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Posts Tagged ‘Prévention spécialisée’

au conseil

Aujourd’hui avait lieu la séance du Conseil consacré pour la plus grande part au vote du Budget primitif de la Métropole Nice Côte d’Azur contre lequel nous nous sommes exprimés nous appuyant notamment sur l’importance de l’endettement.

À ce propos, nous avons eu une analyse curieuse du Président : pour lui, en deçà de 15 ans de capacité de désendettement, il n’y a pas de dette et d’ailleurs la collectivité n’est endettée que si elle emprunte pour rembourser sa dette. Bon…

préfet paca et préfet 06Notre collectivité a eu droit à une rapide visite très protocolaire du préfet de région et du préfet des Alpes-Maritimes.

Après une brève pause déjeuner et un café pris face à la mer (le CUM où nous nous réunissons étant merveilleusement situé), les délibérations restantes furent rapidement expédiées. Parmi elles, devait être voté un transfert de compétences du Département à la Métropole imposé par la loi NOTRe (trois groupes de compétences à choisir parmi les huit retenus par la loi). C’est ainsi que seront transférées à la Métropole :
– l’attribution des aides au titre du FSL (fonds de solidarité pour le logement) ;
– l’aide aux jeunes en difficulté ;
– les actions de prévention spécialisée.

Nous avons approuvé ce transfert au nom de la cohérence existant entre les compétences actuelles de la Métropole en matière de politique de la ville et les compétences à venir. Intervenant sur cette question, j’ai voulu témoigner de l’importance que revêtait l’action des éducateurs en prévention spécialisée (voir mon intervention sur la page réservée à cette séance du conseil). Ce n’était pas une préoccupation nouvelle pour moi : c’était l’un de mes chevaux de bataille lorsque j’étais conseillère générale. Patrick Mottard s’était également impliqué dans ce dossier et avait rendu au début des années 2010, à la demande du CG, après une enquête menée avec Sami Cheniti, un rapport sur la situation de la prévention spécialisée.

En effet, ces éducateurs accomplissent dans les quartiers populaires un travail précieux auprès des adolescents les plus en difficulté en y associant leurs familles. Ce travail éducatif opère à partir de méthodes et d’un savoir-faire spécifiques, constitutifs d’un véritable métier, adapté aux situations des jeunes rencontrés et qui s’articulent avec les différents types de prise en charge des autres institutions et services. Aucun autre intervenant social ou éducatif n’accomplit une action éducative similaire à celle des « éducateurs de rue ».

Leur rôle est déterminant pour les jeunes, dans leur construction progressive pour devenir des adultes autonomes et citoyens :
– pour leur éviter de s’inscrire dans des conduites à risque ou pour s’en extraire quand ils s’y sont engagés,
– pour être des tiers dans leurs relations, qui peuvent être difficiles, avec leurs parents,
– pour les accompagner et les soutenir dans leurs rapports avec les institutions et dans l’accès à l’ensemble de leurs droits,
– pour qu’ils intègrent suffisamment l’autorité, la règle et la loi ce qui inclut, parfois, la nécessité de faire face à leurs responsabilités.

Pour les parents également, l’aide et le rôle des éducateurs dans leur compréhension des turbulences de l’adolescence et dans la détermination des réponses éducatives à y apporter sont parfois essentiels.

Après le transfert de compétences de ce jour, j’aurais donc l’opportunité de continuer à manifester mon intérêt pour la prévention spécialisée au sein de la Métropole.

La pause café était la bienvenue

La pause café était la bienvenue

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Manifestation des travailleurs sociaux à l’entrée du CG

Hier avait lieu la séance publique du CG consacrée normalement à la DM 1 (délibération modificative 1)… sauf qu’il n’y avait pas de DM 1 ! Le Budget primitif 2010 reste donc tel quel et nous avons dû nous contenter du vote du Compte administratif 2009 qui permet de constater le taux d’exécution du budget dont Patrick Mottard a pu constater, lors de sa prise de parole, qu’il était en recul important par rapport à celui de 2008.

