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Posts Tagged ‘Rendez-vous avec Cimiez’

Yann Codou, le conférencier, présenté par Jean-François Laperrousaz, vice-président du comité de quartier de Cimiez

Lors du dernier week-end du mois de mars, le Moyen Age était décidément à l’honneur à Cimiez.

En effet, avant de profiter de la reconstitution des combats de Normands et de la vie profane au XIe siècle au milieu des ruines du musée archéologique dans le cadre de « Mars aux Musées », j’ai pu assister à une nouvelle conférence organisée par le Comité de quartier de Cimiez – Rimiez – Scudéri – Brancolar dans le cadre des Rendez-vous de Cimiez portant sur « Les monastères et l’organisation de campagnes au Moyen Age dans le Sud-est de la France ». Nous étions, si je puis m’exprimer ainsi, en terre connue, puisque nous avions pu déjà profiter des lumières du conférencier du jour, Yann Codou, Maître de conférence en archéologie médiévale, qui nous avait alors fait découvrir la riche histoire du monastère de Saint-Pons.

Si le fait monastique apparaît à la fin du IVe siècle et se développe au début du Ve, avec, dans notre région, le Monastère de Lérins, on a peu d’informations sur la période carolingienne et c’est à partir du XIe siècle qu’on l’appréhende vraiment. Les moines sont en effet très présents dans les sources tant écrites qu’archéologiques. Les anciens monastères renaissent et de nouveaux se font jour. La règle bénédictine domine alors et les moines ne sont pas censés encadrer les populations laïques, tâche réservée au clergé séculier. Mais en fait, les moines, grands propriétaires terriens, sont omniprésents dans les campagnes comme en témoignent les actes reliés dans les Chartriers (Saint-Pons) ou recopiés dans les Cartulaires (Lérins).

L’origine des propriétés réside essentiellement dans les dons faits par les grands lignages aristocratiques. En effet, il arrive que les moines, disposant de ressources certaines, « prêtent » de l’argent à ces familles, mais comme le prêt et l’usure leur sont interdits, ils reçoivent en échange des propriétés sous forme de dons… Tout est dans la nuance… Mais il y a aussi des raisons plus spirituelles à ces dons qui profitent davantage au clergé régulier qu’au séculier car les monastères sont les lieux privilégiés de conservation des reliques des martyrs. Petite anecdote, alors qu’on approche du Festival international du film de Cannes : les martyres des saints sont symbolisés par une palme qu’ils tiennent à la main et cette palme, emblème de l’abbaye de Lérins, figure dans le blason de la ville. C’est cette palme d’or qui est remise chaque année au meilleur film présenté en compétition au festival. Cette version historique est nettement plus crédible que la légende, certes plus sportive, qui veut que lors de son arrivée aux Iles de Lérins, Saint-Honorat provoqua un raz-de-marée pour les nettoyer des serpents qui les envahissaient et se réfugia au sommet d’un palmier pour se protéger !

Mais revenons-en aux dons. Qu’espèrent donc leurs auteurs en échange ? Parfois des prières pour le défunt : les moines, bien organisés, conservent d’ailleurs le jour et le mois du décès dans les « rouleaux des morts » auxquels ils se réfèrent pour vérifier s’ils ont une messe à faire pour un donateur défunt. C’est ainsi, par exemple, qu’on trouve dans le chartrier de Saint-Pons un acte concernant le don fait par Miron et Odile au monastère (acte I, an 999). Mais le plus souvent, en échange du don, plus qu’une prière, on souhaite l’intercession du saint martyr auprès de Dieu pour que soient pardonnés les péchés du défunt : l’évêque Pons la demandera comme en témoigne le chartrier (acte VI, an 1030).

Les dons peuvent également se faire lorsque le cadet d’une famille entre au monastère ou encore quand, sentant venir la mort prochaine, on prend l’habit monastique. Le monastère de Lérins s’était d’ailleurs fait une spécialité de l’accueil des mourants, ce qui pouvait poser problème aux familles qui se voyaient complètement dépouillées. Les remises en cause sont fréquentes : pour les calmer, les moines leur donnent quelques piécettes ou vont les rencontrer sans oublier d’emporter les reliques avec eux sur lesquelles les récalcitrants doivent jurer que les terres sont bien à eux (comme ils ont peur, ils ne jurent pas…).

Au cours du XIe siècle, l’Eglise lance la réforme grégorienne qui va prendre de l’ampleur au milieu du siècle et permettre aux moines d’agrandir encore leurs domaines souvent au détriment des seigneurs démunis (ces derniers vont parfois donner des terres en échange de chevaux !). Les monastères prennent un côté « familial » : chaque grand lignage va faire « son » monastère.

