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Posts Tagged ‘Conseil Général 06’

Parc de la grande corniche

La preuve que je ne lâche rien…

Ce matin, visite d’inspection du Parc de la Grande Corniche, propriété du Conseil général.

Visite plus champêtre que politique, je vous l’accorde. Encore que…

Vallée du PaillonFort de la RovèreArbresFleurs mauvesFleur cotonneuseFleurs roses et jaunesFleurs blanchesFleur rouge foncéFleurs rose pâle

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Sur cette photo, vous aurez bien sûr reconnu le Président du Conseil général des Alpes-Maritimes ainsi que Patrick Mottard. Avec eux des sportifs dont trois célébrités. Saurez-vous dire lesquelles ?

 

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Quand une collectivité publique comme le département présente son budget, il est tenu de respecter certaines règles afin qu’un contrôle efficace puisse être exercé. Il est particulièrement important de veiller à ce que, d’une année sur l’autre, soient repris les mêmes classements et distinctions. A défaut, il est délicat de vraiment réaliser quelle est l’évolution des politiques menées.

L’opposition doit sans cesse être vigilante pour repérer les petites manipulations de la majorité qui présente ce budget et faire surgir la réalité des chiffres. Ainsi, par exemple, dans le budget primitif pour 2012 du CG 06, la politique d’aide à l’enfance et la famille est présentée avec un budget en croissance par rapport à l’année précédente. Pourtant, dans ce budget de 106 millions d’euros, 10 millions concernent le coût des assistants familiaux, coût qui, en 2011, n’était pas rattaché à cette politique. Soyons honnête, une petite phrase du rapport budgétaire signale ce glissement, mais cela n’empêche pas le même rapport de présenter en hausse de 8% un budget qui, in fine, baisse de 2%… Evidemment, c’est bien mieux pour la communication !

Et justement, parlons-en de la communication. Chacun a pu constater que le Gouvernement était parti en guerre contre la fraude, thème populaire et populiste s’il en est, en mettant l’accent sur la fraude sociale plutôt que fiscale alors que cette dernière pénalise largement plus les finances de notre pays que la première. On trouve le même type de communication dans le département des Alpes-Maritimes dont le très médiatique Président est toujours à l’avant-garde pour la mise en œuvre de la ligne de conduite sarkozienne. Ainsi, le rapport budgétaire pour 2012 annonce sa détermination à lutter contre la fraude. A cela, l’on a rien à dire. Une brigade anti-fraude ayant été mise en place, on prévoit la récupération de 2,4 millions d’euros. C’est toujours ça de plus pour les recettes départementales me direz-vous. Sauf que, semble-t-il, seize personnes ont été affectées à cette brigade et que leur coût doit être assez largement supérieur aux 2,4 millions d’euros… Mais là n’est pas l’essentiel de mon propos.

L’essentiel, c’est l’utilisation qui est faite de cette lutte contre la fraude. En effet, la campagne médiatique qui a accompagné son annonce a directement ciblé les bénéficiaires du RSA. Et pourtant, on découvre dans le document budgétaire que ce ne sont pas les bénéficiaires du RSA qui sont les premiers visés… mais ceux de l’APA car ce sont les personnes âgées qui représentent 61% des indus en 2011 et dont on prévoit qu’elles en représenteront 70% (des 2,4 millions d’euros) en 2012. Mais bien sûr, s’attaquer aux vieux en les traitant de tricheurs, ça passe moins bien que de désigner à la vindicte publique ces flemmards de titulaires du RSA !

Salauds de pauvres !

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Ce schéma a mis bien du temps pour être soumis aux conseillers généraux. Il a même fallu en modifier les dates : initialement prévu pour la période suivant immédiatement le précédent schéma (2011-2015), il est finalement programmé pour 2012-2016. Il a été voté ce jour en séance plénière du Conseil général 06 (pour un compte-rendu de séance, voir le blog de Patrick Mottard).

Il y a eu donc un peu de retard dans la procédure de réflexion et de consultation. Et ce n’est pas à cause des élus du CG puisque la concertation ne les a pas du tout concernés. C’est dommage car, je n’en doute pas, nombreux sont ceux qui auraient eu des choses à dire s’ils avaient été associés au processus.

Cela dit, j’ai pu noter avec satisfaction quelques avancées allant dans le sens des propositions que j’avais régulièrement faites lors de nos précédentes séances plénières ou commissions permanentes. Je pense notamment, s’agissant de l’hébergement en EHPAD, du passage de 20 à 30 % du nombre de lits habilités à l’aide sociale et de la prise de conscience de la nécessité de redéployer les établissements sur la zone littorale notamment à Nice. J’aurais l’occasion d’y revenir car, même de ce point de vue, tout n’est pas rose.

