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Posts Tagged ‘CG 06’

liberté-Egalité-FraternitéDepuis trois ans, une cellule antifraude visant le RSA fonctionne au sein des services du Conseil général. C’est ainsi qu’en 2014, elle a permis de détecter des fraudes pour un montant de 4,8 millions d’euros (le chiffre de 20 millions avancé dans la presse intègre en fait les demandes rejetées parce qu’infondées).

Ce travail reste important avec 189 plaintes déposées par le CG auprès des TGI de Nice et de Grasse, même s’il faut relativiser ce chiffre par rapport aux 25 000 allocataires du RSA dans le département.

Cette lutte antifraude n’est pour moi pas essentiellement un impératif financier. C’est surtout un impératif moral. La fraude sociale, comme la fraude fiscale d’ailleurs, est d’autant plus insupportable que beaucoup de nos compatriotes souffrent économiquement.

C’est la raison pour laquelle Patrick Mottard a approuvé ce dossier lors de la dernière séance plénière du Conseil général en décembre 2014.

Mais cette juste politique ne doit pas nous faire passer à côté d’une autre réalité. Par fierté ou par marginalisation, de nombreux allocataires potentiels ne touchent pas le RSA auquel ils pourraient pourtant prétendre. Et là, le chiffre de ces « oubliés » du RSA est probablement à multiplier au moins par dix.

Il serait à l’honneur du Conseil général de faire, sur ce thème, de l’information et de la pédagogie en leur rappelant que le RSA, ce n’est pas de la charité, pas plus qu’une mesure de contrôle social. Mais tout simplement l’expression de la solidarité républicaine.

Imprimé de demande du RSA : cerfa_13880-04

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J’admire beaucoup les collègues élus qui cumulent allègrement les mandats. Pour ce qui me concerne, ma fonction de conseillère générale du 7e canton suffit largement à occuper mon emploi du temps, même dans le cadre d’une semaine où j’étais pourtant professionnellement épargnée (c’est assez rare !). Ce petit compte-rendu vous permettra de comprendre pourquoi il m’arrive parfois de négliger ce blog… Car cette semaine a été passionnante.

C’est ainsi que j’ai passé la matinée de mardi avec le directeur de l’ASP (action sociale préventive) de l’ADSEA, Monsieur Francis Milliasseau, et de l’équipe éducative qui intervient à Las Planas et au Vallon des Fleurs. S’ils m’ont fait part des difficultés qu’ils rencontrent dans leur profession et des améliorations qu’ils jugent souhaitables, ils m’ont également fait partager leur passion de ce qui ressemble plus à une vocation qu’à un travail. Nous avions ensuite rendez-vous avec le Directeur du CET (centre éducatif et professionnel) « La Nartassière » que l’association gère à Mouans-Sartoux : parmi les formations proposées aux jeunes, les métiers de la restauration. Je ne saurais trop vous conseiller d’aller déjeuner au restaurant d’application « Le Mesclun » : vous serez parfaitement servis dans un cadre agréable et aurez le plaisir de déguster des mets délicats composés à partir de produits frais d’excellente qualité.

En fin de journée, je rencontrais sur le canal des habitants de Gairaut pour une discussion à propos du projet de PLU (Plan Local d’Urbanisme, qui remplace le POS). A ce propos, que les personnes intéressées n’oublient pas de se rendre au Forum d’Urbanisme et d’Architecture (1, place Pierre Gautier) pour éventuellement faire part de leurs observations lors de l’enquête publique qui se déroulera du 10 mai au 18 juin.

Le lendemain, c’est en voisine que j’allais rencontrer Madame Audrey Borne, la très souriante chef de service de la Villa Virginie (avenue de Brancolar), établissement du Foyer de l’Enfance des Alpes-Maritimes situé sur mon canton. Le nouveau directeur du Foyer, Monsieur Georges Prioreschi, avait bien voulu m’accompagner. Là encore, l’implication du personnel auprès des enfants, souvent en grande détresse et reçus ici en urgence, est très forte. J’ai également pu constater les améliorations apportées à leur cadre de vie puisque la villa a été entièrement rénovée.

Jeudi, Commission permanente du Conseil général, que nous avions préparée, avec Patrick, dans la journée de lundi et la veille au soir. J’ai profité de ma présence sur place pour avancer certains dossiers et faire mon courrier avec Rose et Sami, avant de faire un  saut à l’Espace Famille du Vallon des Fleurs pour déposer des lots offerts par le CG pour une prochaine manifestation.

