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Posts Tagged ‘Gros Morne’

Dominique Boy-Mottard, pont suspendu

Terre Neuve ne cesse de me surprendre par la variété de ses paysages. Pourtant, si l’on se contentait d’une description sommaire, on pourrait donner l’impression d’une certaine uniformité source de monotonie : des forêts et de l’eau un peu partout.

Sauf que les forêts ne sont pas toujours les mêmes, denses et sombres, ou plus aérées et tendres, et que l’eau, parfois vive, parfois stagnante, parfois douce, parfois de mer, offre des spectacles sans cesse renouvelés. Sans compter la variation constante de la couleur du ciel. Sans compter les nombreuses fleurs qui s’y épanouissent.

Cette richesse, on en trouve la quintessence dans le Parc National de Gros Morne.

Plus que partout ailleurs, on y est en contact permanent avec l’eau. Le parc est bordé à l’ouest par le golfe du Saint-Laurent. La côte plonge ses falaises abruptes dans la mer où apparaissent, surtout à marée basse, de nombreux rochers ou de grosses pierres. Le golfe s’insère dans les terres en deux bras bordés de forêts, avec des isthmes, des îles, des presqu’îles… Et comme il y a en plus de nombreux et immenses lacs, des fleuves, des rivières, des cascades, des étangs, on finit par ne plus trop savoir à quoi on a affaire. Personnellement, au bout d’un certain temps, j’ai décidé de ne plus chercher à comprendre si ce que je voyais était la mer ou non, l’eau salée étant séparée parfois de l’eau douce par une étroite langue de terre. J’ai ainsi pu profiter pleinement de ma découverte.

Même si le site est grandiose, il reste à dimension humaine. Peut-être est-ce dû au fait qu’on peut accéder assez aisément à son intimité grâce à de petites promenades. On ne reste pas extérieur : et moins de mystère ne nuit pas forcément à l’enchantement.

C’est ainsi que nous avons pénétré tour à tour des forêts noires et tourmentées ou aimables et tapissées de baies et de fougères, sillonné des tourbières qui prenaient des couleurs inquiétantes sous un ciel d’orage, traversé un torrent sur un pont suspendu, suivi la crête des falaises où l’on pouvait observer la succession des périodes géologiques comme dans un livre ouvert, sautillé d’un rocher sur l’autre dans une crique à marée basse…

Une originalité particulièrement remarquable : les Tablelands, des monts arides de roches ocre rouge, témoignant de la tectonique des plaques, raison qui est à l’origine du classement du site par l’UNESCO. Mais même là, de nombreux ruisseaux dévalent des hauteurs, ce qui nous a permis de croiser à nouveau le chemin de l’emblème floral de Terre Neuve, la carnivore sarracenia purpurea.

TourbièresTourbières 2Tablelands 2Tablelands 1Sentier de SteveRivièreMer 1Gorges de l'étang de Western BrookForêt 2Forêt 1Falaises 1Etang de Western Brook

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