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Le In&Out 2016 des Ouvreurs

les ouvreurs

Pour la 8e édition du Festival du film Gay et Lesbien In&Out, le directeur artistique, notre ami Benoît Arnulf, a voulu, dès la cérémonie d’ouverture hier soir au théâtre Francis Gag, rendre hommage à l’équipe des Ouvreurs, l’association qui porte cet événement culturel désormais incontournable sur la place de Nice et bien au-delà. Ce qui a donné l’occasion aux nombreux photographes de la soirée de faire la belle image ci-dessus de ces bénévoles militants passionnés et talentueux.

Le festival, quant à lui, fut bien lancé par trois courts-métrages originaux (à In&Out, ce n’est pas surprenant) :
Thérèse(s) et Simone(s), une étonnante confession de Simone de Beauvoir sur la vieillesse sur une étrange (et dérangeante ?) chorégraphie (Adam M.)
Moratoire, un règlement de comptes familial construit comme un puzzle de films Super 8 authentiques (Jonathan Lemieux, Québec)
B., une animation fantasmagorique et libératrice avec des Barbie(s) et des Ken(s) (Kai Stänicke, Allemagne)

stories-of-ours-livesLe long métrage Stories of our lives de Jim Chuchu nous venait du Kenya (où le film a été interdit) et rassemblait cinq petites fictions (tirées d’histoires réelles) relatant des témoignages parfois émouvants parfois incriminants sur la difficulté de vivre son homosexualité au Kenya et au-delà en Afrique. Un film pudique et nuancé, servi par des acteurs étonnants.

Une belle soirée avec un public nombreux et chaleureux, mais injustement ignoré par les élus qui souvent se marchent sur les pieds pour la moindre inauguration d’un morceau de trottoir ou d’une place de parking. En effet, avec Patrick Mottard et Patrick Allemand, nous étions les seuls « politiques », la Ville de Nice étant normalement représentée par son conseiller délégué au cinéma et par son directeur aux affaires culturelles.

théâtre Francis GagPatrick et benoitBenoit Arnulf

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Des membres du Collectif 360°, Murielle Iris (au micro), Benoît Arnulf

Des membres du Collectif 360°, Murielle Iris (au micro), Benoît Arnulf

Pour sa deuxième soirée, le Festival In&Out a fait étape à la Villa Arson et nous a présenté, en partenariat avec la dynamique et exigeante association cinéphilique « L’Éclat », deux films documentaires sur les manifs pro et anti-mariage pour tous de ces derniers mois.

Ce fut l’occasion de retrouver le maître des cérémonies Benoît (directeur artistique du festival) ainsi que la petite famille Arnulf et bien sûr Sébastien, et de vérifier, une fois de plus, l’excellente et professionnelle organisation du festival.

Le premier film du réalisé par le Collectif 360°, Ecce homo, nous a montré un groupe de contre-manifestants LGBT investissant pacifiquement la grande manifestation des antis à Marseille en novembre dernier. Une magnifique démonstration de la pauvreté des arguments qu’une participante au débat a qualifiés d’arguments « parce que » : parce que c’est comme ça ! c’est la nature ! c’est la volonté divine ! c’est… le dictionnaire qui le dit ! (sur ce dernier point, il faudra qu’ils se mettent à jour : Larousse a changé sa définition).

Le deuxième film, Non à la haine, de la réalisatrice néo-niçoise Murielle Iris, est un montage effectué au cours des deux manifestations pro mariage de Nice et de Paris en début d’année. Là, nous avons eu la surprise de voir apparaître à l’écran… Patrick, assez largement interviewé.

Mais l’essentiel du film est dans la multiplication des témoignages anonymes (assez souvent d’hétérosexuels) qui, avec une certaine sérénité, disent non à la haine et oui à l’égalité. Le ton du film traduit d’ailleurs assez bien l’optimisme assumé de la réalisatrice et la scène finale, avec de jeunes enfants, est une véritable bouffée d’oxygène.

Rentrant chez moi, j’ai appris que les Néo-Zélandais venaient aujourd’hui même de légaliser le mariage gay (le vote s’est conclu de façon très chaleureuse et émouvante).

Après les Anglais, les Kiwis… et dans quelques jours les Français. Et un, et deux, et trois mariages pour tous !

Benoît Arnulf et Dominique Boy Mottard

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Bannière In&Out

Voir sur le blog de Patrick : In&Out, c’est déjà l’after…

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Benoît Arnulf, avec les représentants de Sida Info service et de la Mutualité française, partenaires des Ouvreurs

On nous l’avait bien dit : ce 19 avril allait être un grand jour. Belle affiche au Ray : le Gym contre le LOSC en demi-finale de la coupe de France.

Des pages dans Nice-Matin pendant toute la semaine qui a précédé l’événement, des pages encore aujourd’hui pour saluer l’équipe et le douzième homme, à savoir l’extraordinaire public des supporters niçois. Et il est vrai que rarement un match a autant fait l’unanimité. Malgré la défaite (2-0), tous les présents s’accordent à dire que la soirée fut mémorable dans le petit stade promis à une démolition prochaine, mais avec un public si nombreux que tous se mettent à rêver pour lui du futur grand stade, à la hauteur des ambitions d’une équipe qui pourrait alors remonter dans la première partie du classement…

A la même heure, impondérable d’un calendrier qui ne peut être que prévu des mois plus tôt, avait lieu l’inauguration de la troisième édition du Festival cinématographique gay et lesbien « In&Out ». La soirée nous a montré à quel point cette manifestation programmée par l’association « les Ouvreurs » avait pris, en très peu de temps, ses marques.

Après la projection de quelques petits bijoux (teaser, court métrage), le film du jour de Renate Costa, 108, Cuchillo de Palo, a fait l’unanimité. La réalisatrice retrace l’histoire de son oncle, Rodolfo, qui, dans le Paraguay des années 80, fit partie de la liste des « 108 » homosexuels arrêtés et torturés sous la dictature de Stroessner. Elle le fait, sur le mode intime, en interrogeant les membres de sa famille, particulièrement son père, le frère de Rodolfo. Son enquête se heurte aux non-dits sur la vie de cet oncle si différent du reste de la famille, une famille à l’image de cette société encore aujourd’hui empreinte d’une homophobie ordinaire, même si, ici ou là, des révélations se font jour, parfois.

Dans sa présentation du festival, Benoît Arnulf, le directeur artistique de la manifestation, a tenu à remercier les différentes collectivités sans le soutien financier desquelles In&Out ne pourrait avoir lieu. Mais il n’a pu que regretter l’absence totale d’élus. Seule présente, Joëlle Vacca, conseillère générale suppléante, qui représentait Patrick Mottard, retenu par des obligations professionnelles. Tous ceux qui avaient prévu de venir ont finalement préféré le foot.

Alors oui, il fallait être au Ray hier soir. Mais je n’y étais pas. Et je n’ai pas regretté le choix qui a conduit mes pas au MAMAC pour le lancement de ces neuf jours de cinéma. Un prélude au festival de Cannes qui s’annonce…

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