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Posts Tagged ‘Sur un air de cithare’

 

Aujourd’hui a lieu la cinquième et dernière représentation de Sur un air de cithare 2 de Patrick Mottard au Théâtre de l’Eau Vive. Merci à Fabienne Colson pour sa mise en scène audacieuse (et à mon sens très réussie) de la pièce et aux acteurs (épatants) qui ne se sont guère ménagés. Quelques photos pour nous rappeler ces bons moments (prises pour beaucoup par notre ami Henri Cottalorda).

 

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Le regard d'Ulysse

C’est en rentrant de la projection du film présenté par les RASED, Un parmi les autres, que j’ai appris avec beaucoup de tristesse la mort accidentelle de Theo Angelopoulos, le réalisateur dont chacune des œuvres avait su me toucher, souvent de façon indicible.

Dans la pièce écrite par Patrick Mottard, Sur un air de cithare, l’un des personnages s’appelle Monsieur A. Il est le principal protagoniste du Regard d’Ulysse. Avec les mots de Patrick, il explique ce qui est en fait l’histoire du film d’Angelopoulos.

Extrait :

Monsieur A. (qui continue son histoire)… Evitant bombardement et balles perdues, je rejoins la cinémathèque. Le conservateur retrouve les précieuses bobines qu’il accepte de me projeter : quelques paysannes se livrent à de paisibles travaux domestiques avec l’entrain que donne les images saccadées du cinéma muet. Pourtant les images, surgissant d’un passé qui n’a jamais existé, ne peuvent me faire oublier la guerre si proche. Quelques minutes après ma visite, une bombe tombe sur la cinémathèque et la famille du conservateur est massacrée sous mes yeux par une milice surgie de nulle part. Sous la porte cochère d’un immeuble dévasté, tout en me mettant à l’abri des snippers, je me pose une question. La question. Et si Sarajevo était le prix à payer pour la destruction du Mur ? Et si Marion avait raison ? Mais je ne me suis pas résigné. Le lendemain, profitant d’une accalmie, j’ai vu s’arracher lentement du brouillard qui avait envahi la ville un orchestre étrange. Un orchestre qui jouait une musique céleste. Les musiciens étaient Serbes, Croates, Musulmans. Leur musique enveloppait et les ruines et les âmes. Elle insinuait que l’espoir demeurait et que l’Europe n’était pas morte. Pour eux, pour la jeune fille massacrée sous mes yeux, pour les frères Manakis, je savais que je reviendrais, je savais qu’on reconstruirait le pont de Mostar, je savais que je reviendrais, comme Ulysse…

Voir aussi, sur le blog de Patrick, « L’éternité et un jour« 

Et enfin, pour les amateurs, l’extraordinaire scène du mariage où les époux sont chacun d’un côté différent du fleuve-frontière dans le magnifique film Le pas suspendu de la cigogne sur le blog « Prenons le large« .

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