Les moines vont se trouver en fait au cœur de la vie laïque. Ceux de notre région sont avant tout des gestionnaires : ils structurent les terroirs, participent à l’assèchement des marais pour mettre les terres en culture. En général, ils ne travaillent pas (pour ça, il faudra attendre les Cisterciens et les moines converts). Les villages, bornés par des clôtures ou par des croix (comme par exemple  à la Madone des Prés à Levins), se créent non seulement autour des châteaux mais aussi autour des églises (Saint-Raphaël ou Saint-Tropez sont ainsi des villages ecclésiaux) : ces dernières sont attractives car elles offrent l’asile. Les moines assurent la protection des paysans contre l’aristocratie : les seigneurs sont tellement futés qu’ils attendront le XIIe siècle pour comprendre qu’il n’est pas très malin de brûler et piller leurs propres villages… Ils se concentreront alors sur ceux de leurs voisins.

Question rouerie, on a pu constater que les moines du Moyen Age, tels que nous les a décrits Yann Codou, faisaient preuve d’une certaine adresse leur permettant d’enrichir leur patrimoine terrestre. Ils ont d’ailleurs excité ma verve. C’est ainsi que plusieurs titres me sont venus à l’esprit pour ce billet. Voici ceux auxquels vous avez échappé : Un petit pas pour le paradis, un grand don pour les moines, ou encore Le racket céleste, et enfin Droit de péage pour le paradis (ou quand les moines se prennent pour Escota).

Ces titres ne sont peut-être pas très respectueux, je vous l’accorde, mais ils témoignent quand même d’une certaine admiration. Bravo les artistes !

Liens vers les comptes-rendus des précédentes conférences :

Sur la préhistoire
Le comité explore le temps

Sur le projet de restauration du site Cimiez
La restauration programmée de Cemenelum

Sur l’origine médiévale de l’abbaye de Saint Pons
Quand Saint Pons occupait Cimiez

Sur la création et l’évolution de la province des Alpes-Maritimes
L’origine des Alpes-Maritimes

Sur Cemenelum, une cité romaine et mérovingienne éphémère
La nouvelle datation des espaces de Cemenelum

Sur l’histoire médiévale de Nice
Et Nice prit son envol…

Sur les origines du monde
L’ALH84001 s’invite aux Rendez-vous avec Cimiez

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Photo : Le professeur Meinesz, L’Astronome de Vermeer et la ficelle de l’évolution

L’avant-dernière conférence organisée par le comité de quartier de Cimiez-Rimiez-Scudéri-Brancolar-Cdt Gérôme, dans le cadre des Rendez-vous avec Cimiez, avait été consacrée au cimetière de la colline et à ses sépultures.

La dernière, qui s’est tenue le 22 janvier, a plongé les participants aux sources de la vie puisque l’invité en était le Professeur Alexandre Meinesz qui a repris, pour les auditeurs présents, sa synthèse, à partir des découvertes les plus récentes, sur l’apparition de la vie sur Terre, développée dans son ouvrage Comment la vie a commencé. On s’éloignait ce soir-là un peu de l’histoire du quartier, encore que certains habitants, parmi les plus audacieux, n’hésitaient pas à dire que… après tout… pourquoi pas… la vie avait peut être bel et bien commencé à Cimiez !

Le conférencier a surpris, dès le départ, son auditoire en mettant en place, sur toute la largeur de la scène du CEDAC, un fil sur lequel il épingla des feuilles de papier signalant les grandes étapes de l’apparition de la vie sur notre planète. Cette « ficelle de l’évolution » comme il l’appelait, nous a permis de constater qu’à l’échelle de l’histoire de la Terre, l’apparition de l’Homme, il y a 7 millions d’années, et la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d’années, relevaient quasiment de l’époque contemporaine, regroupées qu’elles étaient au bout de la ficelle ! Il faut dire que celle-ci commençait, à l’autre extrémité, il y a quelque 4,65 milliards d’années…

Durant son exposé, le Pr Meinesz mit en avant trois origines qui, dans l’évolution, ont présidé à la création du vivant (son ouvrage est d’ailleurs sous-titré Les trois genèses du vivant) : l’apparition des premières bactéries, puis celle des cellules avec noyau, et enfin celle des organismes pluricellulaires (qu’on peut voir à l’œil nu).

La première genèse nous fait donc remonter aux origines de la vie. Pour faire le point sur les découvertes les plus récentes, le conférencier pose trois questions : comment la vie et-elle apparue ? quand ? et où ?

Comment la vie est-elle apparue ? Pendant plus de trois milliards d’années, les bactéries ont régné en maître sur notre planète. Ces formes de vie microscopiques, qui se reproduisent de façon autonome, d’environ 0,2 µm (micromètre c’est-à-dire millième de millimètres) « peuplaient » tant le sol que l’eau. Et il y a de fortes probabilités pour que ces organismes vivants soient encore là quand toute trace humaine aura disparu de la surface de la Terre. Pour autant, selon certains chercheurs, les bactéries ne seraient pas la première trace de vie : on parle en effet d’organismes encore plus petits, couramment appelés nanobactéries. Mis à jour par des géologues, l’existence en tant « qu’êtres vivants » de ces organismes est très contestée par les microbiologistes : la biologie moléculaire impose en effet une taille en dessous de laquelle le vivant ne peut plus exister. La bataille est rude entre partisans et opposants des nonobactéries et, pour l’heure, elle ne semble pas près de s’éteindre…

Difficile aussi de dater cette apparition de la vie. A l’aide de la géotechnologie, on peut découvrir les premières traces du vivant à 3,8 milliards d’années. Mais, là encore, il y a des contestations…  Ce qui est sûr c’est que les bactéries en tout genre se sont rapidement multipliées).

