L’air est tiède. Plus que s’écouler, le fleuve semble glisser entre ses rives. L’obscurité est tombée brusquement au moment où nous sommes montés sur le ferry. Au loin, les lumières de Vidin, en Bulgarie, disparaissent dans la courbe du fleuve et déjà apparaissent les pauvres bâtiments de Calafat, en Roumanie. Les rares passagers, très majoritairement de l’Est, semblent errer entre les quelques voitures et les nombreux camions. Chacun est silencieux, comme si la solennité du lieu imposait l’humilité.
Mille fois traversé, rencontré, admiré (j’exagère un peu… on dira cent fois !), le grand fleuve européen garde pour moi tout son mystère et toute sa magie.
Il me fallait bien cette récompense à la fin d’une journée programmée pour un tranquille Pristina-Craiova et qui s’est révélée être, grâce aux douaniers macédoniens, serbes, bulgares et roumains, grâce aux orages, à la défaillance de notre feu de croisement droit et aux embouteillages créés par le retour massif des immigrés turcs dans le nord de l’Europe, une redoutable épopée. Et pour terminer, la découverte qu’il n’y avait pas de pont pour franchir le fleuve marquant la frontière entre la Bulgarie et la Roumanie et qu’il fallait attendre le ferry.
Heureusement, c’était le Danube !
Un fleuve qui, contrairement à celui qui traverse la ville de Mitrovica, rassemble et devient la colonne vertébrale de la nouvelle Union Européenne.







Je vous souhaite bonnes vacances ! Vous le méritez car vous avez eu une année trés chargée à vous occuper dans vos cantons. Profitez bien !
On en profite Caro, on en profite ! On s’en met plein les yeux et le coeur !
[...] en Roumanie en empruntant un des rares ponts franchissant le Danube pour arriver à Ruse. Pas de ferry cette fois et nous le savions : ce pont entre les deux pays, nous l’avions déjà franchi en 1990, [...]