– La première partie du schéma (« Un dispositif départemental favorisant la prise en charge optimale de la perte d’autonomie ») fait en quelque sorte un état des lieux.

Cette partie est intéressante car elle permet d’avoir une vue assez précise de la situation actuelle en ce qui concerne le nombre de personnes âgées et celui des places en établissements d’hébergement avec leurs différentes formules. Parfois, il faut quand même un peu savoir lire entre les lignes (ou plutôt lire les notes précédées d’un astérisque…) : c’est ainsi qu’on peut constater que les nouveaux lits autorisés sous l’empire du précédent schéma sont loin d’être tous en fonctionnement (638 ouverts sur les 2308 autorisés) et que si leur ouverture est prévue pour l’horizon 2014 encore faudra-t-il que le financement par l’Etat au titre des soins suive, chose pour laquelle il n’y a aucune garantie. De ce point de vue, les chiffres qui sont donnés sont plutôt inquiétants (à ce jour, parmi les 18 EHPAD ayant bénéficié d’une autorisation conjointe de l’Etat et du Département dans le cadre du plan de relance, seuls 2 EHPAD, représentant 163 nouveaux lits, sont entièrement financés au titre des soins, et les 16 autres restent en attente de financements complémentaires pour un total de 803 nouveaux lits). Du coup, le tableau qui donne un ratio d’équipement des Alpes-Maritimes en la matière proche de la moyenne nationale est pour le moins trompeur… dans la mesure où une bonne part des équipements en question n’existe pas encore.

Le schéma fait également le constat de l’importance dans notre département des structures et des lits gérés par le privé lucratif qui rechigne toujours à proposer des lits habilités à l’aide sociale puisque sur les 6021 lits autorisés, seuls 563 lits le sont (même pas 10% malgré l’obligation faite aux nouvelles structures et aux extensions de prévoir 20% de lits habilités pour pouvoir bénéficier d’une autorisation). Bien sûr, au total, et si les projets seront bien réalisés, il y aura, en 2014, 48% de lits habilités à l’aide sociale. Encore convient-il de savoir où ces lits vont se situer géographiquement. Malheureusement, on ne trouve pas de tableaux permettant de se rendre compte de cette répartition, mais, tout le monde le sait, la grande majorité de ces lits se trouve dans le haut pays où les établissements à statut public sont majoritaires. La preuve en est que 67% des résidents des EHPAD du littoral sont des résidents de proximité alors que c’est le cas de seulement 38% d’entre eux dans les établissements du haut pays. Et si tellement de personnes âgées du littoral se retrouvent dans ces établissements éloignés de leur lieu de vie originaire et familial, c’est parce que les tarifs y sont plus abordables.

Toujours dans cette première partie, on rappelle les efforts faits pour promouvoir la bientraitance. Le bilan des contrôles qui ont été réalisés met en évidence que le principal problème soulevé par les plaintes dans les établissements (si l’on excepte le dysfonctionnement général) est, très nettement, celui de l’insuffisance du personnel. Compte tenu du contexte actuel, je me demande dans quelle mesure il pourra y être remédié… Et si on peut saluer une amélioration de la formation des métiers des services à la personne, le nombre de personnes concernées paraît nettement insuffisant par rapport aux besoins. Par ailleurs, s’agissant de la cellule départementale interinstitutionnelle de contrôle qui a été installée en décembre 2007, elle doit notamment élaborer un bilan annuel de ses actions en lien avec le CODERPA (comité départemental des personnes âgées) et les fédérations d’établissements. Où en est-on de ces bilans ? Ont-ils été faits ? On n’en sait rien… Dans le même sens, on attend avec impatience les résultats de l’enquête de la commission « éthique et droit » de l’Observatoire gérontologique départemental (ODEGAM) analysant le ressenti des personnes âgées quant à leurs droits et libertés, enquête initiée en 2009 dont le schéma annonce la publication prochaine.

– Dans la deuxième partie du schéma (« Un contexte en pleine évolution »), les chiffres confirment la progression dans notre région et notre département du nombre des personnes âgées (même si à l’horizon 2020, le nombre des plus de 60 ans serait inférieur à ceux de trois autres départements de la région PACA, c’est dans les Alpes-Maritimes qu’il y aura encore le plus de personnes âgées de plus de 75 ans) et la faiblesse de leur revenu médian (1270 € mensuel) par rapport à la moyenne nationale, liée de plus à une disparité plus grande entre les plus aisés et les plus démunis.

