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Archive for the ‘Coups de coeur’ Category

Dominique Boy-Mottard et Maurice Winnykamen

Ce soir, Maurice Winnykamen présentait, dans le cadre accueillant du MUSEAAV, son ouvrage « Enfant caché – Hommage et malentendu ».

Je le remercie de m’avoir demandé d’animer cette présentation qui m’a permis de me replonger dans ce texte tour à tour drôle et dramatique et toujours touchant.

Maurice y retrace sa vie d’enfant caché, d’enfant juif qui ignorait, plus ou moins, qu’il était juif, entre 1940 et 1945 (de 8 à 13 ans). Pendant cette période, il aura deux familles : sa famille naturelle, avec des parents juifs engagés dans la Résistance qu’il entraperçoit par moments, quand ils peuvent lui rendre visite, et sa famille d’accueil, la famille Pegaz, où il sera Marcel, dans ce village de Savoie qu’il a tant aimé, qu’il aime tant : Le Montcel.

Ce texte est autobiographique, mais Maurice a manifestement tenu à en élargir le propos par l’analyse, la réflexion, au-delà des souvenirs de l’enfant. Quand on se tourne ainsi vers le passé, un passé qui mêle histoire personnelle et histoire collective, il n’est pas toujours évident d’en rendre compte. Il faut faire appel à la mémoire. Et voici comment il analyse ce qu’est la mémoire : « La mémoire ressemble à un escalier double en colimaçon. Les souvenirs et le savoir devraient monter, chacun de son côté, à la même vitesse, sous les marches spiralées. Ce n’est pas le cas ». Et d’expliquer que l’un prend toujours le pas sur l’autre. Et tant que les deux ne se rejoignent pas la mémoire est parcellaire. Pour autant, quand ils se rejoignent, ils ne sont pas forcément convergents. Mais ce n’est pas grave car de cette contradiction naît le débat interne qui permet à l’être d’évoluer, de vivre tout simplement.

La vie d’enfant de Marcel durant cette période – et Maurice le dit sans fard – est une vie heureuse d’enfant vivant à la campagne. Il travaille aux champs, à la ferme, va à l’école, au catéchisme… Une vie normale. Presque normale, car il ne doit jamais oublier de mentir sur ce qu’il est, sur son identité. Jusqu’à en arriver par moments à l’oublier. Là encore, à presque l’oublier, car bien sûr une telle enfance laisse des traces. Cet enfant heureux dans sa famille savoyarde avait tout de même gardé de cette période une blessure. Elle est le malentendu du titre de l’ouvrage.

Mais Maurice préfère voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. S’il n’oublie pas qu’en France 76 000 Juifs ont été déportés, il tient à rappeler que 250 000 ont été sauvés. Que la France n’était pas raciste, même s’il a pu entendre ces mots qu’il ne connaissait pas : youpin, youtre, sale juif, salaud de youtre… Car les gens qui les ont prononcés « ne sont pourtant pas foncièrement méchants ; seulement malheureux ; seulement ignorants ». L’ignorance, un thème qui revient chez lui à plusieurs reprises : « Les mots ne tuent pas, ce qui tue, c’est le manque de mots, le manque de connaissances, le manque d’imagination, c’est l’inculture qui produit la peur de l’autre ».

Mais parfois Maurice est en colère. Il veut tordre le cou à cette vieille lune selon laquelle les Juifs ne seraient pas défendus, se seraient laissés faire. « Honte à ceux qui ont osé affirmer que les Juifs ne s’étaient pas battus, qu’ils avaient marché à la mort sans un geste de révolte, comme des moutons. Ceux qui persistent à le dire aujourd’hui sont des antisémites. » Et, au-delà de ses propres parents, tous deux engagés dans la Résistance, il rappelle, avec force chiffres et exemples, que c’était le cas de nombreux autres, soit dans des organisations juives, soit dans les mouvements français de résistants (plus particulièrement les FTP-MOI).

