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Archive for the ‘Elections législatives 2012’ Category

Les Français ont confirmé de façon très nette leur volonté de donner une majorité à François Hollande en amplifiant lors de ce deuxième tour des élections législatives les résultats de la Présidentielle.

Une belle satisfaction donc même si le département des Alpes-Maritimes nous gâche un peu la fête. Les leaders locaux de l’UMP, Christian Estrosi et Eric Ciotti, vont pouvoir continuer à revendiquer leur titre de champions de la droite française, en ayant à nouveau neuf députés sur les neuf circonscriptions du département (dont une seule femme…).

Dans le tableau ci-dessous, on peut voir le différentiel entre le 2e tour des Législatives et celui des Présidentielles dans les circonscriptions qui opposaient un candidat de gauche à un candidat de droite. Manquent évidemment les circonscriptions 6 et 7  qui ont vu les candidats de droite (Luca et Léonetti) élus au premier tour et les circonscriptions 4 et 8 où il y avait un duel UMP-FN, duel qui a été gagné par l’UMP (Guibal et Brochand).

Deux résultats à gauche sont positivement notables : celui d’André Aschiéri dans la nouvelle 2e circonscription qui fait plus de 8 points de mieux que François Hollande, et celui de Marie-Louise Gourdon dans la 9e avec 5,13% de plus que François Hollande.

Pour le reste, à savoir les circonscriptions essentiellement niçoises, on pouvait espérer mieux. Largement mieux.

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Ce 17 juin, se déroule le 2e tour des élections législatives. Le 1er tour a montré que les électeurs français avaient souhaité donner une majorité au Président élu en amplifiant le résultat de la Présidentielle.  Les sondages nous annoncent que cette progression va encore s’accentuer au second tour.

Il est intéressant de reprendre les résultats du 2e tour de la Présidentielle dans les circonscriptions des Alpes-Maritimes pour mesurer dimanche soir l’importance de cette progression à Nice et dans le 06.

Ne figurent pas dans ce tableau les résultats des 6e et 7e circonscriptions qui ont vu l’élection dès le premier tour des candidats UMP. D’autre part, la comparaison se révèlera impossible dans les deux circonscriptions qui voient s’affronter des candidats UMP et FN (4e et 8e).

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A Nice et dans les Alpes-Maritimes, on retrouve peu ou prou la tendance nationale qui témoigne de la volonté de l’électorat de donner une majorité parlementaire au nouveau Président de la République. La gauche progresse, surtout le PS et ses alliés, qui ont vraisemblablement bénéficié du vote utile puisque le Front de Gauche voit son score diminuer assez nettement par rapport à celui de Jean-Luc Mélenchon. La droite parlementaire baisse par rapport à 2007, avec un Front National en forte hausse par rapport à la précédente législature.

Cela se traduit dans le 06 par moins de candidats UMP élus au premier tour : ils ne sont plus que deux (Jean Leonetti dans la 7e circonscription et Lionnel Luca dans la 6e) contre sept en 2007.

La participation, plus faible encore que dans le reste de la France, fait qu’il n’y aura aucune triangulaire au second tour. Seuls les deux candidats arrivés en tête peuvent se maintenir : en effet, quand on arrive en troisième position, il faut au moins obtenir les suffrages de 12,5% des électeurs inscrits sur les listes électorales pour accéder à la finale.

L’UMP arrive en tête dans toutes les circonscriptions. Elle se verra opposer un candidat du FN dans deux circonscriptions (4e et 8e), un candidat socialiste dans quatre circonscriptions (1re, 3e, 5e, 9e), un candidat d’EELV dans une circonscription (2e).

Dans la plupart des circonscriptions, l’UMP sera archi-favorite le 17 juin, soit parce qu’elle est opposée au FN, soit parce que l’écart des voix avec le candidat de gauche arrivé second est trop important pour sembler pouvoir être rattrapé compte tenu des réserves de voix venant des autres candidats de gauche (à moins que le 2e tour n’amplifie considérablement la mini vague rose du premier…). D’ailleurs, même en triangulaire cela aurait été difficile (à l’exception peut-être de la 2e circonscription). Mais être au second tour a son importance : de nouveaux électeurs se portent sur les candidats de gauche et qui sait ? Peut-être la prochaine fois voteront-ils pour eux dès le premier tour ?