A propos de la loi HPST (loi pour la réforme de l’Hôpital et relative aux Patients, à la Santé et aux Territoires) du 21 juillet 2009, qui en mis en place les ARS (agences régionales de santé), on peut faire quelques remarques sur la nouvelle procédure d’autorisation des ESMS (établissements et services sociaux et médico-sociaux) par appels à projets. Cette nouvelle procédure peut-être une très bonne chose s’agissant des EHPAD dans la mesure où l’autorité publique (Etat et Conseil général) qui finance peut être amenée à prendre des initiatives. En effet, l’expérience de la commission ad hoc mise en place dans le cadre du dernier schéma et dont je faisais partie durant mon mandat a mis en évidence le rôle purement passif du Conseil général en se contentant d’autoriser les projets remplissant les conditions obligatoires, quels qu’ils soient, jusqu’à épuisement des moyens sans jamais impulser quoi que ce soit. La nouvelle procédure pourrait permettre d’initier des projets plus adaptés aux besoins de notre département et aux moyens de sa population. Malheureusement, le nouveau schéma ne prévoit pas de nouvelles ouvertures d’établissements compte tenu des contraintes budgétaires de l’assemblée départementale et de la Sécurité sociale.

– La troisième partie du schéma propose un certain nombre de « fiches actions » d’intérêt inégal avec quatre objectifs.

. Le premier objectif (« Valoriser la place des seniors dans la société ») comporte trois fiches dont les actions se chevauchent un peu : par exemple, on veut « promouvoir le rôle des seniors dans la société » dans la fiche 1 et « revaloriser la place des seniors » dans la fiche 2 ; ou encore les « inciter à participer à toutes formes d’activités » dans la fiche 1 et « encourager le développement des offres culturelles, physiques et sportives, de loisirs à destination des seniors » dans la fiche 3. D’ailleurs la première fiche ne me semble pas se justifier (« affirmer la citoyenneté des seniors ») dans la mesure où il s’agit d’un objectif qui devrait concerner l’ensemble de la population et alors que les seniors ne constituent vraisemblablement pas la partie de la population la plus éloignée de ce type de préoccupation…

. Le deuxième objectif (« Bien vivre à domicile ») consiste pour une grande part dans le développement d’une meilleure information des publics concernés (fiches 4, 5, 6). C’est une bonne chose dans la mesure où les différents dispositifs existants sont particulièrement complexes. Je ne suis cependant pas persuadée de l’efficacité des actions prévues pour les personnes les plus dépendantes, mais il est vrai que la tâche n’est pas simple.
La prévention de la dénutrition des personnes en perte d’autonomie et des affections bucco-dentaires (fiche 7) témoigne d’un souci méritoire. Mais les actions susceptibles d’être mises en œuvre vont se heurter le plus souvent au manque de moyens de nombreuses personnes âgées : comment bien se nourrir avec un pouvoir d’achat qui ne cesse de diminuer, comment avoir une bonne hygiène bucco-dentaire dans un département où, plus encore que dans le reste de la France, les professionnels pratiquent des dépassements exorbitants ?
L’adaptation de l’habitat – fiche 8 – prévoit de réserver dans les nouveaux programmes, des logements avec certains aménagements identifiés, aux personnes âgées. Il me semble qu’une grande partie de ces aménagements pourraient exister dans l’ensemble des logements (on pourrait d’ailleurs retrouver la même problématique pour le handicap).
Pour la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer vivant à domicile, le dispositif prévu par la fiche 9 me semble pour le moins vague sinon faible. En effet, les actions prévues sont les suivantes : « promouvoir le déploiement des Maisons pour l’Autonomie et l’Intégration des malades Alzheimer (MAIA) » et « initier et soutenir d’autres types de plates-formes de service (e-technologies…) » : c’est tout.