Un petit nombre de rapports étaient soumis au vote de notre assemblée. Je suis pour ma part intervenue sur le nouveau Schéma gérontologique 2011-2015 pour demander que notre action en matière de création ou d’extension d’EHPAD soit plus déterminée afin de mettre en adéquation l’offre d’hébergement avec les besoins des personnes âgées dépendantes de notre département. On constate, en effet, que 95% de ces personnes vivent dans la zone littorale et que leurs moyens sont le plus souvent modestes (leur revenu médian dans les Alpes-Maritimes est de 1248 € mensuels). Or le plus grand nombre de lits à tarifs abordables (secteur public ou privé non lucratif) se trouve dans le haut ou moyen pays. C’est une revendication que les conseillers généraux (de tous bords) ont du mal à entendre : il faut dire qu’ils sont souvent maires de petites communes en zone non urbaine et qu’ils voient dans ces établissements des opportunités en terme d’emplois. Pour ma part, j’ai trop souvent rencontré des personnes qui se trouvaient isolées de leur proches car elles n’avaient pu trouver de places à des tarifs pouvant leur convenir pour ne pas considérer les préoccupations territoriales de mes collègues comme secondaires.

Par ailleurs, j’ai également mis l’accent (une nouvelle fois) sur les tarifs arrêtés par le préfet en matière de prophylaxie animale. Ces tarifs sont le fruit d’accords entre représentants des vétérinaires et des éleveurs et ils sont beaucoup plus élevés que dans les autres départements (y compris ceux qui présentent des particularités semblables au nôtre). Il faut dire que la part très importante de ces tarifs (parfois la totalité) prise en charge par le CG ne doit pas inciter les éleveurs à se battre dans les négociations avec les vétérinaires pour obtenir de meilleurs prix…

Vous pouvez retrouver l’intégralité de ces interventions en vous rendant sur la page de ce blog qui leur est consacrée.

Mais l’événement le plus notable de la journée a eu lieu avant le début de la séance. Les travailleurs sociaux, qui avaient déjà manifesté le 18 juin, sont venus en nombre pour faire part de leur inquiétude quant à l’avenir de leur profession. Les différents groupes d’opposition ont relayé en séance leurs revendications. Pour le groupe Gauche Autrement, Patrick a tenu à souligner qu’il ne fallait pas être dupe de la bonne tenue du budget de l’action sociale (qui effectivement, contrairement à d’autres secteurs, a été maintenue à son niveau antérieur), car ce serait occulter deux réalités :

«La première a déjà été évoquée : l’effort du CG consiste en grande partie à compenser le désengagement de l’Etat ce qui revient à un jeu à somme nulle pour l’usager et à un sacrifice supplémentaire pour le contribuable local. La deuxième est liée au changement de climat très net qui s’est opéré ces derniers temps dans le secteur et dont la manifestation de tout à l’heure est révélatrice. La crise s’installant, l’action sociale ne serait plus épargnée par les baisses budgétaires. Il en serait fini de la sanctuarisation et les professionnels du secteur sont très inquiets. Si changement de cap il devait y avoir en la matière, à l’instar des 10% de réduction de financement du CG sur la prévention spécialisée dès la rentrée, il est important que nous ayons un vrai débat au sein de cette assemblée. Ce serait, par exemple, l’occasion de rappeler à une majorité départementale très soucieuse – et à juste titre – de sécurité que celle-ci passe par le travail des associations et des éducateurs spécialisés. Pour suivre avec beaucoup d’attention ce qui se passe dans le quartier Vernier, par exemple, je peux vous assurer que mes propos ne sont pas des effets de tribune. Donner aux associations des missions supplémentaires prioritaires dans les collèges tout en diminuant leurs sources de financement ne va certainement pas les aider à jouer pleinement leur rôle dans les secteurs relevant de la politique de la ville. »

La seule réponse donnée par le Président en séance a consisté à parler de manipulation (par les élus d’opposition, par leur direction) des salariés de la Prévention spécialisée. Pour avoir discuté avec ceux qui étaient présents devant les portes du CG, ce n’est pas le sentiment que j’ai eu… Une délégation a été reçue. Pour quels résultats ?

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