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Posts Tagged ‘7e canton de Nice’

Contrairement à ce que beaucoup de citoyens pensent, l’annulation de l’élection du 7e canton de Nice par le Tribunal administratif n’entraîne pas la suspension du conseiller général élu dans des conditions litigieuses. Il faut – nous sommes dans un Etat de droit et c’est heureux – attendre la décision en appel (puisque appel aurait été interjeté, bien que je n’en ai pour l’heure aucune nouvelle) du Conseil d’Etat.

Cela dit, il semblerait que le conseiller élu ait tiré lui-même les conséquences de son illégitimité car il a disparu d’à peu près partout sur le terrain. Depuis le jugement du tribunal, sa discrétion est assourdissante. Séance plénière (et budgétaire) du Conseil général : absent. Manifestations des comités de quartier : absent. Conseil d’administration du collège Valéri : absent (en fait, il n’a jamais assisté à une seule séance depuis son élection).

C’est à peine si on l’a repéré à Paris du côté de l’Elysée pour se plaindre, en tant que Président de la Fédération Nationale des Chasseurs, de ne pas être représenté dans les instances de protection de la nature !

Du coup, je me retrouve bien seule dans le 7e canton… Puisse le Conseil d’Etat clarifier bien vite la situation !

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Comité de quartier dans la salle paroissiale du Vallon des Fleurs

Difficile de perdre les (bonnes) habitudes : ma vie continue à tourner, beaucoup, autour du 7e canton.

Il faut dire que quelques problèmes se sont fait jour. Bien sûr, il y a la suppression de poste qui pourrait être désastreuse pour l’école des Acacias et contre laquelle les parents et les enseignants se battent encore. Il y a également la présence inquiétante d’une antenne de téléphonie mobile à côté de l’école Saint Exupéry pour laquelle Jean-Christophe m’a accompagnée afin d’apporter son aide éclairée sur cette question aux parents d’élèves. On a également fait appel à moi à propos de l’élargissement du Vieux Chemin de Gairaut promis avant les élections et qui serait aujourd’hui tombé aux oubliettes.

Il y a aussi des réponses que je continue à recevoir à des courriers faits auprès de différentes autorités ou organismes avant les élections, qui m’arrivent maintenant et que je diffuse donc dans les quartiers concernés. C’est ainsi qu’aujourd’hui j’étais du côté de Charles Baudelaire.

Il y a aussi les assemblées générales des comités de quartiers.

Avant-hier, c’était le tour de celle du quartier Saint-Maurice – Borriglione – Vallon des Fleurs, conduite de main de maître par son Président. A cette occasion a été évoquée la question de l’éventuelle construction d’une église orthodoxe au fond de l’avenue Henri Musso, projet qui pose des problèmes aux riverains dans la mesure où il s’agit d’une petite impasse qui risque de se trouver encore plus envahie qu’elle ne l’est aujourd’hui par des véhicules en stationnement. Pendant la campagne électorale, les habitants s’étaient fortement mobilisés et avaient obtenu que le permis de construire ne soit pas accordé par la Ville. Le candidat UMP avait alors tenu des propos très rassurants selon lesquels jamais un tel projet ne verrait le jour. Sauf que… un recours est intenté auprès du TA par l’acquéreur (l’association cultuelle orthodoxe roumaine ?) et que le terrain a bel et bien été vendu, semble-t-il, sans la condition suspensive initiale liée à l’obtention du permis, ce qui en dit long sur l’optimisme du maître de l’ouvrage quant à l’issue de son action… J’avais eu l’occasion de rencontrer le Consul de Roumanie en début d’année, un consul très en pointe sur un projet dont l’architecte n’est autre que son épouse… Il était furieux après moi car « on » s’était chargé de lui faire savoir que c’était la conseillère générale qui était à l’origine de tous ses maux. Je n’ai rien – pas plus que les habitants du quartier – contre la construction d’une église, orthodoxe ou pas, roumaine ou pas, mais n’importe quel aménagement attirant du public dans un lieu à ce point inapproprié laisse pour le moins perplexe. D’autant qu’à quelques mètres de là, l’église œcuménique du Vallon des Fleurs accueille depuis longtemps, dans de bonnes conditions, les services de la communauté orthodoxe roumaine. C’est d’ailleurs cette proximité qui a permis aux habitants de constater l’importance du nombre de véhicules autour de l’église à l’occasion des offices. Bref, affaire à suivre…

