Ce vote sera anecdotique, sans importance. C’est la raison pour laquelle il sera à peu près sincère…
En effet, on n’aura le 1er octobre aucune des manipulations dénoncées par le livre « Hold-uPS, arnaques et magouilles » (Les Bongo du PS) et bien connues de tous les adhérents du PS, tout simplement parce que ce vote sur un texte sans consistance, validé par toutes les écuries, est organisé pour amuser la galerie et tenter de donner au peuple de gauche l’image d’une famille socialiste réconciliée.
Certes, on gonflera un peu, ici ou là, la participation pour que la fête soit plus belle, mais on n’aura recours à aucun des moyens tordus utilisés pour les votes « sérieux » – ceux où l’on se partage places et prébendes.
Le texte proposé a à peu près la consistance d’une chanson de Lara Fabian. Qu’on en juge.
Sur les primaires : un mandat serait donné au Bureau National pour organiser ces fameuses primaires. Mais chacun sait qu’on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif et que les partenaires de gauche, à l’exception (peut-être) du minuscule Parti Radical de Gauche et du moribond Mouvement républicain et citoyen, ont refusé le principe même des primaires. La procédure va donc se résumer au choix du candidat du PS à peu près dans les mêmes conditions qu’en 2007, une déclaration sur l’honneur remplaçant l’adhésion à vingt euros. La seule question importante – mais sur laquelle les militants ne se prononcent pas – étant de savoir si le calendrier retenu permettra à DSK d’être candidat…
Sur le cumul, on est assez près, passez-moi l’expression, du foutage de gueule. Alors que chacun sait que le problème, surtout pour les parlementaires, ne sera résolu que par le mandat unique, on propose pour la énième fois des demi-mesures pour la Saint-Glinglin. Pourquoi le non-cumul d’un mandat parlementaire et d’un exécutif local n’est-il pas applicable dès les Régionales de 2010 ? Michel Vauzelle, par exemple, est député et président de région (Michel Vauzelle peut-il garder la Région PACA ?).
Sur la parité, le PS propose que ses instances internes s’alignent sur les lois… de la République. En effet, la parité, effective aux municipales, aux régionales et aux européennes (voire, sous une forme un peu baroque, aux cantonales) n’avait pas encore droit de cité à Solférino ! Ce sera donc peut-être le cas… dans deux ans.
Sur la représentation de la diversité de la société française, le texte est si vague qu’on ne voit pas comment il empêchera les événements passés (y compris dans les Alpes-Maritimes : Les grandes manœuvres). Comme d’habitude, les circonscriptions réservées ne seront sans doute pas celles où les chances d’être élu seront les plus fortes…
Sur la cotisation low cost, on retrouve là un vieux serpent de mer du PS : la rénovation du parti passerait par la réduction de son montant.
Quant au bouquet final, sur les règles éthiques (à noter un nouvel alignement sur les lois… de la République !) permettant des scrutins internes sincères, on imagine qu’il a été conçu dans l’urgence pour répondre à l’actualité. Mais, de toute façon, aucun comité machin-chose ne sera efficace tant qu’on n’aura pas éradiqué le clientélisme dans ce parti. Autant dire que ce n’est pas demain la veille… Rien n’est en effet prévu en ce sens, comme, par exemple, le non cumul des mandats électifs avec les fonctions de responsabilité dans les instances dirigeantes du parti.
Au final, on a le sentiment d’être en face d’un texte rédigé à la hâte pour noyer le poisson et inspiré par des quadras impatients qui veulent leur part de gâteau (renouvellement des instances, pas plus de trois mandats successifs…) mais sans en changer la recette, alors même que celle-ci est de plus en plus indigeste pour les Français.
Dans la tempête, le PS se révèle shakespearien. Hélas ! Ce n’est que pour un pâle remake de « Beaucoup de bruit pour rien ».
Et vous, qu’en pensez-vous ?
En pdf, le texte du questionnaire téléchargé sur le site du PS : Consultation militante

Effectivement une véritable fumisterie!
Un questionnaire porte- ouverte, étrangement ressemblant à certains sondages qui n’amènent comme réponse que OUI, et qui par la suite sont interprétés bien souvent et traduits de la manière inverse de celle souhaitée par ceux qui se sont exprimés.
- La parité : mais qui peut être contre ?
- Les primaires : on a vu ce que cela a donné dans le ps, alors avec les autres partis….on aboutira probablement à désigner le candidat de la gauche après le deuxième tour de 2011….