L’enfance heureuse de Marcel, Maurice ne l’a jamais oubliée. Il est retourné au Montcel, a retrouvé sa chère Lili, sa mère savoyarde, unique survivante des Pegaz qui l’avaient accueilli comme leur propre enfant, et son témoignage a permis de leur faire reconnaître la qualité de Justes parmi les Nations par le Mémorial de Yad Vashem au nom de l’État d’Israël. Il aurait bien aimé que tous ceux qui avaient ainsi pu être sauvés agissent de même : cela n’a pas toujours été le cas. Et ça aussi, ça le met en colère.

Mais si Maurice parle encore aujourd’hui de son histoire, c’est pour mieux souligner qu’aujourd’hui, dans ce monde, il y a toujours des enfants qui subissent les conséquences de nombreux conflits.

C’est que sa double appartenance familiale, judaïque et savoyarde, a permis à Maurice-Marcel de devenir un homme.

« Je suis devenu homme. Je suis devenu moi. Un grand-père qui écrit pour ses petits-enfants. Pour tous les enfants du monde. Pour les humains. Un homme respectueux de la foi des hommes, mais un homme hors de l’église, de toutes les églises et de tous les temples, de tous les dogmes. Un homme frère des hommes. De tous les hommes. Un citoyen du monde. »

De cela, Maurice, nous n’avons jamais douté.

Dominique Boy-Mottard et Maurice Winnykamen au MUSEAAV

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Fiona et Peter

Fiona et Peter

Fiona et Peter sont Anglais. Pourtant, ce sont nos hôtes à Serrières, petit village de Bourgogne du Sud perdu entre collines et vallées. Et quels hôtes ! Charmants, délicats, jamais envahissants, ils sont pleins de ces petites attentions qui rendent votre séjour plus qu’agréable et vous donnent envie de revenir alors même que vous n’êtes pas encore partis !

Tout en continuant à entretenir d’étroites relations avec Albion, ils se sont fabriqués une seconde patrie dans ce petit coin d’extrême Saône-et-Loire où ils proposent de belles chambres d’hôtes dans la ferme qu’ils ont rachetée et si joliment aménagée.

Du coup, ce sont eux qui nous expliquent ce pays que pourtant nous connaissons si bien…

Avec leurs attaches multiples, avec leurs approches non exclusives de la patrie, Fiona et Peter donnent tout simplement tout son sens à ce mot tant méprisé par les contempteurs de l’air du temps: Européens.

Et nous, on aime ça !

Au petit-déjeunerA l'apéroAnniversaire de Peter

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Bannière In&Out

Voir sur le blog de Patrick : In&Out, c’est déjà l’after…

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Lisa

Aujourd’hui, Lisa soutenait sa thèse de doctorat en droit pénal : « Le témoin et la justice répressive ». Je n’assiste à des soutenances que lorsque le sujet ou le candidat m’intéresse particulièrement. Là, ça tombait bien, les deux critères étaient réunis.

Je ne suis pas une pénaliste, mais cela m’a donné l’opportunité d’en apprendre un peu plus sur la situation du témoin, à la fois dans le système pénal, mais aussi face à lui. Un travail dont les quatre membres du jury ont tenu, chacun à leur tour, à souligner la qualité. La jeune femme, un peu impressionnée au départ (l’exercice n’est pas facile car les membres du jury ont coutume, dans nos disciplines, de ne pas rater le moindre détail), a su dépasser par la suite son émotion. Et c’est avec un grand soulagement qu’elle a pu entendre, après le délibéré, le verdict énoncé par son directeur de thèse, le professeur Roger Bernardini : « Mention très honorable », suivi des chaleureux applaudissements d’un public conquis, au premier rang duquel son père Frédéric.

Un sujet intéressant donc, mais aussi et surtout, une candidate pour laquelle je voulais être là. C’est que j’ai connu Lisa quand elle était encore bien jeune. Enfant, elle avait déjà beaucoup de personnalité et ça n’a fait que s’accentuer par la suite. Pascale, sa mère, en était très fière. Et c’est aussi en pensant à elle, mon amie, que je tenais à être présente aujourd’hui.

