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Posts Tagged ‘Parc de Gairaut’

J’ai déjà eu l’occasion de parler sur ce blog des résidences situées sur les hauteurs de l’avenue Henri Musso. En un même lieu sont réunis des bâtiments en copropriété (Parc de Gairaut) et en locatif social (Bella Vista).

De l’extérieur, a priori, on ne voit aucune différence et l’endroit a beaucoup de charme. Je m’y suis pourtant rendue vendredi à la demande du collectif des locataires de Bella Vista pour constater les nombreux problèmes qu’ils rencontrent quant à l’entretien de leurs immeubles aussi bien dans les parties communes que dans certains appartements : portes de garage qui ne ferment pas, parlophones qui ne fonctionnent plus, fuites d’eau dans les sous-sol et quelques appartements, gouttières qui dégringolent, boîtes aux lettres déglinguées… Rien de bien grave, me direz-vous. Sauf que cela fait des années que ça dure et que ce genre de tracas finit par pourrir la vie quotidienne poussant les habitants à l’exaspération.

Le pire de tout, et c’est quelque chose qui revient souvent, c’est le sentiment qu’ils ont d’être méprisés par leurs interlocuteurs. Et les aberrations qu’ils peuvent constater quand les entreprises viennent, trop rarement, faire des réparations. Ainsi, par exemple, on a cassé des terrasses qui avaient déjà été refaites par les habitants et le nouveau revêtement, contrairement à l’ancien, n’est pas étanche ; on vient changer un interrupteur, celui d’à côté qui ne marche pas non plus n’est pas changé car ça n’a pas été prévu (« on reviendra »)… Par ailleurs, ces dysfonctionnements sont source d’insécurité : les garages dont les portes ne ferment pas sont souvent squattés la nuit par des bandes de jeunes et on ne compte plus les dégradations sur les véhicules.

Les locataires – qui se qualifient eux-mêmes « en colère » – ont donc décidé de faire une pétition qui a été signée par la quasi totalité des personnes concernées et sont prêts, si le bailleur social ne les entend pas, à pousser plus avant leur mobilisation. Il va de soi que je vais faire mon possible pour les aider avant qu’on en arrive aux solutions extrêmes déjà envisagées (invitation de la presse, non paiement des loyers…). Sami, qui m’accompagne, note tout.

J’ai profité de l’occasion pour également faire le point sur les questions qui intéressent la totalité des résidences. Copropriétaires et locataires ont été satisfaits de l’intervention rapide des agents du service des Espaces verts venus sécuriser le talus en aplomb de la route qui monte chez eux (suite aux dernières intempéries un pin était tombé et d’autres étaient mal en point) : dès le lendemain de mon appel (j’avais été alertée par le Conseil syndical), ils ont procédé aux travaux. D’autre part, si la fréquence des bus a été améliorée, le rythme n’est pas encore vraiment satisfaisant : je ne suis pas sûre de pouvoir obtenir une amélioration tant il a été déjà difficile d’en arriver à la situation actuelle. Quant à l’ancien jardin d’enfants, il n’a plus aucun aménagement ludique – ni balançoires, ni toboggans – à cause des risques d’accidents. On ne dira jamais à quel point l’idéologie de la responsabilité et la crainte de la réparation juridique sont sources d’immobilisme pour la collectivité (et on peut le comprendre). Motif de satisfaction pour les résidents : l’entretien des espaces verts qu’ils ont confié à un CAT.

Pas de promesses quand je les quitte, sinon celle de faire au mieux pour qu’une évolution favorable se dessine. C’est ainsi que je conçois mon rôle de conseillère générale : je sers de relais avec les institutions compétentes pour une meilleure prise en compte des besoins des habitants.

Après un petit arrêt tout au bout de l’avenue Henri Musso où j’ai le plaisir de retrouver d’anciens amis et leurs voisins (là aussi, on me signale quelques soucis, notamment l’aménagement du carrefour avec l’avenue Henry Dunant), je me rends à mon rendez-vous à la cité du Vallon des Fleurs en contrebas.

Monsieur H. souhaite changer d’appartement. Je m’occupe de son dossier depuis pas mal de temps déjà, mais sans succès. Il a tenu à me faire visiter l’endroit qu’il occupe actuellement au niveau des caves de l’un des immeubles. C’est indescriptible et indigne : la totalité des travaux de réhabilitation n’a pu être faite chez lui car il était assez gravement malade et, ne disposant que d’une minuscule pièce, il n’a pas laissé entrer les entreprises (il demandait à être relogé pendant le temps des travaux). L’humidité est partout, il n’y a ni eau chaude, ni chauffage, ni gaz, les peintures sont écaillées, le revêtement du sol pourri. Les rares changements qui ont été faits l’ont été en dépit du bon sens : on remplace les interrupteurs et, les nouveaux étant plus gros que les anciens, la porte de la salle de bains ne ferme plus, on modifie le raccordement des sanitaires et le nouveau n’a pas la même circonférence que l’ancien ce qui occasionne des fuites permanentes… Monsieur H. a fait une demande au titre sur la loi DALO. On lui a répondu que son dossier n’était pas prioritaire.

Je profite du passage dans le quartier pour déposer dans les boîtes aux lettres les derniers courriers de mes interventions et les réponses qui y ont été apportées. Celles de la Présidente de Côte d’Azur Habitat est plutôt satisfaisante et je peux d’ailleurs me rendre compte par moi-même de la rapidité de prise en compte de mes démarches : réparation du grillage du jardin d’enfants, pose d’arceaux pour éviter les allées et venues des scooters dans les allées, augmentation du nombre des poubelles pour le tri sélectif… Les habitants qui m’arrêtent me font part de leur satisfaction.

Un petit crochet par l’Espace famille, où je trouve Nadia en train d’aider des mères de famille du quartier à remplir des papiers, et je quitte les lieux car une réunion m’attend à la permanence. « Gauche Autrement » reçoit Marie-Joseph Bertini pour une conférence-débat à partir de son ouvrage : Ni d’Eve, ni d’Adam (voir le compte-rendu sur le blog de Patrick). Le 8 mars est proche…

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