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Posts Tagged ‘Thérèse Boy’

Je faisais remarquer à ma mère il y a quelques mois, à l’occasion de son anniversaire et croyant lui apprendre quelque chose, qu’elle avait le même âge que la reine d’Angleterre.

Elle me signalait alors qu’elles étaient effectivement nées à un mois d’intervalle, qu’elles s’étaient également mariées la même année, qu’elles avaient eu toutes le deux quatre enfants, et qu’elles avaient eu le premier avec deux mois d’écart : Charles pour Élisabeth, Anne-Marie pour Thérèse.

Alors Thérèse n’a pas d’aussi beaux chapeaux qu’Élisabeth. N’empêche, c’est ma reine !

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Aujourd’hui, comme lors des deux scrutins présidentiels, j’accompagnais ma mère à son bureau de vote de l’école des Oliviers à Nice Nord. Elle a toujours fait partie de ces électeurs qui, dès avant huit heures, sont à la porte du bureau en attendant qu’il ouvre pour pouvoir aller déposer parmi les premiers leur bulletin dans l’urne. En allant avec elle, je lui ai fait rompre avec ses habitudes et c’est en milieu de matinée qu’elle a pu accomplir son devoir électoral.

En chemin, elle me rappela que son premier vote datait de 1947, pour des élections municipales. Elle avait tout juste 21 ans, date de la majorité civile, et venait de se marier. Sans pourtant rien avoir d’une suffragette, elle prenait très au sérieux ce droit que les femmes françaises pouvaient utiliser depuis à peine deux ans.

Thérèse n’a jamais manqué un seul vote : local, national ou, plus récemment, européen. Elle n’est jamais « allée à la pêche », elle n’a même jamais eu besoin de donner une procuration. Elle appartient à cette génération pour qui le vote est non seulement important mais essentiel. Bien sûr, elle a ses convictions, mais elle lit toujours très consciencieusement les professions de foi des candidats en présence pour faire son choix.

Alors, quand j’entends des gens affirmer qu’ils en ont assez d’aller voter, que ça ne sert à rien, que les candidats sont « tous pourris », qu’ils ont autre chose à faire (des trucs en général très essentiels…), ça me fait du bien de penser qu’il y a encore des citoyens comme elle, des citoyens pour qui le jour du vote, soigneusement noté sur le calendrier, est un jour de fête. La fête de la République.

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Thérèse et RaymondThérèse et Raymond à la fin des années 70

Mes parents étaient déjà aux portes de la retraite et moi à celles de la vie active quand ils décidèrent d’acheter, en 1975, une résidence secondaire. Ils y avaient déjà pensé (surtout Thérèse), mais la décision se précipita lors du décès de mon grand-père maternel : en effet, puisqu’il était hors de question de se séparer du mobilier familial, il a bien fallu trouver une maison pour l’utiliser… Leur choix se porta assez naturellement sur un village de la vallée de La Tinée, vallée que nous connaissions bien. C’est ainsi qu’ils firent l’acquisition, à Roussillon, d’une maison de campagne qui avait l’avantage d’avoir un très grand jardin devant permettre à Thérèse de satisfaire ses envies de citadine jusqu’alors frustrée de retour à la terre.

Nous avions tort d’être sceptiques : alors même qu’elle n’y vivait que très épisodiquement, elle réussit à faire pousser haricots verts, tomates et autres salades qui, comme il se doit, furent les meilleurs que nous n’avions jamais dégustés. Même si cette production que nous devions manger au fil des saisons pouvait parfois lasser… Ainsi son chef-d’œuvre, la courgette trompette, produite en abondance par une terre généreuse, agrémentait tous les repas des différents membres de la famille pendant quelques semaines : nous la soumettions à toutes les recettes que nous pouvions imaginer…

Au fil des années, les pièces habillées par le mobilier de mon grand-père, la toiture réparée par mon père, le jardin durement travaillé par ma mère, … le barbecue utilisé par mon frère, ont toutefois peu à peu transformé cette résidence secondaire en maison de famille.

Et les souvenirs, presque toujours heureux, se sont accumulés. La maison a même acquis une dimension internationale… et du coup le village aussi. Il faut entendre notre ami Israélien, David, parler de la fête des châtaignes de Roussillon comme d’un événement semblable au moins au carnaval de Rio ! Même admiration pour nos amis bulgares, australiens ou italiens qui nous demandent régulièrement des nouvelles… du pays !

J’ai passé récemment quelques jours avec Thérèse binant durement le jardin, taillant les haies, passant la tondeuse… Dans la douceur de juillet, j’avais vraiment le sentiment d’être chez moi telle une châtelaine de saga de l’été sur TF1 !

Comme quoi, le sang n’a rien à voir avec l’attachement à un lieu. Seul l’amour compte.

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