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Dominique Boy-Mottard

Quel bonheur de présenter à nouveau mes voeux comme élue au restaurant « Les Palmiers » avec, entre autres, mes fidèles amis du 7e canton qui me savent gré de n’avoir jamais abandonné leur quartier.

L’occasion de se réchauffer ensemble après ce terrible mois de janvier en évoquant cette République si belle qu’ensemble nous devons défendre.

L’occasion aussi d’expliquer comment j’assume mes nouvelles responsabilités à la ville et à la métropole.

En prime, la belle conclusion de la soirée, avec mon ami Gérard Corboli honoré de la médaille de bronze de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative par Patrick Mottard et Sami Cheniti.

Ci-dessous, quelques extraits de mon discours et des images de la soirée.

(…) Alors, merci à tous d’être là avec nous aujourd’hui, tout particulièrement aujourd’hui. En effet, votre présence est un vrai réconfort. Les circonstances qui entourent les cérémonies des vœux sont cette année quelque peu singulières : comment souhaiter une bonne année alors que 2015 a si dramatiquement commencé ?

Je ne vais pas en reparler longuement ici, Patrick y reviendra. Pourtant, je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais j’ai du mal à m’extraire de ce qui s’est passé. Depuis ces journées des 7, 8 et 9 janvier, j’ai bien des difficultés à penser à autre chose, à passer à autre chose. Je sais qu’il faut éviter d’être dans l’émotion, mais comment faire autrement ? Sinon peut-être remplacer une émotion par une autre ? Remplacer l’horreur de ces journées par cette belle image de notre pays que les Français ont donné en se rassemblant pour dire qu’ils n’avaient pas peur et témoigner que la République était debout.

Cette union de tous – et je me fiche pas mal de savoir que le débat voire le combat politique reprendra ses droits, c’est normal – cette union de tous était nécessaire et elle s’est exprimée tant au sommet de l’Etat que dans les collectivités territoriales.

Pour ce qui me concerne, je n’ai pas hésité à voter l’ensemble des mesures proposées par le maire de Nice lors du dernier Conseil municipal convoqué selon la procédure d’urgence ce lundi matin. Tout ne correspondait pas forcément à ma culture – celle de la gauche – mais rien n’était fondamentalement contestable, d’autant que le maire s’est attaché à répondre positivement à des propositions d’amélioration de ses délibérations qui allaient dans le sens d’une meilleure efficacité des mesures retenues. Quand il y va de la sécurité de nos concitoyens, il n’y a pas lieu de tergiverser, tant qu’on reste dans le respect de l’Etat de droit.

Je n’ai eu d’ailleurs aucun mal à le faire dans la mesure où cette attitude m’est familière. Celles et ceux qui me connaissent savent que je privilégie toujours le fond à la forme, le sens des responsabilités à la bataille politicienne tellement stérile. Et contrairement à ce que certains peuvent penser – en toute bonne foi, je le leur accorde – ce n’est pas fléchir ou abandonner ses valeurs que de voter les propositions du parti adverse qui nous semblent aller dans le bon sens, celui de l’intérêt général, ou d’accepter de parler avec ceux qui ne sont pas de notre bord. Plutôt que la confrontation, je préfère la discussion – on peut être très ferme dans une discussion – qui permet, parfois, pas toujours, de trouver des compromis.

Je suis conseillère municipale et métropolitaine (les deux vont ensemble : c’est un paquet cadeau) depuis mars dernier. Cette participation à la gestion de la cité est une première pour moi. Je suis membre d’un groupe et, si j’en suis solidaire, je tiens tout de même à conserver mon indépendance, faire entendre ma petite musique qui est celle d’une opposition qui se veut constructive. C’est la raison pour laquelle je participe avec assiduité à de nombreuses commissions. Quand une délibération me semble critiquable, j’essaie toujours d’en obtenir la modification à ce stade, de voir comment on peut l’améliorer. Il est certain que c’est plus obscur et bien moins spectaculaire que de faire des effets de tribune ou de se lancer dans de violentes diatribes histoire de montrer qu’on existe à l’occasion de la séance publique du conseil. Mais je vous assure que c’est souvent plus efficace. Faire des coups politiques, ce n’est pas mon truc : mon truc, c’est d’essayer d’avancer pour défendre les causes ou les dossiers qui me paraissent justes.

(…) J’ai voulu vous donner quelques exemples de ce que sont mes fonctions depuis mon élection au sein de ces collectivités locales (la mairie, la métropole), parce que nos concitoyens ne savent pas toujours très bien ce que font leurs élus : eh bien, même s’ils ne le voient pas toujours, leurs élus (en tout cas, la plupart d’entre eux) travaillent. Dans l’opposition, ce n’est pas toujours facile et ça demande un important investissement car nos moyens sont limités. Mais ça ne nous fait pas peur. Ça ne me fait pas peur.

Bien entendu, il n’est pas question d’oublier les actions de terrain car, si j’aime me pencher sur les dossiers (déformation professionnelle de la juriste que je suis), ce travail ne prend tout son sens que s’il peut se rattacher aux préoccupations des habitants de notre ville. Ce sont eux, c’est vous qui nous alertez quand quelque chose vous inquiète, quand un besoin se fait sentir ou encore qu’un service fonctionne mal. Et, même si je suis élue sur l’ensemble de la ville, je dois avouer que mon terrain de prédilection reste Nice Nord. C’est mon quartier et j’y ai gardé des liens privilégiés avec nombre d’entre vous, des liens tissés quand j’étais la conseillère générale du 7e canton. Parmi les dossiers à venir dans l’actualité des prochains mois, il y en a un important, dont je sais qu’il préoccupe de nombreux riverains : le sort qui sera réservé aux terrains du stade du Ray. Jusqu’à présent, la municipalité n’a pas été très claire sur ce qu’il allait en advenir. On sait que le maire veut tout y mettre : des équipements sportifs, des terrains de jeu, des espaces verts, des immeubles, des commerces, des parkings, mais on ne sait trop en quelles proportions tout ça. Les délibérations votées par la majorité municipale laissent la porte grande ouverte à toutes les possibilités : il faudra être particulièrement vigilants et déterminés si on ne souhaite pas voir ce lieu au potentiel extraordinaire devenir un espace de béton supplémentaire à Nice Nord qui n’a franchement pas besoin de ça. Eh bien, je serai, nous serons, avec le conseiller général, vigilants et déterminés.

(…) Et puisque aujourd’hui il s’agit d’échanger nos vœux, ce sera, j’en suis persuadée, l’occasion d’échanger autant de raisons d’espérer. D’espérer une vie meilleure dans nos quartiers, d’espérer un destin plus grand pour notre cité, d’espérer le triomphe définitif de l’idéal républicain et de la Liberté éclairant le Monde, persuadée, avec Dom Helder Camara, que « lorsque qu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve, lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est déjà la réalité ».

publicGérard Corboli, Patrick Mottard, Sami ChenitiFin discours

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