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Posts Tagged ‘Gairaut’

La consultation dans le cadre de l’enquête publique sur le projet de P.L.U. de Nice prend fin vendredi. Hier, avec Patrick, nous nous sommes rendus au Forum d’Urbanisme et d’Architecture dans le Vieux Nice, pour déposer nos remarques.

1) J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer le sort des terrains du stade du Ray dans un billet précédent. Nous avons fait une large diffusion d’un document dans les quartiers riverains du stade pour informer la population. Plusieurs personnes (plus d’une centaine) se sont rendues au Forum et certaines nous ont donné copie de leurs observations. Les comités de quartier de Nice Nord ont également déposé les leurs.

Contestant le classement du secteur en zone UA (urbaine dense), nous avons fait trois propositions alternatives :

– le classement en zone N (le secteur Nj prévu pour les jardins et les terrains de sport est particulièrement adapté) permettrait à la fois de vérifier la réelle volonté de la municipalité de respecter l’avis des populations et de protéger celles-ci à l’avenir de tout programme immobilier intempestif ;

– le classement en zone UFj, moins protecteur que celui en zone N, permettrait la réalisation de services publics ou d’intérêt collectif de nature sportive, culturelle, éducative ou touristique ; suggéré par les comités de quartier, ce classement, que nous n’avions pas envisagé au départ, aurait l’avantage de laisser ouvertes de nombreuses possibilités pour la municipalité ;

– l’identification de l’emplacement en E.V.I. (Espaces Verts Identifiés) présentant un rôle de relais écologique potentiel autoriserait certains aménagements.

2) J’ai par ailleurs fait également quelques observations concernant la colline de Gairaut à propos d’un petit espace dont on comprend mal la modification de classement par rapport au POS, alors que tous les autres terrains alentours restent sans changement. Cela a pour conséquence, pour les propriétaires concernés, une impossibilité totale de construire s’ils ne l’ont pas déjà fait et ce quelle que soit la superficie de leur propriété (dans le POS, la construction était possible si la superficie était d’au moins 2500 m2).

L’une des propriétaires, à laquelle sa mère avait fait donation du terrain afin qu’elle puisse construire au moment où elle prendrait sa retraite et rentrerait « au pays », se trouve ainsi complètement démunie avec obligation d’entretenir au prix fort son terrain. Sans doute trouverait-elle avantage à se faire exproprier, mais il s’agit d’une propriété familiale achetée par ses parents, immigrés italiens, à une époque où les prix n’avaient pas encore flambé à Gairaut, et elle tient à la conserver. Elle me disait qu’elle n’osait en informer sa mère malade tant cette dernière était fière d’avoir pu léguer à sa fille quelque chose qui avait de la valeur…

Je sais bien que l’intérêt général doit primer sur les intérêts particuliers, mais, dans ce cas d’espèce, je m’explique mal ce qui peut justifier un tel classement du P.L.U. Tout autour, il y a des villas individuelles ou des lotissements, et les autres terrains restent constructibles… Très peu de propriétés privées sont concernées par cette modification du zonage et, du coup, aucune action collective d’importance ne peut être menée, les autres propriétaires se satisfaisant pleinement de leur situation. Au Forum de l’Urbanisme, personne n’a pu d’ailleurs nous fournir des explications. S’il y en a, je suis bien sûr tout à fait prête à être convaincue. Mais, sinon, cette inégalité de traitement est particulièrement choquante.

Sur le P.L.U. et la sauvegarde du patrimoine, voir le blog de Patrick Mottard.

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Gairaut 1
André Baladié, Pierre Astraudo, DBM, Michel Auda, Didier Rousseau

Dire que j’étais débordante d’entrain quand, ce samedi 4 juillet à 6 heures 30, mon réveil sonna, serait sans doute un peu exagéré. D’autant que je m’apprêtais à faire quelque trois ou quatre heures de marche en plein soleil avant de prendre ma valise et de quitter la ville pour quelques jours de vacances dans les P-O.