- établir des règles d’éthique? hormis que c’est enfin l’aveu qu’actuellement il n’y en a aucune, je ne vois pas en quoi établir de telles règles ferait changer tous ces gens-là qui s’accrochent! et plus simplement, je croyais que c’était l’essence même du parti socialiste que ce soit pour son fonctionnement interne, ou dans la conduite des affaires!
- Donner mandat au bureau national : surtout pas à la bande de falsificateurs de reims!
-Le cumul des mandats : qu’ils nous montrent l’exemple dès à présent, mais surtout qu’ils permettent l’éclosion de nouveaux talents préparés à prendre la suite, et non des courtisans!
En fait ce questionnaire est un ènième gadget de compromis qui sera vite oublié, et n’amènera rien de neuf à la rénovation du PS et de la gauche!
Dans un 1er temps, j’ai pensé que vous chargiez la barque pour régler des comptes, mais la lecture en PDF du texte montre que vous êtes quasiment en dessous de la vérité. Comment les militants du PS peuvent-ils supporter ça?
Moi je trouve que les primaires ça peut donner un élan quand même. Et si les Verts veuelent battre Sarkozy il leur faudra bien en passer par là.
Je propose les observateurs de l’ONU pour surveiller les votes du ps !
Pour essayer de dégager mon sentiment de ce questionnaire, dans ce feuilleton, avant toute chose, il faut des idées et des êtres humains rassemblés autour d’une personne, une personnalité, une référence. C’est le point de départ de quelque chose qui a des chances d’avancer en politique. Mais dans le schéma qui se profile, j’ai du mal à y trouver des idées, et en personnalité qui se détacherait et qui incarnerait sincèrement un semblant de mouvement projetant ces idées, je le regrette, mais je ne distingue personne… Ce vote, farce ou pas, le PS n’en a pas fini de se chercher.
“Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C’est dire si dans ma vie j’ai entendu des conneries.” M. Audiard
D’accord, le PS n’a jamais été ma tasse de thé ou mon distillat de betterave…
C’est pas mal cette consultation militante. On dirait une AG de ma résidence. On approuve les comptes dont j’ai pointé les extravagances. Plus sérieusement, Martine a besoin de prendre la main. Que veux tu qu’elle fasse. Le parti, elle le connait au moins aussi bien que nous. Comme tu le dis elle donne des pseudo-gages au quadras impatients. Si elle voulait être efficace, il lui faudrait reprendre les fédés les unes après les autres. Pointer les insuffisances et les excès. Remettre de la vraie démocratie dans les sections qui votent comme leur premier secrétaire ou comme l’élu local. Donner la parole aux militants c’est accepter de perdre son influence dans le nord comme dans le sud. Alors on simule. Je lui souhaite quand même de s’en sortir. Alors bidonnage je sais pas, mais simulacre certainement.
On enfonce encore une fois les portes ouvertes et on amuse la galerie.
Qui peut être contre la parité, pour l’éthique, pour le cumul des mandats?
Pour en arriver la, à toute cette agitation, il faut que le parti socialiste soit tombé bien bas, sans quoi il n’y aurait pas besoin de tout ce cirque.
Ce parti est encore dans la situation du serpent qui se mord la queue et qui va finir par se l’avaler.
S’interroger et interroger l’ensemble des militants sur une remise en ordre de pratiques depuis longtemps à la dérive, pratiques pourtant dénoncés depuis longtemps par un certain nombre de ses adhérents et dont certains on en payé le prix, alors oui, comme tu le dit Dominique, ça risque que de n’être “beaucoup de bruit pour rien”.
Et la politique dans tout ça?
ANTONIN
Il me semble en effet, Dominique, que la réponse se trouve dans la question.
Je pense qu’en l’état actuel des choses, le PS n’est plus du tout crédible.
Il s’était totalement décrédibilisé avant, mais là, avec la “triche” des votes, je crois qu’il a signé son arrêt de mort.
De toutes les manières, quel que soit le moyen utilisé pour “se refaire”, remonter la pente, cela sera pratiquement voué à l’échec.
Ses électeurs ont perdu toute confiance en eux, et, chaque jour, ils constatent que leurs représentants sont à des années-lumières de leurs préoccupations quotidiennes, surtout en ce temps de crise.