. S’agissant du troisième objectif (« Bien vivre en hébergement »), si l’on peut constater, comme je le disais en introduction, un progrès par la prise en compte de propositions que j’ai souvent faites relativement à l’implantation géographique et à des tarifs accessibles (fiche 11), l’absence de moyens dont il est fait état par ailleurs et donc l’absence de projets d’ouvertures de lits, rend le dispositif complètement inutile.
Pour le reste, permettre plus largement l’accès aux EHPAD des personnes âgées atteintes de troubles sensoriels est une nécessité (fiche 12). Mais, là encore, les actions ne semblent pas très volontaires (« engager une démarche auprès des EHPAD »).
Prendre en compte les besoins des personnes isolées ou en situation de précarité (fiche 13) est également un objectif louable. On aurait cependant souhaité un peu plus de précisions sur ce qui est envisagé. Les exemples donnés constituent des propositions intéressantes : les logements foyers, qui respectent l’indépendance des personnes âgées tout en leur fournissant des services adaptés ont fait leur preuve (et nous en manquons cruellement dans notre région), la maison d’accueil rurale, s’il s’agit d’une petite structure, peut aussi apporter un plus aux populations isolées du haut pays. Mais on aimerait avoir l’assurance qu’on ne va pas parquer les précaires et les plus démunis dans des établissements qui ne seraient que des hospices améliorés.
Enfin, s’agissant de l’accueil familial, il peut être la meilleure et la pire des choses. Au-delà de l’agrément des familles, il faudra mettre en place un contrôle efficace pour prévenir tout risque à l’encontre de personnes qui seront souvent en situation de très grande fragilité.

. Le quatrième objectif (« Promouvoir la qualité et l’innovation au service des seniors ») met l’accent sur la nécessité de formation de l’ensemble des personnels intervenants (fiche 18). On ne dira jamais à quel point celle-ci est essentielle. La création d’un Institut de formation est à priori une bonne chose encore qu’on manque un peu de précisions sur ce qu’il sera. La VAE (valorisation des acquis de l’expérience), c’est bien, mais il faudra bien en arriver un jour à une véritable professionnalisation de l’ensemble des métiers des services à la personne (avec diplôme…) : mais cela ne pourra se faire qu’au niveau national.
Enfin, notre région (comme notre pays) n’est pas très avancée en matière de soins palliatifs. Les actions prévues (fiche 20) sont donc les bienvenues. Il faudra penser à y associer les associations qui œuvrent en ce domaine avec l’aide de quelques bénévoles et qui n’ont pas toujours eu le soutien qu’elles auraient mérité.

Pour conclure, il y a de belles ambitions affichées par le schéma, il y a aussi des actions concrètes prévues. Mais il reste sur un certain nombre de points beaucoup trop vague et risque, surtout, de souffrir de la faiblesse des moyens que le département est prêt à y investir.

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Ce matin, le Préfet des Alpes-Maritimes est venu à la rencontre des conseillers généraux qui, pour l’occasion, étaient réunis en Assemblée plénière.

Après un légitime échange de politesses entre le représentant de l’Etat et le Président du CG dans le genre « – je vous aime  – et moi donc ! », Monsieur Francis Lamy s’est assez longuement exprimé pour reprendre l’essentiel du rapport de l’année 2009 sur « L’activité des services de l’Etat dans les Alpes-Maritimes » qui nous avait été remis quelques jours plus tôt, faisant le bilan d’une année 2009 qu’il reconnaît avoir été difficile mais dont il s’est attaché à montrer les aspects positifs sans toutefois (trop) voiler les problèmes qui demeurent.

Les conseillers généraux pouvaient ensuite poser leurs questions. Comme l’année dernière, au nom du groupe Gauche Autrement, j’ai souhaité m’attacher à poser de vraies questions, pour lesquelles j’avais besoin de réponses, qu’elles soient générales (sécurité, logement) ou qu’elles touchent au 7e canton (Plan de Prévention du Bruit dans l’Environnement à propos des nuisances autoroutières entre Nice Nord et Nice Est, survol dangereux des quartiers nord de Nice par des hélicoptères).

Vous pouvez retrouver ces questions sur les pages de ce blog consacrées à mes interventions au Conseil général, auxquelles j’ai joint une synthèse des réponses de Monsieur le Préfet.

Pour un commentaire (original) de la partie de mon intervention sur la sécurité, voir le blog de Patrick Mottard.

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Manifestation des travailleurs sociaux à l’entrée du CG

Hier avait lieu la séance publique du CG consacrée normalement à la DM 1 (délibération modificative 1)… sauf qu’il n’y avait pas de DM 1 ! Le Budget primitif 2010 reste donc tel quel et nous avons dû nous contenter du vote du Compte administratif 2009 qui permet de constater le taux d’exécution du budget dont Patrick Mottard a pu constater, lors de sa prise de parole, qu’il était en recul important par rapport à celui de 2008.

