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Archive for the ‘Métropole Nice Côte d’Azur’ Category

Curieux conseil que celui de la Métropole Nice Côte d’Azur hier au Centre Universitaire Méditerranéen (CUM).

En effet, il fut quelque peu perturbé par des rencontres protocolaires (mais pas que) auxquelles le Président Christian Estrosi a été conduit à participer. C’est ainsi qu’après avoir, à partir de 9 h, présidé l’assemblée le temps d’une délibération (voir ci-dessous), il est parti retrouver la Garde des Sceaux à la prison de Nice pour discuter, encore et encore (à quand les actes ?) de la future prison dont le département à tellement besoin. Il en est revenu satisfait, si l’on en croit ses tweets, parce qu’il n’y eut point de compte rendu de cette visite et il a fallu attendre les informations de la presse ce matin. Pourtant rien ne semble encore décidé (sinon, peut-être, une réhabilitation de la prison de Nice qui en a bien besoin) quant à l’emplacement de la future prison, tous les maires se refilant la patate chaude sous la pression de leurs administrés qui ne veulent pas de cette construction sur leur territoire. C’est assez consternant alors que l’on entend les uns et les autres se plaindre du laxisme de l’institution judiciaire qui n’enfermerait pas assez les délinquants. Pour ce faire, il faut augmenter le nombre de places des établissements pénitentiaires dont la surpopulation n’est bonne pour personne : ni les prisonniers qui ne sont pas condamnés à vivre dans des conditions de promiscuité scandaleuses, ni les gardiens dont la fonction est devenue extrêmement difficile. Une nouvelle piste est envisagée du côté de Drap ce qui fait aussitôt réagir le maire : on peut le comprendre, c’est loin d’être une commune privilégiée. Mais qui fait plaisir aux maires de Saint-Laurent-du-Var et de la Gaude qui voient (un peu, parce que rien n’est vraiment défini pour l’instant) s’éloigner le spectre d’une construction du côté de chez eux à La Baronne. On comprend que Christian Estrosi trouve cette idée intéressante : Drap est dans la vallée du Paillon qui n’est pas dans la Métropole… Dormez tranquille, bonnes gens, le serpent de mer qu’est la nouvelle prison nage encore en eaux profondes pour un bon moment.

Pendant l’absence de Christian Estrosi, nous avons enchaîné jusqu’à presque 14 h les délibérations dans un ordre très dispersé en fonction des desiderata des rapporteurs souhaitant quitter la séance avant la fin, sous la présidence par intérim – et peu contraignante voire bon enfant – du Vice-président Louis Nègre.

Après une pause d’une demi-heure, et alors que la pluie s’était invitée sur la Promenade des Anglais (en voyant le ciel depuis les fenêtres et avec une clim trop forte, on avait l’impression d’être au mois de novembre !), s’est déroulé le cérémonial de la signature du Contrat financier 2018-2020 entre l’État (représenté par le Préfet) et la Métropole NCA.

Quelques mots sur ce contrat financier puisque je suis la seule de l’opposition (extrême-droite et gauche confondues) à l’avoir voté. Quelles sont les clauses de ce contrat ? Des efforts sont demandés à la collectivité en matière de maîtrise des dépenses de fonctionnement et, en contrepartie (le préfet a mis en avant la nature synallagmatique de ce contrat), l’État lui assure une stabilité des concours financiers qu’il apporte.

La Ville de Nice et la Métropole Nice Côte d’Azur sont les seules collectivités de notre région à avoir accepté ce contrat qui a fait l’objet d’un refus (de principe selon le préfet) des autres communes ou intercommunalités des Alpes-Maritimes (Cannes, Antibes, Menton et leurs EPCI) et du Département. Refus de principe, donc politique, de municipalités LR tendance dure voyant dans ces contrats le moyen pour l’État d’instaurer une tutelle sur les collectivités portant ainsi atteinte à la décentralisation. À titre personnel, cet argument ne me fait ni chaud ni froid tant la décentralisation, si elle a effectivement rapproché les citoyens des instances décisionnaires, ne leur a donné en fait aucun pouvoir, et a surtout fait émerger de « grands barons » locaux trop souvent guidé dans leurs choix par des préoccupations électoralistes.