Vendredi, j’avais prévu une distribution de lettres pour informer de mon action les habitants du canton concernés par le problème des nuisances causées par l’A8. Retenue par une obligation familiale, c’est vers la fin de la matinée que j’ai rejoint Gérard et Henri dans l’avenue Cap de Croix avant de partager avec eux un déjeuner bien mérité chez Nallino. Cette pause a été l’occasion d’échanger nos inquiétudes relatives à la dramatique situation de la Grèce et à l’avenir de l’Europe. Après un rendez-vous avec une personne qui souhaitait des conseils en matière d’APA, c’était assez tard que je pouvais rejoindre les amis de Gauche Autrement et du quartier à la permanence de Cyrille Besset pour le traditionnel apéro du vendredi.

Et aujourd’hui, à l’issue des cérémonies officielles du 8 mai, nous avons eu le plaisir de partager quelques instants de convivialité avec des Anciens Combattants amis retrouvés au Félix Faure.

Demain dimanche est un autre jour… Patrick, Clotilde et Laurent participent à la course de l’Aire Saint Michel. Elle traverse une grande partie du 7e canton : impossible de manquer ça !

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S’il y a quelqu’un d’incontournable au CG 06, c’est bien « Lily » Falcon. Tous les élus vous le diront.

C’est en grande partie grâce à elle que j’ai pu accueillir au Conseil Général, en début de semaine, dans de très bonnes conditions et en sa compagnie, une vingtaine d’enfants de l’Institut Les Chanterelles, centre de rééducation qui scolarise et prépare à la réinsertion en milieu scolaire des enfants déficients auditifs ou présentant des troubles spécifiques du langage de moins de douze ans. L’idée en revient à mon amie Ghislaine Mony – elle travaille à l’institut – qui me l’avait soumise quelques semaines plus tôt.

C’est très sages et en rang par deux (plus ou moins…) que les invités du jour ont pénétré dans la salle. Nous les avons en effet installés dans le grand hémicycle où se réunit habituellement l’assemblée départementale et je dois dire que j’ai pris bien du plaisir à contempler face à moi ces jeunes têtes blondes ou brunes émergeant de sweat-shirts colorés là où la couleur triste des costumes domine habituellement.

Ils étaient là pour en savoir plus sur ce mystérieux Conseil général. Bien préparés par les éducateurs qui les accompagnaient (Philippe, Natasha et bien sûr Ghislaine), ils nous ont soumises, Lily et moi, pendant une heure à un flot de questions : que fait le Conseil général ? qui sont les personnes qui le composent ? comment sont-elles arrivées là ? qui a payé les minibus qui nous ont conduit ici ? combien de personnes travaillent au département ?…

Il faut croire qu’ils ont été convaincus car, à la fin, quand je leur ai demandé s’il y en avait parmi eux qui, plus tard, souhaitaient devenir des conseillers généraux, l’immense majorité a levé le doigt ! Les filles, très minoritaires, étaient plus réservées et elles ont eu droit à un petit couplet féministe de ma part : il fallait qu’elles soient un peu plus audacieuses si on voulait que cette assemblée comporte, dans l’avenir, plus de femmes que les six que nous sommes actuellement sur cinquante-deux élus (murmures dans la salle, Oh !).

Après la remise d’une sacoche au logo du CG comprenant notamment une belle casquette jaune qui fut immédiatement arborée pour la prise de la photo souvenir, leur travail fut récompensé par un goûter qui était très attendu.

Puis ce fut le départ, la promesse de nous faire parvenir le journal qui sera rédigé en guise de compte-rendu, et les petits bras qui s’agitent derrière la vitre pour dire au revoir. Sur le parvis, avec Lily, nous n’étions pas en reste !

Il y a quand même des moments très gratifiants dans la vie d’une conseillère générale…

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La salle de réunion, pendant une suspension de séance

L’Assemblée plénière du Conseil général était réunie ce jeudi 18 décembre pour remplacer Christian Estrosi, démissionnaire de ce poste, à la présidence de notre collectivité.

Point de suspense : Eric Ciotti a été élu. Les trois groupes d’opposition n’ont pas présenté de candidats, considérant qu’il s’agissait là d’un aménagement interne concernant les élus de la majorité sur fond de cumul des mandats et de chaises musicales. Le président du groupe socialiste ayant eu le culot d’en faire des tonnes sur la question, je n’ai pu m’empêcher de remarquer, lors de mon intervention, que le cumul était malheureusement une pratique commune aux élus de droite et de gauche et que, dans notre assemblée, c’était le cas. Je visais bien évidemment, non seulement Christian Estrosi, mais aussi Patrick Allemand qui se trouve aujourd’hui dans la même situation, puisque, dans l’attente de l’issue d’une procédure judiciaire dont il n’a pas l’air de se plaindre, il continue à cumuler trois mandats alors que la loi limite normalement ce nombre à deux…

Vous pouvez lire un commentaire de cette réunion sur le blog de Patrick Mottard et l’intégralité de mon intervention sur le site de Gauche Autrement.

