout en séparant Etat et Religion dans le respect de la liberté de conscience de chacun et l’égalité entre les hommes et les femmes.

Face à ce combat décisif, ne soyons ni spectateurs, ni naïfs, engageons-nous aux cotés de l’ensemble des forces politiques qui ne se résignent pas à l’islamisation de la société tunisienne.

P.S. En mars dernier, j’avais animé au MUSEAAV une réunion sur la situation des femmes en Tunisie.

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Faouzia Maali, Dominique Boy-Mottard, Rajè Mannaï-El Kamel, Inés Hammami

Faouzia Maali, Dominique Boy-Mottard, Rajè El Kamel, Inés Hammami

Quand l’équipe du MUSEAAV m’a proposé d’organiser une soirée dans le cadre des journées de le femme en me donnant « carte blanche », j’ai voulu spontanément parler d’un sujet en rapport avec la situation de la femme en terre d’Islam tant je suis persuadée que c’est là que se joue l’essentiel du combat pour l’émancipation féminine en ce début de siècle. N’en déplaise aux organisations féministes traditionnelles souvent influencées par l’extrême gauche qui continue à flirter avec le relativisme culturel.

Evoquer ce qui se passe en Tunisie m’est apparu alors comme une évidence car ce pays, petit par la taille, si proche de l’Europe et singulièrement de Nice est devenu un symbole après les révolutions arabes. Et aussi parce que la situation de la femme y est, depuis Bourguiba, si singulière par rapport aux autres pays arabes.

C’est pourquoi j’ai tenu à donner la parole à des niçoises franco-tunisiennes pour leur demander leur avis sur ce qui se passe sur l’autre rive de la Méditerranée. Et si la soirée fut, de l’avis général, riche et utile, c’est à ces femmes qu’on le doit.

Il y a eu bien sûr d’abord celles que j’avais voulu avoir près de moi car elles sont représentatives de ces femmes engagées dans la vie de notre cité tout en étant fidèles à leur pays d’origine : Rajè et Faouzia. Rajè, qui a su si bien exprimer sa passion et ses espoirs au moment de la révolution qu’elle ne veut pas qualifier « de Jasmin » cette fleur qui se fane si vite après la cueillette… Faouzia qui, avec des mots simples, a su nous expliquer que sa foi à elle était tout à la fois sincère et incompatible avec l’intégrisme.

Mais il y a eu aussi…

Lilia, mon ancienne étudiante qui travaille aujourd’hui à Tunis et qui, à travers le message qu’elle m’avait transmis, nous a fait part des difficultés et des contradictions du combat des femmes sur place,

Inés, maître de conférences à l’IAE, qui a exprimé sa volonté de ne rien céder et d’affronter directement la normalisation islamiste,

Kenza, avec son triple regard de franco-maroco-tunisienne,

Et les autres…

Et si, après cette soirée, le public est ressorti en ayant l’impression que la situation en Tunisie est préoccupante pour l’avenir des femmes, mais que le combat n’est pas perdu d’avance et qu’il ne fait que commencer, alors, j’ai le sentiment (modeste, très modeste) du devoir accompli.

Interview Dominique Boy-MottardFaouzia Maali, Dominique Boy-Mottard, Sami Cheniti, Rajè MannaïMuseaav, Nice-Tunisie, publicMarie-Jeanne Mavic, chargée de mission Droits des FemmesKenzaAvec un responsable du Museaav

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Le MUSEAAV m’a donné carte blanche pour la coordination d’une soirée dans le cadre des journées de la femme que les animateurs du musée organisent chaque année au mois de mars.

J’ai choisi d’inviter des femmes d’origine tunisienne pour qu’elles nous apportent leur témoignage et leur sentiment sur l’actuelle situation de la Tunisie.

Parmi elles :

Rajè EL KAMEL, responsable du pôle actions “médiation et insertion” à l’association “NOUS”, membre actif de l’association “Démocratie Veille Citoyenne” (DVC), association née suite à la révolution tunisienne qui a pour objet de rendre acteurs les citoyens des deux rives de la méditerranée dans la vie politique, culturelle et civile de leur ville.

Faouzia MAALI, éducatrice, présidente de l’association AMICA (association culturelle dans le quartier de La Vallière)

C’est prévu pour ce vendredi 29 mars à 18 h 30 au musée.JPG Visuel Tunisie w: carte blanche

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