Autant je peux comprendre les raisons politiques de la droite dure et de l’extrême-droite autant j’ai plus de mal à entendre ces raisons quand elles viennent de mes collègues de gauche qui invoquent, en plus, le caractère trompeur des critères retenus pour servir de base aux prestations de l’État (mais il ne s’agit que d’une application de la loi). En effet, quand on évoque une baisse des dépenses réelles de fonctionnement de la Métropole ou encore une capacité de désendettement inférieure au taux de référence retenu pour fixer les efforts devant être faits par NCA, il est évident que ce n’est pas si simple puisque si l’endettement du Budget principal est effectivement en diminution, c’est loin d’être le cas des budgets annexes, notamment celui des transports, qui représentent plus de la moitié de l’encours de la dette.

Je serai tentée de dire : et alors ? Nous n’arrêtons pas de nous plaindre des trop forts taux des dépenses de fonctionnement. De la même manière, nous avons toujours trouvé difficilement acceptable la baisse régulière des dotations de l’État (et quand je dis « nous », j’étais loin d’être la plus heurtée par cette politique). Si ce dernier peut obliger, par une voie douce puisque c’est celle du contrat auquel aucune collectivité n’est contrainte de souscrire, à une diminution de ces dépenses en échange de la stabilité de ses dotations, qu’est-ce qui peut bien nous gêner ? (voir ci-dessous mon intervention).

Après cette signature, il était temps de revenir en séance. Je n’en étais pas mécontente puisqu’il me restait à faire une intervention sur le Plan de Prévention des Risques « Mouvements de terrain » (PPR MVT), une délibération normalement prévue au début de l’ordre du jour et sans cesse écartée (j’ai trouvé le rapporteur Joseph Segura bien patient sur ce coup). Mais patatras ! Ne voilà-t-il pas qu’à force de départs plus ou moins discrets des élus de la majorité (et de l’extrême droite), le quorum ne put être atteint. Il ne restait plus au Président, quelque peu déconfit, qu’à en faire le constat pour clore la séance et nous donner rendez-vous au mois de septembre pour en terminer.

CONSEIL MÉTROPOLITAIN 28/06/2018
Délibération 0.1 – Contrat financier 2018/2020 entre la Métropole et l’État
Intervention de Dominique Boy-Mottard

Après la signature avec l’État du contrat financier de la Ville de Nice, vous nous proposez aujourd’hui le même contrat pour la Métropole. De la même manière que j’avais voté cette délibération en Conseil municipal, je la voterai en Conseil métropolitain tant il me semble aller dans l’intérêt de notre collectivité que de pouvoir bénéficier de la stabilité des concours financiers de l’État en échange des efforts qui nous sont demandés dans la maîtrise de nos dépenses de fonctionnement.

Je le fais d’autant plus volontiers que, contrairement à ce qui s’était passé pour la Ville où, sur les mêmes critères, on nous avait attribué des mauvais points et dès lors obligés à des efforts plus importants que la moyenne, c’est l’inverse qui se produit ici avec une baisse des dépenses réelles de fonctionnement de l’EPCI et une capacité de désendettement inférieure au taux de référence retenu (10,31 ans sur le budget principal au lieu de 12 ans).

Je serais tentée de dire au Président de la Métropole de donner quelques conseils au Maire de Nice… même s’il n’y a pas lieu d’être dupe, les critères de référence légalement choisis s’appliquant au Budget principal et laissant de côté certains budgets annexes (dont celui des transports par exemple) dont l’intégration aurait sans nul doute changé pas mal les choses.

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À l’instar du conseil du 19 mars 2018 où un certain nombre de conseillers métropolitains de droite – jusqu’alors dans la majorité – ont fait leur coming out, la séance de ce jour qui, avec le vote des budgets primitifs (budget principal et budgets annexes), se situait dans la lignée du précédent lors duquel avait eu lieu le DOB (débat d’orientation budgétaire), a été quelque peu agitée. Il faut dire que, comparés à l’opposition « institutionnelle » que nous représentons, les nouveaux contestataires se montrent particulièrement virulents. C’était attendu donc nous ne fûmes pas surpris. Par contre, ce qui ne cesse de m’étonner, c’est la « zénitude » dont fait preuve le Président en cette circonstance : ses réponses sont mesurées tant par leur ton que par leur longueur ce qui, il faut bien le dire, n’est pas désagréable. Pourvou que ça doure !

