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Archive for the ‘Culture’ Category

Mektoub, my love : intermezzo (France)

Un jeune homme photographie une jeune sur fond de mer. Elle est nue. Gros plan sur les fesses. Ce sera, si j’ose dire, le fil conducteur du film. Avec les seins. 

 

 

 

Il traditore (Italie)

4 sept 80. Palerme. La guerre fait rage au sein de la mafia. On assiste à une procession puis à une soirée censée sceller la réconciliation entre le clan de Palerme et celui de Corleone. Douce illusion. 

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Poursuite de la série pour laquelle j’ai pris un peu de retard, avec cinq films en compétition.

Frankie (USA)

Un jardin. Une voix qui fredonne à capella. Un discret chant d’oiseau. Une femme approche d’une piscine, touche l’eau de la main, installe sa serviette sur un transat. Elle enlève sa robe légère et on la voit de loin plonger dans la piscine. Une serveuse s’approche avec un plateau et signale à la femme qu’il y a du monde dans l’hôtel. « Ce n’est pas grave, lui répond la femme dans l’eau, je suis très photogénique ». On le croit volontiers : il s’agit de la lumineuse Isabelle Huppert.

 

Parasite (Corée)

Derrière une vitre sale on voit sécher des chaussettes dans un appartement sordide en entresol. On pénètre à l’intérieur. Un jeune homme court dans tous les sens à la recherche de réseau pour son téléphone portable, sa sœur se joint à lui. La mère inquiète : « même WhatsApp ne marche pas ? » Installés près de la cuvette des toilettes, ils finissent par pouvoir se connecter. On rit beaucoup… pendant la plus grande partie du film…

 

Le jeune Ahmed (Belgique)

Un adolescent monte l’escalier d’un établissement scolaire en courant, se précipite dans les toilettes pour passer un coup de fil. Il retourne dans la salle de classe. Puis il s’en va sans rien dire à personne. Son professeur veut lui serrer la main. Il refuse parce que c’est une femme et qu’il est musulman. Elle lui fait remarquer que ses camarades acceptent de le faire. Réponse du jeune Ahmed : « ce ne sont pas de vrais musulmans ». Ses certitudes, hélas, résisteront à l’appel de la vie.

 

Matthias et Maxime (Canada)

Deux hommes s’entraînent à courir sur un tapis roulant dans une salle de gym. On les retrouve en voiture dans des embouteillages. Puis une double ligne jaune continue file rapidement, le plan s’élargit et on voit la route s’enfoncer dans des forêts aux arbres couleurs d’automne. Le paysage canadien est magnifique. On regrettera que le metteur en scène le néglige par la suite pour se concentrer sur les personnages de son film bien moins intéressants.

 

Roubaix, une lumière (France)

Illuminations à Roubaix. Une voiture brûle dans la nuit et un flic appelle son central pour donner l’alerte. C’est le soir de Noël. Plusieurs véhicules de police arrivent sur les lieux. Scène de groupe avec des échauffourées (ailleurs ? ici ?). On se retrouve au commissariat où un homme est venu porter plainte. Il aurait été attaqué et brûlé au chalumeau. Le commissaire qui l’interroge semble gentiment sceptique. Il le dira ensuite à son collègue : « je sais toujours quand on ment ou quand on dit la vérité ». Propos qui se vérifiera par la suite.

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Bilan de deux journées de festival.

Little Joe (Autriche)

Plan large sur des bacs ordonnés avec des plantes et des boutures. Nous sommes dans un laboratoire où sont créées des fleurs dont le parfum a pour but de rendre les gens heureux : les chercheurs veulent mettre au point la première plante anti-dépressive. Le traitement du sujet est assez clinique : pas sûr que la découverte de cette fleur atteigne son but.

Douleur et gloire (Espagne)

Un homme entre deux âges est assis au fond d’une piscine sans qu’on sache s’il est dans un exercice méditatif ou s’il a l’intention de se laisser glisser. Une ambiguïté qui ne sera levée qu’à la fin du dernier film magnifique de Pedro Almodovar.

