Jacquelet est un dentiste français qui essaie de vendre ses services aux habitants de l’Inde. Sa sœur Irma est une improbable charmeuse de serpent. Elle a attiré l’attention du jeune prince indien Mignapour et elle-même n’est pas insensible à son charme. Mais ils vont devoir compter avec
les roueries de la coquette Bengaline qui a bien l’intention de se faire épouser par son cousin de Prince, aidée en cela par le capitaine anglais Crackson, amoureux éconduit d’Irma, et Nicobar, le Grand Vizir, qui n’a rien à envier au héros de Goscinny et Tabary.
Comme il se doit – nous sommes au royaume de l’opérette – les gentils sont un peu niais et les méchants pas bien… méchants. Et tout finira bien.
La première réflexion qui me vient à l’esprit, à l’issue de la représentation, en quatre actes, du Grand Mogol d’Edmond Audran, est de saluer l’exploit. Comment a-t-on pu
parvenir à un tel résultat avec de si jeunes interprètes ? Il en a sans doute fallu des répétitions ! Solos de voix haut perchées, chœurs, comédie, toutes les conditions étaient réunies pour faire de ce spectacle proposé par la Chorale du collège Henri Matisse un divertissement de qualité, drôle et plein de fraîcheur.
Ici encore, l’investissement des professeurs y est pour beaucoup. Thierry Ailhaud (que j’avais encore vu la veille au Conseil d’administration du collège) à la direction, et Hélène Gaspérini au piano, n’ont dû ménager ni leur temps ni leurs efforts, et leur ambition a été récompensée. Ce n’était pas un choix si évident que de faire chanter une opérette à des adolescents du XXIe siècle !
Lorsque le rideau tombe sur la scène du CEDAC de Cimiez, la salle croule sous les applaudissements. Madame Jourdan, le Principal, n’est pas en reste. Et les artistes en herbe reconnaissants appelleront auprès d’eux leurs enseignants auxquels ils offriront un énorme bouquet de fleurs. Décidément, les professeurs d’Education Musicale ont le vent en poupe dans les collèges du 7e canton. Ce n’est pas la conseillère générale qui va s’en plaindre…