Personnellement je suis intervenue sur le plan d’investissements croissance emploi 2018-2020 qui se voulait une manifestation de transparence qui ne m’a pas convaincue car aucun montant des sommes à engager ne nous était donné (seulement une vague évaluation par tranches d’un demi-million d’euros) et sur les taux de fiscalité directe de la Métropole avec la création d’une nouvelle taxe de 6,4 % sur le foncier bâti à propos de laquelle j’avais déjà eu l’occasion de faire un communiqué.

C’est donc tout à fait naturellement que nous nous sommes abstenus sur la première de ces délibérations, en attendant d’en savoir davantage, et que nous nous sommes opposés à la seconde. Vous trouverez des extraits de ces interventions ci-dessous et leur totalité à la page qui leur est spécialement consacrée sur ce blog.

DÉLIBÉRATION 0.2
Plan pluriannuel d’investissement croissance et emploi 2018-2020

Parmi les « considérants » de cette délibération figure « le choix de la Métropole de mettre en œuvre une vision partagée et transparente des politiques publiques engagées, notamment des grandes orientations en matière d’investissement ».

Choix qui serait louable s’il correspondait à une quelconque réalité. En fait, qu’avons-nous dans ce tableau ? Des opérations dont on ignore le montant aussi bien total que détaillé, réparties par tranches, ce qui fait que nous ignorons tout de ce que cela va coûter. Ainsi, par exemple, pour Nice trois opérations sont prévues qui seront engagées en 2018 et 2019 dont on sait seulement que chacune d’elles coûtera plus de 2 millions d’euros. Quand on voit que parmi elles figurent les lignes 2 et 3 du tram, on imagine qu’on sera bien au-delà de ces 2 millions. Il ne s’agit pas pour moi de remettre en cause ces différentes actions mais simplement d’avoir des précisions qui devraient s’imposer puisque vous vous voulez transparent… J’en ai fait la demande aux instances métropolitaines qui n’ont pas jugé bon de me répondre. Je ne revendiquais pourtant pas la lune : je souhaitais avoir le montant des différentes opérations envisagées par tranches. Je n’aurais pas pinaillé à quelques millions près. Quand on voit avec quelle facilité sont engagées des dizaines de millions dans des investissements qui intéressent essentiellement Nice et le littoral, ça n’aurait pas dû vous gêner. (…)

DÉLIBÉRATION 21.2
BP 2018 – Vote des taux de fiscalité directe locale 2018

(…) On pourrait aussi se dire qu’il vaut mieux augmenter des impôts que s’endetter. Le problème c’est qu’avec vous, ce n’est pas l’un ou l’autre mais c’est l’un ET l’autre. En fait, si on crée cet impôt c’est pour compenser – un peu, un tout petit peu – l’endettement qui pourrait aboutir à un véritable séisme financier. Et ce sont vos choix politiques et ceux de votre majorité qui nous ont conduits là. (…)

Ce qu’il y a de bien avec les séances du Conseil métropolitain c’est que, avant qu’elles ne commencent et après qu’elles sont terminées, nous pouvons profiter de la superbe vue sur la Prom. N’est-ce pas Fabien ?

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Dominique Boy-Mottard - 1Suite à l’annonce faite par Christian Estrosi de la création d’une taxe de 6,5% sur le foncier bâti qui va peser sur les propriétaires métropolitains et d’une cession des parts que la ville détient dans la société aéroportuaire, j’ai tenu à réagir mardi matin dans les termes suivants.

 

COMMUNIQUÉ DE DOMINIQUE BOY-MOTTARD 6/3/2018
Conseillère métropolitaine PRG

« L’effet Gilette » de Monsieur Estrosi

Pendant longtemps, le maire de Nice, Président de la Métropole, a minimisé, y compris vis-à-vis de ses amis politiques, le poids de la dette. Même s’il continue à nier qu’elle atteint deux milliards d’euros, comme le reconnaît aujourd’hui le Président du département, il lui faut aujourd’hui affronter la réalité.