Un petit nombre de rapports étaient soumis au vote de notre assemblée. Je suis pour ma part intervenue sur le nouveau Schéma gérontologique 2011-2015 pour demander que notre action en matière de création ou d’extension d’EHPAD soit plus déterminée afin de mettre en adéquation l’offre d’hébergement avec les besoins des personnes âgées dépendantes de notre département. On constate, en effet, que 95% de ces personnes vivent dans la zone littorale et que leurs moyens sont le plus souvent modestes (leur revenu médian dans les Alpes-Maritimes est de 1248 € mensuels). Or le plus grand nombre de lits à tarifs abordables (secteur public ou privé non lucratif) se trouve dans le haut ou moyen pays. C’est une revendication que les conseillers généraux (de tous bords) ont du mal à entendre : il faut dire qu’ils sont souvent maires de petites communes en zone non urbaine et qu’ils voient dans ces établissements des opportunités en terme d’emplois. Pour ma part, j’ai trop souvent rencontré des personnes qui se trouvaient isolées de leur proches car elles n’avaient pu trouver de places à des tarifs pouvant leur convenir pour ne pas considérer les préoccupations territoriales de mes collègues comme secondaires.

Par ailleurs, j’ai également mis l’accent (une nouvelle fois) sur les tarifs arrêtés par le préfet en matière de prophylaxie animale. Ces tarifs sont le fruit d’accords entre représentants des vétérinaires et des éleveurs et ils sont beaucoup plus élevés que dans les autres départements (y compris ceux qui présentent des particularités semblables au nôtre). Il faut dire que la part très importante de ces tarifs (parfois la totalité) prise en charge par le CG ne doit pas inciter les éleveurs à se battre dans les négociations avec les vétérinaires pour obtenir de meilleurs prix…

Vous pouvez retrouver l’intégralité de ces interventions en vous rendant sur la page de ce blog qui leur est consacrée.

Mais l’événement le plus notable de la journée a eu lieu avant le début de la séance. Les travailleurs sociaux, qui avaient déjà manifesté le 18 juin, sont venus en nombre pour faire part de leur inquiétude quant à l’avenir de leur profession. Les différents groupes d’opposition ont relayé en séance leurs revendications. Pour le groupe Gauche Autrement, Patrick a tenu à souligner qu’il ne fallait pas être dupe de la bonne tenue du budget de l’action sociale (qui effectivement, contrairement à d’autres secteurs, a été maintenue à son niveau antérieur), car ce serait occulter deux réalités :

«La première a déjà été évoquée : l’effort du CG consiste en grande partie à compenser le désengagement de l’Etat ce qui revient à un jeu à somme nulle pour l’usager et à un sacrifice supplémentaire pour le contribuable local. La deuxième est liée au changement de climat très net qui s’est opéré ces derniers temps dans le secteur et dont la manifestation de tout à l’heure est révélatrice. La crise s’installant, l’action sociale ne serait plus épargnée par les baisses budgétaires. Il en serait fini de la sanctuarisation et les professionnels du secteur sont très inquiets. Si changement de cap il devait y avoir en la matière, à l’instar des 10% de réduction de financement du CG sur la prévention spécialisée dès la rentrée, il est important que nous ayons un vrai débat au sein de cette assemblée. Ce serait, par exemple, l’occasion de rappeler à une majorité départementale très soucieuse – et à juste titre – de sécurité que celle-ci passe par le travail des associations et des éducateurs spécialisés. Pour suivre avec beaucoup d’attention ce qui se passe dans le quartier Vernier, par exemple, je peux vous assurer que mes propos ne sont pas des effets de tribune. Donner aux associations des missions supplémentaires prioritaires dans les collèges tout en diminuant leurs sources de financement ne va certainement pas les aider à jouer pleinement leur rôle dans les secteurs relevant de la politique de la ville. »

La seule réponse donnée par le Président en séance a consisté à parler de manipulation (par les élus d’opposition, par leur direction) des salariés de la Prévention spécialisée. Pour avoir discuté avec ceux qui étaient présents devant les portes du CG, ce n’est pas le sentiment que j’ai eu… Une délégation a été reçue. Pour quels résultats ?

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J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer sur ce blog tout le bien que je pensais de cette action du Conseil général en direction des élèves des classes de troisième du département qui consiste à organiser un déplacement dans la journée au camp d’Auschwitz. Compte tenu de la crise économique et de la baisse des ressources de notre collectivité, on pouvait craindre que ces voyages ne soient annulés. Il n’en a rien été, même si, de façon un peu symbolique, on a supprimé un ou deux déplacements sur l’année, et la volonté du Président du CG n’est sans doute pas étrangère à la pérennité de cette initiative.

C’est ainsi que le mardi 2 mars, j’ai pris l’avion pour Cracovie, en compagnie des élèves du collège Jules Valéri. C’était la première fois que j’accompagnais les ados de cet établissement ; les deux fois précédentes, c’est le collège Matisse qui avait été concerné (je fais partie des élus privilégiés qui ont plusieurs établissements sur leur canton et j’appartiens donc aux deux Conseils d’administration). L’équipe du département, sous la responsabilité d’Eric Goldinger, est bien rodée : tout est fait pour qu’aucune préoccupation d’ordre pratique ne vienne perturber les participants.