Le miracle viendra uniquement, si chacun oublie ses ambitions personnelles et se ranger derrière un candidat qui saura enfin remplir sa fonction première qui est de répondre d’une manière claire aux urgences sociales et préoccupations des Français, leur redonner l’espoir, cesser leurs querelles intestines, etc.
Bref, servir leurs concitoyens, et non profiter de leurs titres à des fins personnelles.
où est le PS que j’ai connu? où sont les campagnes que nous avons menées au nom de nos valeurs, de la fraternité, de la liberté, de l’amitié ? bien loin. JE SOUHAITE TRES SINCEREMENT RETROUVER TOUT CELA. mais ce que propose le PS c’est de la poudre de perlimpinpin, un emplâtre sur une jambe de bois! je reverrai ma position quand ils mettront en place réellement le mandat unique et une vrai politique tournée vers l’homme et non pas la finance. la société et l’argent doivent être au service de l’homme et non pas l’inverse. I HAVE A DREAM !!!
Sauf que Beaucoup de bruit pour rien est une des rares “comédies” assez drôle de Shakespeare et que le PS, lui, n’est pas drôle du tout… Et surtout, comme tu le dis, ce n’est vraiment qu’un très pale remake, car la pièce se termine bien alors que pour le PS, ce n’est pas gagné du tout !! Je vois autour de moi beaucoup de gens qui ne croient plus du tout en cet ersatz de parti politique et le pire c’est que ce ne sont pas forcément des militants, donc des personnes assez éloignées de tout le fonctionnement du système… Pour le moment, ce que je vois c’est un sacré foutoir (ça doit pas être dans le dico ça – private joke), avec une multitude de courants mais pas une seule lumière (ha j’ai fini par la placer celle là tiens !!), pas de projet dans lequel TOUS les dirigeants et militants peuvent se retrouver… alors on peut balancer des référendum, des pétitions et autres grandes manœuvres pré électorales, le fait est que tout ça ce n’est que du vent… c’est aberrant de voir un parti qui se dit socialiste, être incapable de rassembler, de fédérer sous ce simple mot avec la symbolique qui lui est rattachée… je ne comprends là…
Le PS meurt aujourd’hui de son hégémonie d’hier, tout comme le Parti communiste est mort, avant hier de la sienne et le NPA… quoi que lui, ne voulant pas gouverner, il peut dire ce qu’il veut, il ne se trompera jamais plus que les anars qui, de tous temps, ont fait plus de mal que de bien ! La gauche d’aujourd’hui ? Une si belle faillite ! Alors quoi ? Nous ne sommes plus au PS, soit, mais nous sommes toujours à gauche, non ? Donnons notre avis à la Secrétaire nationale. Ne laissons pas laisser tomber, ne laissons pas des apparatchiks casser le seul outil politique qui reste au peuple français pour contrer la politique désastreuse du Président Sarkozy ! Offrons à Martine ce chant de Marie Laforêt, et chantons : Dite-lui ! Elle comprendra peut-être, si elle lit ces paroles avec sa sensibilité qu’elle nous cache si bien :
Dites-lui qu’il neige et que les enfants
Courent aux manèges dans leurs manteaux blancs
Dites-lui qu’il neige mais ne dites pas
Que j’ai de la peine et que je l’attends. Dites-lui qu’il neige mais ne dites pas Que j’ai de la peine et que je l’attends.
Dites-lui que l’arbre fleurira bientôt
Qu’il y a sur la table du miel et de l’eau
Dites-lui que Rose garde les enfants
Les jours où je porte mon linge à l’étang. Parlez-lui de Rose mais ne dites pas Que Fidèle est morte et que je l’attends.
Dites-lui que Pierre est enfin rentré
Que trois ans de guerre l’ont bien fait changer
Dites-lui que Jeanne s’est défiancée
Et que Pierre et Jeanne vont se marier
Dites-lui qu’un homme est venu s’asseoir,
Que ses mains sont bonnes et chaud son regard
Il chasse la neige, m’emmène à l’étang
Et joue aux manèges avec les enfants.
Dites-lui qu’un homme est venu ici
Que ses mains sont bonnes et que j’ai dit “Oui” Que ses mains sont bonnes et que j’ai dit “Oui”
Et j’ai dit oui. Oui à Gauche autrement. Faisons savoir à Martine, puisque bien ou mal, c’est elle qui est l’élue des socialistes, que Gauche autrement existe et regroupe tous les courants de pensée de la gauche, bien au-delà du PS. Qu’il n’est à Nice, de ce fait, nul besoin de primaires bidonnées pour cacher le refus de « partenaires ». Leur raison ? Ils ont aussi un égo. Qui, de gauche aujourd’hui, tous partis confondus, accepterait encore d’être insulté au premier tour de chaque élection par ses « amis », et présenterait avec eux, toute honte bue, une liste commune au second tour, pour sauver le PS ? Et quel électeur sensé ne se verrait, de ce fait, un peu plus poussé hors des urnes ?