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Par deux fois, Patrick Allemand prononcera ces mots au cours de sa diatribe matinale lors de l’Assemblée Plénière du Conseil général. Cette expression n’est pas fortuite : elle a été prononcée pour blesser. Groupe familial, cela évoque le favoritisme, le népotisme, l’esprit de clan…

Or, soyons clair : par qui est composé ce « groupe familial » ? Par un homme, élu en 1998 et réélu en 2004 dans le canton de Jean et Jacques Médecin, et par une femme, élue en 2005 dans des conditions particulièrement difficiles sans aucun soutien (et c’est le moins que l’on puisse dire) de la Fédération du PS 06.

En effet, je ne suis pas Conseillère générale parce que je suis l’épouse de Patrick (encore que porter pour partie son nom était loin d’être un handicap), mais parce que je me suis battue pour obtenir en 2004 un résultat inespéré dans un canton dont personne ne voulait à gauche, parce que je me suis défendue en plaidant moi-même devant le tribunal pour obtenir l’annulation d’un résultat contestable, parce que, avec l’aide de mes amis, j’ai fini par battre l’adjoint à la Sécurité de la ville dans le canton le plus à droite de Nice.

Je n’ai pas peur des mots : Monsieur Allemand, votre sous-entendu est tout simplement dégueulasse.

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Ce matin, élection du Président du Conseil général des Alpes-Maritimes. Les circonstances m’ayant conduit à présenter ma candidature, voici le texte de mon intervention.

 » C’est une situation un peu singulière qui m’a conduite à présenter ma candidature à cette Présidence, sous les auspices du baron Pierre de Coubertin, l’important étant de participer.

En effet, n’étant pas victimes du syndrome de Stockholm, il était difficile pour moi-même et Patrick Mottard de voter pour le candidat de notre famille politique. Aussi, pour éviter toute spéculation, toute instrumentalisation, il nous a semblé plus simple de présenter une candidature, avec humilité, mais aussi avec conviction.

En effet, l’élection du Président du Conseil général est l’occasion de réaffirmer un certain nombre de principes qui nous semblent nécessaires pour que la politique de notre institution soit le plus conforme possible à l’idée que nous nous faisons de l’intérêt général.

Rien de très nouveau, mais des choses auxquelles nous tenons. Le budget du CG des Alpes-Maritimes est un budget important. On peut faire beaucoup pour nos concitoyens, mais ce budget n’est pas non plus extensible à l’infini. C’est pourquoi nous voulons insister particulièrement sur quelques rééquilibrages qui nous semblent nécessaires.

L’affirmation claire d’une priorité en faveur de la zone littorale tout d’abord : le haut pays a largement bénéficié de la sollicitude de notre assemblée. Le temps est venu de porter davantage l’effort sur les zones urbaines.

Un rééquilibrage permettrait, par exemple, d’accentuer l’effort en matière de logement. Même si cette question ne fait pas partie de nos compétences obligatoires, la gravité du problème est telle que toutes le collectivités doivent se mobiliser. Et la nôtre a une raison plus particulière de le faire. Puisque l’essentiel du problème en la matière vient de la spéculation foncière, puisque cette même spéculation fait rentrer beaucoup d’argent dans les caisses de notre département, il nous semblerait logique, comme on a eu l’occasion de le rappeler à plusieurs reprises, qu’une part conséquente des droits de mutations soit affectée à la construction de nouveaux logements.

Rééquilibrage, toujours sur la question du logement, entre l’aide à la location et l’aide à l’accession à la propriété. Contrairement à ce qu’il m’a souvent été rétorqué quand je suis intervenue sur cette question, je le dis très nettement :  » Non, je ne suis pas contre la propriété privée ! « . Mais il n’en demeure pas moins qu’il existe des priorités et qu’à trop vouloir aider les uns (ceux qui peuvent accéder à la propriété), on aide moins les autres (ceux qui n’ont d’autre choix que d’accéder à un logement locatif). Je ne doute pas que le maire de Nice qui s’est engagé sur le développement du logement et notamment du logement social pendant sa campagne saura convaincre le Président du Conseil général de lui apporter son aide.

