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Posts Tagged ‘Nice jazz festival’

Pour la première fois depuis sa délocalisation, nous avons passé avec quelques amis une soirée au Nice Jazz Festival version Jardin Albert 1er.

Impression partagée : nostalgie évidente des Arènes et des Jardins de Cimiez, appréciation pas vraiment négative pour le nouveau site. Intimité et proximité à Cimiez, événement « en grand » avec plus de public à Albert 1er.

Une belle programmation avec, malheureusement, une quasi-impossibilité de tout suivre, les deux scènes faisant évoluer les artistes aux mêmes horaires : du « vrai » jazz au Théâtre de Verdure, plus d’ouverture à Masséna.

Nous avons choisi de découvrir sur scène, après Thomas Dutronc, le musicien Emir Kusturica et sa bande du No Smoking Orchestra. Vous aimiez le cinéaste ? Vous adorerez le musicien. Le rock à la sauce balkanique, c’est quelque chose ! En tout cas, autre chose que la World music fade et consensuelle.

De la panthère rose à l’hymne soviétique en passant par la plage à Solenzara, Emir et son groupe absorbent tout sans jamais perdre une once d’authenticité. Et c’est ainsi qu’hier soir, dans une ambiance très chaude, nous sommes passés du local au global en retrouvant un local universel. Quel talent !

Mais, Emir, en rentrant chez moi, j’ai réalisé que nous étions le 11 juillet et qu’à cette date, 17 ans plus tôt, avait commencé le massacre de Srebrenica, celui de tes frères par les Serbes de Bosnie. Et je n’ai pu oublier tes prises de position si controversées. Forcément, la fête était finie…

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BB King

En allant au Nice Jazz Festival hier, je m’attendais à passer une soirée sous le signe de la nostalgie. Si l’on en croit les annonces du ministre-maire, il est fort possible que ce soit la dernière année qu’il se tienne à Cimiez pour émigrer du côté du jardin Albert 1er. Si j’ai conscience des troubles occasionnés aux habitants du quartier, plus par le stationnement des véhicules que par la musique d’ailleurs, je regretterai ce déplacement. Pour moi, en effet, comme pour beaucoup de Niçois, le lieu choisi en 1974 était un plus pour ce Festival. Combien de soirées ai-je passé avec des amis sous les oliviers ou dans les arènes ! Quel bonheur de terminer la soirée au son de la trompette de Miles Davis ou de celle de Dizziy Gillespie… Le festival s’appelait alors « La grande parade du jazz »…

IMG_2968Pourtant, aucun sentiment de ce genre n’est venu me submerger. Il faut dire que du fait des travaux dans les arènes, l’une des scènes – la plus emblématique – avait disparu. Et au lieu d’avoir trois podiums à la programmation concurrente, on se retrouvait avec deux scènes à la programmation alternative. Du coup, le public, au lieu de choisir tel artiste plutôt que tel autre, quitte à abandonner l’un en cours de récital pour aller en écouter un autre, transhumait de conserve des jardins à Matisse. Il faut dire aussi que le Village VIP, sans doute nécessaire pour aider au financement, situé cette année en bordure de la scène des jardins, ne contribue guère à la convivialité de l’ensemble, convivialité qui est la particularité de ce festival hors normes. Son charme pour les uns, son défaut pour les autres.

IMG_2972Pour ma part, j’ai toujours apprécié ce côté bon enfant et « non aficionado » du jazz à Cimiez. Déambuler dans les allées, écouter de la bonne musique, manger une portion de socca accompagnée d’un petit verre de rosé, rencontrer des amis… Oui, j’aime ça. Sauf que, hier, je n’ai pas vraiment retrouvé les mêmes sensations. Nous étions pourtant en bonne compagnie avec Luc et Joëlle, nous avons pourtant mangé la socca et bu le rosé, rencontré quelques amis (de moins en moins chaque année cependant me semble-t-il : je ne sais si le tarif est en cause mais les Niçois qu’on avait l’habitude d’y croiser habituellement se font plus rares).

IMG_3003Et il n’y avait rien à redire quant à la qualité des artistes : une bonne – très bonne – soirée de blues. Les guitares furent à l’honneur et ça a déménagé ! Susan Tedeschi, en ouverture, jeune femme presque fluette mais à la voix qui l’était beaucoup moins (surprenante), suivie de Joe Bonamassa qui déboule toutes cordes dehors (époustouflant), précèdèrent sur la scène des jardins le Roi de 83 ans, massif, impressionnant : BB King, le fidèle du festival niçois, qui, entre deux accords, joue de sa complicité avec un public acquis depuis des années.

IMG_2985Pendant ce temps, le jazz, sur la scène de Matisse, émergeait péniblement : Madeleine Peyroux avait du mal à imposer son joli mais petit timbre de voix ; un peu plus de succès pour le leader charismatique de Magma (qui sera en concert ce soir), Christian Vander, et son quartet.

Eh bien, malgré tout ça, non, le charme n’y était plus vraiment. Et, alors que je volais une photo du royal et furtif salut de la vedette du jour au fond de sa limousine, je me suis surprise à penser que le jazz avait peut-être déjà quitté la colline…

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