Faisons savoir à Martine qu’au sein de Gauche Autrement, 50 militantes et militants niçois, et combien d’autres ailleurs, continuent à être socialistes, bien qu’exclus du parti auquel beaucoup sont néanmoins demeurés attachés. Exclus pour avoir soutenu les thèses retenues dans son discours final des travaux de l’Université d’été de La Rochelle : respect de la parité, refus des cumuls des mandats en nombre et dans le temps ; soutient sans paternalisme de la diversité, avec comme critères la seule reconnaissance de la valeur humaine et du savoir faire de chacun. Disons-lui aussi que nous nous sentions frustrés de n’avoir pas participé à ce que nous espérions être une grande réconciliation, mais que nous avons reçu comme un coup dans la gueule avec la parution des manipulations impardonnables dans un parti démocratique. Disons-lui, enfin, que réintégrés comme il se doit, avec respect et dignité, et si elle le veut, suite à une enquête non biaisée par l’équipe qui dirige, ou plutôt qui assassine la fédération des Alpes-Maritimes – nous perdrons la Région après avoir perdu un Conseiller général, sans compter la Mairie que nous aurions sans doute pu gagner si nous avions été unis comme du temps où Patrick présidait la gauche unie à Nice -, ces militants reviendraient sans morgue ni infantilisme, sans mépris pour quiconque et avec la volonté de redonner au PS des Alpes-Maritimes la santé qu’il avait avant que son premier Secrétaire ne le détruise par orgueil et incompétence. Mais qu’elle sache aussi que nous n’avons pas de baguette magique et qu’il faudra du temps pour réparer les dégâts que, au-delà de la Fédération, le PS national a laissé faire.
Y’a du boulot !!
Tout cela est sans doute vrai, mais ce vote reste quand même un pas de plus (même insuffisant) dans la bonne direction…
Ne connaissant pas le PS dans son fonctionnement intérieur, je peux lire cependant à son sujet, depuis trop longtemps, sur les questions de pouvoir, ce qui est normal en politique mais qui ne devrait pas tout monopoliser à ce point. Y-a-t-il un programme? Qui s’occupe des pauvres? L’omniprésence de la gauche caviar dans le style: ” je suis pour les logements sociaux mais loin de ma villa avec piscine” construit durablement un effet repoussoir, sans parler des copinages sectaires dans le monde de la culture. Ce sont les masses populaires qui votent pour l’omniprésident sur des projets et des déclarations habilement diffusés, sur de la communication, du virtuel. Heureusement qu’il y a des personnalités élues, ici et maintenant, sur le terrain, qui, autrement, avec des actes et des décisions prises, font contre poids, depuis des années, à ces dérives. C’est déjà une chance dans un département qui en a bien besoin, presque unicolore politiquement, avec une “opposition” particulièrement adaptée.
[...] aussi “Le référendum du PS est-il bidon ?” de Dominique Boy-Mottard. “Mais, de toute façon, aucun comité machin-chose ne sera [...]
J’ai lu ces derniers jours le livre « Hold-uPS » et celui de Julien Dray. J’ai lu et relu « Consultation militante : le questionnaire ». Je viens de lire sur ton blog « le référendum du PS est-il bidon ? » et les premiers commentaires que suscite ta contribution. Tout cela me paraît fort intéressant, je partage ton analyse et j’ai beaucoup apprécié les remarques de Richard, de Maurice et l’humour de JPF. Que dire après cela ?
Ce qui me paraît le plus gênant pour moi c’est de constater que la direction nationale ne se rend pas compte du décalage entre son texte et l’état d’esprit actuel des gens. Le PS devrait comprendre que, pour un certain temps (jusqu’à une réelle renaissance), il n’a plus le droit d’employer des mots comme « élections internes ou primaires, cumul, éthique… » sans perdre tout crédit et courir le risque d’être ridicule.