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Quelques partis de gauche ont récemment fait une conférence de presse pour expliquer les bienfaits de l’unité à gauche (il s’agissait en fait de stigmatiser la candidature de Jean-Christophe Picard dans la 3e circonscription pourtant légitimée par l’autorisation d’une primaire dans l’accord national PS-PRG).

Lorsque j’ai vu qu’EELV participait à cette touchante réunion de famille, j’avoue que les bras m’en sont tombés. N’est-ce pas ce parti qui, en présentant un candidat au dernier moment dans le 7e canton en mars 2011, a provoqué ma défaite alors même que j’avais (relativement) réalisé le meilleur score de la gauche dans le canton le plus à droite de la ville ? Flinguer sans raison une sortante de gauche – qui plus est en pointe dans la démocratie de proximité chère aux Verts – est un acte de guerre contre l’unité de la gauche ou je ne m’y connais pas.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Elue de terrain, je savais à peu près tout ce qui se passait sur le territoire du 7e canton. C’est ainsi qu’il m’avait été rapporté très tôt que le futur candidat Vert (il se déclarera quelques jours après) avait rencontré mon adversaire UMP (par ailleurs Président national de la Fédération des chasseurs !) en tête-à-tête dans un restaurant de l’avenue Cap de croix. Bien sûr, chacun peut déjeuner avec qui il veut, mais là, il faut bien avouer que la date, le lieu, et la suite font que cette rencontre à de quoi surprendre…

De la surprise à l’explication, il n’y a parfois qu’un pas. Celui que n’ont pas hésité à franchir certains observateurs avertis de la vie politique locale.

Ainsi, l’ancien journaliste Philippe Carlin, dans son ouvrage « Enquête à Estrosi city : autopsie d’un leurre », sorti en mars 2012, écrit en pages 216-217 : « L’analyse de ces élections serait incomplète sans un petit tour dans le 7e canton, tenu par la radicale de gauche Dominique Boy-Mottard (…) L’UMP y lance le conseiller municipal Bernard Baudin, éminent représentant du lobby des chasseurs et de la franc-maçonnerie. Afin de lui faciliter la tâche en divisant les suffrages de la gauche, l’UMP 06 fabrique un candidat Vert, Eric Belistan. »

Par conséquent, Mesdames et Messieurs d’EELV, avant de vous précipiter sur les estrades unitaires, balayez devant votre porte et redécouvrez ce sentiment noble qu’est la pudeur.

Pour conclure, je dois dire que j’avais prévu de publier cette réflexion après les législatives mais on ne peut pas laisser dire et faire n’importe quoi. Trop, c’est trop !

J’ai également tenté récemment de laisser un commentaire suite à un billet du premier secrétaire de la fédération PS sur son blog, mais puisqu’il est toujours à cette heure en attente de validation, le voici :

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Pendant des années (*), j’ai dénoncé l’attitude des élus locaux de l’UMP 06 et notamment celle des deux plus illustres d’entre eux lorsqu’ils expliquaient à tout bout de champ qu’il fallait voter pour eux et leur faire confiance parce qu’ils avaient plein d’amis ministres et que cette amitié leur permettrait de faire passer leurs dossiers avant ceux des autres et notamment ceux des adversaires politiques (aujourd’hui, d’ailleurs, les mêmes, ayant changé de statut, nous expliquent exactement le contraire…).

Il ne faudrait pas que ce comportement anti-républicain soit maintenant l’apanage de la gauche. J’entends, ici ou là, quelques arguments qui vont en ce sens. Il faut les dénoncer. Pour ma part, je le ferai à chaque fois que nécessaire. Le Président, le gouvernement, les ministres, doivent être ceux de la République, pas ceux des amis politiques.

(*) Voir, notamment sur ce blog, en date du 20 novembre 2007, Récidive et, le 16 novembre 2010, On n’est pas ministre pour défendre son lopin de terre.

