En 1997, Lionel Jospin avait demandé aux ministres de son gouvernement de choisir entre leur poste ministériel et leur responsabilité dans un exécutif local, considérant, à juste titre, qu’on ne pouvait exercer valablement les deux en même temps. C’est ainsi que de nombreux maires avaient dû laisser la place à leur premier adjoint ou que certains ministres, qui souhaitaient être maires en 2001, avaient dû quitter le gouvernement. Je crois que cette mesure avait été appréciée par les Français. Et elle a été assez largement suivie. C’est ainsi, par exemple, que Martine Aubry avait quitté le gouvernement pour se présenter à Lille. Mais ça n’avait pas été le cas de tout le monde et c’est regrettable. Dans notre région, on peut notamment citer Elisabeth Guigou qui s’est présentée aux muncipales à Avignon tout en restant ministre. Mal lui en a pris : elle fut battue aux municipales, comme certains autres qui avaient pensé pouvoir se dispenser de respecter la ligne de conduite fixée par Lionel Jospin. Ce dernier n’aurait d’ailleurs jamais dû revenir sur sa doctrine selon laquelle cette règle ne devait souffrir aucune exception.
Ségolène Royal avait annoncé pendant la campagne présidentielle qu’elle ne se représenterait pas à la députation, même si elle était battue, afin de ne pas cumuler ce mandat avec celui de Présidente de Région.
Elle a tenu parole. Et pourtant la tentation devait être forte : il est difficile de jouer un rôle national en politique sans être élu au Palais Bourbon. Elle en a d’autant plus de mérite. Le respect des engagements pris, la mise en conformité des actes avec les paroles : autant de choses qui pourront être mises à son actif.
Il est dommage que son exemple ne soit pas suivi par tous les élus locaux de gauche, notamment dans notre région. Quand on a déjà deux mandats, on n’essaie pas d’en avoir un troisième voire un quatrième. Surtout quand ça nous enlève un argument de poids contre la droite et singulièrement contre Christian Estrosi.
Ouais, je veux bien.
Mais, lors d’une émission télévisée de grande écoute présentée par Arlette Chabot, durant la campagne du premier tour, SR avait aussi dit qu’elle prenait la distance nécessaire avec notre parti, et qu’elle assumerait en cas de défaite. Lionel Jospin a donné un exemple que d’aucuns ont regretté. En ce qui me concerne, je ne regretterais pas que SR suive son exemple. Elle, et tous ceux qui nous ont entraîné dans cette aventure pitoyable.
Le problème c’est que la politique n’a pas de mémoire. Et que l’on peut saluer des décisions de seconde importance.
Waouh ! Héroïque ce qu’elle a fait ; ça mérite un coup de chapeau et un article de blog (!?)
(A moins que j’ai du mal avec les double lectures)
Le Sego tour a commencé… Qu’il se termine vite!
Face à une droite qui s’assume, il est temps que la gauche se regroupe à gauche.
L’humanité et la planéte en souffrance doivent être entendues.
Que SR laissse sa place…. Vite!
Oui, chapeau Ségolène pour geste de cohérence et de morale politique et bravo pour toute l’énergie qu’elle a dépensé et su nous insuffler; n’en déplaise à Richard et autre Franck, sa carrière ne fait que commencer et nous serons des millions à la soutenir à nouveau, avec ou sans vous.Il va f alloir vous habituer à faire avec !
[...] Sénat dès son élection comme maire) et celle de Ségolène Royal (je l’avais moi-même relevé en son temps) qui a renoncé à se présenter à l’Assemblée Nationale après son élection à une [...]
[...] marquis de Solférino, d’autant qu’elle commençait à leur donner des leçons (voir « Chapeau Ségolène ! »). C’est ainsi que ceux qui avaient assuré directement ou indirectement sa promotion au moment [...]