Je lis dès les premières lignes du texte PS : « Nous souhaitons qu’elles permettent d’agréger autour de nous toutes celles et tous ceux qui veulent nous aider à construire un autre projet de société… » Cette phrase doit faire se marrer la cinquantaine de responsables de Nice (plus ceux de la Trinité et d’ailleurs) que le Premier Fédéral a exclue pour son confort personnel ( les Conseils Fédéraux, les Bureaux sont paraît-il, pour l’instant, plus facile à mener) et les centaines de militants qui n’ont pas renouvelé leur adhésion à cause de tels agissements.
Quant à « La création dans notre parti d’une autorité indépendante et incontestée, chargée de faire respecter les règles d’éthique et de droit… », je parie que le Premier Fédéral a déjà parmi son entourage deux ou trois acolytes (du grec ancien : suivant, serviteur ) à proposer et comme il ne craint pas le cumul, il peut même pourquoi pas, en revendiquer la Présidence.
Dominique, tu fais allusion à une chanson de Lara Fabian et à Shakespeare .
J’ai pensé, moi, à la chanson de Dalida « Paroles, paroles… »
et au magnifique livre de Giuseppe Tomasi di Lampedusa « Le guépard » qui peut se résumer comme le texte du PS par :
« Faire semblant que tout change pour que tout reste comme avant. »
Henri COTTALORDA
bien sûr je partage tout à fait ton analyse et celles de plusieurs camarades (particulièrement celle d’Henri) mais je n’arrive même plus à écrire mon étonnement (au sens fort). Comment a-t-on pu en arriver là et avoir laissé s’installer des pratiques aussi perverses…..depuis si longtemps
J’ai soudain eu l’idée cette nuit, que beaucoup persistent sur les deux lettre PS, par attachement, par nostalgie.
Un peu comme on retrouve un pays de sa jeunesse, mais où tous les repères ont évolué. Il faut réinventer une opposition, un contre balancier, certes tendance à gauche toute, mais moderne et surtout crédible, on peut militer contre un pouvoir mais pour être efficace, il faut éviter les “contre ce qui est pour” et le “pour ce qui est contre” systématique et à tout prix…
DE PROFUNDIS
Il y aurait beaucoup à dire sur cette question et notamment sur le fait que les socialistes ont perdu ce qui un temps était leur carte de visite : l’honnêteté. (ô Maximilien l’incorruptible, méprisé injustement par les ignorants).
Ce que l’on a pu longtemps tolérer, disons même comprendre, à savoir la conjonction fertile entre des ambitions personnelles et des intérêts publics, a sombré dans un marigot de magouilles et d’affaires où l’on en est arrivé à un point où un haut responsable du PS, élu se surcroît (mais c’est consubstantiel), explique tranquillement (et quelque peu pathétiquement) que c’est son employée qui lui a prêté de l’argent (et pas des clopinettes). Je veux bien que l’on invoque la présomption d’innocence, mais ces transferts de fonds, ces chèques détournés, tout cela pue.
La Droite a au moins le mérite d’être cohérente avec elle-même : elle est là pour se gaver et en faire profiter les copains.
Et bien oui, j’ose le dire, à quelques exceptions près, tous pourris, y compris et même peut être surtout les «purs et durs» de la secte trotskyste, dont on ne connaît ni les modes de désignation, ni les sources de financement.
Mais pour en revenir au PS, où sont les Poperen, les Joxe, les Hernu, les Mermaz ?
Au plan local, on se pointe à la Fête de la Rose 15 minutes avant l’arrivée des éléphants régionaux ou nationaux, on tient des discours « plus à gauche que moi tu meurs », mais on fait des deals avec la droite pour gagner ou conserver des rentes de situation.
Au plan national, on voit un type comme Régis Debré, que je respectais pour ses actes et ses analyses, se commettre, et même se ridiculiser sur les estrades d’une Ségolène hystérico-médiatique qui laisse sortir un blog qu’un gamin de 12 ans trouverait archi nul ! Et ça veut gouverner ?
Plus grave encore, au plus haut niveau, on a vu que le PS est fort probablement infiltré par la scientologie. Théorie du complot me dira-t-on. Mais je me souviens d’une conversation où j’ai été très intrigué par l’attitude très complaisante d’une responsable locale du PS vis a vis de la question des sectes et de leurs dangers; de même, lors d’une conversation avec une amie avocate qui défendait une victime de sectes, j’ai pu constater à quel point, au plus haut niveau de l’Etat alors socialiste, on faisait tout pour classer ces affaires sans suite. Tout cela prend sens aujourd’hui.