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Après la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, la 11e circonscription du Pas-de-Calais. D’abord Pau, maintenant Hénin-Beaumont.

Après avoir refusé de retirer la candidate du PS pour permettre à François Bayrou de conserver son siège de député (voir sur ce blog, Elégance solférinienne), Martine Aubry maintient la candidature d’un socialiste (pourtant difficilement investi) là où Jean-Luc Mélenchon a décidé d’aller porter le fer contre Marine Le Pen : « A Hénin-Beaumont, on n’a pas besoin d’un match médiatique. On a besoin d’un élu de terrain, qui habite là, qui connaît les problèmes et qui défend les habitants d’Hénin-Beaumont et de la circonscription. » Ben voyons… Rappelez-moi l’investissement de Cécile Dufflot dans la 6e circonscription de Paris…

Pour commencer, on va renvoyer la première secrétaire à sa petite Constitution illustrée où elle pourra apprendre qu’un député est un élu de la Nation même s’il est désigné, dans le cadre d’un scrutin majoritaire, par les électeurs d’une circonscription. Si l’implantation territoriale est importante pour qu’un candidat soit élu aux législatives, elle ne doit pas avoir de conséquences sur la façon d’exercer son mandat électif.

Ensuite, elle semble avoir oublié qu’elle fut elle-même une parachutée à la mairie de Lille quand, en 1995, Pierre Mauroy vint la chercher pour en faire une première adjointe avant de devenir maire lors de la mandature suivante… Et là, il s’agissait bien d’une élection locale.

Enfin, à propos des « élus de terrain » du coin, encore faudrait-il en trouver un qui ne soit à couteaux tirés avec les autres (la désignation du candidat socialiste a été bien compliquée) ou mis en examen…

Soutenir la candidature du leader du Front de Gauche dans une circonscription où Marine Le Pen risque d’être élue, profitant de la mobilisation des socialistes locaux à s’entre-déchirer au lieu de faire campagne, aurait peut-être été le moyen de sortir par le haut de la crise que traverse depuis des années la fédération PS du Pas-de-Calais.

Mais, là encore, la première secrétaire a mis son veto. Comme Bayrou, Mélenchon n’a rien demandé au Parti socialiste. L’un et l’autre ne se situent pas dans la majorité présidentielle, mais ils ont, pour le premier, voté pour François Hollande, pour le deuxième, appelé à voter pour lui. Ce dernier aurait-il été élu sans le report d’une partie des voix qui se sont portées sur eux au premier tour ? Qu’est-ce qu’on leur reproche ? De ne pas s’être précipités, comme d’autres, pour quémander quelques prébendes ?

A l’heure où chacun y va de son couplet pour considérer qu’il n’est pas normal qu’un parti qui fait autant de voix que le FN ne soit pas représenté à l’Assemblée nationale, je préfère me révolter contre le risque de priver cette même assemblée du talent des ténors du MoDem et du Front de gauche. Dans ces circonscriptions, je n’hésiterais pas un seul instant à voter pour eux.

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On peut ne pas partager les options politiques de Bayrou, on peut estimer qu’il n’a pas sa place dans la nouvelle majorité (ce qui n’est pas forcément l’opinion de tous les électeurs de Hollande). Mais il est incontestablement l’un des animateurs de qualité de la démocratie française.

L’aider à conserver son siège de député alors même que l’UMP veut lui faire la peau parce qu’il a voté Hollande au second tour aurait été le minimum du minimum pour les socialistes.

Héla ! L’oukase Aubry-Hamon ne le permettra pas… Pas très hollandais tout ça !

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L’élection présidentielle à peine passée, tous les regards se portent maintenant sur les législatives.

En effet, dans notre système institutionnel, c’est de la majorité élue à l’Assemblée nationale que sera issu le gouvernement chargé de déterminer la politique de notre pays. Quand cette majorité est la même que celle du Président de la République, ce dernier dispose des moyens nécessaires pour mettre en œuvre le projet qu’il a porté pendant la campagne électorale. Par contre, si une majorité différente de la sienne est élue, on se trouve en situation de cohabitation et ses pouvoirs sont plus que limités en matière de politique intérieure.