J’en étais même venue à me demander ce qui avait bien pu me prendre lorsque j’avais fait cette proposition à la commission « Qualité de vie » du Conseil de quartier n° 5 (Rimiez-Gairaut)…

Il faut dire que, depuis mon élection en 2005 comme conseillère générale (et déjà lors de la campagne), la valorisation des nombreux chemins et sentiers du 7e canton est ma tendre obsession. Aussi, quand le thème de la mise en valeur du patrimoine de Rimiez et de Gairaut fut retenu par notre commission et que quelqu’un rappela que, lors de la mandature précédente, une réflexion avait été déjà menée sur cette question et qu’il existait un projet de « Boucle de la Découverte » serpentant entre Cimiez, Rimiez et Gairaut, je n’avais pu m’empêcher de proposer : « Et si les membres de la commission allaient repérer ce circuit sur place ? ». C’est ainsi que notre enthousiasme accoucha d’un projet d’expédition collective. Lorsque la date du 4 juillet fut retenue, personne n’avait vraiment pensé, en cette douce soirée de début juin, que le climat serait sans doute moins clément. Rendez-vous avait donc été pris.

Hélène, qui ne pouvait participer à la balade, nous avait fait l’amitié d’être présente au départ, histoire de nous encourager. L’équipe avait fière allure à 8 heures chez Nallino avec Michel, Pierre, André et Didier. Elle avait toujours fière allure, au même endroit, quelques heures plus tard et ses rangs avaient grossi puisque Marie-France et Henri l’avaient rejointe sur le parcours.

Entre-temps, nous avions emprunté l’Avenue de Rimiez, passant devant toutes les propriétés de l’ex Compagnie Générale des Eaux (omni présente dans le secteur), longé le Canal de Gairaut au milieu des joggeurs, descendu le Chemin du Bari (après nous être désaltérés chez Michel) puis le Raccourci de l’Eglise (après avoir salué le curé), débouché sur l’avenue de Gairaut avant d’emprunter le Vieux Chemin du même nom. Tout en bas, nous avions récupéré le chemin de la Galère jusqu’à l’avenue de Brancolar avant de remonter l’avenue Cap de Croix en prenant le chemin des écoliers qui nous fit passer par le couvent des Clarisses.

Inutile de dire que le rafraîchissement offert par André Nallino presque quatre heures après notre départ fut le bienvenu !

Pendant cette balade, lors de laquelle j’ai pu me rendre compte que mes partenaires de marche étaient particulièrement « pointus » en botanique (pour une fois, Henri avait trouvé à qui parler !), nous avons pu noter un certain nombre de choses auxquelles il conviendrait de remédier, des propositions d’aménagement furent évoquées. Une manière de joindre l’utile à l’agréable…

Une heure après avoir quitté mes compagnons de randonnée, j’étais sur la route – en voiture cette fois – pour quelques jours de vacances. Patrick ne m’a pas trouvée très causante : lorsque nous avons franchi la frontière du département, je dormais déjà depuis belle lurette…

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Pour le sport, il y a la parité… Pour les élus, il faudra encore du temps…

Trois semaines après la messe célébrée par le père Dubray en l’honneur de Notre-Dame-de-la-Merci et la bénédiction du quartier qui s’en est suivie, me revoilà devant l’église de Gairaut un dimanche matin. Aujourd’hui encore, il s’agit de tradition – plus récente que la précédente, je vous l’accorde – puisque se déroule la vingt-cinquième édition du Grand prix de Gairaut, course pédestre de 12,6 kilomètres pas piquée des vers, au dire des participants.

La conseillère générale est heureuse de rencontrer ces bénévoles du Comité de quartier et leur président, M. Auda, un comité de quartier qui organise des événements si conviviaux. Elle a aussi (voilà que je parle de moi à la troisième personne !) le bonheur de compter beaucoup d’amis dans la course. Et de bons coureurs !

Mention très bien aux blogueurs fous avec LChe et un Claudio pas bougon pour un sou qui ont réalisé des prouesses qui augurent bien de leur participation au prochain marathon. Mention très bien également pour Jeff, le plus vieil ami de mon frère, arrivé parmi les premiers.