Et le plus succulent, c’est que comme cela a été maintes fois écrit dans ces colonnes, mais comme disent les éminents juristes « Bis repetitat placent », c’est que à part les élus du PS, ceux qui travaillent pour ces élus, ceux qui espèrent être élus ou espèrent travailler pour des élus (et le marché devient très compétitif), la majeure partie de la population française se fout totalement de ce qui peut arriver au PS, à ses princes, à leurs pompes et à leurs œuvres, pompes d’ailleurs funèbres car enfin, il faut être aveugle pour ne pas voir que le PS est mort et que ce à quoi on assiste, c’est une bataille de charognards.
La Gauche gagne des élections locales me dira-t-on. Certes, mais cela n’est ni une preuve de qualité (sinon vive la droite après les dernières présidentielles, législatives et européennes) ni une garantie pour l’avenir. Au plan local, j’ai déjà parlé de ce qui se passe dans notre région (« Raymond Blum, hué à Nice en 36, la traita de « ville de pourboires »), mais c’est pareil ailleurs.
Car gagner n’est rien (on l’a vu en 1981) : encore faut-il savoir pour quoi et pour qui.
« Doc » Halliday
(cf un film de John Sturges, 1957)
Extrait :
- « il paraît que vous êtes rapide au pistolet »
- « oui, mais tous ceux qui pourraient en témoigner sont morts».
Merci à tous pour la richesse de votre participation à ce débat. Il semblerait que nous partagions le même constat (à des degrés divers). Il y a bien David qui se force un peu à l’optimisme… mais il me semble que ça manque singulièrement d’enthousiasme
Il semble assez net que si salut du PS il doit y avoir, il ne viendra pas de cette consultation militante…
Je vais répéter ce que Sadoudi a écrit et que je ressens également : y’a du boulot !!!
Ce qui casse un peu l’enthousiasme c’est la forme de plébiscite que prend cette consultation. La question d’une alliance avec le Modem n’est pas évoquée alors que c’était le moment de trancher le débat (on le fait localement mais il ne faut surtout pas le dire et encore moins proposer de le faire nationalement). De même, le report du mandat unique après les régionales vient contredire dans les faits ce que l’on pose dans le discours.
C’est vraiment dommage parce que ce qui domine, c’est le sentiment d’une occasion manquée : on aurait pu faire de ce questionnaire un moment clé de la rénovation du parti, avec de vraies alternatives, de vrais choix, et une ligne directrice forte…
Moi aussi j’ai envie de crier quand je vois dans quel état est le PS.
Moi aussi je suis convaincu que c’est la faute des autres, car comme tout un chacun je suis pur et sans tache.
Allons hurlons, déclarons la bête morte et surtout nions toute possibilité à Martine de pouvoir commencer le nettoyage des écuries !
Dominique si tu n’étais pas à l’origine de cette analyse exacte sur de nombreux points, mais si désespérante pour un vieux militant comme moi, je rajouterai que le sauvetage de la Gauche ne peut nous être imposé par « une » camarade qui …
STOP ! Arrêtons l’auto-flagellation et faisons un rêve : si cette consultation pouvait faire prendre conscience aux socialistes que le non-cumul des mandats et la parité sont les vrais moyens de nous débarrasser des notables locaux , régionaux et nationaux cumulards au profit d’élu(e)s représentants non seulement les beaux quartiers mais aussi le monde du travail, alors nous aurions franchi le premier pas pour refonder la maison socialiste.
Jacques
Heureusement nous avons des règles,
Heureusement nous avons l’expression,
heureusement nous avons des soeurs et des frères, des pères et des mères,
Heureusement nous existons
Dominique, je te trouve très injuste avec Lara FABIAN
On n’est pas sortis de l’auberge…
La défense des travailleurs a toujours fait peur.
Là il s’agit de la défense de la poste.
Michèle Vauzelle a fait signer une pétition en soutien du service public.
Tout comme toi je pense que le clientélisme est dangereux.
Quant à l’idée de gauche, on me voit comme une divers droite et je ne sais pas pourquoi… Si, je soutenais la défenses des règles de notre société, la démocratie quoi…
Je suis perdue, socialiste dans l’âme,
…
Heureusement je ne suis pas seule
ni désespérée
en espérant apporter ma modeste contribution pour votre autre vote du samedi 2 octobre 2009
jre suis entierement d’accord avec tout ce que tu dis.
le seuke vrai question qui me taraude l’esprit:
Faut il quitter le navire quand il sombre ??????????????
c’est une tentation forte,
((et revenir en low coste !!!!!!))
pourquoi pas ,
A+++
LES CUMULARDS
Je partage largement l’opinion de Dominique notamment sur un point : le cumul des mandats, spécialité française au même titre qu’une certaine pâtisserie (v. ci-après). C’est même, tout bien réfléchi, « le » critère.