Le plus délicat, enfin, où la vie est-elle apparue ? A-t-elle ses origines sur Terre comme le pensent les partisans de la théorie de la soupe primordiale (j’ai dû vérifier en rentrant chez moi car j’ai cru avoir mal compris) ? Ou bien est-elle tellement complexe qu’elle ne peut venir que d’ailleurs ? On a en effet retrouvé des minéraux d’origine biologique (notamment de la magnétite) dans une météorite tombée de Mars et étudiée par la NASA. Cette météorite a été baptisée du nom d’ALH84001. Je ne me hasarderais pas à en dire davantage, tant le parcours de cette météorite – probablement cristallisée sur Mars il y 4,5 milliards d’années – se révèle plein de vicissitudes. D’ailleurs, à ce stade de l’exposé, je me trouve plongée en plein rêve, déambulant sans limites entre l’infiniment grand et l’infiniment petit…

Lors de la deuxième genèse, les bactéries n’ont plus le monopole. Suite à divers événements survenus entre 2,9 et 2,7 milliards d’années, de nouvelles bactéries plus performantes (nées de différentes unions des premières) vont donner des cellules qui elles-mêmes –  et c’est la troisième genèse – en fusionnant, vont donner une « espèce » plus forte qui va dominer les autres. Et ces cellules sont sexuées. Le stade bactérien sera alors dépassé avec l’apparition des organismes pluricellulaires qui eux, vont se reproduire. Et c’est tout près de nous, il y a seulement 745 millions d’années, que les premiers animaux sont arrivés…

Pour autant, les bactéries originaires sont toujours là…

Si vous avez envie d’en savoir plus (et surtout mieux !), vous pouvez lire le livre d’Alexandre Meinesz, paru en septembre 2008 aux éditions Belin, pour la science. Sur ces questions complexes, l’auteur reconnaît avoir été aidé par l’observation du tableau de Vermeer, L’Astronome. Je vous recommande vivement de « l’écouter » en parler dans son avant-propos.

P.S. Le 22 janvier étant aussi la date de mon anniversaire, le comité m’avait réservé une agréable surprise. Qu’ils en soient ici publiquement remerciés.

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la 8e colline de RomeA gauche : les auteurs, Ugo Bellagamba et Monique Jannet
A droite : l’éditeur enthousiaste, Frédéric Boyer

Les « Rendez-vous avec Cimiez » m’ont donné l’opportunité de faire la connaissance de Monique Jannet, conservateur du Musée et du site archéologiques Nice-Cemenelum.

Aussi, lorsque j’ai appris qu’elle avait participé à la rédaction d’un livre « La 8e colline de Rome », c’est avec grand plaisir que j’ai assisté à sa présentation à la presse dans les jardins du Musée. J’en ai fait une telle pub que, du coup, huit jours plus tard, Patrick a tenu à aller écouter les auteurs qui remettaient ça au petit théâtre du Bocal. Comme ça, pas de jaloux : nous avons chacun notre exemplaire dédicacé.

L’ouvrage, paru aux « Mémoires Millénaires Editions », se présente de manière originale puisqu’il comporte une partie « Science », suivie d’une « Fiction ». Le roman d’Ugo Bellagamba (Maître de conférences à la faculté de droit de Nice) imagine l’arrivée à Cemenelum, dans le plus grand secret, de l’impératrice Cornélie Salonine, dont l’Histoire a perdu la trace à partir de 268, date de l’assassinat de son mari Gallien. L’intrigue donne à l’auteur l’occasion de remonter le temps pour décrire dans son récit la vie qui devait être celle des différents habitants arpentant les pavés et fréquentant les Thermes de Cemenelum à cette époque.

Ce n’est pas par hasard qu’Ugo Bellagamba a choisi la Pia Felix pour héroïne. Elle aurait séjourné quelques années plus tôt, pour se soigner, à Berthemont-les-Bains et, par ailleurs, on a retrouvé une inscription à sa gloire sur le socle d’une statue disparue : « A Cornelia Salonina, sanctissime Augusta, épouse de Gallien notre jeune Auguste, Le Sénat de Cemenelum éleva ce monument, par les soins d’Aurelius Iannarius, homme excellent ». Le piédestal est exposé aujourd’hui dans la salle du Musée archéologique où il côtoie la statue d’Antonia Minor, autre impératrice.