 

La Gomera (Roumanie)

Sur une côte rocheuse, avec un fond musical ressemblant à s’y méprendre à la célèbre chanson de Cookie Dingler, se trouve une station balnéaire. Plusieurs passagers descendent d’un bateau. Ils arrivent à La Gomera, une île des Canaries. Un passager est accueilli par un homme qui, une fois les présentations faites, lui demande son portable. « La police entend tout ». Manifestement, ces deux-là sont embarqués dans quelque chose de peu catholique. La suite le confirmera. J’ai connu des films roumains avec plus d’humour que celui-ci.

Les plus belles années d’une vie (France)

Premier plan. Une femme : « On n’est pas restés longtemps ensemble car c’était trop beau, trop parfait. Ça m’a fait peur ».

Second plan. Dans une maison de retraite médicalisée, on est en train de faire un travail sur la mémoire en posant des questions historiques aux pensionnaires. Parmi eux, un homme semble ailleurs. Dans les souvenirs de sa propre vie. Par moments, il sourit.

Bientôt, l’Homme (Jean-Louis Trintignant) et la Femme (Anouk Aimée) se retrouveront, 53 ans après. Merci à Claude Lelouch d’avoir rendu cela possible.

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Après les trois premiers films, les premières scènes des deux suivants vus aujourd’hui.

Sorry we missed you (R-U)

Une voix d’homme explique qu’il a fait de nombreux boulots dans tous les domaines du bâtiment pendant des années. Une autre voix lui demande pourquoi il a arrêté. « J’en avais assez de travailler dans n’importe quelles conditions, dans le froid… » Les deux hommes apparaissent sur l’écran : cela ressemble fort à un entretien d’embauche. Sauf que celui qui propose l’activité précise très vite que de contrat (de travail), il n’y aura pas. Et de développer les avantages d’un statut qui est celui d’un indépendant gérant sa propre activité et qui peut rapporter gros. Le postulant de répondre que c’est vraiment ce qu’il veut. Il s’agira de faire des livraisons de colis avec sa propre camionnette ou en louant un véhicule à la société. Au fil de la discussion, on comprend vite que les obligations et contraintes qui seront imposées au chauffeur sous-traitant par le centre de livraison de colis vont être difficilement supportables. Ken Loach, fidèle à lui-même.

 

Atlantique (Sénégal)

Un gros chantier de construction immobilière sur le port de Dakar, à proximité, un troupeau de vaches, des silhouettes. Tohu-bohu sur le chantier : les ouvriers se plaignent, ils n’ont pas été payés depuis trois mois. Selon leur interlocuteur, le patron serait en déplacement et n’aurait pas laissé d’argent. Le ton monte – à peine – mais ça ne va pas plus loin. On les retrouve sur la plage arrière d’un véhicule. Parmi eux, un jeune homme au regard fixe. On sent qu’il ne comprend pas comment ses collègues peuvent encore rire et chanter.

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Je reprends, comme les années précédentes, les premières scènes des films que j’aurai eu l’opportunité de voir dans le cadre du Festival.

The dead don’t die (Jim Jarmush)

Comme il se doit, l’écran s’ouvre sur un cimetière. Une voiture de police le longe et s’enfonce dans un petit chemin de terre. Deux flics en sortent et pénètrent dans un bois. Ils tombent sur un foyer éteint avec un cadavre de lapin écorché à côté. Un coup de feu retentit. « C’est toi, Bob l’ermite ? » Ils le cherchent car il aurait volé un poulet à son voisin. L’ermite les insulte : « Fuck you ! » Ils s’en vont. Tout ce qui se passera ensuite ne parviendra pas à les faire se départir de leur calme quelque peu décalé.