Pour financer des investissements très lourds, notamment dans le cadre de partenariats public-privé souvent mal négociés, c’est le contribuable métropolitain et surtout niçois qui va être rasé… et pas gratis !

Et, à l’instar de la célèbre publicité originelle avec ses deux lames, ce contribuable va être rasé deux fois.

1. D’abord par l’instauration d’une nouvelle taxe au niveau métropolitain qui va frapper le foncier bâti : une taxe de la bagatelle de 6,5 % (!) qui atteindra tous les propriétaires. Même si le maire de Nice fait valoir que cet impôt ne touche que les plus privilégiés, il oublie les nombreux petits propriétaires qui sont loin de tous rouler sur l’or. Nombre d’entre eux sont âgés et viennent déjà de subir les assauts du gouvernement avec une augmentation de la CSG qui, pour les retraités, ne sera pas compensée. Une augmentation moyenne de 100 € de la taxe foncière pour le contribuable niçois, ce n’est pas qu’une goutte d’eau !

2. Ensuite par la cession des biens immobiliers de la Ville et des actifs de la Métropole. Comme nous le soulevions lors de la délibération relative au vote du budget niçois lors du dernier Conseil municipal, par la voix de Marc Concas, la vente d’éléments de patrimoine à hauteur de 46 millions d’euros en 2018 pour financer les dépenses d’équipements est un fusil qu’à un coup. Aujourd’hui, nous apprenons que c’est la participation de la Métropole Nice Côte d’Azur dans la société aéroportuaire qui va être cédée pour alléger le montant de la dette. Mais comment rembourserons-nous cette dette quand il n’y aura plus rien à vendre ? Et comment oublier la mise en scène de Christian Estrosi allant jusqu’à organiser un  » referendum  » local en février 2015 pour s’opposer à la privatisation de l’aéroport décidée par la loi Macron qui avait prévu la vente des actifs de l’État ? Selon ses propres déclarations, l’aéroport rapportait à l’époque 400 000 € par an à la Ville (sans doute davantage maintenant). On brade aujourd’hui, il n’y aura plus rien demain.

Enfin, ces décisions sont prises sans consultation des instances démocratiques – où l’opposition est représentée – que sont le Conseil municipal et le Conseil métropolitain. Lors des dernières réunions de ces assemblées, le Maire-Président s’est encore vanté de ne pas augmenter les impôts : un mois plus tard, on voit ce qu’il en est. Il est rattrapé par la réalité, une réalité qu’il a passé son temps à refuser de reconnaître et pour laquelle il fait aujourd’hui payer les pots cassés à ses administrés. Ce que le Niçois ne paie pas à la Ville, il le paie à la Métropole. Pour lui, c’est du pareil au même : il n’a qu’un portefeuille pour gérer son budget.

Nice-Matin 07/03/2018

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La semaine dernière fut chargée en réunions du fait, notamment, de la fixation de la date du Conseil de la métropole NCA le 1er février et du Conseil municipal de Nice le lendemain. Ça fait pas mal de délibérations à travailler sans compter la réunion d’autres instances qui leur sont liées. En plus, la date du Conseil municipal a varié quatre fois ce qui a entraîné des perturbations d’agenda pour tout le monde. Comme j’avais un peu  » la rougne  » car j’estime que ce ne sont pas des façons de faire, j’ai présenté un vœu en fin de Conseil municipal pour demander à ce que les dates ne soient pas déplacées en fonction du bon vouloir du maire lui demandant un engagement moral dans la mesure où les termes de la loi sont respectés par notre règlement intérieur (convocation cinq jours avant le Conseil avec remise des délibérations à l’ordre du jour). Le maire s’étant excusé et ayant donné des raisons qui, pour la plupart d’entre elles, étaient valables, j’ai accepté de retirer mon vœu. On verra ce qu’il en sera à l’avenir…

CONSEIL MÉTROPOLITAIN

Lors du Conseil métropolitain, je me suis félicitée de la création d’une École de la deuxième chance dans Nice Côte d’Azur (E2C), qui sera vraisemblablement adossée au CFA de Carros, même si j’ai regretté qu’elle intervienne si tardivement. Voir sur cette question le blog de Patrick Mottard.