Faisaient également partie du voyage certains membres du Conseil général des jeunes ce qui m’a donné le plaisir de croiser la toujours souriante Léa, l’élue du 7e canton.

Deux jeunes et sympathiques enseignants, Marie-Dominique Dupré, professeur d’histoire, et Dominique Novelli, professeur de Lettres, encadraient les vingt-et-un élèves de Valéri, cette fois encore sélectionnés sur lettre de motivation. Quelques-unes de ces lettres ont d’ailleurs été lues par leur auteur lors de la petite cérémonie du dépôt de gerbe. Leur contenu témoigne à l’évidence de la pertinence qu’il y a à choisir les participants sur la base de ce critère. En effet, à partir du moment où il ne peut être question d’organiser un tel déplacement pour toutes les troisièmes du département, il me semble plus justifié et plus opportun d’opérer une sélection de cette manière plutôt qu’en choisissant arbitrairement une classe ou en retenant les meilleurs élèves.

Bien sûr, le plus important consiste à faire en sorte que cette expérience ne soit pas conduite sur une seule journée et uniquement en direction de ceux qui auront pris le départ. Les enseignants le savent bien qui préparent l’avant et organisent l’après. A Valéri, un travail a été prévu qui permettra de faire partager cette indispensable expérience aux camarades de classe de ceux qui auront fait le voyage.

Bien sûr, si cette expérience est riche, elle n’en est pas moins difficile : c’est une chose d’entendre parler d’une chambre à gaz ou d’un four crématoire, c’est autre chose de constater concrètement leur existence. Les adolescents de Valéri ont fait preuve d’une grande attention pendant les longues heures qu’a duré la visite. Il faut dire que notre guide, un ancien professeur en retraite, était vraiment remarquable. Waldeck – c’est son nom – a tenu à me signaler à la fin qu’il avait rarement eu une telle qualité d’écoute. L’encadrement vigilant et attentionné par les professeurs y était sûrement pour beaucoup. Cela n’a pas empêché la conseillère générale, qui n’y était pour rien, à être fière comme Artaban !

PS : Avec Patrick, nous avons déposé ensemble la gerbe du Conseil général. Compte tenu des liens familiaux qui nous unissent à ce lieu, ce fut un moment fort pour nous.

Article de Nice-Matin du 4/3/2010 consacré à ce voyage de la mémoire.

 

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PM et DBM au CG 2009Conseil Général, AP du 29/06/2009

Aujourd’hui, séance plénière du Conseil général 06 consacrée à la DM1 (Décision modificative n° 1) du budget 2009.

Assez curieusement, la première délibération n’a pas porté sur les questions budgétaires mais sur un rapport consacré à la lutte contre l’insécurité dans les collèges. Ce choix pouvait d’autant pus surprendre que le document sur lequel on nous demandait de nous prononcer n’apportait pas grand chose de nouveau à l’exception de l’achat par le département de matériel (en nombre limité) de surveillance. Ce qui m’a fait dire en préambule : « Ce rapport est en fait, pour résumer mon sentiment, une synthèse des politiques déjà existantes du CG parfois un peu rafraîchies – qu’il s’agisse de politiques propres aux collèges ou de politiques plus générales adaptées – à laquelle s’ajoute un bon de commande pour trois portiques et quatre-vingt-dix détecteurs de métaux portables. C’est dire qu’il ne va pas révolutionner le secteur. »

Pour moi, pas de doute, nous étions donc dans une pure opération de communication politique (*) initiée suite aux interventions récentes du Président de la République.

Pour autant, il y avait dans ce rapport un certain nombre de choses que nous (Gauche Autrement) approuvions comme l’attention particulière qu’il faut porter aux abords des collèges et sur le trajet du domicile à l’établissement (une présence policière aléatoire nous semble cependant plus efficace que les caméras…) ou encore les contrats de responsabilité parentale, à la condition qu’ils soient utilisés pour une meilleure prévention et non simplement pour supprimer les allocations familiales.

Pour les caméras de vidéosurveillance, les portiques ou les détecteurs de métaux, nous ne nous y opposons pas par principe (puisqu’ils ne sont proposés qu’aux établissements qui se portent volontaires), mais reste à prouver leur efficacité. De toute façon, ces appareils nécessitent une présence humaine, alors, pourquoi utiliser du personnel indirectement et ne pas assurer une présence renforcée d’adultes dans les collèges ?