Bacurau (Kleber Mendonça-Juliano Dornelles)

Le film débute – ce qui est rarement le cas – par un long générique sur fond de ciel étoilé et de chanson brésilienne. La Terre apparaît et le plan se resserre sur le Nord-Est du Brésil. Début du film. Une jeune femme s’est assoupie dans une voiture qui roule rapidement sur une route de terre. Une secousse plus forte que les autres la réveille. « Qu’est-ce qui se passe ? » Le conducteur : « On a roulé sur des cercueils ». Un peu plus loin, ils découvrent ce qu’il en est : il y a eu un accident, un corps est étendu sur le bas côté et le chargement de cercueils d’un camion s’est dispersé sur la chaussée. Des cercueils, on a aura beaucoup besoin dans le petit village de Bacurau vers lequel la jeune femme se dirige.

Les misérables (Ladj Ly)

Un adolescent sort d’un immeuble de banlieue avec un drapeau tricolore sur les épaules. Il retrouve ses copains et ensemble s’entassent dans le RER. On les retrouve à Paris où ils ont rejoint la foule qui, chantant la Marseillaise, célèbre la victoire de la France à la dernière Coupe du Monde. Scènes de liesse. La suite montrera la relativité de cette union nationale.

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Ce n’est pas parce qu’une actualité a livré quelques bonnes nouvelles en matière de lutte contre le SIDA qu’il faut baisser les bras. C’est cette volonté qui a animé nos étudiants (Patrick les encadrant au 1er semestre, moi au second), Elena, Fiona, Myriam, Saïfedine et Victoria, lorsqu’ils ont décidé, dans le cadre de leur projet tuteuré, d’accompagner l’association SIS-Animation – qui intervient sur la prévention du VIH/SIDA et de l’hépatite et qui lutte contre les exclusions liées à la sexualité ou à l’état de santé – pour l’organisation d’une soirée au théâtre Francis Gag autour du spectacle Rétro-sexuel.

Il s’agissait d’une création scénique du collectif Art-Spes très originale où les comédiens-danseurs-interprètes nous guident à travers la redécouverte du mal de notre temps. En un peu plus d’une heure, devant une salle pleine (bonjour Elijah, bonjour Benoît !), ils font la démonstration que spectacle et pédagogie peuvent très bien s’entendre.

Donc un grand bravo à l’association et à son très baba cool animateur Jean-Pierre Paringaux, à la troupe du collectif Art-Spes et bien sûr à nos étudiants qui ne cessent de nous surprendre (agréablement bien sûr).

Voir sur le blog de Patrick, une autre initiative des LEA L2 Droit.

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À la fin de la représentation

Dans le petit théâtre de L’impertinent à la programmation toujours aussi riche, nous avons assisté au dernier spectacle de Frédérique Grégoire, Récits de femmes, des auteurs italiens Dario Fo et Franca Rame. Mise en scène comme toujours avec sobriété et précision par Guillaume Morana, le maître des lieux, Frédérique nous offre, quelques jours avant le 8 mars trois portraits de femmes :

– Le témoignage d’une femme violée (en fait celui de l’auteure Franca Rame elle-même) dont l’intensité est portée à son paroxysme par l’apparente normalité des propos. Frédérique y est bouleversante. (Le viol)

– Celui d’une prostituée désormais enfermée dans un asile d’aliénés racontant sa descente aux enfers au sein de l’entreprise dont elle fut l’ouvrière avant d’opérer une rédemption étonnante. (La putain dans un asile d’aliénés)

– Enfin, le quotidien d’une jeune femme qui travaille et pour laquelle la perte d’une clé permet de décrypter les mécanismes de l’aliénation. (Le réveil)

Par leur implication politique, les deux derniers portraits ont un fort parfum de comédie italienne des années 1970.

Quand même, lorsqu’on a assisté à cette triple performance d’une actrice, quelques semaines après sa Roxane déterminée et classieuse (face à la tornade Cyrano-Veschi) et son rôle de bourgeoise pétainiste « héroïquement soumise » dans Maria et le kiosque à musique, on se dit que le doute n’est plus permis : oui, Frédérique Grégoire est une très grande comédienne.

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