J’ai également demandé, à l’occasion des rapports d’activité des parkings en DSP (donc hors reprise en régie concernant la plus grande partie des parcs de la SEMIACS), que, lors des renouvellements de conventions devant intervenir pour certains d’entre eux en 2018, il soit apporté des modifications à la tarification (souvent très élevée), en intégrant notamment – comme c’est le cas déjà dans plusieurs parcs de stationnement – une gratuité d’une heure. Je crois avoir compris que la question serait en effet discutée mais le Président s’étant emballé suite à des propos qui avaient été tenus dans la presse par le FN relativement au stationnement sur voirie (ce qui n’avait rien à voir avec ma question), je ne suis pas très sûre de savoir ce qu’il convient de retenir de sa réponse…

CONSEIL MUNICIPAL

Au menu du Conseil municipal, Il y avait le Budget primitif pour 2018. C’est Marc Concas qui est intervenu au nom du groupe  » Radical et Divers Gauche « . S’il n’a pas relevé que des choses négatives, il a tenu à mettre l’accent sur la frénésie qui conduit la Ville à se séparer de son patrimoine immobilier pour récupérer des recettes, des recettes qu’on ne pourra pas retrouver les années suivantes (48 millions tout de même), et sur l’absence de prise en compte suffisante de politiques liées à la solidarité (grande pauvreté, mal logement…) auxquelles nous sommes très attachées.

Autre dossier important de la matinée qui commence à faire figure de plat un brin indigeste, celui qui oppose le marie aux occupants de la mosquée En-Nour. Le maire souhaitant toujours réaliser à cet emplacement une crèche, une nouvelle demande d’utilité publique avait été faite (après que les tribunaux ont donné raison au centre En-Nour) pour laquelle le commissaire enquêteur a donné un avis défavorable. Christian Estrosi demandait donc au Conseil municipal de voter une délibération pour que le Préfet passe outre cet avis et retienne l’utilité publique de la crèche permettant l’expropriation (en fait un arrêté de cessibilité) de l’association. Le maire prétend toujours, à l’appui de sa demande, que le Centre prose plusieurs problèmes et le Ministère public a été saisi. Fidèle à nos choix précédents (c’est quand même la troisième fois qu’on reparle de cette question au conseil municipal), nous avons refusé d’émettre un vote en attendant les résultats de l’enquête préliminaire du procureur.

(à suivre)

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Après un Bureau métropolitain contenant essentiellement les mesures individuelles d’indemnisation des commerçants riverains du tramway, le Conseil métropolitain Nice Côte d’Azur qui suivait n’était pas très chargé et la séance s’est révélée sans surprises. Le seul dossier pouvant faire un peu réagir était consacré à la modification des affectations concernant les lignes 2 et 3 du tram dans une autorisation de programme, dossier déjà largement abordé par l’opposition de gauche deux jours plus tôt (voir notamment ci-dessous mon interview par Nice Matin parue le 7/7/2017). Du coup, c’est à l’extrême droite qu’on fut le plus virulent par la voix d’un Bettati très à l’aise pour s’exprimer à la manière de ses amis FN, c’est-à-dire avec des attaques souvent personnelles et des excès dans l’expression.

Pour ma part, ne pouvant m’exprimer à propos de la délibération sur le tram le président de notre groupe ayant insisté pour le faire lui-même je me suis consacrée à la question relative aux emplois réservés pour les enfants des harkis, regrettant qu’on ait un peu tardé à mettre en application une mesure qui figure depuis plusieurs années dans la loi. J’ai également demandé à ce que les délibérations proposées soient plus transparentes lorsqu’il s’agit de réparer une erreur antérieure ce qui nous éviterait de nous perdre en conjectures, ce qui était le cas d’une délibération concernant l’affectation de fonds pour la réalisation des équipements publics de voirie rendus nécessaires par l’extension de Cap 3000 (à laquelle je me suis régulièrement opposée d’ailleurs).

Mon intervention sur le dossier concernant les harkis

« Je ne suis pas forcément une adepte acharnée de ce qui peut ressembler à de la discrimination positive, mais là, concernant les harkis, à propos desquels notre pays a tant à se faire pardonner et se doit de montrer sa reconnaissance, j’approuve à 100% la création d’un contingent d’emplois réservés pour leurs enfants leur permettant d’être inscrits sur des listes prioritaires afin d’accéder aux catégories B et C de notre fonction publique.