Et c’est là que se trouve, pour partie, l’intérêt du roman : il prend en effet appui sur les dernières découvertes des fouilles du site de Cimiez et la collaboration avec l’équipe du Musée d’archéologie a été constante. C’est pourquoi cette mise en musique est précédée d’un dossier « Science », où, sous la responsabilité de Monique Jannet, l’Histoire avec un grand H de la capitale des Alpes Maritimae nous est décrite.

Il convient de saluer l’éditeur, Frédéric Boyer, qui n’en est pas à son coup d’essai dans cette collection qui unit science et fiction. En effet, il a déjà à son actif la publication de deux romans de Fabrice Anfosso, l’un sur la Préhistoire à partir des gravures de la vallée des Merveilles (« Là où la Terre touche le ciel ») et l’autre sur Nice au Moyen Age prenant appui sur les vestiges trouvés lors des travaux du tramway (« Le manuscrit de la Porte »). Et les projets ne manquent pas…

Je ne vais pas bouder le plaisir que j’ai pris à la lecture de « La 8e colline de Rome » et ne tarderai donc pas à entamer celle des deux autres ouvrages !

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Pour la cinquième édition des « Rendez-vous avec Cimiez », j’ai beaucoup appris de la conférencière du jour, Monique Jannet herself, conservateur du Musée archéologique, qui intervenait sur le thème de « Cemenelum, une cité romaine et mérovingienne éphémère ».

Madame Jannet a d’abord mis l’accent sur l’originalité du site de notre région puisqu’on y trouvait un comptoir grec (Nikaïa) et une cité romaine (Cemenelum). Cette dualité s’est poursuivie jusqu’au Moyen Age avec deux évêchés : Cimiez qui dépendait d’Arles (et par la IMG_1251suite d’Aix) et Nice qui dépendait de Marseille. Prenant appui sur une carte du quartier, elle dessina les contours de ce qui était – on peut le supposer – Cemenelum, une ville vraisemblablement pas très grande mais sans doute plus importante que ne le laissent penser les ruines actuellement mises à jour. En fait, les deux cités devaient être très proches l’une de l’autre, s’enrichissant de leurs différences, l’une tournée vers les hautes vallées alpines, l’autre vers la mer. Elles évolueront différemment au fil du temps puisque la première disparaîtra, ne laissant subsister, dans un paysage rural, que des ruines qui, plus près de nous, firent l’objet de fouilles sauvages.

Il nous faut imaginer l’atmosphère du site avec ses thermes dans les premiers siècles de notre ère : les marbres à l’intérieur, les piscines, les fontaines, il y avait de l’eau partout ; le bruit devait être important, celui des étuves, des bouilloires pour chauffer l’eau des baignoires… Curieusement, je n’avais jamais fait l’effort d’y penser… Je les verrai bien différemment maintenant.

IMG_0035 (2)L’essentiel de l’exposé concernait les résultats des nouvelles études relatives à la datation du site avec son amphithéâtre et ses trois thermes : ceux du Nord, les plus grands, ceux de l’Est, et, ceux de l’Ouest, les plus récents et aussi les plus petits. Vers le milieu du siècle dernier, la datation (faite notamment par Fernand Benoit et Danielle Mouchot) prenait appui sur les différences que l’on pouvait constater dans l’aspect des amas de briques : lorsqu’elles étaient très espacées, on datait du Ier siècle, si elles l’étaient un peu moins du IIe, et lorsque les briques étaient encore plus serrées du IIIe siècle.

Ainsi, on avait pu penser que l’amphithéâtre, construit au 1er siècle, avait été agrandi par la suite au IIIe siècle. On estime aujourd’hui que, si la construction a bien été faite en deux étapes, elles se situent toutes les deux au 1er siècle. La découverte, lors de fouilles plus récentes, dans le frigidarium des Thermes du Nord, d’une statue d’Antonia, mère de Claude (qui régna de 41 à 54 ap. J-C.) a fait se poser la question de cette datation. Une nouvelle approche permet de dater ces thermes du 1er siècle plutôt que du IIIe comme on l’avait fait jusqu’alors. Exit l’histoire des briques. Les autres thermes dateraient du IIe siècle (thermes de l’Est) et du IIIe (thermes de l’Ouest).

On avait dans un premier temps pensé que ces derniers thermes étaient réservés aux femmes. On considère aujourd’hui que c’est peu probable et qu’ils devaient accueillir, à tour de rôle,IMG_1257 des hommes et des femmes (en fonction des jours ou des heures). Ce sont les moins bien conservés car c’est sur leur emplacement qu’a été édifié au Ve siècle un groupe épiscopal comprenant une église cathédrale et un baptistère. Lorsqu’on reconstruit, au Moyen Age, on utilise les constructions déjà existantes. C’est ainsi que les cuves baptismales seront à chaque fois modifiées pour suivre l’évolution de la liturgie en la matière. Et elles seront de plus en plus petites.