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Aujourd’hui en fin de matinée, nous avons appris que le prix Nobel de la Paix 2012 venait d’être décerné à l’Union Européenne.

Il n’a échappé à personne la double symbolique très forte de ce prix : d’une part, il est attribué par un Etat qui a, par deux fois, refusé d’intégrer l’Union Européenne ; d’autre part, il intervient alors que l’Europe est confrontée à l’une des crises économiques et sociales les plus graves de son histoire. Le fait que le comité Nobel norvégien soit présidé par Thorbjorn Jagland, par ailleurs Président du Conseil de l’Europe, n’est sans doute pas étranger à cette bonne nouvelle.

L’accent a été mis sur le rôle décisif joué par l’UE dans la transformation d’un continent de guerres en un continent de paix. Et si l’on a parfois le sentiment que trop de drames liés à la résurgence des nationalismes ont émaillé les années qui ont suivi la chute du Mur de Berlin, il ne faut pas oublier tous ceux qui ont pu être évités, par exemple en Hongrie ou encore dans les Pays Baltes, en grande partie grâce à l’action de l’Europe. Si les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes, notamment dans les Balkans, c’est uniquement parce l’Europe n’était pas assez forte.

Avoir réussi à réconcilier les peuples après la 2e Guerre mondiale et le Rideau de fer, c’est avoir réussi ce que les pères fondateurs s’étaient fixé comme but, à savoir établir de véritables liens pour qu’une paix durable soit possible.

En cette journée qui ne peut que constituer un encouragement à l’Union Européenne pour aller plus loin, je ne résiste pas à publier ici le début de la déclaration faite par Robert Schuman, alors ministre des affaires étrangères, le 9 mai 1950, qui aboutira, sous l’impulsion de Jean Monnet, à la signature à Paris du premier Traité, celui de la CECA (Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier), le 18 avril 1951.

On peut trouver l’intégralité de la déclaration sur le site du MEAM (Mouvement Européen – Alpes-Maritimes).

Face à une telle ambition, je ne peux m’empêcher d’être consternée par la réaction de notre Mélenchon (bêtement) national (cité par Le Point) : « On comprend qu’elle n’ait pas reçu le prix Nobel d’économie tant sa politique aggrave la crise et le chômage », ironise dans un communiqué l’ex-candidat du Front de gauche à l’Élysée. « Certes, l’Union européenne a garanti la paix aux marchés financiers, aux spéculateurs et aux profits bancaires », ajoute-t-il. « Mais ne mène-t-elle pas une guerre contre les peuples qui la composent et leurs droits sociaux ? (…) Dans ces conditions, autant lui accorder aussi le prix Nobel de littérature pour la qualité littéraire de ses traités. Le Comité Nobel mérite, quant à lui, le prix Nobel de l’humour noir », conclut l’eurodéputé.

Pauvre type !

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Chers lecteurs, je ne résiste pas au plaisir de vous annoncer l’apparition d’un nouveau venu dans la blogosphère.

Celles et ceux qui me font l’amitié de fréquenter ce blog régulièrement le connaissent sans aucun doute puisqu’il y intervient assez souvent. Son propos – généralement plutôt long mais on ne s’en plaint pas ! – est tout sauf politiquement correct : passionné, iconoclaste, il ne peut laisser indifférent… qu’on aime ou pas ce qu’il écrit. Vous aurez compris qu’il s’agit du Commandant Dromard (d’autant que le titre de ce billet a dû vous mettre sur la voie…)

Une rubrique s’annonce assez drôle : celle intitulée « Fakes similés ». Les premiers photomontages sont très prometteurs.

Allez vite le découvrir : c’est ici !

J’espère seulement qu’il n’oubliera pas cette adresse et qu’il nous fera encore profiter de ses commentaires !