Et puis, dans le 7e canton, j’ai aussi mes habitudes de convivialité. Peu nombreuses, les tables de ces quartiers sont bonnes et s’en sevrer est bien difficile ! Il y a quelques jours, c’est avec le Vice Président de l’Université que je partageais mon repas chez Nallino. Aujourd’hui, c’est avec Sami que nous avons profité d’un temps magnifique pour déjeuner agréablement au soleil sur la terrasse des Palmiers, le temps de se dire que oui, décidément, la vie est  belle…

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Ils ont osé ! La 7e compagnie des cantonales, les Pieds nickelés de Nice Nord, ont encore frappé… et même si je m’accorde une certaine expérience en matière politique et électorale, j’en suis, je l’avoue, abasourdie.

En 2004, devancée de 19 voix par mon adversaire UMP, nous avions relevé un nombre important d’irrégularités (qu’en termes galants ces choses-là sont dites…). Nous avions mis en évidence, entre autres, 29 signatures d’électeurs différentes entre le premier et le second tour, ce qui, en général, est le symptôme d’un bourrage d’urne. Sur ces 29 signatures, le Tribunal administratif de Nice et le Conseil d’Etat en avaient retenu 14, ce qui, joint aux autres irrégularités de même nature, avait entraîné l’annulation de l’élection (une trentaine de suffrages étaient suspects).

Personnellement, j’aurais, à l’époque, souhaité une vraie enquête avec des conséquences pénales pour les auteurs de ce larcin électoral. Ce qui n’a pas vraiment été fait.

Mais je pensais ces pratiques d’un autre temps définitivement révolues. Je me trompais. Dimanche 20 mars, dans les conditions politiques que l’on sait, je suis éliminée, pour 16 voix, du second tour, par le candidat UMP. Eh bien, figurez-vous qu’au cours d’une vérification des émargements que je croyais de routine, nous avons trouvé… 105 doubles émargements suspects, avec une concentration sur certains bureaux de vote (Gairaut, Rimiez, Scudéri, Cap de Croix…). Même causes, mêmes effets : j’ai donc saisi ce matin le Tribunal administratif pour annulation car il en va de la réputation de notre ville que de telles pratiques cessent.

J’espère seulement, au nom des relations cordiales et républicaines que j’ai eu tout au long de la campagne avec mon adversaire UMP, que ces tricheries relèvent d’initiatives personnelles et non d’un plan coordonné.

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Si je continue à trousser la métaphore vélocipédique, je dirai que la sortie de ce matin s’apparentait plutôt à l’étape marathon que l’on retrouve rituellement sur le Tour de France. L’interminable avenue Cap de Croix, avec ses dépendances, était au programme.

Mais, avec mes acolytes, je n’ai eu qu’à me féliciter de ces quelques heures passées sous un ciel clément entre la place du Commandant Gérôme et l’avenue du Rimiez. L’occasion de rencontrer Philippe, nouvel arrivant dans le quartier, qui avait pris contact avec moi pour distribuer mes documents de campagne (il est reparti avec un plein carton !). Le plaisir de retrouver Théo, père et fils, qui, tout en m’accueillant chaleureusement, mettent mes tracts en évidence sur la banque de leur établissement. Et il y a toujours ces femmes intriguées, intéressées et souvent séduites par ma démarche pour le 8 mars. Au hasard de mes déambulations, un responsable de comité de quartier me donne les dernières informations utiles.

Seul un grincheux me rappelle qu’une campagne électorale n’est pas le monde des Bisounours. Poliment mais fermement, je lui fais la leçon. Le dialogue républicain exige un respect réciproque : je suis intransigeante là-dessus.

Les copains du 5e canton sont aussi très présents : ils m’appellent régulièrement pour me dire, par exemple, avoir rencontré un ancien élève inconditionnel d’Henri, deux jeunes supporters du Vallon des Fleurs ou encore un vrai fan club de quatre papys de Valrose à l’heure de l’apéro, place Fontaine du Temple.

Quatre heures de crapahutage, ça use les souliers et les rotules mais c’est fou comme la fatigue physique est légère quand le baromètre de campagne est au beau fixe.

Comment résister au mimosa en fleurs

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