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Posts Tagged ‘Ennahdha’

Cette semaine, les hasards de la vie ont fait que nous avons partagé deux moments forts avec des communautés importantes de notre cité.

DVC 2DVC 3DVC 1Vendredi soir, il s’agissait d’une rencontre autour du couscous de l’amitié, en plein cœur du 5e canton, avec les démocrates tunisiens de Démocratie Veille Tunisienne et de Tunisie Avenir, tout en évoquant les prochaines élections où il faudra s’organiser tant au pays que dans notre département où vivent de nombreux Tunisiens. L’abstention ne doit pas faire le nid de Ennahdha et de l’intégrisme. Nous serons bien sûr de ce combat-là.

Janvier 2013, au Centre Barsamian à Nice, avec Gaspard Kayadjanian (en haut à droite)

Janvier 2013, au Centre Barsamian à Nice, avec Gaspard Kayadjanian (en haut à droite)

Samedi matin, la communauté arménienne rendait, dans la petite église Sainte Marie de la Madeleine, un dernier hommage au Président du Conseil communautaire de la Côte d’Azur, Gaspard Kayadjanian, un de ces militants de la deuxième génération, à la fois pétris de culture arménienne et intégrés à la République française. Gaspard était un homme d’une grande détermination lorsqu’il s’agissait de défendre ses valeurs et d’une grande tolérance quand il s’agissait de discuter avec l’Autre. De voyages en cérémonies, de réunions en rencontres amicales, nous étions tombés sous le charme de son sourire éternellement bienveillant. À nous aussi il manquera beaucoup. À un moment où la communauté arménienne azuréenne connaît des difficultés, c’est aux objectifs d’unité et de fraternité chers à Gaspard que nous serons fidèles pour aider nos frères franco-arméniens.

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Mohamed Brahmi

Grosso modo, les révolutions de ce qu’on a appelé le Printemps arabe évoluent selon un scénario dans l’ensemble identique. Suite à une révolte contre des régimes autoritaires et corrompu, le peuple descend dans la rue. Le fait déclencheur peut varier, mais il n’est de toute façon qu’un exutoire : assez rapidement, les manifestants demandent le départ des politiques contestés de l’ordre ancien et la mise en place d’un nouveau gouvernement.

Selon la résistance du pouvoir en place, ça débouche sur des scènes de violences plus ou moins dramatiques. Et dans quasiment tous les cas, les Islamistes parviennent à tirer leur épingle du jeu et se retrouvent à tenir les rênes du pouvoir.

Parmi les pays concernés, la Tunisie présente une spécificité : les religieux y sont arrivés plus masqués qu’ailleurs, le mode de vie des Tunisiens et surtout des Tunisiennes se prêtant assez peu à l’instauration d’un tel régime.

Mais il est évident qu’ils n’ont pas renoncé et, de ce point de vue, ils ont trouvé un allié qui a pu entrer dans la place et prendre le pouvoir caché sous les oripeaux de la modération : Ennahdha.

En effet, ce soit disant islamisme modéré installe plus lentement mais sûrement une société où la religion est dominante et crée un climat favorable pour de plus extrémistes. Il légitime finalement les salafistes radicaux qui se sentent tout permis pour éliminer les opposants, comme en témoigne l’assassinat avant-hier du député Mohamed Brahmi, fondateur du parti Courant Populaire, après celui de Chokri Belaïd en février dernier. Aussi, penser que l’actuel gouvernement tunisien peut être la digue qui empêchera le salafisme de se développer est une lourde erreur.

De ce point de vue, on peut légitimement se demander si le déplacement du Président de la République française à Tunis et le soutien affiché à Ennahdha étaient opportuns. Un défaut de timing en quelque sorte…

Car, ne nous y trompons pas, ce deuxième assassinat majeur en Tunisie, concomitamment aux événements d’Egypte, prouve qu’un combat décisif s’engage dans les pays du Printemps arabe entre l’Islamisme et la Démocratie. La vraie démocratie, pas celle qui s’appuie sur des majorités de circonstance, mais celle qui assure la protection de l’opposition et des minorités tout en séparant Etat et Religion dans le respect de la liberté de conscience de chacun et l’égalité entre les hommes et les femmes.

Face à ce combat décisif, ne soyons ni spectateurs, ni naïfs, engageons-nous aux cotés de l’ensemble des forces politiques qui ne se résignent pas à l’islamisation de la société tunisienne.

P.S. En mars dernier, j’avais animé au MUSEAAV une réunion sur la situation des femmes en Tunisie.

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