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Aujourd’hui, comme lors des deux scrutins présidentiels, j’accompagnais ma mère à son bureau de vote de l’école des Oliviers à Nice Nord. Elle a toujours fait partie de ces électeurs qui, dès avant huit heures, sont à la porte du bureau en attendant qu’il ouvre pour pouvoir aller déposer parmi les premiers leur bulletin dans l’urne. En allant avec elle, je lui ai fait rompre avec ses habitudes et c’est en milieu de matinée qu’elle a pu accomplir son devoir électoral.

En chemin, elle me rappela que son premier vote datait de 1947, pour des élections municipales. Elle avait tout juste 21 ans, date de la majorité civile, et venait de se marier. Sans pourtant rien avoir d’une suffragette, elle prenait très au sérieux ce droit que les femmes françaises pouvaient utiliser depuis à peine deux ans.

Thérèse n’a jamais manqué un seul vote : local, national ou, plus récemment, européen. Elle n’est jamais « allée à la pêche », elle n’a même jamais eu besoin de donner une procuration. Elle appartient à cette génération pour qui le vote est non seulement important mais essentiel. Bien sûr, elle a ses convictions, mais elle lit toujours très consciencieusement les professions de foi des candidats en présence pour faire son choix.

Alors, quand j’entends des gens affirmer qu’ils en ont assez d’aller voter, que ça ne sert à rien, que les candidats sont « tous pourris », qu’ils ont autre chose à faire (des trucs en général très essentiels…), ça me fait du bien de penser qu’il y a encore des citoyens comme elle, des citoyens pour qui le jour du vote, soigneusement noté sur le calendrier, est un jour de fête. La fête de la République.

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C’est en l’excellente compagnie d’un Commandant Dromard égal à lui-même (pour les non initiés, il s’agit d’un commentateur fidèle… bien que pas toujours régulier de ce blog) que j’ai enfin pu m’approcher du Nomade de Jaume Plensa qui domine le port d’Antibes. C’est pleine de méfiance que j’ai longé les remparts du Bastion Saint-Jaume sur la « terrasse » duquel elle est installée. Il faut dire qu’une première tentative le 8 mai m’avait trouvée bloquée derrière le portail d’entrée du site fort inopportunément fermé ce jour-là. Ayant été fort dépitée de ne pouvoir l’apercevoir que de loin et n’aimant pas rester sur un échec, j’ai donc voulu faire une nouvelle tentative, celle-là couronnée de succès.

Difficile de parler du Nomade tant il a déjà suscité de nombreux commentaires, tous élogieux. Parmi ceux-ci, je retiendrai le billet écrit par un ami blogueur qui m’avait convaincue qu’il fallait impérativement que j’aille admirer l’œuvre monumentale du sculpteur catalan.

Aérien malgré ses huit mètres de haut, le Nomade sans visage, tout entier réalisé en lettres blanches, est tourné vers la mer. On a le sentiment qu’il a toujours été là tant il s’intègre bien aux remparts. Et de pouvoir le toucher, y entrer, s’y asseoir, s’y allonger même (quand nous sommes arrivés un très jeune couple y était installé), provoque un sentiment de familiarité qui permet de se l’approprier instantanément..

Pas facile de le quitter… Je me console en me souvenant qu’à Nice nous avons les lumineux bouddhas de la place Masséna !

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Comme chaque année (voir mes billets du 6 juin 2009 et du 15 juin 2011), impulsé par les infatigables et imaginatifs profs de musique Laetizia Armand et Jean-Baptiste Tonnot, le spectacle du collège Jules Valéri a apporté son lot de surprises, de talent et de joie de vivre.

« The Valéri’s show » avait pour thème l’histoire du rock des origines à nos jours (avec, bien sûr, comme toujours, la dimension éducative). Pour cela, la scène du Forum Nice Nord était partagée en quatre.

– Sur la gauche, un superbe décor sous forme d’écran géant de vieille télévision des années 1960 (les Roger Harth de Valéri s’appellent Patrick Russiano et Thierry Dumaine) derrière lequel des élèves jouaient, entre les intermèdes musicaux, une sorte de remake déjanté des « Dossiers de l’écran » (les invités singeaient très drôlement ceux qui fréquentent les plateaux des vraies émissions télé : Thomas, dans le rôle d’Elvis Manœuvre, étaient particulièrement hilarant).

