Il y a des jours curieux qui vous imposent, sans prévenir, un thème récurrent.
Ce samedi 27 septembre fut pour moi le jour du livre…
Cela commença à 7 heures, avec la lecture de Nice-Matin et la colère qui suivit. A la Une est annoncé un article « Nos astuces pour payer vos loisirs moins cher ». Suivent deux pages à l’intérieur : « Culture et loisirs : vos astuces pour économiser ». J’ai eu beau lire et relire ces pages, je n’ai absolument rien trouvé concernant les bibliothèques de Nice. Tout y est : musées gratuits, cinémas à tarifs réduits, achats sur Internet, abonnements au théâtre et à l’opéra, les CD de compilation à prix choc dans tel ou tel hypermarché… Mais nulle part, il est dit que l’on peut bénéficier gratuitement du prêt de livres, de vidéos et de CD dans l’ensemble des bibliothèques de la Ville. Cet oubli me laisse perplexe : le livre ne participerait-il plus de la culture et des loisirs ?
Vers 12 heures, avec Sami et Patrick, nous arrivons au Salon du polar de Drap parrainé par Patrick Raynal. Nous nous y étions engagés auprès de l’organisatrice de la manifestation, Karine Fricéro, responsable du service de la culture à la mairie de Drap. Nous l’avions en effet rencontrée fin août aux studios Riviera, lors de la projection en avant-première du court-métrage, « La dernière leçon du parrain ». De nombreux écrivains sont là, parmi eux plusieurs sont de la région. Après le discours enthousiaste de Marc Morini, qui n’a pas oublié qu’avant d’être maire, il était philosophe, nous avons eu le plaisir de discuter avec certains d’entre eux et de faire provision de bouquins pour les longues soirées d’hiver. L’organisation est parfaite – ce n’est pourtant que la deuxième édition du salon – et la déco de la salle doit beaucoup à l’exposition de tableaux de Patrick de Beaussier. (*)
A 15 heures, nous nous retrouvons devant la bibliothèque Nucéra. Nous sommes venus soutenir l’action des personnels des bibliothèques qui luttent contre une restructuration qui conduit à sacrifier les établissements de quartiers au bénéfice du centre ville. Je prends la parole après Emmanuelle Gaziello, conseillère municipale communiste, et j’en profite pour parler de l’article du jour du quotidien local (je n’ai toujours pas décoléré). Je mets aussi l’accent sur la suppression de certaines tournées du Médiabus, là encore dans les quartiers excentrés : selon les habitants de mon canton, deux étapes seraient désormais supprimées (le Vallon des Fleurs et Cap de Croix). Je suis d’ailleurs intervenue par courrier auprès de la directrice de la Bibliothèque municipale pour que l’on revienne sur cette décision.
Aux alentours de 19 heures, je regarde les infos régionales. Le premier sujet est consacré au rassemblement des personnels des bibliothèques. Notre amie Joëlle Vacca fait partie des grévistes interviewés par France 3.
Mais maintenant, il est l’heure d’ouvrir les sacs rapportés de Drap, et de choisir le premier livre qui va me tenir compagnie… Quel bonheur d’avoir l’embarras du choix !

D’ailleurs Patrick de Beaussier, qui a suivi avec intérêt la campagne de”Nice Autrement” car il aime les parcours non formatés, m’a offert une petite litho intitulée “Jogger à New York”… allez savoir pourquoi !!!
J’avais lu l’article et n’avais pas réagis. Tu as raison de le faire.
Un contre-exemple tout de même : Un bibliobus s’installe une fois par semaine près de chez moi. A pied, on est à 10 à 12 minutes de la Bibliothèque Nucera : Qu’on fasse des économies sur ce bus-là ne me dérangerait pas du tout.
Et puis, une remarque personnelle : Je ne prends plus de livres à la Bibliothèque. Lorsque je sens mes mains après les avoir manipulés, elles sentent la cigarette. A croire que seuls les fumeurs lisent. En tous cas, et c’est sérieux, c’est rédhibitoire.
Claudio, pour la cigarette, je ne sais pas… !
Mais pour le reste, ta remarque va dans le sens de mon propos : pas la peine d’avoir des bibliobus quand on est à ce point proche d’une bibliothèque. Il y a même un arrêt prévu sur Dubouchage !!! (cela dit, toi, tu es à 10 ou 12 minutes de Nucéra, mais une personne âgée ?) En tout cas, au Vallon des Fleurs et en haut de Cap de Croix, on est très loin de tout et se sont des quartiers très habités.
Cette manifestation du polar à Drap s’est très bien déroulée !
Votre présence à été très appréciée par les élus locaux, les organisateurs et les invités.
D’ailleurs ils nous donnent rendez vous pour l’année prochaine !
bises
Avant tout merci de votre soutien toujours compétent et amical, on aura l’occasion de reparler des avancées (?) de la lecture publique à Nice… Ton texte montre bien que s’embarquer une journée dans le monde des livres , c’est l’aventure assurée. L’intimité du livre est parfois bizarre : ça sent le tabac…Il s’agit sans doute de polars américains (ou de Drap !), le lecteur en s’identifiant au détective fume Camel sur Camel tout en buvant du Bourbon. Et comme un bon polar ça ne se lâche pas, alors forcément! Sans plaisanter, la durée de vie d’un roman de poche en bibliothèque est de 6 mois d’où la nécessité du maintien des subventions d’acquisition.