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Posts Tagged ‘5e canton Nice’

Libé 2

Ce matin, avec amis et militants de gauche Autrement, nous avons échangé avec les riverains du quartier de la Libération autour du nouveau projet de la Gare du Sud. Rencontres fructueuses et conviviales.

Voir sur le blog de Patrick Mottard le document que nous avons distribué aux habitants.

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Belle journée que ce dimanche de deuxième tour. D’autant plus belle sans doute qu’elle s’est bien terminée…

N’ayant plus de tournée des bureaux à faire dans le 7e canton, j’ai pu, comme tous les amis de Gauche Autrement et du PRG, me consacrer entièrement au 5e canton. Sans mission particulière, mon emploi du temps était finalement plutôt libre, rythmé par les appels téléphoniques ou les sms de nos assesseurs me transmettant en temps réel l’état de la participation dans leurs bureaux… de même que leurs inquiétudes. On ne dira jamais assez à quel point l’examen attentif des électeurs nourrit les fantasmes les plus divers. L’assesseur essaie toujours de deviner comment va voter le citoyen qui se présente devant lui. Tout entre en considération : l’âge, la façon de s’habiller, de se déplacer, de regarder, de prendre les bulletins… Et le plus souvent les conclusions qu’il en tire ne sont guère optimistes : l’assesseur ne veut pas crier victoire trop tôt, alors il envisage la défaite, une façon sans doute de conjurer le sort.

Bref, après quelques coups de fil, je me trouve terriblement angoissée. Ma première sortie, en fin de matinée, fut pour aller voter, mesurant la chance que j’avais d’être inscrite dans un canton où l’un des deux finalistes appartenait à ma famille politique… et ma famille tout court !

Le trajet jusqu’au bureau de vote, en compagnie du candidat et néanmoins époux, leva tous les doutes. Les nombreuses personnes rencontrées sur le chemin, souvent en couple (j’ai réalisé que l’accomplissement du devoir électoral était une activité qu’on pratiquait réellement à deux ou en famille), tenaient à manifester de façon visible leur soutien au conseiller général sortant : certaines s’arrêtaient pour discuter, d’autres se contentaient d’un petit signe de la tête avec un sourire qui semblait dire « je viens d’aller voter… et bien ». Au milieu, il était très facile de deviner celles qui avaient voté pour l’adversaire : regard fuyant en nous croisant, tête baissée, pas qui s’accélérait à notre approche. Ces manifestations étaient beaucoup plus « remarquables » qu’à l’habitude, sans doute en raison de l’enjeu : l’adversaire étant un FN, certains tenaient absolument à faire comprendre que jamais au grand jamais ils n’auraient pu voter pour lui, tandis que les autres, face au candidat, étaient quand même un peu gênées (cela tranchait d’ailleurs avec les réactions des mêmes pendant la campagne entre les deux tours où l’affichage du choix pour le candidat d’extrême droite était souvent pleinement assumé). En tout cas, chez chacun, on pouvait sentir la conscience de la gravité pas tant de la situation (il faut quand même relativiser) que de l’acte de vote : j’ai trouvé ça rassurant en ces périodes d’abstention galopante.

A l’arrivée à l’école Saint Barthélemy et ses neuf bureaux de vote, le doute n’était plus permis : les manifestations de soutien étaient trop importantes pour ne pas avoir de sens. Une anecdote, que j’ai trouvée vraiment mignonne : une petite dame d’un certain âge, rencontrée quelques minutes plutôt dans la cour de l’école (très anti FN et pro Mottard) et avec laquelle nous avions échangé quelques mots, nous repasse devant à la sortie et nous lance : « et pour que les choses soient bien claires, je suis Mme Martin et j’habite 14 Bis avenue Montclar ! » (le nom et l’adresse ont été changés). Elle avait raison, les présentations n’avaient pas été faites.

