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Posts Tagged ‘Gravier’

Carte de voeux de Patrick Mottard

Depuis plus de deux années, le conseiller général du 5e canton mène une campagne très active pour que la promotion immobilière ne soit pas la principale bénéficiaire de la destination nouvelle des terrains libérés par le départ programmé du stade du Ray.

Il milite pour que la volonté des riverains et de leurs conseils de quartier, en faveur d’un espace ouvert, ludique et sportif, soit respectée malgré un P.L.U. très permissif en matière de béton voté par la majorité municipale.

Jusqu’aux dernières élections cantonales, j’étais également très engagée sur ce dossier en tant qu’élue (voir les liens ci-dessous). C’est que le projet du Ray va fortement impacter les quartiers du sud du 7e canton comme Alexandre Médecin, Chambrun, Charles Baudelaire, Gravier…

Face à cette évidence, le silence radio du conseiller général actuel (certes en sursis…) est impressionnant. En fait, je l’avais prévu pendant la campagne électorale : un conseiller général lié à la majorité municipale ne peut pas avoir l’indépendance indispensable pour représenter les habitants de son canton.

Une raison de plus pour que le 7e canton soit à nouveau représenté « autrement » au Conseil général des Alpes-Maritimes.

Sur la question, voir mes précédents billets sur ce blog :

Projet de P.L.U. et emplacement du stade du Ray (25/05/2010)

Projet de P.L.U. : mes contributions (15/06/2010)

Alerte orange sur les terrains du Ray (19/12/2010)

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Entre une tournée avec Henri dans le quartier Gravier et des corrections de copies, je suis allée prendre une bouffée de fraîcheur sous les platanes de la place Alexandre Médecin où le comité de quartier Saint Maurice fêtait – avec quelques jours de retard – les mai !

Après les charmantes chorales et les danses des enfants de l’Espace famille, des écoles de la Madeleine et de Saint-Thomas d’Aquin, Peggy prenait le micro. Frédéric François, c’était il y a deux mois à l’occasion de la journée des artistes. Ce matin, Joe Dassin allait cueillir un bouquet d’églantines. N’hésitez pas à aller jusqu’à la fin de la vidéo : il y a un invité surprise !

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Anne-Philomène COTTALORDA et M. Laugier devant le moulin de ce dernier, 07/11/1960

Le quartier Charles Baudelaire, quand j’étais jeune, je l’appelais Gravier. D’ailleurs il m’arrive de continuer à le nommer ainsi.

Avec ma famille, je n’habitais pas très loin de là (avenue du Ray, où ma mère vit toujours dans le même appartement), ce qui fait que j’y ai eu quelques amis auxquels je rendais visite. Il était cerné, comme tout Nice nord d’ailleurs, par les cressonnières et l’inévitable coassement des grenouilles. Les amis ont grandi depuis et n’y vivent plus, mais je continue à voir certains d’entre eux (n’est-ce pas Richard B ?). Ce quartier m’est donc très familier et aujourd’hui, j’ai tissé de nouveaux liens. Pour tout dire, je m’y sens bien. Il faut savoir que les habitants de Charles Baudelaire sont ceux qui m’ont donné le plus de voix lors de l’élection cantonale partielle que j’ai remportée en 2005. Presque 70 % !

Alors bien sûr, j’y passe régulièrement, de préférence le samedi matin car c’est le jour où je peux rencontrer le plus de monde. C’est ainsi que je m’y suis rendue samedi dernier. Et il y a plein de choses intéressantes dans le coin que peu de personnes connaissent.

Je m’arrête d’abord vers ces ruines recouvertes de lierre – et à certaines époques, de bougainvilliers ou de glycines – au milieu des bâtiments de la « résidence Saint Maurice ». Cela ressemble aux ruines d’un ancien aqueduc romain : il est vrai qu’on y trouve les restes de canalisations, de rigoles, d’un puits. J’ai cependant du mal à le croire, car, si c’était le cas, il me semble qu’elles devraient être protégées. J’ai essayé d’obtenir des informations, mais je n’ai rien trouvé. Si quelqu’un a des précisions, qu’il ne se gêne pas pour les faire passer ! Quoi qu’il en soit, le lieu est plein de charme et mérite le détour.