Je n’aurais qu’une question à vous poser : pourquoi si tard ? La possibilité d’avoir des emplois réservés pour les enfants de harkis est prévue par la loi depuis 2008 (loi du 26 mai 2008 entrée en application en 2009) et figure aujourd’hui à l’article L214-14 du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, et notre Métropole existe depuis 2011, ce geste aurait pu être fait plus tôt, non ? D’autant que pour améliorer les effets de ce texte qui se sont révélés assez décevants pour les harkis, notamment dans les collectivités locales, un nouveau « plan harki » du 25 septembre 2014 a rappelé les mesures prévues pour l’emploi des enfants de ces anciens supplétifs et qu’un courrier avait été adressé aux maires. » (Voir ci-dessous Nice Matin et CNEWS de ce jour)

Mon intervention sur la voie d’accès à Cap 3000

« Je m’étais étonnée en commission de constater une telle augmentation de l’affectation initiale de 3,5 millions d’euros qui passait à 14 660 000 euros. Un certain nombre d’explications m’ont été fournies en réponse que j’ai eu quelque peu de mal à entendre jusqu’à ce qu’on me précise qu’en fait le montant initial de 3,5 millions était erroné et ne correspondait qu’à une phase de l’opération et non à sa totalité, ce qui était donc une erreur de présentation puisque le Règlement financier prévoit que le montant affecté en autorisation de programme doit correspondre au montant total de l’opération, pluriannuel le cas échéant, ce qui est le cas ici.

Ceci m’a été confirmé par une note très claire qui m’a été adressée par les services ce dont je les remercie. (Par contre on devait m’envoyer une note sur la 21.6 – tram – mais je n’ai rien vu venir…)

Je pense néanmoins qu’il aurait été préférable d’écrire cela noir sur blanc dans la délibération plutôt que de nous laisser imaginer que les équipements publics rendus nécessaires par l’extension de Cap 3000 étaient quatre fois plus importants que ceux prévus à l’origine. Cela pose d’ailleurs un problème par rapport au vote initial. Des élus ont pu voter alors en pensant que ce montant de 3,5 millions pour l’ensemble n’était pas excessif, ce qui est le cas de certains membres de mon groupe.

Pour ma part, m’étant régulièrement abstenue sur ce dossier par opposition à cette extension supplémentaire des centres commerciaux – je ne crois pas être la seule d’ailleurs sur cette ligne dans notre département… – vous comprendrez que je persiste dans la même voie.« 

Pour conclure, un « petit » conseil, avec toutefois des décisions qu’on peut espérer lourdes de conséquences pour les enfants de harkis mais qu’on se désespère de voir arriver s’agissant du coût de la ligne 2 du tramway.

Nice-Matin 7:10:2017

Nice Matin 7/7/2017

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Le Président de la Métopole Nice Côte d’Azur a présenté hier le bilan de cinq ans de mandat. Un bilan qu’il considère – rien de surprenant – comme très positif. Peut-être même exagérément positif. Car s’il ne peut-être question de nier ce qu’a pu apporter la Métropole, il y a quand même quelques problèmes à relever. C’est ce que j’ai tenu à faire dans le communiqué ci-dessous, repris pour partie par la presse.

Conférence de presse du Président de la Métropole : des oublis…
07/09/2017

Sans nier les avancées suffisamment développées par le Président de la Métropole pour les énumérer encore, ce bilan, exagérément positif, est aussi trop synthétique.

Rien n’est évoqué concernant le Projet Stratégique et Opérationnel invalidé par le tribunal administratif au motif qu’il a été élaboré sans étude d’impact environnemental, ce qui est plutôt problématique lorsqu’il s’agit d’un projet dit d’éco-vallée. Cela fait penser au diagnostic, pour le moins léger également, réalisé en amont du creusement du tunnel pour la ligne 2 du tramway. Du coup, les dégâts constatés nous inquiètent notamment par rapport à la facture finale.