J’ai fait également valoir la nécessité, pour renforcer la sécurité, de réduire le nombre d’élèves dans les collèges afin de se rapprocher du nombre de 700 fixé comme objectif par le Plan « collèges avenir » 2004-2010. Et certains établissements en sont loin, comme le collège Henri Matisse (plus de 1100 élèves) ou Jules Valéri (plus de 900) situés sur le 7e canton et dans les Conseils d’administration desquels je siège. J’ai rappelé que le même Plan a prévu la construction d’un collège supplémentaire à Nice Nord.

Ces deux derniers éléments – réduction des effectifs d’élèves et présence renforcée d’adultes – ne sont pas du tout envisagés par le rapport.

Lors du vote, nous avons préféré nous abstenir. « Voter contre serait envoyer un signe négatif à nos concitoyens inquiets de la sécurité de leurs enfants, voter pour serait donner une prime à une petite opération de communication politique. »

Vous pouvez lire la totalité de mon intervention sur cette question sur les pages de ce blog consacrées au Conseil général.

Vous y trouverez également mes autres interventions sur la mise en place du RSA, la protection de l’enfance et la santé animale.

(*) Preuve qu’il s’agit bien d’une opération de communication, Nice-Matin titre ce mardi 30 juin, sur toute la largeur de la page 2, et photo à l’appui : « Les portiques de détection vont faire leur entrée au collège »… Un peu exagéré pour l’acquisition, pour tout le département, de trois portiques portatifs

J’ai été interviewée sur la sécurité dans les collèges par France Bleu Azur, Radio Nice et France 3.

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En août 2006, nous étions à Cracovie, capitale de la province de la Petite Pologne. C’était l’été, le temps des vacances. Aujourd’hui, c’est pour une toute autre raison que j’atterris à l’aéroport Jean-Paul II.

S’il est une initiative du Conseil général que je soutiens, c’est bien celle qui consiste à organiser des déplacements au camp de concentration d’Auschwitz pour les élèves des classes de 3e. Il est important de noter que cette action de notre collectivité, décidée en 2004, a été pérennisée depuis à raison de huit séjours par an, réunissant des élèves de cinq collèges en même temps. On est loin des effets d’annonce et des opérations de communication. Ce n’est pas rien d’organiser ces voyages, et l’équipe du CG qui s’en occupe, sous la responsabilité du sous-directeur à l’Education, Eric Goldinger (qui a été présent sur les vingt déplacements), parvient à faire en sorte que la journée se déroule sans incidents majeurs.

Pour la deuxième fois depuis mon élection, j’accompagnais l’équipe du collège Henri Matisse. Encadrés par leur Principale et cinq enseignantes (en histoire-géographie et en arts plastiques), les vingt-huit adolescents avaient été particulièrement bien préparés à ce qu’ils allaient voir, ce qui est indispensable. Sélectionnés dans les différentes classes de 3e sur la base de lettres de motivation, ils se sont montrés attentifs, concernés, et, pendant la visite, la gravité avait remplacé sur leur visage l’insouciance qu’on y trouve habituellement à cet âge. Il leur restera maintenant à faire partager leurs émotions à leurs camarades restés à Nice et un travail a été prévu en ce sens par l’équipe pédagogique.

Présent également, comme souvent, le déporté Charles Gottlieb, dont le témoignage est toujours écouté attentivement par les élèves. La Ville de Nice avait tenu à honorer ce jour-là Estelle, son épouse, qui fut elle-même déportée à Auschwitz, et c’est avec le responsable aux Anciens Combattants François Rabut que Charles déposa une gerbe à sa mémoire. Quelques minutes avant, c’est avec mes collègues le Dr Georges Roux (canton d’Antibes centre) et Jean Thaon (canton de Lantosque), que j’avais déposé la gerbe du Conseil général des Alpes-Maritimes devant le monument édifié au bout de la voie ferrée qui conduisait les déportés à la mort, à côté des chambres à gaz et des fours crématoires du camp d’extermination de Birkenau. C’était la première fois que je participais activement à un tel hommage (je n’avais jamais déposé de gerbe auparavant). J’étais très émue que ce soit en cette circonstance, sans doute d’autant plus qu’ici a péri mon arrière grand-mère, Flora Lattès, déportée à l’âge de 74 ans.

