En novembre 2001, nous étions à New York. Je me souviens du bruit lancinant des pelleteuses déblayant les amas de béton et de ferrailles qui, quelques semaines auparavant, étaient encore les orgueilleuses tours du World Trade Center 1 et 2. Je me souviens aussi, vu d’hélicoptère, de ce petit carré de ruines fumantes coincées dans le sud de Manhattan.
Lors de notre séjour de 2005, il n’y avait plus à Ground Zero qu’un terrain vague de pré-chantier et la chapelle Saint-Paul et son petit cimetière. On pouvait penser que rien ne s’était passé tant la vie et la ville avaient repris le dessus.
En août de cette année, par contre, l’ensemble du nouveau World Trade Center, que dominera l’emblématique Freedom tower (du nom qui lui a été donné par les New-Yorkais), est en pleine construction. Il est émouvant de voir à demi construite cette tour qui aura l’exacte hauteur des tours jumelles de 1973. Le bâtiment sera surmonté d’une flèche de 126 mètres symbolisant la Liberté et portant l’ensemble à 1776 pieds, clin d’œil à la Déclaration d’Indépendance des Etats-Unis.
A l’égal de la chute du Mur de Berlin ou des guerres de Yougoslavie, le 11 septembre s’est tellement incrusté dans nos consciences que nous avons bien sûr fait le projet de revenir dès que la Freedom tower sera achevée.
Voir, sur le blog de Patrick, le témoignage d’Edith Mottard.



Tour et liberté, je me demande si cela fait vraiment bon ménage…