Concernant la politique agricole, qui est aujourd’hui un véritable levier économique en termes de création d’emplois et de bénéfices sur le plan sanitaire, seulement 1,2 millions d’euros ont été investis… Nous aurions préféré une politique agricole ambitieuse notamment pour améliorer la qualité de vie des habitants au lieu de tout ce béton et de ces grandes enseignes commerciales qui continuent de s’étendre.

Sur le plan de la qualité de vie, la part du budget métropolitain qui pourrait permettre de l’améliorer est essentiellement injectée dans les grands projets (et l’hypercentre de Nice…) De nombreux Niçois ont le sentiment d’être oubliés par les pouvoirs publics et nous font régulièrement part de leur inquiétude face à une paupérisation apparente des rues de leur quartier, évoquant une diminution des services de proximité très loin de répondre aux attentes.

Autre vrai problème du quotidien des Niçois et des habitants de la Métropole qui n’est pas pris en compte, la circulation et les embouteillages qui sont une vraie plaie pour la population active de notre région.

Mais de tout cela, il n’a pas été question…

Dominique BOY-MOTTARD
Conseillère métropolitaine PRG

Nice Matin 08/09/2017

 

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JT 19-20, France 3 01/09/2017

Ce jeudi, le Maire de Nice et Président de la Métropole (contrairement à ce qui est notée dans l’invitation ci-jointe, Christian Estrosi n’est plus Président de Région…) organisait une manifestation pour accompagner les derniers efforts du tunnelier de la ligne 2 du tram.

Voici le communiqué que le groupe Radical et Divers Gauche a fait parvenir à la presse en cette circonstance (et qui a donné lieu à des interviews de Nice-Matin et France 3).

COMMUNIQUÉ

Nous arrivons enfin à la dernière étape de cette partie du chantier de la ligne 2 du tram. On peut s’en féliciter tant le cheminement du tunnelier fut source de problèmes. C’est un soulagement car elle acte, espérons-le – au moins provisoirement– la fin des soucis pour les riverains. On peut d’ailleurs s’étonner que, contrairement aux déclarations faites précédemment par la Métropole, tous ceux-ci n’aient pas été conviés à participer à l’événement de ce 31 août, notamment certains qui ont eu à souffrir des dégâts occasionnés par le creusement du tunnel.

La manifestation d’aujourd’hui ne doit pas être, comme cela fut trop souvent le cas par le passé, un simple coup de communication. À plusieurs reprises, les rares informations données par le Président de la Métropole ou les responsables du projet se sont avérées erronées : certaines vérités dont nous avions fait état sont sorties au grand jour bien avant le tunnelier et ont altéré la confiance de beaucoup de Niçois.

Que n’avons-nous été raillés quand nous avons évoqué l’insuffisance des études préalables : et pourtant, par exemple, la découverte d’amiante dans plusieurs canalisations lors de la réalisation du chantier ou encore la dalle de la station Durandy qui a dû être détruite puis reconstruite posent question sur les méthodes utilisées et le sérieux de ces études préalables.

Que n’avons-nous été raillés quand nous avons parlé des risques de ce chantier : ils ont été malheureusement confirmés au Port, à Garibaldi, à Dubouchage, à Victor Hugo et récemment rue de France…

Que n’avons-nous été raillés quand nous avons fait part de notre conviction que les délais annoncés ne pourraient être tenus, vu le retard pris par le chantier dans les premiers mois : et en effet le creusement du tunnel s’est fait en 18 mois au lieu des 11 mois annoncés…

Notre satisfaction de voir qu’on arrive au bout du tunnel n’est donc pas un solde de tout compte. Car une incertitude plane encore quant à ce que sera le coût réel de ce grand chantier. Serons-nous encore raillés quand il sera question d’une rallonge financière tout à fait envisageable : le directeur du projet a expliqué que « les opérations liées aux confortements supplémentaires, notamment, ne peuvent être supportées uniquement par l’entreprise. Cette provision est intégrée dans le montant global du projet. Mais si elle est insuffisante, il faudra compléter. Il est trop tôt pour estimer un montant. Un montant devra être fait avec l’entreprise, et le chantier n’est pas terminé ».

C’est peu dire que cette réponse est loin de nous satisfaire dans le cadre de la vigilance que nous devons aux habitants de notre ville.

Dominique Boy-Mottard et Marc Concas

Nice Matin 01/09/2017

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