Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Pascale Saroléa’

Lisa

Aujourd’hui, Lisa soutenait sa thèse de doctorat en droit pénal : « Le témoin et la justice répressive ». Je n’assiste à des soutenances que lorsque le sujet ou le candidat m’intéresse particulièrement. Là, ça tombait bien, les deux critères étaient réunis.

Je ne suis pas une pénaliste, mais cela m’a donné l’opportunité d’en apprendre un peu plus sur la situation du témoin, à la fois dans le système pénal, mais aussi face à lui. Un travail dont les quatre membres du jury ont tenu, chacun à leur tour, à souligner la qualité. La jeune femme, un peu impressionnée au départ (l’exercice n’est pas facile car les membres du jury ont coutume, dans nos disciplines, de ne pas rater le moindre détail), a su dépasser par la suite son émotion. Et c’est avec un grand soulagement qu’elle a pu entendre, après le délibéré, le verdict énoncé par son directeur de thèse, le professeur Roger Bernardini : « Mention très honorable », suivi des chaleureux applaudissements d’un public conquis, au premier rang duquel son père Frédéric.

Un sujet intéressant donc, mais aussi et surtout, une candidate pour laquelle je voulais être là. C’est que j’ai connu Lisa quand elle était encore bien jeune. Enfant, elle avait déjà beaucoup de personnalité et ça n’a fait que s’accentuer par la suite. Pascale, sa mère, en était très fière. Et c’est aussi en pensant à elle, mon amie, que je tenais à être présente aujourd’hui.

Read Full Post »

Pascale Saroléa, lors de sa décoration dans l'ordre des Palmes académiques par le recteur d'Académie (avril 2003)

C’était en 2004, le 8 mars, un lundi, à 6 heures du matin. Ton compagnon m’apprenait ta mort brutale quelques heures plus tôt. Singulière coïncidence : toi la militante syndicale, politique et surtout féministe, tu nous quittais en cette journée des femmes. C’était peu de temps avant les élections régionales (tu étais sur la liste PS de PACA) et cantonales (j’étais candidate dans le 7e canton de Nice). Jean-Luc Mélenchon, ton mentor, et Michel Vauzelle, la tête de liste régionale, seront présents à tes obsèques.

Nous nous connaissions depuis une vingtaine d’années : j’aimais ta liberté, ta façon d’être bien partout, ton appétit de la vie, tes excès. Nous nous disputions souvent, surtout sur le plan politique, mais ça ne laissait jamais de traces. Notre relation était ainsi faite que nous ne nous ménagions guère. Mais j’ai rarement connu une telle complicité avec quelqu’un.

Huit ans après, je parviens à parler de toi à qui je pense si souvent. Tu me manques. Forcément, le 8 mars ne peut être pour moi un jour comme les autres…

Read Full Post »

%d blogueurs aiment cette page :