Au terme d’un exposé scientifique rigoureux, en prenant la précaution de toujours relativiser IMG_1265les informations données qui progressent au fur et à mesure des fouilles menées et des études réalisées en équipe, Monique Jannet a tenu à rappeler qu’un musée d’archéologie ne peut être quelque chose de figé : on y fait un travail pointu, on y organise également des animations avec des associations, des lycées professionnels… On amène ainsi les jeunes à mieux comprendre l’antiquité.

Le site de Cimiez recèle vraisemblablement encore beaucoup de trésors. IMG_1255Les fouilles doivent se poursuivre. Mais ce n’est pas toujours chose aisée que d’obtenir les autorisations nécessaires… Il le faudrait pourtant, ne serait-ce que pour ressentir des émotions telles que celle que nous a fait partager Madame le conservateur lors de la mise à jour d’anciens pavés romains tellement usés par le passage des hommes qui vécurent ici..

Liens vers les comptes-rendus des précédentes conférences :

Sur la préhistoire
Le comité explore le temps

Sur le projet de restauration du site Cimiez
La restauration programmée de Cemenelum

Sur l’origine médiévale de l’abbaye de Saint Pons
Quand Saint Pons occupait Cimiez

Sur la création et l’évolution de la province des Alpes-Maritimes
L’origine des Alpes-Maritimes

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Ce vendredi 3 avril avait lieu la quatrième conférence des Rendez-vous avec Cimiez organisés par le Comité de quartier et le Musée archéologique de Nice. Elle portait sur la province des Alpes-Maritimes des origines à la fin de l’Antiquité.

N’ayant pu y assister, j’ai demandé à Henri – qui ne l’aurait manquée pour rien au monde – de bien vouloir nous en faire un compte-rendu. Il est reproduit ci-dessous.

La création et l’évolution de la province des Alpes-Maritimes
Par Henri Cottalorda

Stéphane Morabito

Stéphane Morabito

Dans le cadre des « Rendez-vous avec Cimiez », nous avons pu assister à une passionnante conférence de Stéphane Morabito, docteur en Histoire ancienne, sur le thème de « la création et l’évolution de la province des Alpes-Maritimes ». Cette province fut fondée par Auguste, après sa victoire sur les populations locales. Cemenelum, créé à cette occasion, en était la capitale. Nikaia, qui occupait la partie littorale (sur l’actuel Vieux Nice) et qui se trouvait sur le même territoire, à 2,5 km de distance, appartenait, pour des raisons politiques, avec Massilia (Marseille), à la province de Narbonnaise. Régulièrement insérée dans la province des Alpes Maritimae, la localité marseillaise de Nikaia n’en fait pas partie à cette époque (voir la carte ci-dessus).

Par contre la province s’étendait au nord beaucoup plus loin qu’aujourd’hui puisqu’elle englobait les cités de Castellane, Senez, Embrun. Cette dernière devint la capitale des Alpes-Maritimes au IVe siècle provoquant le déclin de Cemenelum et le regroupement de la population sur le site de la colline du château de Nice.

L’orateur développa l’évolution et la formation de cette province, les limites territoriales des différentes cités, la vie municipale des gens qui y résidaient, l’onomastique des populations et des lieux, les voies de communication présentes, en particulier la célèbre via Julia Augusta. A propos des voies de communication, il nous fit remarquer que l’entretien – très coûteux – de celles-ci, est passé assez rapidement de Rome aux « collectivités locales » : rien de nouveau sous le soleil…

Il mit en valeur, à l’aide de schémas, cartes et photos, l’importance des découvertes archéologiques (textes anciens, inscriptions, pierres, bornes milliaires, objets d’époque, monuments…) et la nécessité de continuer, voire d’accroître, l’effort pour développer les fouilles et la recherche, Et cela, surtout à Cimiez car nous ne connaissons qu’un quartier : les thermes et l’amphithéâtre, soit environ un vingtième de la surface.

Comme il le dit avec passion, « il reste beaucoup à découvrir ». A suivre…

Liens vers les comptes-rendus des précédentes conférences :

Sur la préhistoire
Le comité explore le temps

Sur le projet de restauration du site Cimiez
La restauration programmée de Cemenelum

Sur l’origine médiévale de l’abbaye de Saint Pons
Quand Saint Pons occupait Cimiez

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Cliquer sur les photos pour les agrandir

yann-codouYann Codou, pendant la conférence

Si les « Rendez-vous avec Cimiez » se poursuivent et se ressemblent quant à leur qualité, le choix de l’intervenant imprime à chaque fois une marque différente à ces conférences. Après Bernard Roussel, le merveilleux conteur de la Préhistoire, après Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historique reconverti en protecteur des Grands Antiques, c’était au tour de Yann Codou, le médiéviste archéologue (UNSA-CEPAM-CNRS), de nous faire franchir les portes de l’espace temps pour nous conduire à l’Abbaye de Saint-Pons et son tombeau-reliquaire. Et toujours en compagnie de Monique Jannet, conservateur du Musée archéologique de Nice, fil rouge incontournable de ces rendez-vous organisés par le Comité de quartier de Cimiez – Rimiez – Brancolar – Scudéri- Cdt Gérôme .

