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Posts Tagged ‘Prix Nobel de la Paix 2012’

Remise du Nobel de la paixJosé Manuel Barroso, Herman Van Rompuy, Martin Schulz

Journal de 13 heures de France 2. Il faudra attendre un bon quart d’heure avant que ne soit abordé, en l’espace d’une minute, le sujet relatif à la remise du Nobel de la Paix à l’Union Européenne en la personne de ses représentants : Herman Van Rompuy, président du Conseil, Martin Schulz, président du Parlement et José Manuel Barroso, président de la Commission.

Un sujet qui n’était même pas annoncé dans les titres d’un JT qui avait ouvert avec la question si originale de la neige en hiver. Ah ! La météo… Elle est devenue la préoccupation majeure de nos concitoyens. Dire qu’avant elle ne servait qu’à alimenter les conversations d’ascenseurs…

Suivaient, dans l’ordre, l’inévitable épidémie de bronchiolite (ah ! les enfants…), le thème de dissertation proposé par un prof (ah ! les parents d’élèves…), les difficultés du recrutement des enseignants, le prix du gaz, la Conférence nationale sur la pauvreté, Florange, le déménagement fiscal de Depardieu en Belgique, et donc, enfin, la remise du prix norvégien. Seuls le procès en diffamation de Valérie Trierweiler contre l’ouvrage « La frondeuse » et la négociation DSK-Diallo étaient relégués après l’Union Européenne.

Et, sur le peu de temps qui lui était consacrée, les aspects négatifs étaient mis en avant : les propos de ceux qui ont contesté ce prix, l’absence de certains leaders européens comme le premier ministre britannique (quelle surprise…). C’est tout juste si on apprenait incidemment que François Hollande et Angela Merkel étaient bien présents et que nous étaient montrées quelques images de la cérémonie en train de se dérouler à l’Hôtel de ville d’Oslo. Parce que, oui, elle était en direct.

Pourtant, il devait bien y avoir de la neige dans la capitale norvégienne…

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Aujourd’hui en fin de matinée, nous avons appris que le prix Nobel de la Paix 2012 venait d’être décerné à l’Union Européenne.

Il n’a échappé à personne la double symbolique très forte de ce prix : d’une part, il est attribué par un Etat qui a, par deux fois, refusé d’intégrer l’Union Européenne ; d’autre part, il intervient alors que l’Europe est confrontée à l’une des crises économiques et sociales les plus graves de son histoire. Le fait que le comité Nobel norvégien soit présidé par Thorbjorn Jagland, par ailleurs Président du Conseil de l’Europe, n’est sans doute pas étranger à cette bonne nouvelle.

L’accent a été mis sur le rôle décisif joué par l’UE dans la transformation d’un continent de guerres en un continent de paix. Et si l’on a parfois le sentiment que trop de drames liés à la résurgence des nationalismes ont émaillé les années qui ont suivi la chute du Mur de Berlin, il ne faut pas oublier tous ceux qui ont pu être évités, par exemple en Hongrie ou encore dans les Pays Baltes, en grande partie grâce à l’action de l’Europe. Si les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes, notamment dans les Balkans, c’est uniquement parce l’Europe n’était pas assez forte.

Avoir réussi à réconcilier les peuples après la 2e Guerre mondiale et le Rideau de fer, c’est avoir réussi ce que les pères fondateurs s’étaient fixé comme but, à savoir établir de véritables liens pour qu’une paix durable soit possible.

En cette journée qui ne peut que constituer un encouragement à l’Union Européenne pour aller plus loin, je ne résiste pas à publier ici le début de la déclaration faite par Robert Schuman, alors ministre des affaires étrangères, le 9 mai 1950, qui aboutira, sous l’impulsion de Jean Monnet, à la signature à Paris du premier Traité, celui de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier), le 18 avril 1951.

On peut trouver l’intégralité de la déclaration sur le site du MEAM (Mouvement Européen – Alpes-Maritimes).

Face à une telle ambition, je ne peux m’empêcher d’être consternée par la réaction de notre Mélenchon (bêtement) national (cité par Le Point) : « On comprend qu’elle n’ait pas reçu le prix Nobel d’économie tant sa politique aggrave la crise et le chômage », ironise dans un communiqué l’ex-candidat du Front de gauche à l’Élysée. « Certes, l’Union européenne a garanti la paix aux marchés financiers, aux spéculateurs et aux profits bancaires », ajoute-t-il. « Mais ne mène-t-elle pas une guerre contre les peuples qui la composent et leurs droits sociaux ? (…) Dans ces conditions, autant lui accorder aussi le prix Nobel de littérature pour la qualité littéraire de ses traités. Le Comité Nobel mérite, quant à lui, le prix Nobel de l’humour noir », conclut l’eurodéputé.

Pauvre type !

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