– A l’arrière de la scène, une chorale qui est l’âme du spectacle (comme quoi le chœur antique peut avoir la Rock’n’Roll attitude !). Les choristes étaient joliment vêtus de tuniques étincelantes imaginées par l’équipe des costumières maison (Claudie, Véronique, Sophie, Evelyne, les Donald Caldwell du collège), qui ne sont pas profs de couture mais de techno, d’histoire-géo ou encore de physique… Parmi les jeunes chanteurs, la fille de notre amie Peggy qui, apparemment, marche sur les pas de sa maman (les chiens ne font pas des chats).

– Sur la droite, l’orchestre très rock composé de musiciens du collège mais aussi, comme d’habitude, de profs venus d’autres établissements leur prêter main-forte. La contrebassiste, qui fêtait ce jour-là son anniversaire, se verra remettre un beau bouquet en fin de spectacle.

– Sur le devant de la scène, l’espace où évoluaient les solistes. De Julie (The Police) à Anthony (Stevie Wonder), d’Imane (Quincy Jones) à Bérangère (Ella Fitzgerald), en passant par la chorégraphie de Diego (Michael Jackson), sans oublier de très beaux duos (voir les photos ci-dessous), le talent était partout et il est impossible de citer tout le monde.

J’avoue avoir quand même une tendresse particulière pour Alice-Miranda Parker, l’animatrice « survitaminée » de l’émission télé et de la soirée, et pour Mario, le débonnaire chauffeur de salle qui a réussi à faire danser tout le public sur We will rock you de Queen avec une chorégraphie certes sommaire mais efficace !

Seule ombre au tableau : cette fête sera la dernière sous l’autorité du principal Lucien Roux. Un principal que chacun regrettera tant son implication dans la marche de l’établissement a été unanimement saluée.

N.B. Cliquer sur les photos pour les agrandir et faire glisser la souris dessus pour voir les légendes.

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Eugénie et René Boetto avec les membres de leur famille proche

Beau dimanche que celui de ce 18 mars. La famille Boetto et ses alliés étaient réunis au restaurant Chez Simon, à l’aire Saint Michel pour fêter un anniversaire pas ordinaire : les 70 ans de mariage des parents de José. Enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants étaient venus entourer de leur affection ce couple pas ordinaire qui vit depuis des années dans la petite avenue Henri Musso, en haut du Vallon des Fleurs. Avec Patrick, nous sommes heureux d’avoir pu profiter avec eux de ce moment d’exception.

Eugénie Pellegrin rencontre René Boetto en 1939. Il travaille à l’hôtel Royal sur la Promenade des Anglais (il y passera d’ailleurs toute sa vie professionnelle). Elle est blanchisseuse et livre le linge à l’hôtel. Fort galamment, quand il la voit arriver, il l’aide à le porter. Une chose en entraînant une autre, ils se marièrent en 1942 et ne se quitteront plus. Aujourd’hui elle est âgée de 94 ans, lui en a 92.

De 1942 à 2012… Il suffit de se laisser submerger par le bruit et la fureur de ces années-là pour comprendre l’incroyable longévité du couple formé par Eugénie et René :

D-Day – Yalta – Hiroshima – Glenn Miller – De Gaulle et les Champs Elysées – Eretz Israël – Rideau de fer – Marcel Cerdan et Edith Piaf – Diên Biên Phu – Canal de Suez – Elvis Presley – Télévision – Traité de Rome – Ve République – Accords d’Evian – Youri Gagarine – Brigitte Bardo – « I have a dream » – On a marché sur la lune – Woodstock et Wight – Lee Harvey Oswald – Allende et la Moneda – Loi Veil – 10 mai 1981 – Tchernobyl – Perestroïka – Sida – Chute du Mur – Mandela – Internet – « We are the champions » – 11 septembre – Lula – 21 avril – Facebook…

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