Que les élus du PS commencent, et ce dès à présent, à s’appliquer à eux-mêmes le principe de mandat unique et l’on pourra commencer à croire qu’ils n’ont pas brigué leurs différents mandats uniquement par ambition personnelle et appât du gain.
On en est loin et j’en prendrais pour illustration la création des communautés d’agglomération et autres intercommunalités. Les élus de gauche, comme ceux de droite, se sont allégrement vautrés dans cette réforme en alléguant, parmi d’autres justifications plus ou moins fondées, des raisons de cohérence des territoires et des actions à y mener, alors que cela n’a fait qu’ajouter au – voila la spécialité sus évoquée – mille-feuilles politico-administratif français et que l’on constate que ces nouvelles usines à gaz ne font finalement que distribuer des subventions à des opérations dont le caractère «intercommunautaire » et la cohérence territoriale restent souvent largement à démontrer.
La création de ces communautés supposait, en toute logique territoriale, la suppression des cantons. On en est loin et en attendant, les délégué(e)s communautaires se sont votés pour eux-mêmes des indemnités confortables (qui ont évidemment fortement incité les maires, notamment ceux des petites communes, à suivre le mouvement d’adhésion à ces communautés) et ont trouvé de surcroît dans ces structures de quoi caser les petits copains (et les petites amies des copains). Et vas-y que l’on engage chauffeurs, secrétaires, techniciens, chefs de projet, etc.
Au minimum, puisque les élus de ces communautés sont issus des conseils municipaux, on aurait pu par exemple réserver ces mandats intercommunautaires aux membres de ces conseils certes, mais en exclure au moins les maires.
Quoi qu’il en soit, en échange, on a une ligne de plus sur nos feuilles d’impôts sans que les autres diminuent, car là encore, c’est avec notre pognon que ces nouveaux petits princes et princesses se régalent.
En pensant au magnifique élan républicain de 1871, je dirais que ceux qui devraient être les héritiers politiques des Communards parisiens sont devenus des cumulards provinciaux.
Commandant Dromard
PS : ah cette histoire d’adhérents à jour de leurs cotisations ou qui peuvent être régularisés au principe de « tu payes ta cotisation, tu votes ». Moi, cela me fait bougrement penser à « je te paye ta cotisation et tu votes… pour moi », parce que les bénéfices éventuels, à moyen et long terme, par exemple les indemnités sus mentionnées, valent largement, en termes de retour sur investissement, de se fendre, même sur ses deniers personnels, du coût de quelques dizaines de cotisations à 20 euros dont la modicité du prix est peut être finalement plus tactique que politique.
Bonjour Dominique.
“Mais où sont donc passées les militants socialistes? “titrait mardi le quotidien Libération. Article intéressant sur la décomposition de ce qui fût un grand parti populaire français.
Au delà des idées, c’est à certains d’entre eux que je pense, qui ont tant donné de leur temps (Abnégation pour certains…), loin des feux de l’actualité et des égos démeusurés de leurs dirigeants. La rose est fanée, il ne reste plus qu’à faire attention de ne pas se faire mal avec les épines en jetant la tige.
Perso:Bien eu le message, pas de soucis.
Je trouve la dernière phrase de Louis-Paul très belle et très juste: ” La rose est fanée, il ne reste plus qu’à faire attention de ne pas se faire mal avec les épines en jetant la tige.” Nous pouvons continuer la métaphore jardinière . Si nous nous piquons un peu ce n’est pas très grave l’essentiel c’est de ne pas attraper le tétanos mais je suis confiant car beaucoup d’entre nous sont vaccinés depuis longtemps. Nous pouvons planter d’autres rosiers , il en existe un grand nombre, qui donneront d’autres roses plus résistantes, plus belles et plus parfumées. Nous pouvons aussi tenter de faire de nouvelles hybridations . Enfin, si compte tenue du changement profond de climat de notre pays, la rose n’est vraiment plus adaptée allons cultiver d’autres fleurs . Je propose ma préférée: la glycine.