90% des personnes déportées à Auschwitz pour y être immédiatement exterminées étaient des juifs (environ un million). Ce n’est pas faire insulte à tous ceux qui périrent ici, en raison de ce qu’ils étaient (notamment les Tziganes), que de constater le caractère irréductible de la Shoah : c’était les juifs que « la solution finale » avait prévu d’éliminer de toute l’Europe.

dsc08819Sami avait souhaité participer au déplacement. C’est peu dire qu’il fut ébranlé par cette journée. Quand, à plusieurs reprises, je me suis tournée vers lui, j’ai trouvé un homme au regard bien souvent perdu dans le vague, des yeux qui avaient du mal à croire ce qu’ils voyaient, et qui semblaient dire : «mais comment cela a-t-il pu se faire, comment cela a-t-il été possible… ?»

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Hier, lundi 30 juin, avait lieu l’Assemblée Plénière du CG des Alpes-Maritimes consacrée au Compte Administratif 2007 et à la Décision Modificative n°1 du Budget 2008.

Une longue séance (jusqu’à 20 h), trop longue apparemment pour beaucoup de conseillers qui ont quitté la réunion avant la fin. Je ne suis pas sûre d’ailleurs que nous ayons toujours eu le quorum. Stoïques et consciencieux, Patrick et moi sommes restés jusqu’au bout. De même que Sami, venu assister, dans le public, au déroulement de la séance, en compagnie, un certain temps, de Rose. Quelques heures passées aux côtés de notre collègue, Jean-Raymond Vinciguerra, élu dans le canton de Grasse, expert des questions environnementales… et toujours aussi drôle.

Le cumul finit par être voyant, très voyant, pour Patrick Allemand. Quelques jours après avoir été pointé du doigt par Christian Estrosi et Nice-Matin pour avoir quitté, avec Paul Cuturello, la séance de la CANCA consacrée à l’avenir des transports dans notre ville (et notamment la ligne 2 du tram) pour rejoindre une obscure réunion d’appareil du PS, il a été de nouveau stigmatisé pour avoir quitté la séance du CG après une petite heure de présence, à un moment où seule une infime partie des quatre-vingts dossiers avait été traitée. De plus, comme à leur habitude, les élus de la majorité s’en sont régulièrement pris à la Région PACA, et personne n’était là pour leur répondre, surtout pas le Vice-Président (cela dit, même lorsqu’il est là, il ne répond que rarement à ces attaques, à croire qu’il s’en fiche ou ne sait pas quoi dire).

Dans son intervention sur le CA et la DM1, Patrick Mottard a mis en évidence le rééquilibrage en faveur de la ville de Nice que l’on peut constater dans les actions du CG 06.

D’autre part, il semble bien que les choses soient sur le point de bouger sur la question du logement. Dans sa réponse à Patrick, le Président a amorcé un début d’évolution sur une question que j’avais eu souvent l’occasion d’évoquer concernant la répartition des aides individuelles entre l’accession à la propriété et l’accès à un logement locatif. Je suis très satisfaite de constater qu’aujourd’hui toute l’opposition est mobilisée sur une cause que j’ai eu bien longtemps l’impression d’être la seule à défendre… chacun revendiquant d’ailleurs le mérite d’avoir été le premier à réagir sur la question.

Je me souviens avoir insisté sur le sujet lors d’un débat qui m’avait opposée sur France 3 à Christian Estrosi peu après mon élection en 2005 et où la question du logement social avait été évoquée. Comme le Président faisait valoir qu’il préférait que nos concitoyens accèdent à la propriété plutôt qu’à un appartement dans le locatif social, je lui avais répondu qu’il me faisait penser à Marie-Antoinette quand elle disait : « S’ils n’ont pas de pain qu’ils mangent de la brioche ». Paul Cuturello avait dû trouver la formule à son goût puisqu’il l’avait reprise peu après, à l’occasion d’un meeting (sans prendre la peine de me citer bien sûr…).

Patrick a également insisté dans son intervention générale sur les questions sociales et, pour ma part, j’ai quelque peu développé ces thèmes (personnes âgées et personnes handicapées) en cours de séance.

Il a terminé son discours en interrogeant le Président sur celui qui nous présenterait à sa place le CA et la DM1 en 2009, mais ce dernier a botté en touche. Cela dit, quand il a dû partir, il a confié la présidence de la fin de séance à Charles-Ange Ginésy. Serait-ce un indice ?

Pour le reste, nous nous sommes efforcé de faire, dans nos interventions, des remarques constructives, n’hésitant ni à dire notre satisfaction quand les décisions nous semblaient aller dans le bon sens, ni à critiquer quand ce n’était pas le cas. Comme l’a dit Patrick, le groupe « Gauche Autrement » se veut une opposition décomplexée.

On peut voir l’intégralité du discours de Patrick sur le site de « Gauche Autrement », ainsi que quelques interventions de Dominique Boy-Mottard.

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