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Vendredi 10 octobre, 18 heures. Des moments comme on aimerait en avoir plus souvent. Dans les salons de la Villa Masséna, Zineb Doulfikar reçoit des mains de la ministre Fadela Amara la décoration de Chevalier de la Légion d’Honneur pour ses actions à la tête de « Ni putes ni soumises » et de l’association « Les chibanis » dans notre département.

Contrairement aux remises de décoration auxquelles j’ai déjà eu l’occasion d’assister, la manifestation est plutôt décontractée et particulièrement chaleureuse, alternant les instants de gaieté et ceux d’émotion. Il faut dire que les personnalités de la Ministre et de celle qui est honorée en ce jour y sont pour beaucoup… De même que le public réunissant des officiels, bien sûr, mais aussi beaucoup d’amis de Zineb qui, à un endroit ou un autre, qu’il soit associatif ou politique, ont partagé ses combats. Le bonheur de voir l’une des leurs ainsi reconnue par la plus haute distinction de la République est sincère. Et il n’y a pas d’ambiguïté : les ennemis d’hier qui, apparemment, sont encore ceux d’aujourd’hui, se sont abstenus. Finalement, bien leur en a pris !

En effet, après un discours du Député-maire qu’aucun militant de gauche n’aurait pu renier et la chaleureuse intervention de la Ministre, Zineb, avec des mots d’une grande sincérité, nous dit pourquoi elle est heureuse de cette distinction : elle l’est parce que rien n’a été facile pour elle, elle l’est pour ses parents qui ont élevé neuf enfants – et on la sent particulièrement émue quand elle en parle, elle l’est pour ses fils dont elle est si fière, elle l’est pour les combats qu’elle a menés et qu’elle continuera à mener. Mais Zineb n’a rien oublié des crasses qui lui ont été faites par la Fédération du PS (*Voir à la fin de ce billet, après les photos) : même si ce n’est pas la préoccupation du jour (heureusement !), elle tient quand même à le dire, après avoir rappelé sa satisfaction de la présence ici, en ce beau jour, de Patrick Mottard, son « professeur en politique ».

Mes relations avec Zineb ne sont pas toujours de tout repos. Je crois que ni l’une ni l’autre ne sait vraiment pourquoi : sans doute sommes-nous toutes les deux un peu trop entières et spontanées. Mais en ce jour, nulle ombre au tableau : je me sens fière d’avoir partagé tant de luttes avec elle, fière d’avoir été sa colistière dans la bataille municipale sur la liste de « Nice Autrement ». Et des combats, je sais que nous continuerons à en mener ensemble.

Une joyeuse pagaille s’est organisée autour du buffet. Chacun veut être pris en photo avec l’héroïne du jour. Zineb est rayonnante. On la sent bien dans sa peau : sa vie personnelle et sa vie publique ont rarement dû connaître des jours meilleurs… Et son bonheur est communicatif.

Comme je le disais au début de ce billet : des moments comme on aimerait en avoir plus souvent !

(*) En 2006, plusieurs militants du PS avaient souhaité que Zineb soit leur candidate à l’élection législative de 2007 dans la 3e circonscription des Alpes-Maritimes. Ce n’était pas l’avis des apparatchiks de la Fédération qui avaient présenté contre elle aux investitures une candidature « moins visible » pour laquelle avait voté une majorité d’adhérents (notamment ceux issus de l’immigration proches du Premier fédéral qui pourtant réclamaient à corps et à cris depuis longtemps la candidature de quelqu’un issu de leurs rangs). Suite à un commentaire fait sur son blog mettant en cause ces derniers qui, manifestement, ne souhaitaient pas de la candidature d’une femme responsable de « Ni putes, ni soumises », Patrick Mottard, qui soutenait la candidature de Zineb, avait été accusé par voie de presse de racisme (un comble !) par la fédération et ses fidèles communautaristes. Il avait même été traduit devant le tribunal fédéral du PS (aucune décision ne lui d’ailleurs jamais été transmise…).

Vous pouvez retrouver des informations sur cette affaire sur le blog de Patrick Mottard. Elle a fait l’objet de plusieurs billets en juin 2006 : 16/6 (Une occasion manquée), 20/6 (Les grandes manœuvres), 21/6 (Les grandes manœuvres – suite et, espérons-le, fin), 22/6 (L’effet boomerang), 23/6 (Le soutien de Bariza), 25/6 (Fêté au Chateau), 28/6 (1+100+LEA).

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Aujourd’hui avait lieu la manifestation protestant contre la décision du TGI de Lille. Le rassemblement sur la place Masséna avait été organisé par Ni putes ni soumises 06 (Zineb Doulfikar) et SOS Racisme (Mamadou Thioye), en présence de Marie-Louise Gourdon, conseillère générale de Mougins, qui a initié l’appel du « Manifeste des menteuses » que je vous invite à signer.

L’intérêt de la manifestation résidait moins dans le contenu de l’appel (tout a été dit sur la question) que dans la qualité de la mobilisation qui avait valeur de symbole : qui était là ? qui n’était pas là ? Car en la matière, rien n’est anodin.

Une grosse centaine de personnes étaient présentes parmi lesquelles une vingtaine de militants de « Gauche Autrement » dont la moitié étaient sur notre liste municipale. Il y avait aussi de belles délégations du Modem, de l’association des Démocrates des Alpes-Maritimes et des Verts.

Plus surprenant, la mairie avait « mis le paquet » : forte présence des élus de la majorité municipale avec à leur tête, le maire himself.

Par contre, il y avait une absence totale de « la gauche de la gauche » et du PC qui regorgent pourtant de féministes généralement promptes à se mobiliser dès que les droits des femmes sont en danger. Je n’ai pas vu non plus les militants les plus emblématiques du MRAP alors que le mouvement a nationalement condamné la décision du TGI. Sans commentaire.

Quant au PS, on a eu droit au service minimum : ni son chef de file, ni son lieutenant n’étaient là. C’est particulièrement regrettable sur un tel sujet, alors que le maire lui, était présent, et que le PS appelait à cette manifestation.

Cela dit, ce n’est pas pour me surprendre. Ce n’est pas la première fois que le PS 06 est gêné aux entournures sur un tel sujet : il pense à sa clientèle d’adhérents. Nous avons déjà eu l’occasion de le dénoncer.

Quant à la déléguée fédérale aux droits des femmes du PS, Michèle Aschieri, qu’on rencontre pourtant dans tous les pince-fesses de la ville, elle aussi a brillé… par son absence.

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