Mention presque très bien au couple « Gauche Autrement », Clotilde et Laurent, qui, après avoir réalisé de belles performances dans le Lubéron la semaine dernière (un peu plus de 2 heures sur le demi marathon) sont venus « récupérer » à Gairaut en faisant une course propre et nette. Juju, leur fiston, n’aurait pas renversé l’assiette de socca, la matinée aurait été parfaite pour la famille !

Mention bien pour Patrick… qui a terminé la course, sans claquage cette fois. Et contrairement à ce qu’il a prétendu, je ne l’avais pas menacé !

Hors compétition, je citerai Jean-Max Rolland, déjà champion sur feu le stade Jean Bouin à la fin des années soixante et dans les années soixante-dix quand, de mon côté, je gagnais quelques courses en sprint court. Il termine deuxième des V2. Enfin, la jeune et talentueuse Annabelle, fille d’un « collègue » du collège Henri Matisse arrivée deuxième des féminines toutes catégories !

Je n’oublie pas non plus le fan club de Gauche Autrement, venu encourager ses champions : Ghislaine, Jacky, Richard, Véro, Sylvie, Rose, Carolyne, Anik, Sami et son adorable fillette, et Irène (qui avait le mérite d’être là – certes un peu tard ! – après une soirée agitée).

J’arrête là car il me semble entendre Patrick dans la pièce d’à côté ourdir un complot avec les comités de quartier du 5e canton pour créer une course à la même date que celle de Gairaut… Il est vrai que la montée de Borriglione est nettement moins raide que celle de l’aire Saint Michel !

Plus sérieusement, l’après-midi sera consacré à une réunion organisée au CUM par l’association « L’Albatros » à l’occasion de la 4e journée mondiale des soins palliatifs. Les nombreux bénévoles qui œuvrent auprès des malades et de leurs familles étaient en grande partie présents. La conférence qui y fut donnée par le député-maire d’Antibes, Jean Léonetti, initiateur de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, était vraiment remarquable.

Alternant moments conviviaux et réflexion de fond, ce dimanche est un peu le symbole de ce mandat qui est le mien depuis 2005. Il ne faut pas plaindre les conseillers généraux : ils ont une vie passionnante.


« – Cette fois, tu termines, compris ? – Yes, sir… euh, conseillère… »
« – Ce serait quand même moins dur dans Borriglione… »

« – Allez Claudio ! Allez Laurent ! Allez Clotilde ! Allez Jean-Max ! Allez Patrick ! »
« – C’est ça, rigole Jacky… T’as même pas fait la course !! »

« – Pfff… moi je récupère et pendant ce temps elle cherche sa trousse à maquillage… »

« – Pas besoin de te planquer, on sait que t’as été prems ! »

« – Vous me faites marcher… l’Equipe Magazine ne fera jamais un numéro spécial sur moi !! »

« – Non seulement je n’ai pas couru mais je fume… J’aggrave mon cas ! »

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Anne-Philomène COTTALORDA et M. Laugier devant le moulin de ce dernier, 07/11/1960

Le quartier Charles Baudelaire, quand j’étais jeune, je l’appelais Gravier. D’ailleurs il m’arrive de continuer à le nommer ainsi.

Avec ma famille, je n’habitais pas très loin de là (avenue du Ray, où ma mère vit toujours dans le même appartement), ce qui fait que j’y ai eu quelques amis auxquels je rendais visite. Il était cerné, comme tout Nice nord d’ailleurs, par les cressonnières et l’inévitable coassement des grenouilles. Les amis ont grandi depuis et n’y vivent plus, mais je continue à voir certains d’entre eux (n’est-ce pas Richard B ?). Ce quartier m’est donc très familier et aujourd’hui, j’ai tissé de nouveaux liens. Pour tout dire, je m’y sens bien. Il faut savoir que les habitants de Charles Baudelaire sont ceux qui m’ont donné le plus de voix lors de l’élection cantonale partielle que j’ai remportée en 2005. Presque 70 % !

Alors bien sûr, j’y passe régulièrement, de préférence le samedi matin car c’est le jour où je peux rencontrer le plus de monde. C’est ainsi que je m’y suis rendue samedi dernier. Et il y a plein de choses intéressantes dans le coin que peu de personnes connaissent.