chartrierNous avons beaucoup appris ce soir du 13 mars au CEDAC de Cimiez. En tout cas, j’ai beaucoup appris et d’abord l’importance du monastère de Saint-Pons et son origine médiévale révélée notamment grâce aux travaux de Cais de Pierlas sur le chartrier de Saint-Pons (la première charte connue remonte à l’an 999). Dès le départ, on parle de l’abbaye comme étant située à Cimiez. La construction de l’hôpital Pasteur débutée en 1910 (*), qui a donné son nom à tout le quartier, a oblitéré cette réalité qui imprime l’histoire carolingienne antique de l’abbaye.

Les biens de l’abbaye bénédictine étaient considérables du fait des donations de plusieurs familles nobles et s’étendaient non seulement sur le territoire de l’actuel département des Alpes-Maritimes mais aussi dans les contrées limitrophes (mais elle ne rayonnera guère au-delà de la Provence). Jusque vers le XIVe siècle, où l’on assista à une certaine désagrégation du monastère, l’abbaye fut un grand centre de pouvoir à Nice et Cimiez. Au XIIe siècle, elle possédait la moitié de la ville de Nice et de nombreuses églises y avaient été édifiées : Sainte-Réparate, qui sera donnée à l’Evêché pour en faire la cathédrale de Nice en 1531, la Chapelle de Cimiez qui, avec tous les terrains alentour qui étaient sa propriété, sera cédée aux Franciscains en 1546, ou encore Saint-Barthélemy qui reviendra aux frères mineurs capucins en 1555…

saint-ponsAu-delà de l’histoire des lieux, Yann Codou s’est surtout attardé sur les aspects archéologiques. Les travaux de recherche ont commencé depuis peu et, pour l’heure, l’archéologie nous apporte peu de connaissances sur Saint-Pons. L’église abbatiale a été rasée (si je me souviens bien, au XVIIIe siècle) et les restes sont difficilement observables dans le site de l’hôpital Pasteur. J’ai d’ailleurs appris avec consternation que ce site, potentiellement riche en vestiges, n’a pas plus été protégé lors des actuels travaux d’agrandissement de l’hôpital qu’il ne l’a été à l’époque : on a creusé sans aucune surveillance archéologique…
tombeau
Les recherches du conférencier de ce soir portent surtout sur le tombeau-reliquaire de Saint-Pons. Il a tenu à remercier Monique Jannet de lui avoir donné accès aux pièces du Musée d’archéologie parmi lesquelles un fragment du tombeau.

Au cœur de l’origine de l’abbaye, on trouve les reliques de Saint-Pons. Dans le monastère, il y avait deux églises : l’une sur le lieu du martyre du Saint (église supérieure), l’autre contenant les reliques (église inférieure correspondant à l’église actuelle). Il semblerait que la première ait été plus vénérée que la seconde.

inscription-tombeauCertains éléments lapidaires carolingiens du tombeau n’ont pas été détruits lors de la construction de l’actuelle église au XVIIIe siècle. On y trouve une inscription évoquant Charlemagne (dont le passage à Nice semble pourtant plus que douteux aux historiens) et des éléments de cette inscription se trouvent sur trois fragments dont la datation renvoie à 777-778.

Le débat qui suivit la prestation du conférencier montra que quelques spécialistes, notamment de l’histoire médiévale, étaient dans la salle, dispersés au milieu d’un public toujours aussi nombreux et attentif. Ce qui est formidable, c’est cette information qui nous est transmise alors que les études sont en cours, que certaines hypothèses doivent encore être confirmées, et cette impression, du coup, d’être placés aux premières loges.

collationBien sûr, comme d’habitude, les organisateurs avaient prévu, au sortir de la salle, une petite collation pour poursuivre, dans la convivialité, la discussion.

Un dernier mot sur le héros de l’histoire ! Il ne saurait en effet être question de terminer ce billet sans rappeler qui était Saint Pons et quel fut son martyre. L’histoire du chevalier romain Pontius se déroule au IIIe siècle. Converti au christianisme, il est obligé de quitter Rome pour fuir les persécutions de l’empereur Valérien. Installé à Cimiez, il sera arrêté par le gouverneur des Gaules et, comme il refusait de se convertir, martyrisé en 257 ou 258. Selon la légende à l’origine de sa sanctification, il aurait résisté au supplice du chevalet (qui se brisa), aux ours dans l’amphithéâtre de Cimiez (qui se retournèrent contre les bourreaux), au bûcher (dont les flammes se détournèrent). Seule la décapitation, sur un rocher au-dessus du Paillon, en vint à bout. Certains prétendent même que sa tête aurait roulé jusqu’au fleuve. Mais ça, je ne le crois pas…

(*) Le monastère Saint-Pons cédé par l’administration des domaines à la ville de Nice en 1908 a d’abord été une annexe de l’hôpital Saint-Roch sous le nom d’hôpital de l’abbaye. Curieux retournement de l’histoire : aujourd’hui, c’est Saint-Roch qui est appelé à disparaître au profit de Pasteur…

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dbm01Monique Jannet et Pierre-Antoine Gatier

Le comité des quartiers de Cimiez-Rimiez-Brancolar-Scudéri-Cdt Gérôme continue à explorer le temps. Mais pas seulement.