Henri COTTALORDA
Bien sûr, David, que les militants sincères du PS (mais y en a-t-il encore ? peut-être chez les plus récents ?) doivent avoir le sentiment d’un rendez-vous manqué.
Et je ne pense pas, comme Jacques, que cette consultation aura une quelconque issue salutaire. Cela fait tellement d’années que, congrès après congrès, tout le monde parle de non cumul des mandats pour mieux investir ensuite, à la première occasion, les plus grands cumulards. Et cela va continuer, au moins durant les six années que dureront les prochains mandats régionaux puisque les nouvelles règles – si nouvelles règles il y a – ne seront pas applicables en 2010. Les petits notables locaux vont continuer et, avec eux, le clientélisme. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, je vois mal comment il pourrait en aller autrement.
Et, vois-tu Louis-Paul, j’ai du mal à plaindre les militants socialistes toujours au Parti : ils ont tous, à des degrés divers, une responsabilité en ayant laissé faire, le plus souvent par lâcheté, d’autres fois par ambition, l’ambition de récupérer ici ou là quelques miettes de ce qu’ils imaginent être le pouvoir. Je ne peux m’empêcher de trouver cela bien dérisoire.
Commandant Dromard, ta conclusion est cruelle mais lucide.
Maurice, pour l’heure, j’ai du mal à croire en la rédemption…
Henri, vive la glycine !
En attendant, plus que quelques heures de suspense (je rigole) pour connaître le résultat du “référendum”. J’entendais sur France Info aujourd’hui que nous ne les aurions pas avant demain midi. Ce coup-là, on n’a pas oublié qu’il fallait attendre les résultats de la Guadeloupe et de la Martinique !
J’ai écris “qui ont tant donné ” Dominique. Et en rajoutant “Abnégation” mes pensées étaient un peu personnelles. Je vous raconterais un jour, je ne sais pas s’il aurait gardé sa carte, je suis sûr qu’il aurait été attristé de voir ce qui se passe.
[...] la question que je posais en début de semaine (le référendum du PS est-il bidon ?), les militants eux-mêmes ont répondu… [...]
Bonjour, Dominique,
Je suis adhérent au Ps de Nice depuis 5 ans, et ma section d’origine était la dissoute.
Je n’ai aucun problème ni avec les exclus ni avec les inclus. Tout simplement je voudrais savoir pourquoi la fédé me balade au sujet de la carte d’adhérent. J’ai toujours été en règle avec ma cotisation mais j’ai un mal fou à avoir ma carte d’adhérent. La seule que j’ai pu avoir est celle de 2007 ! Et pourtant je les relance plusieurs fois par an, je me déplace à la fédé, je pose toujours la même question mais ils me racontent des histoires. D’abord la faute à Solferino, ensuite la faute à la gestion des adhérents, ect ect …
J’ai dû téléphoner à Solferino, ils me disent qu’ils ne sont pour rien !
Alors que se passe-il ?
As-tu la réponse ?
Peut-être que tu pourrais éclairer ma lanterne
Sans compter que la dernière fois j’ai payé les 45€ lors de la consultation des adhérents, en espèces car je n’avais pas de chèque sur moi, et maintenant je découvre que je ne peux pas les déclarer au fisc. Ce n’est pas important mais c’est une question de principe. On ne m’a rien dit
Nicolas Degeorges
Nicolas, je ne sais que te dire. Il est bien évident que ce n’est pas normal. Quand tu as eu ta carte en 2007, tu étais à la section Nice centre dont le secrétaire était Lucien Fouques. Cette section a été dissoute par la fédé (en même temps que la mienne) après que ses principaux responsables ont été exclus début 2008. Je ne sais pas ce qu’ils ont trafiqué depuis avec les adhérents restants (étant donné que sur les 800 d’alors presque tout le monde est parti). Je crois qu’ils ont voulu en faire quatre sections pour en donner une à chacun des principaux clans de la fédé et cela avec des responsables qui n’ont aucun lien avec le secteur géographique de la section (c’est beau la démocratie…). Tu dois vraisemblablement faire partie de l’une d’elles (et c’est au trésorier de cette section que tu dois remettre ta cotisation). Quoiqu’il en soit, tu aurais dû avoir ta carte chaque année : si tu ne l’as pas eue, le problème ne peut être que fédéral car, quand Solférino édite une première carte, elle est automatiquement renouvelée les années suivantes quand la cotisation est transmise. De toute façon, la gestion des adhésions à Biscarra a toujours été assez “poétique”…