Les conversations qui se poursuivaient devant l’école alors que la pluie avait commencé à tomber m’incitèrent à abandonner là Patrick pour rejoindre la permanence où se croisaient les délégués venus récupérer les paniers-repas à distribuer aux assesseurs. Avec certains d’entre eux restés sur place, nous avons pu profiter du déjeuner improvisé, comme au premier tour, par Marie. Encore sous le charme des sourires de Saint Barthélemy auxquels étaient venus se joindre, sous la narration de Sami, ceux des bureaux de l’école Thérèse Roméo, c’est avec un moral d’acier que je rentre préparer un cours pour le lendemain et attendre avec sérénité la clôture du scrutin. Las ! Au premier appel d’Alain, assesseur dans le nord du canton, qui trouvait que la pile des bulletins du FN descendait plus vite que celle de Patrick, que les électeurs ceci…, que les électeurs cela… que non, ils n’avaient pas l’air très sympathiques (« sûrement des électeurs du Front »), j’ai pu me rendre compte que cet acier était en fait de la guimauve…

Jusqu’à l’annonce, très tôt, des premiers résultats. Mais vous connaissez la suite…

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Patrick Mottard et Joëlle Vacca

Depuis dimanche dernier et mon élimination du second tour des cantonales, je ne compte plus les messages de déception de celles et ceux qui s’étaient impliqués dans ma campagne, et les messages de colère aussi contre les partis de gauche qui ont volontairement décidé de prendre le risque, complètement assumé voire revendiqué, de ne laisser au choix des électeurs que des candidats de droite et d’extrême droite dans le 7e canton.

Mais je préfère retenir les témoignages de soutien, d’amitié, d’affection de proches ou d’inconnus. Je réponds petit à petit à ces mails qui me touchent beaucoup.

Je participais ce soir à la réunion organisée par Patrick Mottard et Joëlle Vacca pour le deuxième tour dans le 5e canton. Et quel bonheur de se trouver au milieu de gens généreux, chaleureux qui ont été nombreux à témoigner de leur attachement aux valeurs de la République… et au conseiller général sortant. L’émotion était palpable et m’a redonné confiance envers mes concitoyens, une confiance pourtant bien ébranlée depuis dimanche soir par les résultats de l’extrême droite dans notre région.

Car cette émotion n’empêchait pas la mobilisation face au danger de voir arriver au Conseil général des Alpes-Maritimes des fantoches venus d’on ne sait où avec pour seul programme un discours démagogique national copié-collé qui n’a d’autre but qu’attiser la haine et renforcer l’exclusion.

Alors oui, cette réunion m’a fait du bien, nous a fait du bien : quand nous nous sommes quittés, j’avais la conviction que chacun, dans son milieu, sa famille, son quartier, allait faire le maximum pour que ce 5e canton, si cher à Patrick, populaire et convivial, ne devienne pas dans quelques jours un territoire montré du doigt par la France entière.

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Jean-Louis et Helyette ne sont pas sur la photo mais derrière l’objectif !

Grand amateur de sport cycliste, Patrick aime à dire que le relief du 7e canton est aussi accidenté qu’une étape de montagne du Tour de France. Eh bien, disons qu’aujourd’hui ce fut le Tourmalet. En effet, l’escalade de Brancolar, même adoucie par la plongée sur la Marne et le final plutôt plat d’Henry Dunant fut incontestablement une épreuve physique.

Avec José, mon suppléant encore tout émerveillé par la qualification de son cher Gym en demi-finale de la Coupe de France, et Henri, nous sommes partis sous un ciel maussade à la rencontre des habitants du quartier. L’occasion, notamment, de faire un petit tour chez Georges Migliori, ancien délégué départemental de Lionel Jospin lors de la Présidentielle de 2002 (de sinistre mémoire) et, depuis mon élection, fidèle informateur et relais des petits problèmes rencontrés dans le quartier.

Tout au long de la matinée, je peux vérifier que mon tract en prévision du 8 mars rencontre beaucoup de succès auprès des femmes.

Du côté de la Marne, je jette évidemment un regard ému sur la troisième tour de l’avenue de Champagne où j’ai vécu quelque temps dans les années quatre-vingts.

Mais cette journée restera un peu spéciale dans cette campagne car, sur le coup de midi, nous opérons la jonction avec l’équipe du 5e canton et son fringant candidat sur la place Alexandre Médecin. Notre camp du Drap d’Or sera la modeste mais sympathique brasserie Saint Maurice. Brochettes de poulet et vannes amicales entre les deux équipes sont au menu de cette rencontre… pas vraiment inopinée.

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