Ensuite, dans le domaine de l’action sociale (et là nous sommes au cœur de nos compétences), il est indispensable d’accentuer l’effort en faveur des populations qui ont le plus besoin de notre soutien.

Je pense, par exemple, aux personnes en situation de handicap : certes la MDPH a été mise en place rapidement dans les Alpes-Maritimes, mais on constate encore ici ou là des ratés auxquels il faudrait apporter des solutions au plus tôt (j’ai eu l’occasion de le signaler encore récemment lors de la dernière réunion de la Comex). Le SIVA ayant enfin intégré la MDPH cela devrait apporter, en tout cas on l’espère, un plus à l’institution. S’agissant de la scolarisation des enfants en situation de handicap, il nous faut accentuer l’effort afin d’assurer au mieux leur accueil en milieu ordinaire : l’Inspection académique a prévu de nommer deux nouveaux enseignants référents (il en aurait fallu davantage, mais en ces périodes de réductions de postes dans l’Education Nationale, j’ai le sentiment qu’il va falloir s’en contenter – je salue au passage le mouvement des personnels de l’Education Nationale qui se battent pour la sauvegarde du SP de l’éducation), donc 2 enseignants référents ; nous, nous avons créé 35 postes supplémentaires d’AVS (auxiliaires de vie scolaire). Cela répondait à une demande que nous avions plusieurs fois formulée. Mais nul doute qu’il faudra là encore aller plus loin : je pense notamment à la formation de ces personnels car je ne suis pas sûre que ce que nous avons prévu soit suffisant. Sans doute conviendrait-il – mais ça, ça dépend de l’Etat – de créer un véritable métier d’assistant de vie scolaire, fait pour durer, sanctionné par un vrai diplôme. Mais en attendant, améliorons quand même ce qui peut l’être et qui dépend de nous.

Parmi les populations qui ont le plus besoin de notre soutien, il y a aussi les personnes âgées : nos sociétés sont confrontées au vieillissement de leur population et nous devons continuer à nous battre pour que leur soient proposées les meilleures conditions d’existence possible, qu’il s’agisse du maintien à domicile ou de l’accueil dans les EHPAD. Je ne désespère pas d’obtenir une modification des coefficients qui ont été retenus par notre assemblée pour définir les priorités en la matière, afin que soient réellement privilégiées les créations de lits en zone littorale et habilités à l’aide sociale (augmentons encore le pourcentage de lits accessibles à tous avant de donner notre autorisation). Il n’est pas normal que nos anciens soient exilés dans les maisons de retraite du haut pays, exil conduisant à un isolement qui, la société étant ce qu’elle est, se transforme vite en solitude.

Et enfin, de l’autre côté de la pyramide des âges, l’enfance et sa protection. L’efficacité de la loi du 5 mars 2007 qui améliore cette protection en privilégiant la prévention, dépend pour l’essentiel des mesures adoptées par les conseils généraux pour son application, et j’avais eu l’occasion de souligner, en son temps, la faiblesse du dispositif prévu par notre collectivité. Il y a encore beaucoup à faire pour améliorer les actions de prévention pré et postnatale (on a besoin de plus de sages-femmes, de psychologues, de puéricultrices), beaucoup d’efforts à faire en matière de dépistage des troubles d’ordre physique, sensoriel et d’apprentissage des enfants en maternelle (il faudra des médecins, des infirmières). De façon générale, nous devons enfin donner à l’Action Sociale des moyens en personnel.

Intervenir fortement en matière d’aménagement du territoire (on reparlera rapidement de l’OIN de la Plaine du Var), en matière de développement économique, d’environnement, de développement durable et de politique de la ville, tout ça relève aussi de notre responsabilité. Avoir un discours fort sur la culture, le sport, le tourisme est également une nécessité.

Mais nous concentrer sur le noyau dur de nos compétences est un devoir. Parmi ces compétences, il y a bien sûr les collèges où, malgré les progrès, beaucoup reste à faire. Mais il y a surtout le social qui est la mission essentielle de notre collectivité. Les actions que nous pouvons mener en la matière ne sont pas forcément les plus spectaculaires, mais j’ai la faiblesse de penser qu’elles sont les plus utiles à nos concitoyens. C’est pour cela qu’il faut concentrer nos moyens et notre énergie dans ce domaine.

Ma candidature ne m’a pas permis d’accéder aux plus hautes responsabilités de cette assemblée. Je m’en consolerai en pensant avoir contribué à la réflexion commune par l’affirmation de ces quelques vérités. »

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