Je m’arrête d’abord vers ces ruines recouvertes de lierre – et à certaines époques, de bougainvilliers ou de glycines – au milieu des bâtiments de la « résidence Saint Maurice ». Cela ressemble aux ruines d’un ancien aqueduc romain : il est vrai qu’on y trouve les restes de canalisations, de rigoles, d’un puits. J’ai cependant du mal à le croire, car, si c’était le cas, il me semble qu’elles devraient être protégées. J’ai essayé d’obtenir des informations, mais je n’ai rien trouvé. Si quelqu’un a des précisions, qu’il ne se gêne pas pour les faire passer ! Quoi qu’il en soit, le lieu est plein de charme et mérite le détour.

Il y a ensuite, en bordure de la résidence des « Balcons du Ray », un petit canal qui récupère l’eau provenant de la source des Mourailles. Cette dernière avait d’ailleurs donné son nom au vallon qui, avant, descendait du chemin de Gairaut jusqu’ici. Les paysans y exploitaient les cressonnières (notamment la famille Cavallo) et y avaient planté des légumes qu’ils allaient vendre au marché de la place Saint Maurice (actuelle place Alexandre Médecin) et au marché de la Libé. Dans les années 1920-1930, Anne-Philomène Cottalorda, la grand-mère d’Henri, qui avait acheté « une campagne » à cet endroit-là, descendait et remontait à pied le chemin de Gairaut avec son charreton, aidée de ses fils. « La campagne » appartient toujours à la famille, mais elle a été en partie expropriée et coupée par l’autoroute… et une partie du vallon a été comblée. A côté, il y a toujours les bassins de décantation du moulin à huile. Ce dernier était la propriété de la famille Cauvin-Laugier comme les cressonnières d’ailleurs.

Pour en revenir au canal, seuls quelques mètres sont à ciel ouvert. Cette eau est utilisée pour arroser les jardins de certaines résidences en surplomb dans l’avenue Gravier. Une vanne retient l’eau et le nouveau gardien m’explique qu’il l’ouvre tous les samedis en fin de matinée pour éviter qu’elle stagne (les moustiques s’en donnent à cœur joie !). A sa prise de fonctions deux mois plus tôt, il a nettoyé le fond du petit bassin, et il y avait de quoi faire.

Je profite de la circonstance pour faire le point sur les difficultés du quartier avec les habitants rencontrés. On me parle du problème récurrent du stationnement dangereux dans le grand virage de la rue Charles Baudelaire. J’ai fait de nouveaux courriers pour qu’on y remédie. On s’inquiète également de l’avenir des terrains du stade du Ray quand le grand stade sera construit dans la plaine du Var.

Et puis, toujours revient le manque d’animation, même s’il reste le clos de boules. Il faut dire que la situation ne s’est pas arrangée avec le déplacement de la pharmacie un peu plus bas, dans l’avenue du Ray. Dans le petit espace commercial, la plupart des locaux sont fermés. Mon ami Roger est découragé (son épouse le secoue…) : leur boulangerie continue, avec beaucoup de difficultés, à servir les clients. Elle ferait presque office de service public. Mais cela pourra-t-il durer ? Je me dis que dans certains quartiers de notre ville, on devrait trouver le moyen de garder ouverts les petits commerces pour maintenir un peu de vie, comme on le fait dans les villages de campagne. A Nice nord, la concurrence des nombreux supermarchés est forte : comment un petit commerçant peut-il s’aligner sur les prix ? Il existe – et c’est heureux – des aides à la création d’entreprises, mais ne serait-il pas judicieux également d’aider à maintenir l’existant ?

Il est plus de midi, je repars avec mes baguettes. Le pain est chaud. L’un des quignons ne résiste pas à ma gourmandise. Il faut que ça dure : ce n’est pas partout que l’on trouve du bon pain…

Un ancien aqueduc ?

Un ancien aqueduc ?

Ruines de canalisations

Ruines de canalisations

Ancien puits

Ancien puits

Le canal des Mourailles

Le canal des Mourailles

Les vannes du canal

Les vannes du canal

Bassins de décantation du moulin à huile

Bassins de décantation du moulin à huile

Retrouvailles de deux amis

Retrouvailles de deux amis

Roger, le boulanger

Roger, le boulanger

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