Il y a ensuite, en bordure de la résidence des « Balcons du Ray », un petit canal qui récupère l’eau provenant de la source des Mourailles. Cette dernière avait d’ailleurs donné son nom au vallon qui, avant, descendait du chemin de Gairaut jusqu’ici. Les paysans y exploitaient les cressonnières (notamment la famille Cavallo) et y avaient planté des légumes qu’ils allaient vendre au marché de la place Saint Maurice (actuelle place Alexandre Médecin) et au marché de la Libé. Dans les années 1920-1930, Anne-Philomène Cottalorda, la grand-mère d’Henri, qui avait acheté « une campagne » à cet endroit-là, descendait et remontait à pied le chemin de Gairaut avec son charreton, aidée de ses fils. « La campagne » appartient toujours à la famille, mais elle a été en partie expropriée et coupée par l’autoroute… et une partie du vallon a été comblée. A côté, il y a toujours les bassins de décantation du moulin à huile. Ce dernier était la propriété de la famille Cauvin-Laugier comme les cressonnières d’ailleurs.

Pour en revenir au canal, seuls quelques mètres sont à ciel ouvert. Cette eau est utilisée pour arroser les jardins de certaines résidences en surplomb dans l’avenue Gravier. Une vanne retient l’eau et le nouveau gardien m’explique qu’il l’ouvre tous les samedis en fin de matinée pour éviter qu’elle stagne (les moustiques s’en donnent à cœur joie !). A sa prise de fonctions deux mois plus tôt, il a nettoyé le fond du petit bassin, et il y avait de quoi faire.

Je profite de la circonstance pour faire le point sur les difficultés du quartier avec les habitants rencontrés. On me parle du problème récurrent du stationnement dangereux dans le grand virage de la rue Charles Baudelaire. J’ai fait de nouveaux courriers pour qu’on y remédie. On s’inquiète également de l’avenir des terrains du stade du Ray quand le grand stade sera construit dans la plaine du Var.

Et puis, toujours revient le manque d’animation, même s’il reste le clos de boules. Il faut dire que la situation ne s’est pas arrangée avec le déplacement de la pharmacie un peu plus bas, dans l’avenue du Ray. Dans le petit espace commercial, la plupart des locaux sont fermés. Mon ami Roger est découragé (son épouse le secoue…) : leur boulangerie continue, avec beaucoup de difficultés, à servir les clients. Elle ferait presque office de service public. Mais cela pourra-t-il durer ? Je me dis que dans certains quartiers de notre ville, on devrait trouver le moyen de garder ouverts les petits commerces pour maintenir un peu de vie, comme on le fait dans les villages de campagne. A Nice nord, la concurrence des nombreux supermarchés est forte : comment un petit commerçant peut-il s’aligner sur les prix ? Il existe – et c’est heureux – des aides à la création d’entreprises, mais ne serait-il pas judicieux également d’aider à maintenir l’existant ?

Il est plus de midi, je repars avec mes baguettes. Le pain est chaud. L’un des quignons ne résiste pas à ma gourmandise. Il faut que ça dure : ce n’est pas partout que l’on trouve du bon pain…

Un ancien aqueduc ?

Un ancien aqueduc ?

Ruines de canalisations

Ruines de canalisations

Ancien puits

Ancien puits

Le canal des Mourailles

Le canal des Mourailles

Les vannes du canal

Les vannes du canal

Bassins de décantation du moulin à huile

Bassins de décantation du moulin à huile

Retrouvailles de deux amis

Retrouvailles de deux amis

Roger, le boulanger

Roger, le boulanger

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