Les Français ayant choisi le changement, il est logique qu’ils donnent au Président élu les moyens de sa politique. A défaut, l’élection de François Hollande serait un simple coup d’épée dans l’eau. Peut-on imaginer que le nouveau Président de la République se retrouve avec un Copé comme Premier ministre ? L’UMP essaie de faire passer l’idée que sa victoire aux législatives permettrait d’assurer un contre-pouvoir à la toute puissance de la gauche détentrice de l’ensemble des autres pouvoirs. Sauf qu’il ne s’agirait pas là d’un contre-pouvoir mais du pouvoir tout court puisque c’est à l’Assemblée nationale que se font les réformes. Une majorité de droite aux législatives ne ferait qu’assurer la continuité de l’ère Sarkozy empêchant François Hollande de faire ce pour quoi il a été élu. Gageons que nos concitoyens ne se laisseront pas berner.

Dans ce contexte, la gauche peut-elle faire élire des députés dans les Alpes-Maritimes ? Le premier secrétaire fédéral du PS 06 semble le penser en évoquant hier dans la presse locale la possibilité de gagner jusqu’à trois circonscriptions sur les neuf que compte notre département.

Cela me semble bien compliqué, même avec une hypothétique vague rose. Sur la base de ses résultats obtenus au 2e tour dans le 06, la gauche ne peut espérer envoyer aucun député au palais Bourbon. Dans les meilleures circonscriptions pour elles, elle ne dépasse pas les 40 %… Notre ville et notre département ont donné à Nicolas Sarkozy ses meilleurs résultats. Même si la gauche progresse un peu par rapport à 2007, ce n’est pas davantage que dans la moyenne du pays (et même un peu moins pour le département). Cf. le tableau ci-dessous.

Il faut donc se tourner vers le premier tour pour voir quelles conditions lui permettraient de réaliser ce tour de passe-passe.

– Conditions pour être présent second tour

. Si le candidat de gauche est deuxième, pas de problème, il sera au second tour (sauf élection du candidat de droite dès le premier tour…). Ce n’est pas évident quand on voit qu’à la présidentielle, le candidat de gauche le mieux placé arrive systématiquement troisième après l’UMP et le FN.

. Dans ce cas-là (3e position), il faudra, pour qu’il puisse se maintenir au second tour, qu’il obtienne les voix de 12,5 % des électeurs inscrits sur les listes électorales, ce qui, compte tenu de la participation prévisible, suppose de faire au moins 20 % des suffrages exprimés (et même davantage si la participation est aussi faible qu’en 2007).

Dans un cas comme dans l’autre (2e ou 3e), le candidat de gauche, pour mettre toutes les chances de son côté, devra être un candidat d’union. A défaut, le risque est grand de le voir éliminé dès le premier tour, laissant les électeurs maralpins face à un choix qu’ils n’ont eu que trop souvent à faire entre la droite et l’extrême droite.

– Conditions pour l’emporter au second tour

Dans l’hypothèse d’un duel avec le candidat UMP, toute victoire semble exclue. Deux hypothèses demeurent alors.

. Un duel gauche – FN (c’est ainsi qu’André Aschiéri avait été élu député en 1997 dans la 9e circonscription), ce qui suppose une droite divisée éliminée dès le premier tour. Ce cas de figure peut se présenter dans certaines circonscriptions.

. Une triangulaire gauche – droite – FN. Et là encore, ce n’est pas gagné : il faut se souvenir que par le passé, quand il y a eu des triangulaires, elles ont toujours été remportées par la droite. Pour se donner le maximum de chances, la gauche a tout intérêt à présenter des candidats qui apportent un plus par rapport au score de leur propre camp. C’est indispensable face à des candidats de droite qui bénéficient, depuis de nombreuses années, d’une forte implantation sur ces territoires.

Le PS, en tant que parti dominant de la gauche, a donc une double responsabilité : 1) faire l’union en laissant de l’espace aux autres partis de son camp ; 2) présenter des candidats crédibles face à des élus de droite bien implantés.

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