En effet, pour la deuxième conférence, toujours en collaboration avec le musée archéologique de Cimiez, le Président Lubrano et son équipe avaient décidé d’inviter Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des monuments historiques et Inspecteur général de ces mêmes monuments. Heureusement que son avion, qui risquait de ne pas pouvoir quitter l’aéroport d’Orly pour cause d’intempéries, a fini par décoller. Pour la plus grande chance de ceux qui sont venus l’écouter parler « du projet de restauration et d’accueil du public » du site archéologique.

Mais avant cela, il fallait faire un petit retour en arrière, un retour sur l’histoire de la redécouverte et des fouilles du site, un « site extraordinaire, fascinant par sa stratification historique ». Parce qu’aux XVIIe et XVIIIe siècles, il n’y avait plus là que des terres agricoles. Et c’est après le rattachement du Comté de Nice à la France que l’amphithéâtre de Cimiez, en même temps que le Trophée de la Turbie, fit l’objet d’un classement aux monuments historiques, l’un des premiers, puisqu’on était en 1865 et que ce type de classement n’existait que depuis 1840. Immédiatement on y fit les premières fouilles (notamment l’architecte niçois, Brun).

Les vestiges les plus importants de la ville antique se trouvaient sur la propriété des Garin de Cocconato autour de leur villa (l’actuel musée Matisse). Les photos que nous avons pu voir, datant du img_0248-2milieu du XIXe siècle, montrent un amphithéâtre en ruine dont l’arène était envahie par les plantations. Une route communale le traversait pour relier Cimiez à Nice. Au début du XXe siècle, sous l’impulsion de Jean-Camille puis Jules Formigé, une restauration globale des arènes est envisagée. Mais en 1923, Edwige, la dernière habitante de la propriété la vend à une société immobilière. La construction d’un lotissement est prévue ce qui fait réagir les sociétés savantes niçoises. Leur mobilisation, relayée à Paris par Jules Formigé, aboutira à l’acquisition de la propriété par la Ville. La villa Garin de Cocconato, à l’origine Palais de Gubernatis, va ainsi devenir la villa des Arènes.

A la fin de la première moitié du XXe siècle, les grands projets de Duval vont projeter Cimiez dans la grande connaissance scientifique : on réalise que les vestiges du site à côté des arènes ne sont pas ceux d’un temple mais ceux d’une vraie ville, Cemenelum, avec ses Thermes. Leur datation fait toujours débat (Ier, IIe ou IIIe siècle). J’ai été surprise d’apprendre qu’une ferme, construite vers 1930 à l’intérieur du grand Frigidarium, n’avait été enlevée qu’en 1977 : je n’en avais gardé aucun souvenir…

On peut apercevoir, sur les différentes photos projetées (Monsieur Gatier a beaucoup insisté sur l’importance de la photographie comme outil d’identification), les diverses restaurations dont l’amphithéâtre a été l’objet (notamment les parties en élévation). De petite taille, il était parfaitement adapté au site : ses constructeurs avaient profité du relief naturel et des affleurements rocheux pour le bâtir. Cette façon de tenir compte de la topographie du lieu pour édifier quelque chose de nouveau, plutôt que de tout raser comme on a eu tendance à le faire à l’époque moderne, mérite d’être signalé.

img_0255La fin de l’intervention de Monsieur Gatier fut consacrée à la restauration dans le cadre du Plan Patrimoine Antique, restauration qui va se dérouler en deux phases. La première sera consacrée à la consolidation des vestiges : c’est ce que l’on appelle une restauration-préservation. Elle devrait débuter rapidement. La seconde consistera à traiter l’ensemble pour en permettre une utilisation contemporaine étant donné que l’amphithéâtre est aujourd’hui un lieu de vie pour les Niçois et doit le rester. Il est envisagé – mais rien n’est acquis pour l’heure – de reprendre l’utilisation de l’époque antique avec des spectateurs tout autour de l’arène et non au milieu comme c’est le cas actuellement. Selon une hypothèse en vogue à l’heure actuelle, l’amphithéâtre aurait été pour partie en bois. Il serait possible de faire une reconstruction en cette matière sur une partie de l’amphithéâtre (ce qui donnerait une idée de ce qu’il pouvait être à l’origine) et d’installer des gradins en bois pour les spectateurs. L’avantage d’une telle formule est que les structures en bois sont réversibles.

img_0035-2Pour le reste du site (les Thermes), le projet a pour objectif, avec le musée archéologique, de mieux le présenter au public, en redéfinissant les parcours d’une façon plus pédagogique. S’agissant d’une ville, il y avait des voies de circulation : il s’agira de les emprunter pour faire la visite sur les pas habitants de l’époque, mais on utilisera en partie des passerelles pour protéger les lieux qui seront accessibles aux personnes à mobilité réduite. Le parcours se terminera au musée qui contiendra des éléments de connaissance et d’interprétation.

