Jean-Claude Gayssot et Christian Bourquin
Etre quelques jours en vacances dans le Languedoc-Roussillon donne envie d’en savoir plus sur cet objet politique non identifié qu’est devenue la campagne de Georges Frêche.
Nous n’avons donc pas laissé passer l’occasion quand nous avons repéré dans L’Indépendant une réunion de la liste du Président sortant et dissident avec, en vedettes, Christian Bourquin, le président du CG des P.O., et Jean-Claude Gayssot, l’ancien ministre communiste de Lionel Jospin qui a donné son nom à plusieurs lois dont la fameuse loi SRU.
La salle des Libertés de Perpignan est pleine : public populaire composé pour moitié de militants socialistes.
Christian Bourquin, plein de gouaille, en profite pour faire un bilan élogieux du premier mandat Frêche et quelques propositions pour l’avenir dont le tarif à 1 € pour tout trajet du TER en région (à quand en PACA ?) et le cartable numérique pour chaque lycéen. A peine une allusion, en fin de discours, à « ce bazar organisé par les bobos parisiens qui font penser aux Pieds nickelés ou à la 7e compagnie ».
Avec Jean-Claude Gayssot, on retrouve un orateur à l’ancienne qui représente, avec une de ses collègues, les quatre vice-présidents PC qui ont fait le choix de Frêche. En se plaçant sous l’autorité de Marx (« Transformer le monde ») et de Blum (« Changer la vie »), il explique en quoi la majorité de gauche a provoqué une véritable rupture dans la politique de cette région dirigée avant par la droite pendant dix-huit ans. Pour lui, la vraie gauche est là, dans la salle, les listes concurrentes de gauche et d’extrême gauche ne faisant que le jeu de la droite voire de l’extrême droite.
En résumé, pour les « frêchistes », il n’y a pas de doute : la gauche, en Languedoc-Roussillon, c’est eux. Quant aux sanctions, comme Christian Bourquin me le confirme après la réunion, ils ne les redoutent absolument pas. Ici, il n’y a pas d’autre légitimité socialiste que la leur. Les commentaires faux culs de l’inénarrable Hamon (« les purges, c’est pas le PS ») semblent leur donner raison.
P.S. Les vacances se suivent et se ressemblent. Après la carte grise de l’été dernier, ce sont les clés de notre pied-à-terre argelésien que Patrick a oublié à Nice… En fait, il s’est trompé de trousseau… Tel Jean Rochefort passant ridiculement une nuit dans un hôtel en face de chez lui (Nous irons tous au Paradis), nous avons échoué à l’hôtel du Centre plage, seul établissement ouvert dans le secteur à cette période plutôt déserte de l’année…



Au delà de ce que l’on peut penser de FRËCHE, il est certain qu’il canalise les rancoeurs contre les logiques d’appareils! contre cette élite parisienne et moralisatrice qui a simplement tendance d’oublier les règles de morales lors des congrès, où tous les coups sont permis et toutes les insultes! GF représente la gauche dans le languedoc roussillon, pas celle de permanents d’appareils, celle d’élus de terrain, et de gestionnaires concrets.
C’est pour cela qu’il va faire un carton, car le bon sens populaire n’est pas plus outré par ce que dit GF que ce qui nous est montré quotidiennement aux journeaux télévisés en terme d’irrespect de la dignité humaine.
Faire autrement de la politique, c’est sortir de ces logiques de faux culs partisans.
Et alors qu’en pensez vous, de ce que vous avez constaté de freche et de gayssot?
Après la Convention Démocrate, la salle des Libertés. Tu ne nous dis pas ce que vous avez conclu de cette soirée. Votre avis à vous.
PS. Cette récurrence devrait pousser à chercher un sens caché à ces évènements
Comme Claudio, j’attends votre avis éclairé sur les positions, et la politique de Frèche et consorts.
Sachant, si mes souvenirs sont exacts, que j’étais un peu en décalage avec Claudio et Bernard sur le sujet.
PS : effectivement Claudio, cette récurrence relève certainement de la psychanalyse (pour Patrick, car Dominique semble épargnée par le syndrome !?)
A dire vrai, je ne sais trop que penser. Le moins que je puisse dire est que je n’avais pas un a priori favorable. Mais, sur place, j’ai trouvé cette réunion beaucoup moins ennuyeuse que la plupart des réunions partisanes auxquelles j’ai pu avoir l’occasion d’assister dans notre département (la truculence du socialisme rural sans doute). En fait, les intervenants ne semblaient guère s’intéresser à tout le ramdam fait autour de “l’affaire Frêche” : ils ignorent plutôt superbement les socialistes nationaux. Quant aux “locaux”, ils étaient presque tous là… Et le dernier sondage n’était pas encore sorti : alors depuis…
Serge a raison, le ps national est atteint d’une crise de crétinisme aigu, digne du PC des années 80, en menaçant d’exclure tous les responsables locaux du parti dans le Languedoc-Roussillon. Rebsamen vient de se démarquer, il a raison, Tartine et Benoit mènent le parti à la catastrophe!
La position du PS aurait eu une quelconque crédibilité s’il avaient réagi dés l’investiture de Frèche, exclu et investi!!
Arrogance du PS: Mettre une candidate sans charisme et qui n’aura aucun moyen de faire campagne (faute de militants qui sont tous avec Frèche) à la tête d’une liste, aller voir Europe Ecologie proposer la fusion en demandant la tête de liste.
j’attends également les grandes figures du PS qui viendront soutenir sur place la candidate officielle!! C’est sur ça va se bousculer.
Et attendons la glorieuse position qui sera prise le soir du premier tour!!
Il est évident que Frèche fera un carton: il a avec lui, une grande partie de la gauche, tous ceux qui gardent les pires souvenirs de la période Jacques BLANC, ceux qui considèrent qu’il a un excellent bilan, et ceux qui veulent emmerder les parisiens (et ça fait du monde à Montpellier).
Bernard, Rebsamen est déjà annoncé… mais pour soutenir la liste Frêche.
Comparer frêche a mussolini, c’est indigne! c’est ce qu’a fait cohn bendit! J’ai toujours pensé que ce type n’ avait pas l’air catholique…..
@ André Mauvis,
Moi aussi je trouve la comparaison déplacée.
Quel cohn ce bendit
@ Bernatrd,
Tu n’as pas pu t’empêcher…
Les prétendants au soutien de Frêche se bousculent : Collomb et Peillon annoncent leur venue en Languedoc-Roussillon.