Bien sûr, tout est encore à l’état d’études aujourd’hui. Et il est rassurant de constater que ce travail se fait en étroite collaboration entre les archéologues et le service des monuments historiques, ce qui n’a pas toujours été le cas par le passé. Cette collaboration était d’ailleurs parfaitement illustrée par la complicité, sur l’estrade du CEDAC, de Monique Jannet, l’historienne, et de Pierre-Antoine Gatier, l’architecte.

« Les grands Antiques doivent être vivants, mais ils sont fragiles : il faut les protéger », dira ce dernier. Après l’avoir écouté, au terme d’une conférence passionnante et accessible à tous malgré ses aspects parfois techniques, on ne peut qu’acquiescer.

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img_0131Le site de Giribaldi-Ratti, tel qu’on peut l’imaginer

« Il était une fois… » : c’est par ces mots que Bertrand Roussel, Directeur des collections du Musée de Paléontologie de Terra Amata, aurait pu commencer ce vendredi sa conférence. Véritable conteur-né, celui-ci nous a en effet, sur la scène du CEDAC, raconté une histoire : celle de la préhistoire dans notre région.

Cette conférence s’inscrivait dans le cadre d’un cycle (Les rendez-vous avec Cimiez) programmé par le comité des quartiers de Cimiez– Rimiez – Brancolar – Scudéri – Cdt Gérôme, en collaboration avec le Musée archéologique de Cimiez. C’est ainsi que mensuellement, durant toute l’année 2009, les habitants de Cimiez (et tous les autres) pourront se plonger dans l’histoire de leur colline de la préhistoire à nos jours.

Après une présentation du programme et de l’intervenant du jour par Monique Jannet, conservateur du Musée et du site archéologique Nice Cemenelum, Bertrand Roussel avait pris le parti de nous parler de l’ensemble des sites préhistoriques de notre région en rétrécissant peu à peu le cercle pour terminer par le site de Cimiez, faisant ainsi prendre conscience au public de la très grande richesse de notre contrée en la matière. Insistant plus particulièrement sur Terra Amata et le Lazaret, le conférencier a fait défiler les époques, d’abord par centaines de milliers d’années, puis dizaines de milliers, le temps se raccourcissant au fur et à mesure que l’on se rapprochait de notre ère. Orateur passionné par son sujet, M. Roussel nous a tenus en haleine tout au long de son développement, rendant accessible aux néophytes présents cette période fascinante, sans jamais tomber dans une vulgarisation réductrice. Il termina son propos en évoquant le site de Giribaldi-Ratti sur la colline de Cimiez, dont les fouilles, en 1985, ont mis au jour une occupation humaine datant d’environ 5000 ans avant J-C, révélant un site néolithique où ont été trouvés de nombreux objets domestiques ou artisanaux permettant d’en savoir davantage sur le mode de vie des communautés paysannes de la région.

C’est un public enthousiaste qui a pu ensuite poser quelques questions avant que tout le monde se retrouve pour partager – saison oblige – la traditionnelle Galette des Rois. Pour ma part, c’est avec plaisir que j’ai pu retrouver un certain nombre d’habitants du quartier que j’avais tenus informés de la soirée.

Le succès de cette manifestation (environ 120 personnes étaient présentes) est de bon augure pour la suite du programme. Cette initiative du comité de quartier, l’implication de ses responsables (notamment son Président, M. Claude Lubrano, et MM. Jean-François Laperrousaz et Claude Philippe) et celle, décisive, de Mme Jannet (sans elle, rien n’aurait sans doute été possible) doivent être soulignées. Les animations culturelles d’une telle nature méritent d’être encouragées. C’est ce que j’ai souhaité faire, bien modestement, en accompagnant, en tant que conseillère générale, ce beau projet.

P.S. A noter également la coopération du CEDAC de Cimiez qui a bien voulu prêter ses moyens à la manifestation, ainsi que la couverture médiatique de l’ensemble du programme par le site Nice Télé Web qui avait déjà retransmis la conférence de presse.

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(Photos Henri Cottalorda)

On peut trouver sur le site de l’association Gauche Autrement, l’essentiel de mon intervention lors de la conférence de presse qui avait été organisée quelques semaines plus tôt et, ci-dessous, l’article que Nice-Matin a consacré à la manifestation le 7 janvier 2009 (cliquez sur l’article pour l’agrandir).

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